Ni Chaînes Ni Maîtres
Note moyenne
3,4
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286 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 septembre 2024
Un début timoré, mais qui ouvre une première piste de réflexion intéressante sur l'ouverture d'esprit progressive, de génération en génération. Larcenet fils calque ses idées humanistes sur celles des Lumières, à l'opposé de l'idéologie bourgeoise dominante, fondée, entre autres, sur des rapports léonins entre personnes blanches et noires.

Retracer l'Histoire du point de vue des opprimés à tout du geste déconstructeur et salutaire que le cinéma peut donner. Or, Ni Chaînes Ni Maîtres consigne très peu le réel des conditions des esclaves. Au contraire, très vite, Moutaïrou dresse des portraits rabattus de colonialistes.

Le film prend une toute autre tournure après l spoiler: 'évasion de Massamba
. On perd de vue le récit historique, témoignage précieux d'une lutte pour les droits humains. Désormais, on assiste à un film de survie dans la jungle, piochant dans les codes du film de vengeance. Massamba est traqué par trois personnages sans consistance, dont les répliques sonnent faux.

Les choix esthétiques deviennent de plus en plus douteux quand Moutaïrou mâtine son film, en plus d'une chasse à l'homme adynamique, de spoiler: visions chimériques, dans lesquelles Massamba voit sa femme décédée
.

La fin convenue contient une épaisseur poétique inspirante, mais inefficace après 1 h 30 de film à attendre quelque chose : émotion, observation, contre-Histoire, action… Pourvu que Moutaïrou sache ce qu'il souhaite réaliser.
patrick le moulec
patrick le moulec

4 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
La réalité est brutale, les personnages très convaincants et on ne sort pas indemne même s'il y a qq longueur. La photo est excellente.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Les films sur l’esclavage sont légion dans le cinéma américain. Dans le cinéma français, je pense qu’on a assez d’une seule main pour les compter ! « Ni Chaines ni Maîtres » réalisé par Simon Moutaïrou est donc un film par essence intéressant et qui mérite qu’on s’y attarde. Sur à peine 1h40, soit une durée assez courte au regard du cinéma d’aujourd’hui, il met en scène la fuite et la quête de liberté d’un esclave dans l’Ile Maurice de 1759. L’esclavage français, sa cruauté, son absurdité, sa bonne conscience catholique chevillée au corps, y est montré dans toute sa première partie sans ménagement. Tout respire la cruauté, des paroles pleines de condescendance et de morgue aux châtiments corporels, montré sans ménagement par un réalisateur qui ne détourne pas facilement la caméra des plaies, du sang, de la souffrance. C’est évidemment douloureux à regarder et à entendre, c’est filmé sans concession, mieux vaut être prévenu. La deuxième partie, encore plus réussie, consiste en une course-poursuite dans la jungle mauricienne entre Massamba et Madame la Victoire. Cette deuxième partie nous offre, du suspens, des images de nature sauvage magnifiques, de l’action et des rebondissements. La troisième et dernière partie tire un peu en longueur, spoiler: au moment où Massamba retrouve enfin sa fille. Il est là question de chamanisme et d’animisme, qui sont des concepts surement plus compliqués à appréhender pour nous. Le film s’arrête brusquement, sur une image terrible et dans un silence de mort.
Alors que pendant toute la deuxième partie la musique aura ponctué la course folle de Massamba, la troisième partie est beaucoup plus silencieuse, murmurée spoiler: et même vers la toute fin, chantée
. A part cette petite baisse de rythme dans la dernière partie, il n’y a pas grand-chose à redire sur le travail de Simon Moutaïrou qui a fait un beau travail de reconstitution historique. Le casting est dominé par Ibrahima Mbaye Tchie et Camille Cottin. Le premier ne ménage pas sa peine dans le rôle hyper éprouvant de Massamba, la seconde nous offre une chasseuse de marrons opiniâtre et armée de sa foi catholique en bandoulière, qui lui sert essentiellement de caution morale. C’est rare de voir Camille Cottin dans un rôle aussi noir et la cruauté de son personnage contraste tellement avec son regard doux que cela est devient très troublant. Les autres rôles sont plus effacés, à commencer par Anna Thiandoum, spoiler: qui n’apparait qu’en début et fin de film
, et Benoit Magimel spoiler: qui disparait au bout de la première demi-heure.
Lui incarne un propriétaire d’esclave dans lequel un très tiède paternalisme cohabite avec une vraie cruauté, rejetant sur ses esclaves la responsabilité de la violence inouïe qu’il déploie : un grand classique de l’esclavagisme. Le scénario montre donc comment s’organisait la vie en Isle de France sous Louis XV, l’esclavage made in France, son fonctionnement, ses châtiments, ses « justification ». L’esprit des Lumières qui souffle en métropole n’est pas arrivé jusque dans l’Océan Indien spoiler: (à part un peu avec le rôle d’Honoré, ce qui ne lui portera pas chance)
. Tous les différents peuples d’Afrique Noir ont été emmenés pour travailler la canne à sucre. Massamba et Mati sont des Wolofs mais il y a aussi des Peuls, des Bantous, des Malgaches, tous loin de chez eux et sans espoir d’affranchissement. spoiler: Le seul affranchi que Massamba rencontre est repassé à la clandestinité, il suffisait pour les blancs de bruler le papier ! Ce personnage fugace, qui a combattu avec les armées du roi avant d’être renvoyé à sa condition d’esclave, pose question. Il faudrait creuser pour savoir si des africains ont réellement combattus pour Louis XV, et dans quel conflit.
Pour le reste, sur le fond je ne vois pas à redire sur le travail du scénario. spoiler: Peut-être que la petite touche de « surnaturel » à la toute fin n’était pas nécessaire, elle apporte un peu de confusion dans un film jusque là hyper réaliste. [/spoiler[spoiler]]La fin du film est terrible, on se doutait bien qu’un happy end était exclu, mais on n’imaginait pas la dernière scène aussi déchirante
. « Ni Chaines ni Maître » est indéniablement un film ambitieux, parfois difficile à regarder, mais qui a le mérite de jeter une lumière crue sur un fait historique bien peu glorieux de l’Ancien Régime. Si l’on met de côté ses petits bémols, ses petites longueurs, on a (enfin) l’occasion de regarder les yeux dans les yeux un aspect bien peu glorieux de la vraie Histoire de France.
Louis Dauchy
Louis Dauchy

