Le Théorème de Marguerite
Note moyenne
3,9
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249 critiques spectateurs

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42 critiques
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Usky73
Usky73

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2023
Attiré par les critiques des spectateurs, un peu inquiet devant la référence au festival de Canne, c'est une excellente surprise.
Film sans doute à petit budget remarquablement réalisé et interprété. J'adore.
Henning P
Henning P

82 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2023
Marguerite est une forte en maths. Très forte même Elle est obsédée depuis petite par la conjecture de Goldbach, énoncée il y a plus de 250 ans et jamais résolue.
Pourtant cette jeune femme qui voue une passion aux mathématiques va connaître un désaveu qui va l'éloigner de cette recherche "de la vérité" et va s'ouvrir davantage aux autres grâce à une colocataire pleine de vie.
Ma compagne hermétique aux mathématiques a beaucoup aimé et j'ai bien apprécié également (j'ai toujours aimé les maths) pour l'interprétation juste et forte d'Ella Rumpf et celle solaire de Sonia Bonny, bluffante pour son premier rôle. Darroussin et Clotilde Courau sont épatants également. Bref, une bonne surprise et l'envie de me mettre au mahjong ! 15/20
vanderkhal
vanderkhal

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2023
Certains chemins sont plus ardus que d'autres mais tous mènent à la même destination.
En créant des théorèmes, le mathématicien cherche à expliquer l'univers et à le rendre plus viable. Par sa création, il tend, ainsi, à la reconnaissance et à l'amour de ses semblables, soit, à l'union.
Le poète, le cinéaste ou le forgeron, en créant une oeuvre utile, ils tendent à cette même fin.
Avec beauté, humour, tendresse, légèreté et une bande originale sublime, ce film nous propose une balade dans le chemin entrepris par Marguerite, excellemment interprétée par Ella Rumpf.
micdon0616
micdon0616

20 abonnés 44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
J'avais hâte de voir ce film qui parle de mathématique, cette matière fascinante et peu accessible.
Malgré une première partie un peu lente avec plusieurs les clichés : une mathématicienne sans libido, autiste, hermétique aux hommes, ne comprenant rien à la vraie vie , se transformant en "rain man" du majong pour arrondir ses fins de mois, la deuxième partie est plus passionnante: comment Margueritte travaille pour résoudre un théorème très compliqué, avec des séquences plutôt réussies.

Il y a de bonnes idées visuelles avec des équations qui envahissent l'écran et l'univers de la mathématicienne. Le problème c'est que nous spectateur ne comprenons pas ce que Margueritte cherche, on est passif par rapport à ses émotions, ses questionnements et donc on s'ennuie un peu, les équations et le jargon ne permettent pas de le saisir.
L'actrice principale est excellente.

La comédienne principale interprète son rôle brillamment, c'est d'ailleurs la première fois qu'on représente une mathématicienne dans un film de manière aussi crédible...
A l'inverse Jean Pierre Darroussin, acteur si génial d'habitude passe complètement à côté de son rôle. Il interprète un mathématicien connu et reconnu comme s'il s'agissait d'un banquier cynique. On ne comprend d'ailleurs pas quels sont ses enjeux, est-il "gentil", manipulateur, ambigüe, égoïste, sans doute un peu tout ça et du coup on ne le comprend pas bien.

En tous cas, il faut encourager ce type de sujet et on espère que les prochains films aiseront le spectateur à entrer dans la matière mathématique qui se prête si bien à des enjeux de fiction, aussi faut-il comprendre de quoi on parle.
Svenibus
Svenibus

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2023
Très beau film sur la nécessité de coopérer pour réussir. L’actrice principale incarne à merveille son rôle !
Marion sigaud
Marion sigaud

