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Guillaume.G
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4,0
Publiée le 20 septembre 2026
Oliver Stone, nous offres une fois de plus un biopic sur l’un des présidents américains qui a marqué l’histoire (et pas dans le bon sens du terme pour le 37eme président des États-Unis).
Le film Nixon est un biopic des plus captivant, Anthony Hopkins dans le rôle de Richard Nixon est tout à fait époustouflants, ce qui nous montre une fois de plus son grand talent, car pour pouvoir jouer l’un des plus grands menteurs du XXeme siècle (jusqu’à Donald Trump).
Ce biopic sur l’ancien Président américain Richard Nixon est une œuvre forte, dense. Malgré sa duré de 3h, le film ne perd jamais en intensité et ne se trouve jamais être ennuyeux. Oliver Stone livre un film complexe et très documenté sur la vie et la présidence de Nixon, remarquablement interprété par Anthony Hopkins, empli de subtilités et de contradictions dans ce rôle. Dommage que l’intrigue manque par moment de clarté, mais ce film reste tout de même une œuvre très intéressante à regarder, divulguant avec beaucoup de savoir faire certains secrets sur les arcanes du pouvoir.
Trois ans après « JFK », le réalisateur culte Oliver Stone nous offre une nouvelle plongée au sein de la « Maison Blanche »... mais surtout en plein cœur du « bureau ovale » et des déconcertantes intrigues qui s'y jouent au quotidien. Cette fois, c'est le 37ème président des États-Unis qui est placé sur la sellette, pendant un peu plus de trois heures d'histoire américaine (et donc mondiale) réellement passionnantes. Richard Nixon est sans doute le président US qui dégage la plus mauvaise image publique, jusqu'à aujourd'hui... où un certain Donald pourrait bien lui ravir la place (ça n'engage que moi, bien sûr !) Pour autant, on prend un réel plaisir à explorer son destin et toutes les vieilles intrigues qu'il traîne derrière lui, comme autant de bruyantes casseroles. De l'assassinat des frères Kennedy à la guerre du Vietnam, pour arriver au sulfureux scandale du « Watergate », on revisite tout un monde de terribles secrets, ponctués d'intéressants passages sur la vie privée des principaux protagonistes. Au final, bien que le style soit forcément académique, la relecture de cette époque s'avère passionnante et chacun peut se faire son avis sur ce personnage historique très clivant, mais pourtant bourré de contradictions. Côté interprétation, il suffit de dire que Nixon est interprété par Anthony Hopkins et tout est dit ! Malgré sa longueur marathon, le film passe comme une lettre à la poste et nous offre une vision, sans doute très proche de la vérité, de l'ivresse du pouvoir... et de la terrible solitude qui l'accompagne souvent. Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai adoré !
Poursuivant sa fresque sur l'histoire récente des Etats-Unis, Oliver Stone dresse cette fois un portrait de Richard Nixon, de son ascension à sa chute à la faveur du scandale du Watergate, symbole des dérives autocratiques souvent dénoncées par le réalisateur et scénariste (ici rejoint par Stephen J. Rivele et Christopher Wilkinson) lorsqu'elles sont le fait de son pays (beaucoup moins quand il s'agit des autres, passons).
Si le souci de ressemblance physique avec les principaux protagonistes n'est pas la priorité de Stone (sinon pour Paul Sorvino impressionnant Kissinger), je dois admettre que ses choix de casting sont souvent payants : après un Val Kilmer déroutant en Jim Morrison (The Doors, 1991) et avant un touchant Josh Brolin en George W. Bush (W., 2008), Anthony Hopkins interprète un Nixon terriblement humain, dans sa démarche, son phrasé, ses mensonges, jusque dans ses errances, ses passages schizoïdes et ses effrayants moments de cynisme total, un rôle shakespearien joué avec un talent phénoménal, hanté autant par le spectre de sa mère que par celui des Kennedy et de Lincoln.
