Starman
Note moyenne
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100 critiques spectateurs

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girondins59
girondins59

44 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2008
En 1984, John Carpenter est un maître de l'horreur. Son dernier opus, "Christine" s'ajoute à une longue listes de films d'épouvantes tels que "The Thing" ou "Halloween". Même si Big John ne s'était pas contenté de faire dans l'horreur jusqu'ici, la violence a cependant constamment prédominé dans ses films et une partie du public n'hésita pas à le taxer de "pornographe de la violence". Carpenter accepte donc de tourner "Starman", un film où le surnaturel est certes présent mais où la romance et la comédie sont, au final, les deux maîtres mots. Un extraterrestre débarque sur Terre et, accompagné d'une jeune femme qui n'a pas encore fait le deuil de son mari décédé un an plus tôt, va tenter de retourner chez lui avant que les autorités ne le retrouvent. Tellement naïf qu'il en devient touchant, "Starman" est un véritable OVNI (désolé pour le jeux de mots bidon) vis-à-vis de ce à quoi Carpenter nous avait habitué. Jeff Bridges, qui incarne le Starman en question, est à la fois drôle et attendrissant dans ce rôle d'extraterrestre simplet. Le couple qu'il forme avec Karen Allen est assez inattendu mais fonctionne plutôt bien. Derrière la caméra, le réalisateur de "Fog" nous dévoile une sensibilité insoupçonnée. A la fois naturel et sensible, son film tranche radicalement avec la violence noire d'un "The Thing" et le nihilisme de "New York 1997". Carpenter nous prouve de la plus belle des manières qu'il croit encore en l'humanité en nous dévoilant toute sa candeur et sa faculté à aimer. Le bonhomme n'en devient que plus humain et surtout plus brillant.
Dourvac'h
Dourvac'h