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2023
trop long, trop plat, trop prévisible ! je me suis ennuyée toute la dernière heure même si le jeu d'acteur est plutôt bon!
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2023
Une brillante étudiante en mathématiques, doctorante à Normale Sup sous la direction du professeur Laurent Werner, seule femme de sa promotion, est sur le point de dévoiler sa thèse sur la conjecture de Goldbach…Interviewée par une journaliste, son discours passionné laisse percevoir à quel point Marguerite, incarnée avec justesse par Ella Rumpf, semble avoir trouvé la foi dans ce champ scientifique. Gauche et malhabile dans ses chaussons, les épaules rentrées, presque terne, elle apparait d’emblée en décalage avec le reste du monde, évoquant une jeune novice au couvent… En revanche, en posture de démonstration mathématique, elle irradie, elle raisonne avec élégance et effervescence, suscitant l’admiration de ses collègues et de son directeur de thèse, interprété par un inhabituel et ambigu Jean-Pierre Daroussin…. Mais à l’occasion de la présentation de ses travaux, s’annonçant comme sa première consécration devant un auditoire hautement spécialisé, un nouvel étudiant, Lucas aussi talentueux qu’elle, remet en question tout ce en quoi elle croyait. Ses certitudes s’écroulent en un instant. Et le ciel lui tombe une seconde fois sur la tête lorsqu’elle se sent trahie par son directeur « mentor », qui la lâche, argumentant que « les mathématiques ne doivent souffrir d’aucun sentiment. » …elle plaque tout, devient vendeuse, découvre son corps, vit en colocation avec Noa, une danseuse, qui va lui montrer qu'il peut y avoir autre chose que les maths dans la vie…devient une brillante joueuse clandestine de mah-jong…Mais son esprit ne parvient pas à oublier son problème mathématique. Ni son séduisant camarade de thèse. Elle revient vers les chercheurs qui l’ont humiliée afin de terrasser cette fichue conjecture de Goldbach. Les esprits chagrins diront que tout est cousu de fil blanc dans la progression dramatique et que ce génie des maths finira bien à un moment ou à un autre par s'ouvrir un tant soit peu au monde extérieur et à l'amour …Malgré une fin un brin fleur bleue, Anne Novion réussit un pari difficile : restituer la fougue, la créativité, l’obsession de la recherche en mathématiques…rendre cinématographique une discipline réputée peu sympathique et à laquelle personne – ou presque – ne comprend rien. Elle parvient à nous faire ressentir la passion de celles et ceux qui la pratiquent à un haut niveau tout comme ses applications dans la vie de tous les jours. Elle nous ouvre également les portes d'un monde finalement semblable à tant d'autres, gouverné par l'esprit de compétition, les abus de pouvoir et un certain machisme masculin. C’est sur le registre de la traduction du langage mathématique en langage cinématographique et poétique que le film s’avère le plus original. Les lignes de raisonnement et équations abstraites (et véridiques) se projettent sur les murs transformés en tableau noir, telles des hiéroglyphes indéchiffrables pour le commun des mortels. Son secret : avoir collaboré avec une mathématicienne réputée, Ariane Mézard, (les équations que l’on voit dans le film sont toutes authentiques, c’est Ariane Mézard qui s’y est engagée. La conjecture de Goldbach, que veut prouver Marguerite, est un problème qui n’a pas encore été résolu.”) …avoir filmé à l’ENS, et d’avoir su trouver une actrice à la hauteur, Ella Rumpf, étonnante d’aplomb, face à Jean-Pierre Daroussin, directeur de thèse ambigu. Le comédien belge Julien Frison, pensionnaire de la Comédie Française, est excellent dans le rôle de Lucas Savelli, l'autre étudiant très brillant. Quant à Sonia Bonny, l'interprète de Noa, elle est une magnifique découverte pour ce qui est sa première apparition dans un long métrage de cinéma. Il serait dommage de se priver du plaisir de ce film sous prétexte qu'il traite de mathématiques, matière qui en a traumatisé plus d'un à l'école… A la sortie je n’aurais rien compris de cette fameuse conjecture de Goldbach, ni même des règles du mah-jong…mais j’ai passé un bon moment de cinéma…
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2023
Après La voie royale de Frédéric Mermoud il y a quelques mois, encore un film sur les BAC+5 qui vaut le détour. Le projet d'un thriller scientifico-psychologique n'avait rien d'évident. C'est très réussi, grâce aussi à l'étonnante Ella Rumpf.
Hobeika Pecqueur
Hobeika Pecqueur

