5165 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
193 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
68 critiques
3
43 critiques
2
26 critiques
1
13 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 juin 2018
Quand on a lu le roman qui est d' une puissance extraordinaire, on ne peut que trouver ce film plat et sans intérêt. Comme dans la plupart des films de Berri la direction d' acteurs est trop théatrale. Miou Miou est insupportable en Maheude éplorée et Depardieu n' a jamais autant surjoué un rôle...A la limite Renaud est le plus convaincant. On ne ressent aucune émotion, on n'est jamais captivé, on n' y croit pas. De nombreuses scénes du roman ont été tronquées, éludées voir carrément réécrites. Il n' y a que la photo et la musique pour sauver cet hommage raté à la condition ouvrière.
Confronté à un grand classique de la littérature, chargé qui plus est d'une symbolique sociale forte, Claude Berri joue le jeu du grand spectacle, avec une reconstitution historique soignée et de qualité, il nous offre par la même occasion l'adaptation la plus fidèle au chef d'oeuvre d'Emile Zola. La distribution est prestigieuse. Un grand film.
En tant que grand fan d'Emile Zola, et de ses œuvres, je me réjouissais de regarder le film "Germinal" de Claude Berri. Et je n'ai pas aimé... Les tableaux du livre sont particulièrement réussi, la misère et le pathétisme des mineurs et son opposé du côté des bourgeois également. Berri a réussi a respecté cela, avec des décors, une figuration et des tableaux réussi. Rien à dire. Mais le gros problème, qui gâche le film est ailleurs: Le film dure "que" 150 minutes, alors que livre fait plus de 650 pages. Malgré sa longueur, le film charcute le roman. Le scénario n'a qu'un seul objectif: raconter TOUTE l'histoire, quitte a enchaîner les scènes sans s'attarder sur les personnages, les décors et le propos. Ce qui est vraiment dommage, car on ne s'attache pas aux personnages, et leurs malheurs nous passe par-dessus. Certains persos (notamment Rasseneur et Souvarine) deviennent limite vulgaire tellement que leur personnages aux ambitions socialistes débitent leur discours, sans subtilité. On peut quand même signaler le bon jeu des acteurs, mais Renaud reste peu convaincant. Cela fait également étrange de le voir à 40 ans jouer un mec de 20 piges.
En résumé le film Germinal est comme si ont avait pris "Le Tableau de la Méduse" de Géricault et juste garder les personnages et le radeau. On comprend ce qu'il se passe, mais il manque le contexte qui rend tout ça cohérent.
Berri a été très ambitieux, à défaut d'être génial. Le tableau final est noir, et on dit noir, c'est noir foncé, noir très sombre. Bref, le souflle épique de Zola souffle fort, avec des images violentes qui font penser à la nouvelle "mangez-le, si vous voulez" de Jean Teulé. Une brochette d'acteurs impressionante s'investit pleinement dans ce monument, on peut vraiment dire qu'ils montent "au charbon". La photographie magnifie des lieux sans interêt, l'armée veille au grain, faire la grève à l'époque c'est marche ou crève. Une belle reconstitution d'une période riche d'affrontements et d'émergence des acquis qui ont fondé notre culture post-industrielle. On ne peut s'empêcher de comparer à l'immense fresque 1900 de Bertolucci. Une réussite dans le genre. TV2 - mars 2018
Adaptation du chef d’œuvre de Zola par Claude Berry. Une fresque grand spectacle et bouleversante, qui retrace une page de l’histoire ouvrière, avec un gros casting dont le novice Renaud.
Une excellente adaptation fidèle et prenante à découvrir absolument avec une superbe photographie, une distribution prestigieuse et un très bon scénario.
Germinal est un classique d'Emile Zola que j'ai dévoré. J'avais hâte de découvrir ce film, que j'étais persuadée d'avoir vu enfant... Après le visionnage j'en suis moins sûre. J'avais quelques attentes vis-à-vis de ce film, étant fan de l'oeuvre de Zola, et je n'ai pas été déçue ! Le plus surprenant a été le casting, premier fois que je découvre Renaud dans un long métrage et je l'ai tout bonnement adoré ! Une justesse impressionnante. Gérard Depardieu est toujours aussi excellent dans ce genre de film, j'ai adoré retrouvé Miou-Miou, Jean Carmet ou encore Laurent Terzieff. Tous m'ont bluffé ! La réalisation est également superbe de par sa photographie, ses décors, ses costumes,... Bref, le film m'a beaucoup plut, j'ai hâte de découvrir la première adaptation.
Rien à dire sur les acteurs que je trouve formidable !! Concernant le contenu, l'histoire est intéressante mais beaucoup trop longue !! Il y a un manque de rythme c'est dommage car certaines scènes sont fortes touchantes
Cette a adaptation du roman de Zola est, je trouve, très molle, j'ai l'impression que les acteurs ne mettent aucune émotion et ne font réciter leur texte. OÙ est donc passé la souffrance, la haine, la rage, le désespoir et la violence quotidienne de la vie des mineurs du XIXe? Il y a une catastrophe minière et on dirait que tout le monde s'en fout. Il manque aussi le coté psychologique des personnage, rien n'est justifié Lantier débarque et le lendemain, enrôle des gens dans une gréve ? De même que le triangle amoureux qui ne prends pas dans ce films. Ce qui arrive à Cécile n'est tout simplement pas justifié par scénario! o_0 Une voix off aurai fait des miracle.
