Une jeune femme, en doctorat de mathématiques, veut s'attaquer à un problème jamais résolu. Entre la psychologie des personnages et l'ambiance de l'université on navigue dans quelque chose d'original. L'interprétation est magistrale et concoure à la réussite de l'histoire. On entrevoit la somme de travail et d'implication nécessaire à ces recherches. Un film à découvrir.
Le scénario est un peu trop "téléphoné ". Malgré tout, la réalisation est de bonne qualité : on ne s'ennuie pas trop. Les acteurs sont crédibles, ce qui n'était pas gagné d'avance. Un moment qui passe...
Sacré Marguerite ! Je n’ai pas tout compris à la trame mathématique que représente la conjecture/pyramide de Goldbach, mais si on m’avait dit qu’il spoiler: fallait voir la pyramide à l’envers pour résoudre l’énigme ..Non en vérité cela n’est pas si simple et comme il est énoncé dans le long-métrage : “tout est une histoire de point de vue” ; ainsi concernant “Le Théorème de Marguerite”, mon point de vue est partagé. Je ne peux remettre en cause la démonstration de la conjecture de Goldbach, les matheux l'expliqueront bien mieux que moi, car je n’ai rien compris sinon une poésie qui m’était inconnue. En revanche, je connais un peu mieux la poésie cinématographique ainsi que celle des relations humaines et c’est en ce sens que je trouve que le film manque d’analogie entre un monde très cartésien : les mathématiques et un autre monde avec une approche très instinctive autour des émotions et des sentiments : la vie et la condition humaine. Or le film reste hyper pragmatique, peu philosophique et c’est bien dommage. Je ne sais pas vraiment si Marguerite (Ella Rumpf) a trouvé un fondement dans sa relation amoureuse avec Lucas (Julien Frison), car elle ne l’explique, ni ne la démontre vraiment. L’émancipation est Marguerite est mise de côté pour un aspect purement scientifique. Ainsi, pas de problème pour repeindre à la craie l'entièreté de l’appartement de sa colocation (jusqu’au rouleau de papier WC !). Je pense que “Le Théorème de Marguerite” ne sait pas vraiment trouver son public, car trop sophistiqué en terme d’approche mathématique et pas assez connecté humainement, malgré des plans de toute beauté ; spoiler: notamment la démonstration de la conjecture de Goldbach dans l'amphithéâtre de l’ENS dans un puit de lumière radieux, la séquence est particulièrement belle . Une bonne réalisation mais peu durable malgré son potentiel.
Un film original qui nous fait pénétrer dans le milieu impalpable des sciences mathématiques et de ses acteurs qu'on a du mal souvent à cerner. Même si le film semble un peu tourner en rond dans sa 2eme moitié, le scénario reste solide et crédible. Un bon film à voir....
Après La voie royale de Frédéric Mermoud il y a quelques mois, encore un film sur les BAC+5 qui vaut le détour. Le projet d'un thriller scientifico-psychologique n'avait rien d'évident. C'est très réussi, grâce aussi à l'étonnante Ella Rumpf.
Film Français sur un thème assez peu assez peu abordé ( notamment en France) les mathématiques et son univers finalement impitoyable .
On suit donc cette étudiante qui base sa thèse sur des théorèmes les plus complexes des mathématiques jamais résolus mais qui voit son travail partir en fumée suite à une erreur dans son développement.
Le sujet est donc vraiment original et amène un vent de fraicheur toujours appréciable. Le réalisateur s'en sort aussi honorablement car clairement le contexte pourrait prêter à l'ennui et au décrochage
Ici il n'en ait rien même si on voit poindre de petites longueurs ici et là.
Le trio : Ella Rumft, Jean-Pierre Daroussin et Julien Frison fonctionne bien avec une mention spéciale à la première qui habite vraiment son rôle.