41 abonnés 250 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2024
Un film français marquant et bouleversant qu'il faut voir dans cette année 2024.
Le casting est incroyable.
Didier Roland
Didier Roland

5 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 septembre 2024
Très mauvais film avec des acteurs plats. Ce film est du vu et revu, il n'apprend rien et se contente d'etre dans la veine des autres films du même genre.
Exagérément long, on s'ennuie au bout de 20 min de film et on se demande quand la fin arrivera pour enfin sortir (surtout quand on y est allé pour faire plaisir à sa compagne).

Je m'attendais en tout cas à mieux de celui qui a fait Boite noire qui était un bon film.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2024
Pour son premier film, Simon Moutaïrou tente de mêler aventure et devoir de mémoire pour dénoncer l’esclavage et sa déshumanisation. Hélas le recours aux codes du survival et sa volonté de charger son récit de mysticisme et de religiosité simpliste habillés d’une esthétique fantastique, limitent la portée des personnages, (notamment ceux de Camille Cottin et Benoît Magimel) et affaiblissent son propos dans un mélange des genres assez confus.
Dommage car l’interprétation toute en nuance de Ibrahima Mbaye Tchie, pour exprimer d’abord sa résignation, puis sa prise de conscience, sa colère, et sa détermination à retrouver sa fille promettait une introspection plus aboutie de ce sujet glaçant.
Dark Shingen
Dark Shingen

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 septembre 2024
Bonjour,

J'ai vu le film hier avec mon épouse.

Ce film est une immense déception.

Le scénario est totalement vide, les personnages n'ont aucune épaisseur, l'histoire est totalement linéaire, on surfe sur les évènements comme s'il s'agissait de justifier de la pellicule. C'est insupportable, on s'appuie sur un passé historique, un vrai malheur. qui méritait beaucoup plus d'attention.

Tout est brouillon dans ce film et précipité, les scènes s'enfilent pour provoquer gratuitement des émotions.

Bref...
Cecile BF
Cecile BF

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
C'est très audacieux d'avoir choisi ce sujet pour une première réalisation.
Nous sommes habitués aux films américains traitant de l'esclavage et narrant l'histoire des Etats-Unis mais s'il en existe des français, ils sont bien moins nombreux et mis en valeur.

Ainsi, "Ni chaînes, ni maîtres" nous plonge non seulement dans l'Histoire de France mais aussi et surtout dans le point de vue de ces hommes et femmes, leurs croyances, leurs émotions, la lutte qui était la leur pour simplement vivre.

Cette double traque, de Massamba pour sauver sa fille et des chasseurs d'esclaves pour la ramener est à voir.
Chacun avec ses doutes, ses craintes, ses croyances, susceptibles d'évoluer.

Si aujourd'hui l'esclavage est aboli, il n'est pas vain de continuer à faire réfléchir et à voir évoluer les mentalités.