15 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2021
C'est peu dire que le cher "Starman" [1984] de notre ami carthaginois (né en 1948 dans cette petite ville de l'Etat de New-York) John CARPENTER a fichtrement BIEN "vieilli" ! Sans doute s'est-il même bonifié avec le temps... Le personnage de la jeune veuve joué par l'excellente Karen Allen (à la voix brisée, émouvante et murmurante comme l'océan tout au long de ce long métrage inspiré produit par les studios Columbia) est inoubliable...tout comme les mimiques comiques de quasi-pantin puis la gravité croissante du personnage de l'extraterrestre (incarné par le très subtilement théâtral Jeff Bridges), condamné à ne survivre que trois jours en ce milieu hostile qu'est au moins pour lui notre petite surface convexe terrestre : les deux principaux ingrédients inoubliables et complémentaires de cette comédie romantique qu'on ne se lassera jamais de revoir... L'écran large, le sens du cadre, le sens du temps, le "climat" d'une scène, la nudité d'un paysage : Carpenter va toujours à l'essentiel... Une courte scène telle celle de "nos" deux néo-tourtereaux assis muets face à une indienne tout aussi mutique, enveloppée dans une couverture, voyageant tels des "hobos" à l'arrière d'un Truck qui les a pris en stop (ils fuient les Autorités qui pourchassent l'E.T. perçu comme une "menace"), tandis que défilent à l'arrière plan la "Monument Valley" dont les cimes hivernales sont saupoudrées de neige est une sorte de "scène de contrebande", un moment de pure magie cinématographique quasi-muette (car le bébé que cache l'Indienne sous la couverture va se mettre à vagir...). Voyons maintenant les informations collectées dans l'article "John Carpenter" de l'encyclopédie en ligne WIKIPEDIA : " Jeff Bridges y interprète le rôle d’un extra-terrestre qui s’échoue sur Terre et qui prend l’apparence du mari défunt d’une jeune veuve, jouée par Karen Allen. [...] Produit par Michael Douglas, "Starman" est une œuvre singulière dans la filmographie de John Carpenter, un film qui s’apparente davantage à un road movie romantique plutôt qu’à un vrai film de science-fiction, en contraste total avec ses précédents longs-métrages. En conflit avec Hollywood depuis l’échec de "The Thing", le cinéaste déclare avoir tourné ce film en guise d’excuse aux studios : « "Starman" était une sorte de mea culpa, c’était comme si je disais : vous voyez que je suis aussi capable de faire un joli film romantique. » Carpenter le considère d’ailleurs comme son film le plus hollywoodien, une sorte d'« E.T. l'extra-terrestre adulte ». Il sort en salles en 1984. Le succès est davantage critique que commercial, le film étant nommé pour de multiples récompenses, incluant l’Oscar et le Golden Globe du meilleur acteur pour Jeff Bridges, et le Golden Globe de la meilleure musique pour Jack Nitzsche.". Oui, bien sûr, "Starman", cet "Homme-Etoile", est l'antithèse de la très repoussante et protéiforme "chose" de "The Thing" (1982, cet autre sommet artistique de l'Oeuvre carpenterienne, s'il en est !) mais aussi de la niaiserie de l'E.T." de Steven SPIELBERG... un film adulte et inspiré. Le personnage un peu improbable (sorte de chasseur de "Flying Saucers" à haute caution gouvernementale) incarné par l'excellent Charles Martin Smith ajoute une touche d'humour et de recul très "bédéesque" à la réussite de l'ensemble... Nous repensons à ce qu'écrivait Bertrand Tavernier à propos de la filmographie de John Carpenter, qualifié de "faiseur" et soupçonné de roublardise : pareil aveuglement a de quoi laisser pantois... L'amateurisme (à tous les niveaux) de 95 % de la production cinématographique française contemporaine s'avère, lui, flagrant ! Si les qualités intrinsèques de l'Oeuvre de J.C. a été peu à peu reconnue (grâce à cette "seconde vie" offerte à ses 18 longs métrages sous forme de supports VHS, DVD et Blu-Ray), les jugements blasés qu'on surprend encore aujourd'hui à propos de l'originalité et de l'exigence d'oeuvres contemporaines comme "The VVitch" [2015] et de "The Lighthouse" [2019] de Robert EGGERS ou face au classicisme et au professionnalisme inspirés que respire un film comme "Green Book" (20018] de Peter FARRELLY nous font mesurer combien les préjugés et les jugements de valeur si faiblement argumentés de certains ont la vie dure... Ne voyez-vous donc pas que ces oeuvres DURERONT, elles aussi... telles celles de ce soi-disant "faiseur" de John CARPENTER, bon sang ?? Qu'elles seront tout simplement nos "Cat People" et nos "I Walked with a Zombie" (Jacques TOURNEUR, 1942, 1943) de demain ??? Bref, vive le cinéma "modeste", assumé "de genre" ("série B", comme on disait) et pourtant si exigeant, certes parfois fauché ("Dark Star", Assault on Preccint 13") mais pas toujours : celui de John CARPENTER ! Avec les raisons objectives de sa si grande pérennité : ses qualités esthétiques, ses scénarii toujours magnifiques et travaillé, son amour du travail bien fait... bref, son immense professionnalisme ! :-)
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2020
Il y a plein de similitudes avec l'intrigue de E.T. dans cette version adulte du même conte . La performance de Jeff Bridges est absolument fascinante. Et vous êtes beaucoup plus intéressé par les personnages que par l'intrigue donc vous ne le remarquez pas ses similitudes. Un petit film parfait. Magnifiquement et simplement mis en place, les personnages se développent naturellement de telle manière que vous restez accroché jusqu'à la fin du film. Le film souligne joliment l'ironie de nos salutations chaleureuses adressées à l'Univers. Tandis que notre propre méfiance mutuelle nous amène à abattre tout visiteur volant inattendu. Cependant le personnage de Richard Jaekel semble poursuivre la solution violente pour lui-même sans vraiment explorer aucune motivation. Un film magique avec une partition musicale poignante d'un autre monde. Un John Carpenter qui dirige un film en dehors de son genre habituel. Toutes les planètes se sont alignées pour ce film. Starman serait l'un de mes 10 films sur une ile déserte...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2012
A mi chemin entre le conte de fée et la science-fiction, le film fonctionne parfaitement bien, Karen Allen est éblouissante et assume parfaitement. Quand à Jeff Bridges sa tenue de rôle en extra terrestre est assez fabuleuse. On regrettera quelques invraisemblances (où Starman a-t-il appris à lire l'anglais ?) mais ce n'est pas bien grave, le suspense et la tension nous prennent jusqu'à la fin. Une excellente surprise
jackjacksoncarter
jackjacksoncarter

10 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2009
émouvant comme film une musique extraordinaire scénario impeccable un film a pleurer a recommander
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2019
Starman pendant longtemps je l'ai évité, ce film de commande avec sa love-story ne m'attirait pas plus que cela mais vu que je suis fan de Big John il fallait bien que je complète la filmographie de Carpenter.
Dans un premier temps ce film de SF qui est plus un film romantique qu'autre chose est telle que je craignais sirupeux et surtout on ne ressent pas la patte de Carpenter, lassé j'arrête au bout de 30 minutes et selon l'envie je regarderais la suite le lendemain.
Et j'ai bien fait car autant le début m'a peu enthousiasmé autant le reste ne m'a déplu et j'ai trouvé que l'émotion se faisait ressentir qui plus est accentué par une jolie musique certes simple mais qui fonctionne spoiler: pour rien vous cacher j'avais presque la larme à l’œil lors du final.

