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Laura.Yass
1 critique
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2,0
Publiée le 13 novembre 2023
J'attribue deux étoiles pour un filme sur une mathématicienne/ le jeu d'acteur bien travaillé du personnage.
J'ai bien vérifié, le film a profité des conseils d'un prof de math de l'ens, mais je pense qu'il fallait aussi demander quelques conseils auprès des profs des arts dramatiques de l'ens également ou bien juste quelques conseils sur le monde réel des chercheuses, chercheurs et doctorant.es et la manière dont les enjeux et les relations s'ajencent.
Le scénario est basé sur un schéma narratif vu et revu et encore revu. Quelques inspirations de "Un homme d'exception", puis jongler avec quelques clichés. Les personnages abandonnés à l'état de personnage-type : la colloc', le prof... qui sont ces gens ?
Très belle découverte que ce long-métrage d'Anna Novion, pour l'instant principalement connue pour avoir réalisé plusieurs épisodes du Bureau des légendes.
Le sujet du film peut paraître au premier abord rébarbatif si vous avez de cuisants souvenirs de cours de mathématiques dans votre jeunesse, puisqu'il va être ici question de la passion qu'entretiennent plusieurs personnages pour la démonstration de la fameuse conjecture de Goldbach ("Tout nombre pair peut s'écrire comme la somme de deux nombres premiers").
Il faut l'interprétation délicate et incarnée de la jeune actrice Ella Rumpf pour rendre sensible l'isolement terrible que génère la recherche et le monde des mathématiques de haut niveau, qui n'a jamais été aussi bien rendu que dans ce film intelligent et subtil.
La ténacité et la rectitude du personnage de Marguerite en fait une héroïne féministe de première ampleur, avançant dans la vie avec une pugnacité et une détermination étonnante, à l'image de son abordage du gentil et innocent Yannis.
Un film étonnant et diablement intéressant, qui complète une année faste pour la représentation des grandes écoles dans le cinéma français, après La voie royale et De grandes espérances. Signalons enfin que Jean-Pierre Darroussin livre une partition formidable de froide dureté, qui rappelle énormément son personnage du Bureau des légendes.
Passionnant portrait psychologique d'une doctorante décalée (pléonasme ?), ce récit est insolite et il n'est pas utile d'être expert en mathématiques pour l'apprécier.
Enfin un film charmant qui fait du bien. Quelques longueurs mais le scénario tient debout, les acteurs qui me sont inconnus sont convaincants. Darroussin que je connais m'a paru un peu terne.
Marguerite, mathématicienne de génie, soutient sa thèse sur un théorème. Elle est recalée car elle a oublié un élément qu'elle n'aura de cesse de retrouver. Elle s'associe à un camarade de sa promotion et n'a de cesse de retrouver cet élément manquant. Elle badigeonne les murs de son appartement de formules mathématiques. Obsession ou Passion? Les deux sont très proches. Un bijou.
"Le Théorème de Marguerite", drame romantique franco-suisse réalisé par Anna Novion, sorti en 2023. Comédie dramatique, romance, ou film sur les mathématiques, "Le Théorème de Marguerite" est un film complet, bien réalisé, magnifiquement interprété par Ella Rumpf, Julien Frison, Jean-Pierre Darroussin, Sonia Bonny et Idir Azougli. Une plongée dans l'univers de la recherche mathématique, à travers le personnage de Marguerite, très bien écrit. Un personnage obstiné, entier et sans concession. Rien ne doit lui résister, ni son directeur de thèse, ni la conjecture de Goldbach. Un film bien documenté grâce à la mathématicienne consultante Ariane Mézard (professeure à l'ENS / Sorbonne Paris) auprès de laquelle les acteurs se sont formés. Une plongée dans le quartier chinois et l'univers du mah-jong. Un beau film.
Très bon film d'Anna Novion où il est intéressant de suivre le parcours évolutif de Marguerite , qu'interprète à la perfection Ella Rumpf , malgré son caractère obsessionnelle pour les mathématique et avec un comportement à la limite de l'autisme !
J’ai passé un très bon moment devant « le théorème de Marguerite » (et rassurez-vous : vous n’avez absolument pas besoin de connaître quoique ce soit en maths pour apprécier le film, puisque même un prof de maths lambda ne pigerait pas grand-chose aux quelques et rares passages consacrés à cette matière et que ce n’est pas le vrai sujet du film) et j’aurais préféré lui mettre une note plus élevée.