Le tout se regarde facilement même si le sujet ne prête pas forcement à la grandiloquence d'un film plus entrainant
Il n'est pas indispensable d'être féru de mathématiques pour apprécier ce film, ni de connaître le théorème de Pythagore ou autres bases de cette science pour aimer ce film.Certes, il s'inscrit dans des limites convenus et il nous donne peu de surprises.Certaines scènes peuvent paraître répétitives ou exagérées avec cette invasion de calculs et formules qui envahissent l'écran.Derrière cela se cache les problèmes d'addiction à quelque chose, mais aussi le courage , la persévérance et on ne sait plus très bien quand cette addiction est utile, quand elle devient néfaste pour la personne et son entourage..Le bilan est d'avoir passé un moment très agréable mais qui ne restera pas dans mes annales.
Une leçon de résilience et un excellent film autour d’une jeune acharnée des abstractions qui veut démontrer la fameuse conjecture de Goldbach, contre vents et marées. C’est une Suissesse Allemande, Ella Rumpf qui campe avec génie une doctorante quasi autiste. Espoiler: lle évolue en pantoufles dans les couloirs de l’École Nationale Supérieure, comme un robot coupé du monde avec une passion intérieure dévorante et un manque total de sociabilité. spoiler: Un échec cuisant va l’amener à démissionner et à découvrir la coloc avec une fille solaire, le mahjong, le sexe et finalement une jolie histoire d’amour avec le très séduisant Julien Frison qui carbure lui aussi aux équations. Il y tout le temps du second degré et de l’humour dans ce périple. Jean-Pierre Darroussin, son directeur de thèse tout à fait faux jeton rappelle que la recherche est souvent un panier de crabes avec des ambitions destructrices. Moi qui suis allergique aux maths et quasiment dyscalculique, je dois avouer ma fascination pour ce voyage intérieur. Ces murs repeints en noir que l’héroïne sature d’équations, cette quête d’absolu, cette folie me fascinent. Je vibre avec Marguerite avec ses fêlures. Je jubile quand elle s’envoie en l’air, je m’émerveille de sa débrouillardise dans le monde réel. Il y a un coté feel good movie, mais je m’en tape, l’histoire de cette chrysalide qui se déploie est trop belle. Merci pour cette fine réalisation qui n’a rien d’académique. Je ne sais si le vieux Goldbach se retourne dans sa tombe, mais le défi qu’il a lancé est magnifiquement repris plusieurs siècles après dans ce très joli film.
Une étudiante brillante en mathématique voit son avenir bouleversé à la suite de son exposé de thèse qu’elle rate et va bousculer ses certitudes. Les mathématiques sont loin d’être très cinématographique et pourtant ce portrait de cette jeune femme en perte de repère suite à son échec en thèse est une expérience unique et éminemment sensorielle grâce au formidable travail de réalisation d’Anna Novion. Le récit touche à l’intime et à l’obsession vécue par l’héroïne du film qui par son échappée de sa passion des math va se redécouvrir comme individu et femme. C’est un récit initiatique touchant marqué par la composition formidable à l’écran de l’actrice Ella Rumpf qui a su capter toute la fragilité et la force que tire son personnage de son irrésistible attrait pour les mathématiques.
Je suis rentré dans la salle sans rien connaitre du sujet. Et cela m'a passionné. D'abord en grande partie pour son actrice principale, absolument parfaite, qui nous convainc de la suivre dans son obsession et son intransigeance. Et puis, il y a du "cinéma", en ce sens qu'on comprend qu'il y a quelqu'un derrière la caméra, qui réfléchit à ses plans pour ne pas tourner "planplan" justement. Tout le reste du casting est formidable, de la coloc à la mère. Ça joue bien, ça joue juste… et cette histoire de mathématiques qui pourrait rebuter sur le papier en devient presque haletante.
C’est sympa mais c’est un peu prévisible. Le jeu des acteurs n’est pas extraordinaire. Le thème abordé, les maths, est vraiment original mais on reste un poil sur notre faim.
Cette Comédie dramatique, dirigée et coécrite par Anna Novion, se montre à la fois captivante et pourtant très austère. Il faut dire que le sujet des recherches en Mathématiques est difficile à aborder. Heureusement Ella Rumpf se tire très bien de ce rôle délicat de Marguerite, la chercheuse obsessionnelle . Elle est bien soutenue par , comme toujours, un très bon Jean-Pierre Darroussin en prof de l'ENS. Côté scénario, on peu regretter l'inconstance de Marguerite et l'insistance sur la Conjecture de Goldbach sur les nombres premiers.