Alternant les scènes de manière en apparence aléatoire, la chronologie narrative nous fait passer d'une période à l'autre, à quelques mois ou plusieurs décennies d'écart, sans qu'on sache vraiment où se situe l'instant zéro du récit. S'il faut donc s'accrocher un peu pour resituer les événements historiques et privés, ce principe permet d'embrasser une personnalité complexe qui s'est nourrie de ses victoires et, sans doute bien plus encore, de ses échecs.
Comme pour le fil narratif, Stone opte aussi dans sa réalisation pour un mélange de styles hasardeux mais pas dénué d'intérêt, préférant ici le grain d'époque et l'incrustation de fragments vidéos originels et d'archives, là la mise en scène de genre (comme l'ouverture façon film d'horreur) ou encore les décadrages en plongée, contre-plongée et les gros plans presque voyeurs.
Au final, Nixon est une oeuvre composite, comme le personnage le fut sans doute aussi, alternant la douceur et la violence, la guerre et la paix, le pardon et la vengeance, le désir de vérité et le mensonge quasi permanent, une dualité portée à l'écran et bien plus riche qu'un simple biopic ou une fresque historique. Une tragédie humaine.
Le film aurait pu être excellent s'il n'était aussi superficiel. Le Watergate n'est qu'une péripétie dans la vie politique américaine de la deuxième moitié du XXe siècle, or Stone, comme l'ont fait les médias démocrates de l'époque, donne à cette péripétie une place monstrueuse pour mieux discréditer l'homme politique le plus important de cette époque. Nixon a brisé les accords de Bretton Woods, décision tellement lourde de conséquences qu'elle pourrait emporter l'économie américaine dans les années à venir. Par russophobie maladive, il a négligé le plaidoyer de Brejnev pour qu'Israël respecte les résolutions de l'ONU et reconnaisse l'état palestinien et a soutenu Israël en octobre 1973 envers et contre tout, ce qui a plongé son propre pays dans la crise pétrolière avec les conséquences dramatiques pour les économies occidentales que l'on sait. De cela, pas un mot dans le film, c'est éminemment regrettable. Pour le reste, le film est bon, Stone est intelligent et sait maîtriser ses sujets. On pourra regretter l'image psychopathique que Hopkins donne de Nixon qui ne correspond en rien aux témoignages visuels qui nous restent de lui. Mais cela reste du cinéma, et rien que du cinéma.
Homme de gauche, Oliver Stone dresse en un peu plus de 3 heures, un portait sans concession de Richard Nixon mais non sans une certaine et étonnante compassion de sa part au détour de quelques rares scènes ou propos. C’est très intéressant et monté à la manière de «JFK», à coups de flashbacks, d’images d’actualité ou explicatives, jouant sur le noir-blanc et la texture du grain parfois granuleuse. Le film demande toutefois une grande attention pour ne pas se perdre dans cet ambitieux méli-mélo politique, foisonnant d’informations. La distribution, dominée par un grand Anthony Hopkins, est très relevée.
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4,5
Publiée le 22 septembre 2021
Oliver Stone a une façon de faire des films qui nous saisissent et nous retiennent jusqu'à la dernière image. Ses films sont généralement controversés et c'est ce qui suscite de nombreux débats et Nixon ne fait donc pas exception. Anthony Hopkins endosse le rôle de Richard M. Nixon et le fait avec son style personnel. Son Nixon est un homme complexe qui est plein d'ambition et de rêves mais aussi plein de démons. Nixon vit dans l'ombre de JFK et à cause de cela il a le sentiment de ne jamais pouvoir être à la hauteur de la grandeur à laquelle il aspire. Joan Allen est tout aussi convaincante dans le rôle de Pat Nixon. C'est une femme forte qui aime son mari mais contrairement à Nixon elle se lasse du monde de la politique. Le film fonctionne mieux lorsque nous voyons les rouages de la Maison Blanche. Nous assistons à la dissimulation de l'effraction du Watergate. Nous assistons à la visite historique de Nixon en Chine et aux adieux définitifs d'un homme imparfait mais qui était ambitieux. Il est difficile de faire tenir une vie entière dans un film de trois heures mais Stone y parvient bien. Nous avons de brefs aperçus du passé de Nixon et nous voyons les événements qui ont fini par le détruire. Certains diront que Nixon est dépeint sous un jour injuste mais je pense que Stone a un regard sympathique sur lui. Voici un homme qui est arrivé au pouvoir au milieu d'une guerre. Il était craint par beaucoup et incompris par tous mais Nixon a été capable de s'élever au-dessus de tout cela pendant une courte période peut-être mais pendant cette brève période il a eu le reste du monde entre ses mains...