Lorsque je mentionnais entre parenthèses, que les mathématiques ne sont pas le vrai sujet du film, c’est en effet parce que celui-ci est en réalité plutôt de cet ordre : Que se passerait-t-il si l’on s’apercevait que notre talent le plus inné, celui auquel on a consacré des heures sans se lasser, se retrouvait soudainement mis en défaut par d’autres passionnés ?
On a tous des facilités innées, c’est génétique. Certaines et certains dessinent, savent tout réparer, ont « la main verte », ont un sixième sens lorsqu’il s’agit de psychologie, ont des talents naturels d’orateur et de rhétorique, sont de parfaits imitateurs, ont l’oreille absolue, excellent dans les relations sociales, sont d’excellents confidents, pratiquent certains sports sans efforts, personnellement je suis dotée d’une capacité intuitive (et de l’étrange logique qu’elle demande) innée à interagir avec toutes les espèces animales non humaines : bref on est tous naturellement doués pour quelque chose, et même si toutes les capacités ne sont pas reconnues comme étant « indispensables pour briller », il se trouve qu’en fait on brille tous dans un domaine (parfois pour le pire).
Alors que se passerait-il si on se trompait gravement une fois dans ce qu’on a toujours eu la sensation la maîtriser parfaitement depuis toujours ?
Il me semble que c’est donc de cela que traite Anna Novion. Elle a probablement choisi les mathématiques parce que c’est une compétence facile à illustrer et que ça fascine largement le grand public et qu’un tableau rempli d’équation est très esthétique à l’écran.
Alors première chose : Ella Rumpf (« Grave », « Tokyo Vice ») est bluffante dans son interprétation d’autiste, et si je regrette bien une chose, c’est que le scénario n’ait pas davantage utilisé le potentiel comique de cette Marguerite qui patauge à fond lorsqu’il s’agit d’interagir avec les autres. C’était ce qui était fait durant la première partie du film, et j’ai été fortement déçue que ça s’arrête, puisque la suite semblait évidente.
Je n’ai pas non plus apprécié qu’on laisse complètement de côté le parcours tout aussi compliqué de sa coloc (qui elle aussi a un talent et qui va connaître des coups durs, mais bon, comme ce n’est que « de la danse », on s’en fiche, ça ne compte pas ? Pourtant, ce qui lui arrivera est exactement la même chose).
J’ai donc passé un moment très agréable, je ne vais pas mentir, mais je regrette que la période post échec n’ait pas été davantage creusée, et qu’elle n’ait pas eu d’impact plus réel sur la personnalité de cette drôle de Marguerite.
De Anna Novion (2023). Un très bon film passionnant ce malgré une thématique particulièrement nébuleuse pour beaucoup (dont je suis!). Tant les mathématiques pour beaucoup semblent assez incompréhensibles. La gageure du film, au travers de formules mathématiques (parait il réelles et exactes!) est de réussir à passionner et à nous identifier à cette jeune étudiante , certes très douée mais doutant d'elle même! Un film sur la confiance en soi ! Avec Ella Rumpf, Jean-Pierre Darroussin, Clotilde Courau
Une crise de vocation. Une jeune femme douée si ce n'est prodige en mathématiques ayant toujours vécu pour cela et se trouvant donc naturellement a l'ENS élève salariée et doctorante. Et là désenchantement, rupture lors d'une présentation de ses travaux sa démonstration se révèle erronée.
La voie confortable et toute tracée se trouve remise en cause. Se sont les conséquences de cette rupture qui sont traités par le film que devient t'on quand se brise ce qui a été jusque là votre vie, votre raison d'être, un avenir tout tracé? Des interrogations sur la vie (se loger), les rapports humains...
Un excellent film, qui ne nécessite bien entendu aucune connaissance en mathématiques juste admettre que cela puisse être une passion comme une autre.
Voilà une belle surprise que ce troisième long-métrage de la réalisatrice Anna Novion. Avec en toile de fond un sujet pourtant hermétique (la recherche en mathématiques), la cinéaste parvient à proposer une œuvre riche. On suit le parcours d’une scientifique surdouée, quasiment autiste dans ses rapports aux autres, qui va devoir apprendre à s’ouvrir sur le monde. Dans ce rôle complexe, Ella Rumpf (César de la meilleure révélation féminine en 2024) assure une remarquable prestation. Ce drame, comportant un regard critique sur l’univers des chercheurs, possède des passages drôles et sensibles. Bref, un film sur la passion parfaitement rythmé.