Je déplore le peu de visibilité qui est donnée au film par les grands complexes cinématographiques qui portent haut de grosses daubes et réservent à "ni chaînes ni maîtres" que de toutes petites salles...
chefbrody1
chefbrody1

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Un très grand film sur un sujet jamais traité de l'histoire de France. Le scénario, la mise en scène, les acteurs, la musique, les décors... Tout concourt à faire de cet œuvre un bijou qui fera date. À voir pour enfin se prendre en pleine face la réalité de l'esclavage français mais aussi l'émotion d'un père et sa fille face à l'horreur, à la terreur. Je me répète : grand film à voir au cinéma !
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 septembre 2024
1759, sur l'Isle de France (ancien nom de L'Ile Maurice), nous allons suivre un père et sa fille tentant de fuir leur condition d'esclave.
Une chasseuse de marrons (nom donné aux esclaves qui s'évadent de la propriété de leur maître) est mobilisée pour les traquer et les ramener...
Globalement, je n'ai pas vraiment apprécié ce énième film sur ce sujet pourtant terrible qu'est l'esclavagisme, trop de choses ne fonctionnent pas d'après moi ici.
En vrac, ce qui cloche dans ce long-métrage : l'empathie pour les deux personnages principaux est mal construite au départ et ne permet pas de faire ressentir au spectateur beaucoup d'émotions quant à leur destin, Camille Cottin (que j'aime pourtant bien en général) n'est pas très crédible en "Madame La Victoire" traqueuse de nègres, des longueurs évitables, un scénario qui se résume assez vite en une sorte de chasse à l'homme en forêt poisseuse et pénible, et une dérive chamanique totalement incongrue et inappropriée.
Bref, quel ennui !!!
Un drame historique sur un thème délicat, puissant et inhumain passant à côté de son sujet et de l'émoi qu'il aurait dû susciter !
Site CINEMADOURG.free.fr
Maria
Maria

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 septembre 2024
Déçue
Trop de longueurs
Une trop longue distance avec l histoire
C est dommage car le sujet ren valait la peine !
Léa Musique
Léa Musique

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 septembre 2024
Au début, l'histoire n'est pas mal , Benoît Magimel au premier plan, nous avons un bon visuel sur le travail des esclaves. Ensuite la fille de l'un d'entre eux disparaît, malheureusement trop de vide dans ce passage , les esclaves parlent entre eux dans une grotte, il ne se passe rien dans le film.
Une incohérence au niveau du berceau retrouvé dans l'eau, où est passé le bébé ?
Le rôle donné à Camille est trop différent de ce que le public connait, l'humour... On s'en éloigne trop et on perd le spectateur .
ODYSSEAS
ODYSSEAS

16 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2024
Ce que le film ne dit pas ; spoiler: le sacrifice collectif est la conséquence d'une méprise, les esclaves avaient pris pour des chasseurs d'esclaves ceux qui venaient leur annoncer l'abolition de l'esclavage
ce fait aurait rendu plus dramatique encore la conclusion.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
Magnifique œuvre, intelligente, importante, passionnante, aux acteurs.trice.s parfait.es et à la mise en scène sublime.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2024
Un récit dramatique et violent, vu le sujet. Il ne peut que prendre aux tripes, interroger, donner envie d’expier. «Rien ne justifie de faire subir cela à un humain sur cette terre » (c’est dans la bande-annonce). Cela c’est l’esclavage et le « code » qui sanctionne toute évasion lorsque le fugitif est repris (sur une ile, l’Ile Maurice de nos jours au large de Madagascar, la fuite est par nature assez vaine). Des esclaves donc, dont eux-mêmes ont dans la tête d’avoir été créés le 5ème jour de la Création en même temps que les animaux et donc présents sur terre pour servir leurs maitres blancs, créés quant à eux le 6ème jour. Et puisque à la question de savoir si les noirs ont une âme il a été répondu par la négative par les autorités religieuses de l’époque (il y a moins de 300 ans, une paille à l’échelle de l’humanité), c’est tenu pour vérité divine. Que de crimes fait-on porter la Religion ! Voilà donc pour le fond. Pour le reste, sur le plan cinématographique, le fil conducteur se résumera surtout à une fuite avec les chasseurs d’esclaves lancés à la poursuite. La caméra filme de très près dans une pénombre permanente. Ça ne fait que donner une image floue. Lassant et fatigant à la longue. Dans cette longue scène de fuite et de poursuite il y aura peu de rebonds mais il y en aura quand même structurant le récit et le propos. Pour finir par un acte d’héroïsme qui rejoint et illustre le titre.
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