C'est long et compliqué. Les sauts temporelles agrémentés de flashbacks, c'est indigeste à suivre d'autant plus que le film porte sur une personnalité controversée et ses affaires nébuleuses. Quelques moments aident toutefois à se faire une meilleure idée de la personnalité de Nixon, mais bien trop rares sur une durée de 3h.
Une excellente biographie qui déroule rapidement (une longue période très chargée par son sujet) la période où Nixon avait pour mission de diriger les États Unis, en trois heures (durée longue pour un film). Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5
Stone a voulu complexifier gratuitement son récit, et l'a rendu "trop" expérimental (là ou, dans JFK, les changements de formats s'imbrique parfaitement dans la narration, ils sonnent ici un peu creux. Logiques à certains moments, mais venus de nulle part à d'autres). En général, j'aime bien la narration éclatée (pas fan de Nolan pour rien), mais je ne la trouve pas très bien gérée ici, et du coup, ça rajoute un peu de longueur (pour un film déjà très long). C’est pas parfait, c'est un peu bancal, mais ça renferme aussi tout ce que j'aime chez Stone (vivant, bouillant, blabla), et du coup j'ai une profonde affection pour ce film.
Vu début 2018... c'est impressionnant comme ce film résonne avec la présidence Trump ! Nous verrons ce que l'avenir réserve à la présidence actuelle, mais je ne serais pas surpris que cela prenne le même chemin. Les similitudes psychologiques, d'attitudes, de discours entre Nixon et Trump sautent aux yeux.
Sur le film lui-même, je retiens surtout que : - vu en VO et en version longue (3h30), c'est long, très long. Trop long ? - magistrale performance d'Anthony Hopkins, vraiment remarquable ; - montage parfois difficile à suivre, qui jongle entre trois niveaux d'images différents (images d'archives, images "en direct" et images de souvenirs en noir et blanc) qui s'entremêlent parfois jusqu'à devenir incompréhensibles ; - comprendre l'ensemble du film demande de bien connaître l'histoire récente des USA.
Non seulement c'est un film fait pour les Américains, mais il n'est même pas compréhensible / accessible par tous les Américains. Il faut être vraiment bien au fait de l'histoire militaire, politique et diplomatique des Etats-Unis sur la période 1960-1975 pour arriver à suivre. Ou alors, faire des pauses et aller s'informer sur le Net...