5 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2023
Un film sur une jeune femme chercheuse en mathématiques , dans notre monde actuel ou l on se cherche un sens à la vie,m a émue , jusqu aux larmes!
La passion, limite autistique de cette jeune femme brillamment interprétée, m a touchée: pas de violence, pas d argent, pas de pouvoir, pas de sexe,juste la recherche de la compréhension de l infini , par une femme, dans un univers masculin.
Bravo. Merci pour ce moment de lévitation
baffie2885
baffie2885

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 novembre 2023
mdrr niveau crédibilité zéro

après La Voie Royale cela devient une mode de fictionnaliser péjorativement nos grandes institutions au travers de destins féminins victimisés.

si vous voulez mettre en exergue la contribution féminine à la société, une fiction sur hidalgo en tant que mairesse eue été plus appropriée !
C B
C B

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2023
J'ai beaucoup aimé ce film. Les acteurs sont dans le ton, il n'y a pas de temps mort. Du bon cinéma comme on aimerait en voir plus souvent.
Bladeroller92
Bladeroller92

6 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2023
Allez Marguerite, si tout le monde pouvait être cash comme toi ! Comédie très souriante et intéressante, je conseille donc !
Cinemadourg

932 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
Lorsque la seule fille de Normale Sup', suivie par le plus éminent directeur de thèse, se plante totalement le jour d'une présentation sur ses travaux, toute sa vie de jeune mathématicienne talentueuse s'écroule.
Abandonnera t-elle définitivement sa passion des maths, ou bien trouvera t-elle un chemin différent pour exploiter son génie ?
L'actrice principale (Ella Rumpf) est véritablement saisissante dans son costume de première de la classe totalement asociale et uniquement braquée sur ses équations.
J'ai beaucoup aimé cette histoire originale et très bien réalisée de bout en bout, soutenue par un Jean-Pierre Darroussin toujours aussi intense et par un pétillant Julien Frison en pleine ascension.
Un bien agréable moment cinéma que je recommande !
Site CINEMADOURG.free.fr
Yves G.

1 897 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
Marguerite Hoffmann (Ella Rumpf) travaille à l’ENS sous l’autorité de Laurent Werner (Jean-Pierre Darroussin) à une thèse de mathématiques. Mais la présentation au public de ses premiers résultats tourne au fiasco. Dégoûtée, Marguerite claque la porte de l’ENS, décide de renoncer à jamais aux mathématiques et part s’installer dans un meublé crasseux du 13ème arrondissement parisien.

Quelques mois après "De grandes espérances" et "La Voie Royale", voici le troisième volet de ce qu’on pourrait baptiser « la trilogie des grandes écoles » ou, si l’on était un boomer misogyne, « Martine passe des concours ». "De grandes espérances" offrait au César du meilleur espoir féminin 2023, Rebecca Marder, le rôle d’une jeune et brillante diplômée de Sciences Po qui, à la veille de réussir le Grand’O de l’ENA voit ses espoirs se fracasser sur un chemin de campagne corse. L’héroïne de "La Voie royale", interprétée par Suzanne Jouannet, César du meilleur espoir féminin 2022, était une fille d’agricultrice parachutée dans une prépa lyonnaise et rêvant d’intégrer Polytechnique.

Ella Rumpf n’a pas (encore) reçu le César du meilleur espoir féminin – même si elle l’aurait mérité pour son interprétation dans Grave qui révéla Julia Ducournau, future Palme d’or à Cannes. Quand, dans les premières scènes, on la voit le regard baissé, les épaules rentrées, le pas traînant en chaussons dans les couloirs de la rue d’Ulm, on craint qu’elle force la caricature de la quasi-autiste qui ne vit que par les mathématiques. Mais sans qu’il soit besoin au papillon de sortir de sa chrysalide, elle réussit, avec son accent indéfinissable (Ella Rumpf est suisse et l’allemand est sa langue maternelle) à incarner son personnage, aussi perché qu’obstiné. Elle y est aidée par une distribution très bien dosée. En particulier, le choix de Jean-Pierre Darroussin, englué jusqu’à la garde depuis des décennies dans la gentillesse mielleuse des films de Guédiguian, pour jouer le rôle d’un parfait salaud, s’avère machiavélique.

