Ni Chaînes Ni Maîtres
Note moyenne
3,4
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286 critiques spectateurs

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70 critiques
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62 critiques
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77 critiques
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56 critiques
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Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 291 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2024
Attention: ce film à vocation historique n'est pas tout public. Dans la salle où je l'ai vu, plusieurs parents étaient venus accompagnés d'enfants en bas âge. Résultat, certains ne comprenaient pas grand chose, demandant régulièrement des explications à leurs parents. D'autres ont fini par quitter la séance, notamment en raison de la violence très crue présente à l'écran.

L'esclavage pratiqué dans les colonies était une horreur et cela justifie pleinement cette représentation... mais c'est plutôt destiné à des spectateurs avertis.

Sur le plan historique, on découvre le rôle d'une chasseuse d'esclaves marrons (Camille Cottin, remarquable) qui a existé. On apprend aussi la diversité d'origines des esclaves déportés à l'Isle de France.

En revanche, j'ai été un peu perturbé par le mélange des genres : le réalisme le plus cru alterne avec un style plus onirique. Dans ces conditions, il n'est pas facile de démêler le vrai de l'inventé, la conclusion de l'histoire spoiler: s'inspirant d'une légende locale, qu'on sait aujourd'hui infondée
.
Manuel
Manuel

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2024
Ni chaînes ni maitres

C'est un film beau, ambitieux et ...éprouvant. Dans sa première partie en effet, le film n'y va pas par quatre chemins pour nous exposer la brutalité de cette exploitation de l'homme par l'homme, qui conduit certains esclaves -les "marrons"- à tenter d'y échapper coûte que coûte. En quatre/cinq plans serrés qui s'enchainent rapidement, le film pose (et nous impose comme un passage obligé douloureux) la découverte des soubassements religieux qui justifient de traiter les noirs "comme des animaux" pour servir de main d'oeuvre aux champs, puis la gradation méthodique des châtiments corporels qu'ils subissent s'ils tentent de s'y soustraire : le fouet jusqu'au sang, le marquage au fer rouge sur l'épaule d'une fleur de Lys, l'ablation des oreilles et des mollets et enfin la mise à mort.

De façon assez subtile cependant il laisse entrevoir comment cet "ordre blanc" impose sa tyrannie hiérarchique à tous -et non seulement aux esclaves- dans les doutes que son inhumanité fait naître en son propre sein (et qu'exprime devant le représentant du Roi le fils du planteur et maître Eugène Larcenet) se dévoilant alors plus amplement comme une prison mentale dont tous sont prisonniers. Entravé par un corset de métal, le visage de l'homme noir enfermé et enchainé dans sa cage, apparait alors comme le dernier maillon de cette chaine hiérarchique, métalangage de l'ordre divin qui les enferme tous.

Aussi la plus belle scène du film -et la plus symbolique- est-elle bien celle de l'esclave Massamba se libérant de ses entraves pour rejoindre sa fille Mati, s'étant enfuie peu avant pour échapper au droit de cuissage que s'apprêtait à lui infliger son maître. C'est la deuxième partie du film : une course poursuite trépidente et dangereuse dans la jungle de l'isle de France -aujourd'hui Ile Maurice- au terme de laquelle Massemba, poursuivi par la redoutable "Madame La Victoire" chasseuse d'esclaves, retrouve sur les rivages de l'île sa fille parmi d'autres esclaves ayant opté pour la fuite.

Dans cette échappée, qui est le coeur du film, jusqu'aux retrouvailles qui en est le terme le film ouvre alors une fenêtre inédite sur la vie de ces esclaves qui ont tenté de s'affranchir de leurs chaines. C'est la partie la plus émouvante du film, où ces hommes, femmes et enfants retrouvent à tâton leur identité par delà les frontières ethniques qui les distinguent (yoruba, mandingues, bambara, peuls...) mais à travers leur commune spiritualité animiste dont l'évocation transparait toute au long du film par l'enchassement de courtes scènes imaginaires trahissant la présence d'une mystérieuse divinité féminine.

S'ébauche là le contre-monde des afro-descendants ayant résisté ou simplement survécu à la traite négrière européenne comme une invitation implicite à s'affirmer plus avant pour redéfinir les contours de notre humanité future.
joris guitton
joris guitton

2 abonnés 45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2024
Je le trouve pas mal Pour un film français après dommage que certains personnages ne soient pas plus développé
erreur404
erreur404

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2024
Je suis stupéfait de voir des critiques parler de lenteur, d’un manque de crédibilité ou même d’ennui. Ces remarques passent complètement à côté de l’essence du film.