Choix scolaire imposé, le roman d’Emile Zola n’avait guère excité l’ado que j’étais en 1982. Il n’empêche que son « Germinal » m’a bien plus marqué que je ne le pensais à l’époque. J’en veux pour preuve que lorsque Claude Berri sorti son film 11 ans plus tard, je me suis rendu compte que je n’avais quasiment rien oublié du récit. Revu dernièrement, ces souvenirs sont encore étonnamment présents et démontre l’indéniable qualité de son adaptation, portée par de grands acteurs aux jeux inégaux. Cette révolte sociale dans le monde des mineurs du Nord de la France du XIXème siècle est fort bien reconstituée mais certains choix sont plus discutables comme notamment l’inutilité de quelques sous-intrigues, à l’image des scènes d’infidelité d’Anny Duperey ou encore celui de Renaud, bien qu’intéressant au demeurant, mais pas nécessairement convainquant en fin de compte.
Un peu le genre de film visionné dans toute les salles de classe pour sensibiliser l'adolescence aux lutte sociales, je craignais que Germinal de Claude Berri fasse exactement le boulot des professeurs, envoyer un maximum de violons pour grossièrement représenter le conflit des mineurs dans un manichéisme frisant le vulgaire. Je fut agréablement surpris car Emile Zola ne prenait visiblement le parti de personne dans son roman. Si on peut lui reprocher un certains manque de naturel dans ses dialogues, Germinal tacle aussi bien les riches ne comprenant pas les besoins des travailleurs mais tout de même capables d'humanité, que les ouvriers certes écrasés par l'injustice mais laissant trop souvent leurs pulsions négatives dicter leurs actes. Tout le travail d'atmosphère visant à rendre la mine oppressante remplit exactement l'objectif de faire comprendre l'environnement précaire et désespérée des mineurs (magnifique décors et photographie), la grève devient inévitable et compréhensible tandis que la raison se perd peu à peu lorsque le moindre personnage laisse parler sa haine cachée derrière la cause. Les deux camps sont valorisés et sont mis sur un pied d'égalité à travers une narration mettant l'accent sur le parallèle entre les classes, les seuls à être réellement soudés sont les bourgeois alors que les ouvriers ne cessent d'alimenter leur discorde au point de craindre une possible trahison de leurs camarades. Le dernier dialogue du film expliquera tout le sens de ce combat de son commencement à son dénouement en regardant tout le chemin parcouru qui n'aura ramené au'au point de départ, ce n'est ni la faute de l'un ni de l'autre, tout le monde est fautif pour ne pas avoir su faire preuve de réflexion lorsqu'il était possible de ne pas dépasser le point de non-retour. Germinal ne remet pas en cause l'injustice social, il met simplement en garde de ce qu'elle peut engendrer de pire, un regard très pertinent. Je ne remettrai pas en cause sa légitimité d'enseignement.
Monument de la littérateur, le roman d'E. Zola trouvait avec C. Berri un ambassadeur de choix, le producteur français reconstituant avec faste cette époque. C'est simple, dès les premières images signées Y. Angélo (César de la photo cette année là, une récompense méritée tout comme celle pour les costumes), on y est, ça suite le charbon. Les acteurs sont toutefois un peu raides, Renau y compris, pas toujours à l'aise dans ce rôle complexe et avec lequel il est mal à l'aise. Je trouve que l'intrigue met du temps à se lancer et qu'une fois que c'est le cas, on est embourbé dans les histoires de famille, trop redondantes et trop peu palpitantes. Il y a toutefois un vrai souffle de cinéma qui traverse parfois le film, des séquences de haute volée mais ça dure presque 3 heures et ça ne raconte rien de bien passionnant, avec trop de longueurs et de redites. spoiler: Et que dire de cette fin, complètement macabre et forçant trop sur le larmoyant . Belle musique cependant un plan final majestueux, magique, parfaitement soutenu par le texte vibrant de Zola. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
A la fin du 19ème siècle, dans une mine du Nord de la France, des ouvriers survivent à peine, dans des conditions de travail épouvantables et avec un salaire de misère. La révolte va peu à peu gronder... On peut dire tout ce que l'on veut, "Germinal" a le mérite d'être un film français ambitieux. Son budget était d'ailleurs considéré comme pharaonique en 1993, par rapport aux autre productions hexagonales. Mais au delà de l'argent, il y a ici du talent. On souligne en premier lieu la grande qualité des costumes et décors, qui, couplés avec une très bonne recherche documentaire, livrent un portrait détaillé et poignant de la condition de mineurs de l'époque. Par ailleurs, malgré une ou deux caricatures et une touche de misérabilisme, la relation entre les ouvriers et les patrons/bourgeois est montrée de manière intéressante, le fond étant toujours d'actualité (travailleurs opprimés contre patrons pris à la gorge face aux charges). S'il on regrette une jeu d'acteur inégal, du juste (tel Jean Carmet, dans l'un de ses derniers rôles) au théâtral, et quelques lenteurs, les personnages sont bien dessinés, et le scénario intriguant sur les débuts du syndicalisme. Enfin, on appréciera surtout la belle mise en scène de Claude Berri, qui fait usage d'une jolie photographie crépusculaire, qui fait bien ressortir la crasse et l'émotion des protagoniste. "Germinal" est donc un beau film, à voir.
La littérature de Zola est marquée par son réalisme social. On retrouve cette volonté dans ce film de Claude Berri qui dépeint les conditions de travail dans les mines de charbon. C’est cru, dur et révoltant.