Outre le final émouvant il y a de belles scènes comme celle de la résurrection de la biche d'ailleurs en-dehors de l'histoire d'amour c'est aussi un film sur la bêtise humaine qui réagit toujours bêtement voire violemment face à l'ignorance et l'inconnu ; la séquence des hélicoptères déployés dans le désert est assez impressionnante.
Niveau interprétation c'est surtout Jeff Bridges qui se distingue en extraterrestre pacifique qui a du mal avec certaines réactions humaines lui semblant incongrues.
Donc voilà si ce n'est pas du grand Carpenter au final Starman ne s'avère pas déplaisant à suivre pour peu que l'on soit patient durant son début ennuyeux.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2017
Il faut quand même admettre que c'est un "ET" pour adulte. L'histoire pourtant est belle car la femme revit son amour disparu avec cet étranger qui devient donc son mari pour quelques jours et la passion qui renaît est émouvante. Mais on ne sortira jamais du schéma américain de l'armée toujours à la poursuite de "l'inconnu" et ça nous gâche parfois le récit un petit peu fleur bleue il faut le reconnaître.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2024
Enfin, j’ai pu revoir Starman, un métrage étrange qui m’avait marqué lors d’une location K7 au vidéo club du coin à l’époque. Je viens donc seulement de réaliser que le réalisateur n’est autre que John Carpenter qui délaissait l’espace d’un instant son cinéma de genre et d’horreur en 1985 pour nous livrer une petite pépite SF surprenante. Starman c’est en fait une romance SF sur fond de traque extraterrestre assez improbable sur le papier mais qui fait parfaitement sens lorsque l’on est devant. Après une scène d’introduction aussi étonnante que réussie, on file en road trip avec nos deux personnages principaux particulièrement attachants. Le style est particulier mais on se laisse prendre au jeu grâce notamment à des acteurs convaincants et à pas mal d’humour ainsi que beaucoup d’émotion. Ce n’est pas un modèle de réalisation avec quelques effets spéciaux qui accusent le poids des ans mais l’ensemble est emballant et est également sublimé par une ambiance musicale saisissante. Une bobine finalement très originale de Big John qui sortait pour l’occasion de son domaine de prédilection pour un résultat vraiment satisfaisant.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2025
Un peu à l'image d'E.T de Spielberg (1982), les autorités terriennes poursuivent un être venu d'ailleurs. C'est alors une fuite qui s'engage à travers les États-Unis, emmenée par un beau couple de cinéma. J. Carpenter réalise alors un film de SF d'assez bonne facture, avec une certaine humanité, sans être flamboyant. D'ailleurs, on aurait apprécié un final avec un après, résultat de la rencontre des deux mondes.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2024
Un scénario SF un peu simpliste, avec des images qui sont devenues un peu Rétro ... C'est pas mal, ça se regarde une fois.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2025
Un film gentillet sur l’humanité des terriens et des extra-terrestres. C’est rempli de bonnes intentions dans un scénario couru d’avance. John Carpenter nous avait habité à mieux avec « Christine » l’année précédente. Dans les films de SF de l’époque, c’est d’une créativité plus proche des comics, loin de celle de Spielberg ou de l’esthétisme de « Zardoz ». Dommage !
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2025
Très prolifique durant les années 80, le réalisateur John Carpenter ne réalise pas sa meilleure œuvre avec « Starman » lorgnant davantage vers le cinéma de Spielberg. Récit naïf de la rencontre entre un extraterrestre et d’une femme veuve dont il va prendre l’apparence du mari décédé. Du fantastique, une pointe d’humour et de la romance sont au menu d’un long-métrage qui cumule les poncifs et se montre très convenu.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2014
"Starman" reprend plus ou moins le même principe que le E.T. de Spielberg (1982) à ceci près que l'extraterrestre prend une forme humaine et qu'à la place d'une relation d'amitié entre E.T et Elliot on se retrouve avec une romance. A part cela, les deux films partagent plusieurs autres points communs comme les grandes étapes de l'intrigue. Bien que prévisible, on se laisse porter par l'histoire et on s'attache facilement aux deux protagonistes notamment celui de l'alien parfaitement incarné par un Jeff Bridges en grande forme. Assez éloigné de ses films d'horreur ou de science fiction habituels, John Carpenter signe ici une oeuvre familiale, prévisible comme déjà dit, mais qui évite de tomber dans la niaiserie et propose au final un bon divertissement.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2025
Qui est le film ?
Après la série de cauchemars paranoïaques (Halloween, The Thing, Christine, The Thing), il surprend avec un film plus doux, presque candide : une romance de science-fiction où un extraterrestre prend l’apparence d’un homme mort et traverse l’Amérique aux côtés d’une femme endeuillée. En apparence, tout y semble plus lumineux, plus ouvert, presque réconcilié. Carpenter troque la terreur contre l’émotion, la claustrophobie contre l’horizon. Mais derrière ce virage humaniste, on sent aussi une hésitation : celle d’un cinéaste du contrôle et de la tension, contraint ici d’épouser la grammaire du conte sentimental sans parvenir à la réinventer tout à fait.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film prétend questionner ce qu’être humain veut dire : apprendre à aimer, à parler, à ressentir. Starman s’appuie sur la figure de l’étranger pour interroger l’hospitalité, la compassion et la peur de l’autre. En théorie, son projet est d’une grande noblesse : décrire la rencontre entre altérité et humanité à travers un voyage initiatique. Mais cette ambition morale se heurte souvent à la timidité du récit.