La maîtrise technique de ce film est largement suffisante pour nous immerger pleinement dans cet univers sombre et oppressant... un univers qui transcende le cadre historique pour nous questionner sur notre propre humanité, notre capacité à infliger ou à supporter de telles atrocités.

Dans un monde où les discours de haine et la montée de l’extrême droite envahissent de plus en plus l’espace public, ce film sonne comme un écho alarmant, une interpellation directe à notre rapport aux autres, à notre manière de concevoir la société.

Ni Chaînes Ni Maîtres nous invite à nous interroger, non seulement sur notre passé, mais sur notre présent et l’avenir que nous voulons pour nos sociétés.

Comment peut-on rester insensible à ce message ? Comment peut-on réduire cette œuvre à une prétendue lenteur scénaristique ?

Ce film est un choc visuel et émotionnel qui vous colle à la peau bien après le générique final.
Si vous ne ressentez rien, il est peut-être temps de vous questionner sur votre propre rapport au monde.
Mari Sib
Mari Sib

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2024
Un beau portrait, une histoire pleine de suspense, une subtilité dans la manière de raconter l’histoire des personnages. Chacun ayant une profondeur certaine. Je recommande !
Samuel Valensi
Samuel Valensi

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2024
Comment ça peut être un premier film ? Puissant, bouleversant, merveilleusement mené. Foncez voir ce bijou.
sylvie D.
sylvie D.

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 septembre 2024
Nul !
seules les 10 premières minutes sont à voir
90% des dialogues sont sous-titrés
Les scènes de nuit, on y voit rien
Pour résumé, Il ne se passe rien, les dialogues sont plats, on s'ennuie !
Brunovandaele53
Brunovandaele53

6 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2024
Rien à reprocher à ce film mais rien de surprenant dans la narration c'est dommage le propos est louable les acteurs sont bons mais on s'ennuie ferme
Olivier Barlet
Olivier Barlet

330 abonnés 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2024
(...) Le passage de la description au thriller, parfaitement maîtrisé et servi par la musique d’Amine Bouhafa, a pour objet de nous placer dans la peau des esclaves. L’insistance sur la meurtrissure des chairs participe de cet objectif. Les esclaves ne sont plus une masse impersonnelle mais des humains torturés et pourchassés s’ils tentent de s’échapper. C’est ainsi que dans sa tentative de retrouver Mati, Massamba gagne en humanité jusqu’à affirmer dramatiquement sa dignité. Il est celui en qui s’identifier, d’autant plus qu’il finit par épouser la résilience de sa fille. Il fait passer le récit d’une reconstitution historique à la représentation des enjeux du présent incarnés par le mouvement Black Lives Matter. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : http://africultures.com/ni-chaines-ni-maitres-de-simon-moutairou-16160/
Audrey L

829 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2024
Tu t'enfuis une fois, c'est le fer rouge. Deux fois, c'est la découpe des oreilles et jarrets. Trois fois, la mort. Une esclave des champs de coton tente le tout pour le tout, et se fait la Belle, direction une vallée utopique où l'on vivrait en liberté...mais voilà que le colon (Benoît Magimel) s'en aperçoit, et lance à sa poursuite le père de l'évadée (Ibrahima Mbaye Tchie, qui surclasse tous les grands noms français au casting), son propre fils (Félix Lefèbvre), une chasseuse de prime (Camille Cottin) et ses gamins. Ni chaînes ni maîtres est l'un des rares films français (comparé à la flopée de films historiques qui traitent volontiers de toutes les autres périodes où l'on ne passe pas pour les vilains) à prendre place dans le contexte des colonies françaises. On se laisse donc embarquer dans cette aventure à travers champs et forêts pour retrouver la fille qui veut gagner sa liberté (on espère vainement ne jamais l'apercevoir, et que les chasseurs rentrent bredouilles), on réprime un "oh !" quant à ce qui arrive à Félix Lefèbvre (on n'en dit pas plus : il faut que vous le viviez pleinement), on essaie de ne pas trouver Magimel en sous-régime et Cottin en lutte avec un personnage très mal écrit (elle part dans la forêt cinq minutes, "Dieu m'a parlé, il m'a dit que j'avais raison.", et tout le monde l'accepte... On a rigolé quelque fois, malgré le film), dont les gamins se bagarrent carrément n'importe comment (c'est aussi ridicule que fascinant : parmi les techniciens, personne ne s'est jamais bagarré ?), et on plisse les yeux pour y voir quelque chose dans la scène de l'orage. Cette scène est tellement sombre (ou bien c'était notre projo ?) que l'on entend des cris, des coups, on voit passer du gris foncé dans le noir de l'écran, et on essaie de reconnaître à la voix qui est mort. Le final n'est pas très fin non plus, car le titre vous spoile la phrase-clé et l'intention des personnages avant même qu'ils n'en aient l'idée, dommage (un autre titre, et la scène marchait du tonnerre). Il n'en reste pas moins que le rythme est excellent, que l'acteur principal Ibrahima Mbaye Tchie vole la vedette à tous les autres, que l'histoire est crue et nous donne à voir un pan de l'Histoire que l'on oublie un peu vite, que l'on a quelques scènes qui restent en tête (on s'est fait prendre par surprise quelques fois : le fils du colon...), et que la fin reste vraiment bien filmée ( spoiler: les deux héros qui se jettent ensemble dans le vide en se tenant la main
: c'est prévisible, mais tellement graphique, on valide). Ni chaînes ni maîtres n'a pas l'intention de faire une Révolution, mais s'émancipe bien des carcans du cinéma français vu et revu.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