"Le Théorème de Marguerite" se distingue comme un film captivant qui offre une expérience cinématographique enrichissante. Guidé par des performances remarquables, ce long-métrage m'a procuré un réel plaisir, ce qui justifie pleinement la note de 3,5/5 (ou 7/10) que je lui attribue.
Ella Rumpf incarne avec une justesse remarquable le personnage de Marguerite, une femme introvertie et profondément immergée dans le monde des mathématiques. Son interprétation nous plonge dans l'esprit complexe de cette chercheuse, préférant la logique des chiffres à la complexité des relations humaines.
L'histoire se concentre sur son parcours alors qu'elle se lance dans une thèse sur la conjecture de Goldbach, un défi mathématique de taille. Cette quête intellectuelle constitue le cœur du récit, offrant une exploration fascinante de la passion et de la détermination de Marguerite à percer les mystères des nombres premiers.
Jean-Pierre Darroussin et Julien Frison complètent brillamment le casting en apportant une profondeur et une authenticité à leurs rôles respectifs. Leur présence à l'écran contribue à enrichir l'ensemble du récit, offrant des moments de tension et d'émotion palpable.
En somme, "Le Théorème de Marguerite" s'impose comme un film à ne pas manquer, où les performances remarquables et l'intrigue captivante se conjuguent pour offrir une expérience cinématographique gratifiante et enrichissante.
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Un duo de mathématiciens au top : RUMPF César 2024 de la meilleure révélation féminine et FRISON nominé au César 2024 de la meilleure révélation masculine. Après la "voie Royale", les étudiantes thésardes scientifiques sont à l'honneur. Nous découvrirons le MahJong chinois présenté comme un jeu de réflexion mathématique, et cette fameuse pyramide de GOLDBLACH démontrée curieusement avec des logarithmes en veux-tu en voilà. DARROUSSIN nous offre une longue tirade face à son élève, suggérant brillamment des sentiments contradictoires : désemparé, désenchanté, fasciné, amer, jaloux, catastrophé, curieux,... L'issue ne fera pas de mystère (ce n'est pas un thriller), mais l'opiniâtreté fait partie de la démonstration de la réussite. Les moments de sensualité ou d'humanité seront beaucoup trop rares pour en faire un très bon film.
Très belle histoire ça parle d'une élève très doué en mathématiques qui étudie sa thèse son objectif est de trouver une solution l'actrice que je connaissais pas je trouve qu'elle excelle dans son rôle et celui qui joue le rôle d'un étudiant brillant excelle également dans son rôle j'ai adoré le côté romantique et on s'attache aux personnages je vous conseille d'y aller.
Problème du jour : qui sera la révélation féminine aux prochains Césars ?
Durée de l'épreuve : 1h52
Méthode utilisée : voir le film
Solution : Ella Rumpf
Car oui, le grand atout du film est sa comédienne qui crève littéralement l'écran.
Elle incarne Marguerite, une jeune mathématicienne qui cherche à résoudre un des plus vieux problèmes de math, réputé insolvable : la conjecture de Goldbach.
Sa rencontre avec un étudiant remettra tout ses principes en cause
Si vous êtes allergique à Pythagore et Thalès, ne fuyez pas le film car les mathématiques ne sont ici qu'un prétexte dramatique pour dresser un portrait de femme passionnant.
Mais aussi une romance mathématique, qui flirte parfois avec le thriller, tant la folie n'est jamais loin.
Le duo fonctionne à merveille, les rendant attachants et nous faisant croire à leur relation atypique.
Ella Rumpf offre une interprétation sidérante de cette femme, androgine, mutique, froide, analysant tout ce qui l'entoure, avec un côté très premier degré qui la met en marge de la société. Des êtres humains qui d'ailleurs ne l'intéresse pas. Seule son obsession pour les maths n'a de sens à ces yeux.
Le décalage de son personnage apportera d’ailleurs certains moments de comédie.
Elle porte à merveille le film sur ses épaules et donne vie à un personnage des plus complexes.
Niveau second rôle, on notera aussi un Jean-Pierre Darroussin, toujours aussi bon, et dans un rôle ambigu le sortant de sa zone de confort.
Les mathématiques seront aussi au centre de mise en scène, parfois inspirée de moments oniriques, et aidée par une BO des plus marquantes.
Mais aussi une leçon de vie, sur comment rebondir après un échec.
Et même si on se doute du dénouement de l'histoire, rien que pour la découverte de cette actrice, le film vaut le détour.