Attention de bien prévoir du temps pour regarder le film en entier, car il est prenant bien que (très) long. Vu en version longue de 3h33, les yeux fatiguaient dès l'approche des 2h45... Mis à part la durée un peu excessive du film, le sujet est bien su, le film donne à voir une réalité de ce président Nixon qui est propre à l'habitude "trublion" d'Oliver Stone (ce qui lui vaudra d'ailleurs pas mal d'ennuis avec le gouvernement américain par la suite...). On découvre un Nixon faux, hypocrite, manipulateur mais aussi très angoissé voire paranoïaque... Des images d'archives à l'appui, le film est un concentré de documents tous plus intéressants les uns que les autres, et le temps des 3h et plus file à toute vitesse tellement l'on est pris dans cette tourmente médiatique qu'a été son investiture. Néanmoins, il serai malhonnête de ma part de dire qu'il n'y a pas de longueurs, il y en a bien quelques-unes, surtout lors des meetings politiques entre dirigeants et politiciens, qui palabrent parfois plus pour eux-mêmes que pour le spectateur lambda qui ne s'y connaît pas forcément en diplomatie géopolitique. Nous sommes parfois assez dépassés, mais les amateurs de cette discipline apprécieront ce film qui se met à leur niveau intellectuel. Un excellent documentaire-film sur Nixon, un peu long si vous choisissez la version intégrale, parfois un complexe à saisir, mais très intéressant et informatif sur un sujet que l'on ne connaît pas forcément en France. La pédagogie du film est assurée.
Nixon est un film pas mal du tout, porté par un Anthony Hopkins magistral. Le principal problème est me semble sa tendance à un peu trop s'adresser à un public américain. L'intrigue est assez complexe à comprendre car le réalisateur par du principe que beaucoup d'éléments de l'affaire Watergate est déjà connu de la part du spectateur. Or, autant ça s'applique assez logiquement pour un public américain, c'est moins le cas pour un public européen. Mais en dehors de ça et sa durée trop importante (plus de trois heure de visionnage), le film n'a pas vraiment de défaut. L'intrigue est particulièrement prenante sur l'un des évènements les plus marquants de l'histoire des États-Unis. Le casting est très bon : Joan Allen, Powers Boothe et Ed Harris sont très bons dans leurs rôles respectifs. Quant à Anthony Hopkins, il est absolument irréprochable en Richard Nixon. L'acteur gallois a totalement réussi sa transformation à la fois physique et vocale, il est absolument méconnaissable en président américain. Un bon film de la part d'Oliver Stone, toujours aussi efficace dans ses films.
Si cette chose est un film, elle ressemble à un mauvais documentaire. Si cette chose est un documentaire, elle s'apparente davantage à un mauvais film. Si l'on ne connait pas les faits de délinquance constitutifs du fameux Watergate, on est complètement perdu. On n'y comprend goutte. Le film est lent, long, trés long. Le scénario sur l'homme politique douteux étant désormais sans surprise et donc sans intérêt, le spectateur s'ennuie lourdement. Je me suis même surpris à somnoler. En un mot comme en mille, gagnez du temps car "Time is money" (Proverbe américain) et passez votre chemin.
Après "JFK", Oliver Stone aborde à nouveau le thème de la politique US, avec cette fois un portrait du président le plus détesté, Richard Nixon. Incarné par un impeccable Anthony Hopkins, nous suivons Nixon au cœur du scandale du Watergate, vivant ses derniers moments en tant que président, et se remémorant son passé (échecs électoraux dans les 60's, critiques vis-à-vis de sa politique au Vietnam, reconnaissance risquée de la Chine communiste, etc.). Comme pour "JFK", la première qualité du film est son montage soigné, qui mêle images d'archives, et séquences tournées en noir et blanc ou en couleurs. Le tout s'enchaînant avec dynamisme à travers les grands événements de la politique US de l'époque, si bien qu'il est préférable de bien connaître l'histoire des 70's pour apprécier le film. On notera d'ailleurs l'important travail de documentation réalisé en amont, qui crédibilise l'ensemble, même si quelques libertés ont du être prises. Par ailleurs, le réalisateur propose une approche intéressante de Nixon, car assez nuancée. Outre ses défauts (ultra conservateur, quasi raciste, paranoïaque, etc.), l'homme est présenté comme recherchant en permanence le consensus auprès du peuple. Enfin, aux côté d'Hopkins, Stone dirige une palette de seconds rôles charismatiques (Powers Boothe, James Woods, Ed Harris...) qui consolide le tout. Au final, "Nixon" est un portrait réussi, qui n'a pas mérité son échec au box office à l'époque.