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GéDéon
139 abonnés
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2,5
Publiée le 27 avril 2025
Avec un tel sujet, il est regrettable que ce long-métrage réalisé par Simon Moutaïrou en 2024 soit aussi peu incisif. Pourtant rares sont les films qui abordent cette page de l’Histoire, à savoir celle du marronage à l’époque coloniale. En entrant directement dans le vif du sujet, le cinéaste ne prend aucunement le temps de contextualiser son récit situé au milieu du XVIIIème siècle sur l’île Maurice (alors possession française). Commence ainsi la traque peu palpitante d’un homme enfui poursuivi par une chasseuse d’esclaves (le choix de Camille Cottin dans ce rôle s’avère un échec complet). En évitant tout aspect moralisateur sur l’esclavagisme, l’auteur englobe néanmoins son histoire d’une quête mystique fastidieuse. Bref, une œuvre qui aurait pu être captivante si elle n’avait été plombée par des effets de style hasardeux.
Ce film est FORMIDABLE. Efficace. Ne tombant jamais dans le pathos, et n'essayant pas de dramatiser à outrance les situations. Ce film parle de la grande histoire, mais à échelle humaine. Avec une élégance rare. Moutaïrou déroule sont récit avec un talent rare. Évoquant à la fois le contexte historique et religieux, mais aussi l'esprit des cultures des îles et des peuples d'Afrique. C'est une œuvre puissante, qui est servie par de très belles images et un formidable casting. Alors que l'on peine peut être au début à se connecté à la révolte que l'on devrait avoir face au spectacle difficile que l'on nous montre. Après ce voyage dans les terres et dans les forêts, les sentiers et les cascades de l'île Maurice, l'on en sort bouleversé. Vraiment bouleversé.
Pas vraiment le film de l’année, une première partie intéressante et prenante qui donne envie de la suite. Mais cette dynamique s’éteint au fur et a mesure que le film avance. Au final, on reste sur notre faim et presqu’un peu dessus de cette fin de film
Pour son premier long métrage, le scénariste Simon Moutaïrou nous plonge dans un passé tout sauf glorieux de l'histoire de France, avec l'esclavagisme qui régnait au 18ème siècle dans l'Isle de France (devenue plus tard l'Île Maurice) et une de ses conséquences logiques le marronnage : l'action, pour un esclave, de s'évader, faisant de lui un marron. Dans la plantation d’Eugène Larcenet (interprété par Benoît Maginel), les esclaves sont d'origine sénégalaise et ils s'expriment en wolof. Seul Massamba (appelé Cicéron par son maître, interprété par Ibrahima Mbaye Tchie) maîtrise le français et il est la courroie de transmission entre le planteur et ses esclaves. Il est aussi capable d'affirmer que dieu ayant créé les nègres en même temps que les animaux, un jour avant la création des blancs, il est normal qu'ils soient sous la domination totale des blancs. Une opinion que ne partage pas du tout Honoré, le fils d'Eugène, qui affirme que les nègres ont une âme et sont les égaux des blancs. Massamba rêve que Mati (Colette pour le planteur, interprétée par Anna Thiandoum) soit un jour affranchie mais cette dernière préfère s'enfuir. Dans la plantation d'Eugène Larcenet, aucun esclave n'a jamais réussi son évasion. Quand il est repris, l'esclave est marqué au fer rouge à la fleur de lys lorsqu'il s'agit de sa première tentative ; on lui coupe les oreillers et le jarret pour la deuxième et ce serait la mort à la troisième, ce qui n'est jamais arrivé dans la plantation. Sur l'île, Madame La Victoire (interprétée par Camille Cottin) est la spécialiste de la chasse aux esclaves et Larcenet fait appel à ses services. Une décision qui pousse Massamba à s'enfuir également afin de protéger sa fille. Les deux fugitifs arriveront-ils à gagner cette partie de l'île dont la rumeur prétend qu'elle abrite des marrons qui ont réussi à se libérer de l'esclavage ? L'histoire est belle, elle est poignante, elle est passionnante à suivre. Il est toutefois dommage que le réalisateur se soit cru obligé d'"américaniser" son film en accompagnant de nombreuses scènes d'une musique aussi inutile que grandiloquente, dommage que le réalisateur ait choisi d'inclure des scènes faisant appel à un fantastique totalement incongru dans un tel contexte. Dommage, surtout, que l'image soit si laide alors que la nature semble si belle dans l'île Maurice où le film a été tourné.
Film français sur le thème de l'esclavage qui n'arrive pas à s'élever au-dessus du niveau d'un téléfilm de l'après-midi. Le côté mystique est lassant et usé jusqu'à la corde. Le scénario est ultra classique et d'une banalité sans nom. Il n'y a absolument rien d'épique dans cette production franco française qui sent le petit budget. Certains épisodes de séries sont plus intéressants que ce film. On est à des années lumières des grands films sur l'esclavage.
Très mauvais film avec des acteurs plats. Ce film est du vu et revu, il n'apprend rien et se contente d'etre dans la veine des autres films du même genre. Exagérément long, on s'ennuie au bout de 20 min de film et on se demande quand la fin arrivera pour enfin sortir (surtout quand on y est allé pour faire plaisir à sa compagne).
Je m'attendais en tout cas à mieux de celui qui a fait Boite noire qui était un bon film.