Par quels moyens ?
Le film oscille entre fable romantique, road movie et science-fiction métaphysique. Ce mélange pourrait être stimulant, mais Carpenter semble y avancer à tâtons. Le rythme, trop étiré, désamorce la tension dramatique, et la route (symbole d’apprentissage) devient ici un itinéraire prévisible, dépourvu de véritables vertiges. On sent que Carpenter veut faire simple.

Jeff Bridges, remarquable dans sa gestuelle hésitante, donne au Starman une humanité fragile, mais le film s’appuie trop sur cette performance sans construire autour d’elle une mise en scène à la hauteur. Karen Allen, quant à elle, apporte la tendresse nécessaire, mais son personnage reste enfermé dans des archétypes de femme blessée et bienveillante.

Visuellement, Starman est propre, presque trop. La lumière dorée, les ciels américains, la route infinie : tout semble répondre à une imagerie de carte postale. Or Carpenter, cinéaste du cadre rigide et de la tension spatiale, paraît ici désarmé face à l’ouverture du monde. L’espace, lieu d’angoisse dans The Thing, devient simple décor. La mise en scène n’habite pas le paysage, elle le survole.

Le film veut prôner la tolérance, mais le fait avec une lourdeur didactique qui trahit son intention. Le spectateur n’est pas invité à éprouver cette humanité, mais à la recevoir comme une leçon. Le personnage du Starman, censé être la figure d’un autre radical, finit par se fondre dans une humanité trop conforme. Son étrangeté s’efface vite au profit d’une morale consensuelle. Carpenter, cinéaste du désordre, semble vouloir rassurer. Il n’y a plus de trouble, plus de zones grises : l’altérité est absorbée, l’étrange devient gentil.

La séparation finale entre Jenny et le Starman aurait pu être poignante, mais elle est traitée sans aspérités. Le film referme son récit comme une parenthèse attendue, là où il aurait pu laisser un vertige.

Où me situer ?
J’éprouve à la fois de l’attachement et de la frustration. Starman est un film sincère, généreux, porté par un désir rare de croire en la bonté humaine. Mais cette foi naïve s’exprime au détriment de la complexité formelle et morale qui faisait la force du cinéma de Carpenter. On y retrouve sa maîtrise du rythme, sa rigueur de cadre, mais vidées de leur tension. Le film cherche la lumière, et c’est louable, mais dans cette clarté il perd sa profondeur. Ce n’est pas un échec complet : c’est une réussite partielle, trop sage pour être émouvante, trop bienveillante pour être inquiétante.

Quelle lecture en tirer ?
Starman reste une curiosité : un film de monstre sans monstre, un Carpenter pacifié qui semble se débattre avec son propre pessimisme. Ce qu’il tente est courageux (faire de la science-fiction un espace d’amour et non de peur) mais le résultat reste tiède, comme si le cinéaste avait craint d’aller jusqu’au bout de cette douceur. Il y a dans le film des éclairs magnifiques, des regards, des silences, des gestes qui rappellent la grandeur du réalisateur. Mais ces moments, isolés, ne suffisent pas à donner une chair durable à cette utopie romantique.
J-c T.
J-c T.

42 abonnés 625 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2011
Un film SF plutôt sobre par rapport aux autres réalisations d'un des maîtres de l'horreur à savoir John Carpenter
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