Pour la troisième fois, une femme est filmée dans un monde d’hommes hyper-compétitifs où, dit-on, tous les coups sont permis – comme si les classes prépas et les grandes écoles étaient devenues, autant sinon plus que le monde politique ou les grandes entreprises, le lieu hobbesien archétypal de « la guerre de tous contre tous ». Mais "Le Théorème de Marguerite" ne se réduit pas à cela. C’est aussi, c’est surtout un film sur les mathématiques dont il montre – autant que je les connaisse… et je les connais fort mal – les avantages et les limites : créer un ordre raisonné et rassurant dans le chaos du monde au risque de s’en couper.

Certes, "Le Théorème de Marguerite" est construit selon un plan ternaire qui ne réserve guère de surprises : l’ascension de l’héroïne, sa chute et sa rédemption. Certes, sa conclusion est banalement prévisible, autant qu’elle est fébrilement attendue. Pour autant, même si "Le Théorème de Marguerite" ne révolutionne pas le cinéma et ne méritait peut-être pas d’être sélectionné à Cannes, il n’en reste pas moins un film haletant et bien joué sur un sujet original.
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 962 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
Faire un long-métrage qui parle de mathématiques (surtout) et du jeu de majong (un peu) semble de prime abord quelque peu cavalier et risqué tant ce ne sont pas des activités à proprement parler très faciles à reproduire cinématographiquement. Mais lorsqu’elles ne sont que le contexte d’un très beau portrait de femme, cela passe plus que bien, et le très réussi et étonnant « Le théorème de Marguerite » en est la preuve concrète et tangible. Et puis, concernant les mathématiques on a bien eu le multi-oscarisé « Un homme d’exception » avec Russell Crowe et, côté jeu de table et même si on ne connaît absolument pas les règles du majong, il y a une palanquée d’œuvres avec le poker comme sujet principal ou encore la géniale série « Le Jeu de la Dame » avec les échecs. Deux exemples qui ont prouvé que ce type d’activités ou de sport mental pouvait donner quelque chose de bon à l’écran.

Alors bien sûr ici on est dans un certain cinéma d’auteur mais un cinéma d’auteur loin d’être autarcique, prétentieux ou complexe. D’ailleurs, le film pourrait plaire au plus grand nombre si son résumé, son côté minimaliste et son peu d’exposition ne réfrénaient pas. Il pourrait même être montré dans de grandes écoles ou au lycée pour sa leçon de vie sur le travail, la passion, la résilience et la détermination. Ce qu’on entend par là c’est que si Anna Novion nous offre une œuvre accessible. Elle n’a certes pas la maestria technique et visuelle d’un Ron Howard pour filmer la pratique des mathématiques, elle sait tout de même les rendre palpitantes grâce à son montage, sa gestion de l’espace et surtout le choix de sa comédienne principale. En effet, l’allemande Ella Rumpf est indéniablement incroyable dans la peau de cette intellectuelle dégourdie et un peu autiste. Une jeune femme qui en a dans la tête mais a du mal avec les relations humaines. Certes, sa dégaine (cheveux sales, lunettes et habits larges) tout comme ses tics et son mode de vie sont un peu clichés mais l’actrice sait transcender l’écriture un tantinet caricaturale de son personnage par son jeu nuancé et profond.

Finalement, c’est autant le personnage de Marguerite que son cheminement intérieur (familial, amical, professionnel et amoureux) qui nous passionne dans « Le théorème de Marguerite ». Le troisième long-métrage de Novion, bien meilleur que ses deux précédents plutôt anecdotiques, « Les grandes personnes » et « Rendez-vous à Kiruna » développe donc un charme prégnant qui ne nous lâche pas de toute la projection alors que le sujet laissait plutôt dubitatif; c’est donc le type d’œuvre qui nous surprend et ce, dès le départ. Parfois tendre (l’histoire d’attirance et d’amour entre ces deux jeunes mathématiciens est vibrante), parfois drôle (les facilités de réflexion et les réactions de Marguerite occasionnent plus que de raison quelques rires sincères) et parfois perspicace (la morale de l’histoire sur la persévérance est bien menée), le film amène à passer un très bon moment de cinéma original et sans fioritures qui nous étonne et nous enchante. À découvrir.

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