C’est tres mauvais. D’un ennui siderant. L’image est publicitaire et ressemble a une serie canalplus. Le son est totalement surfait avec des « schling » a chaque coup de couteau, la musique est caricaturale avec des booms booms surrounds a la mord moi le noeud, elle se permet meme de citer Si Beele Streat pouvait parler (non mais ho).. halala les productions françaises ont beaucoup de mal a faire quelque chose d’interessant sur les films sur l esclavage. . ( a part le film Maudit! par exemple, bien plus ingenieux et violent). Il n’y a donc rien a raconter? On est oblige de faire appel a ce genre de realisateur scenariste qui profite de ses succes de blockbusters pour faire sa bande demo sur le dos de l histoire?
J aime bien le thème abordé concernant la traite des noirs sur les iles afin de produire du sucre et du coton. Le film est très marquants et plein de suspens cependant certains moments m'ont deçu notamment concernant les soit disant etats d'âmes de certains maitres ou chasseurs comme si l'on tenté de redonner de l'humanité à ces atrocités. Dommage.
Subjugué par ce film qui aborde le sujet (si actuel) de l’esclavagisme, de l’émancipation, et de la transgression.des règles. Une photo à couper le souffle qui sublime cette période (sombre) de l’Histoire, peu abordée dans un film français . À montrer dans les écoles. Les acteurs principaux incarnent ces marrons avec une incroyable profondeur. Je recommande
comment peut-on qualifier un film qu’on aurait pu appeler LA TRAQUE plutôt que le titre actuel. pour faire crédible on voit les horreurs de l’esclavagisme pendant 10mn et tout le reste du film la traque. à vous de découvrir toutes les aberrations qui ne tiennent vraiment pas la route
Franchement très déçue.Film sans histoire, la langue française massacrée par Benoît Magimel, par le réalisateur donc puisque les acteurs récitent leur texte.Franchement ça écorche les oreilles.Histoire lassante sans réel scénario.Je n'ai pas aimé Camille Cottin et d'ailleurs je n'en peux plus de la voir...elle joue très mal.Seuls les acteurs noirs sauvent le jeu(alors je n'ai plus les noms en mémoire dsl)car la plupart je ne les avais jamais vus auparavant.
Tu t'enfuis une fois, c'est le fer rouge. Deux fois, c'est la découpe des oreilles et jarrets. Trois fois, la mort. Une esclave des champs de coton tente le tout pour le tout, et se fait la Belle, direction une vallée utopique où l'on vivrait en liberté...mais voilà que le colon (Benoît Magimel) s'en aperçoit, et lance à sa poursuite le père de l'évadée (Ibrahima Mbaye Tchie, qui surclasse tous les grands noms français au casting), son propre fils (Félix Lefèbvre), une chasseuse de prime (Camille Cottin) et ses gamins. Ni chaînes ni maîtres est l'un des rares films français (comparé à la flopée de films historiques qui traitent volontiers de toutes les autres périodes où l'on ne passe pas pour les vilains) à prendre place dans le contexte des colonies françaises. On se laisse donc embarquer dans cette aventure à travers champs et forêts pour retrouver la fille qui veut gagner sa liberté (on espère vainement ne jamais l'apercevoir, et que les chasseurs rentrent bredouilles), on réprime un "oh !" quant à ce qui arrive à Félix Lefèbvre (on n'en dit pas plus : il faut que vous le viviez pleinement), on essaie de ne pas trouver Magimel en sous-régime et Cottin en lutte avec un personnage très mal écrit (elle part dans la forêt cinq minutes, "Dieu m'a parlé, il m'a dit que j'avais raison.", et tout le monde l'accepte... On a rigolé quelque fois, malgré le film), dont les gamins se bagarrent carrément n'importe comment (c'est aussi ridicule que fascinant : parmi les techniciens, personne ne s'est jamais bagarré ?), et on plisse les yeux pour y voir quelque chose dans la scène de l'orage. Cette scène est tellement sombre (ou bien c'était notre projo ?) que l'on entend des cris, des coups, on voit passer du gris foncé dans le noir de l'écran, et on essaie de reconnaître à la voix qui est mort. Le final n'est pas très fin non plus, car le titre vous spoile la phrase-clé et l'intention des personnages avant même qu'ils n'en aient l'idée, dommage (un autre titre, et la scène marchait du tonnerre). Il n'en reste pas moins que le rythme est excellent, que l'acteur principal Ibrahima Mbaye Tchie vole la vedette à tous les autres, que l'histoire est crue et nous donne à voir un pan de l'Histoire que l'on oublie un peu vite, que l'on a quelques scènes qui restent en tête (on s'est fait prendre par surprise quelques fois : le fils du colon...), et que la fin reste vraiment bien filmée (spoiler: les deux héros qui se jettent ensemble dans le vide en se tenant la main : c'est prévisible, mais tellement graphique, on valide). Ni chaînes ni maîtres n'a pas l'intention de faire une Révolution, mais s'émancipe bien des carcans du cinéma français vu et revu.
Une très belle surprise !! Les acteurs livrent des performances remarquables et la réalisation est vraiment maîtrisée, rendant le film captivant du début à la fin. Je recommande vivement de le découvrir en salle !
Film important et sans doute indispensable à monter aux jeunes générations. Ce qu’il se passait il y a plus deux siècles à la Réunion et ailleurs est en train de revenir de façon incroyable dans notre monde. Nous bénéficions de jolis paysages îliens .. a voir !