Play Dirty avait de quoi séduire sur le papier : un réalisateur culte (Shane Black), un acteur charismatique (Mark Wahlberg) et un univers de braquage teinté d’humour noir. Pourtant, malgré cette belle promesse, le résultat reste mitigé, d’où ma note de 2,5/5.
Le film suit Parker, un voleur professionnel pris dans un jeu de trahisons et de manipulations où rien ne se passe comme prévu. On retrouve la patte de Shane Black dans les dialogues sarcastiques et les punchlines bien senties, mais l’ensemble manque de cohésion. L’intrigue se veut maligne, mais finit souvent par tourner en rond : trop de sous-intrigues, trop de retournements forcés, et une narration qui se perd entre le film de casse classique et la comédie d’action cynique.
Mark Wahlberg fait le job, mais sans jamais vraiment surprendre. Il reste dans un registre qu’il maîtrise, celui du mec désabusé et un peu brut de décoffrage, mais on sent qu’il est en pilote automatique. Rosa Salazar, elle, apporte un peu d’énergie et d’ironie bienvenue, même si son personnage est sous-exploité. Le duo fonctionne, mais sans étincelle.
Sur le plan visuel, rien à redire : la mise en scène est propre, certaines scènes d’action sont franchement efficaces, notamment un affrontement nocturne bien chorégraphié. Mais c’est surtout dans le ton que Play Dirty se perd. Le film hésite sans cesse entre sérieux et second degré, sans jamais trouver le bon équilibre. On sent la volonté de renouer avec l’esprit de Kiss Kiss Bang Bang, mais la magie n’opère pas totalement.
Au final, Play Dirty se regarde sans déplaisir, mais laisse une impression de déjà-vu. Il y a du style, quelques bons dialogues, et un rythme qui empêche l’ennui — mais pas assez d’âme pour en faire un film marquant. Une tentative correcte, mais loin de ce que Shane Black et Wahlberg pouvaient offrir.