93 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2024
Bonjour tout le monde,


Ici , nous recevons le témoignage, certes par le biais de la fiction , de ce que vécurent des humains en 1759 dans l' Isle de France c' est à dire l' île Maurice actuellement.

Savez-vous ce que signifie le mot " marronnage" à cette époque ? Ce mot désigne un esclave qui s ' échappe d ' une plantation ou d' un lieu dont le maître est un homme à la peau pâle !

Cette œuvre cinématographique nous conte la destinée de ces personnes humaines à la peau foncée et , plus particulièrement, celle de Mati et de son père Massamba ................

Dans un petit livre : " Discours de la servitude volontaire" le jeune Etienne de la Boétie écrivit : " Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libre ".Ainsi va l' odyssée de Mati et de son père en cette grande île entourée par l' océan Indien.


La musique et le rythme de ce film cheminent et illustrent la quête de ces esclaves qui veulent simplement vivre libres.

Nous assistons à témoignage inouï de cette quête qui deviendra universelle et nécessaire évidemment.

Film/ conscience, film / plaidoyer où nous entendons ,avec bonheur, les dialectes locaux sous - titrés dans la langue du Roi de France .......... La dimension devient épique lors de la très importante scène conclusive de cette œuvre cinématographique qui nous fait amplement réfléchir sur la condition humaine au début de l'avènement, en France , de la philosophie des Lumières Qu' en pensez - vous? Bien à vous. Gérard Michel
John-David
John-David

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2024
Ni chaînes ni maîtres est un film audacieux qui plonge dans l'histoire du marronnage, mettant en lumière la résistance des esclaves fugitifs à l'ordre colonial sur l'île Maurice au XVIIIe siècle. Simon Moutaïrou, inspiré par son héritage béninois et les récits d’esclavage, livre une œuvre à la fois puissante et poétique. La force du film réside dans sa représentation inédite des marrons, héros oubliés, et dans l'exploration de leur quête de liberté. Le contraste saisissant entre la beauté de l'île et la brutalité du système esclavagiste amplifie l'impact émotionnel. Le choix du "survival" donne un rythme haletant à cette fresque historique, qui questionne également les oppressions contemporaines, résonnant ainsi avec notre époque.
Imane8
Imane8

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2024
Le film est très touchant et assez bien rythmé, le jeu de Camille Cottin est bluffant je trouve qu’il faut absolument allez le voir
Cannes
Cannes

12 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2024
Que veut dire ce film, témoignage ésotérique ou dénonciation du colonialisme ?
Film ennuyeux, sans âme du début à la fin. Seule la mise en image le sauve mais dans la durée cela est trop répétitif.
tessa gheeraert
tessa gheeraert

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2024
Film utile, Magnifique et bien mené.
Certains critiquent le rythme, je l'ai trouvé adapté à la chasse, à la fuite, à la détermination des Marrons.
Quand on sait que la fortune de la France s'est faite sur la colonisation et l'esclavage, on ne peut que s'étonner du peu de représentation du sujet dans le cinéma français.
Merci Simon de rendre notre histoire visible.
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