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Un visiteur
3,0
Publiée le 27 juillet 2016
J'ai voulu revoir ce film, parce que je l'avais trouvé très réussi, mais je l'ai visionné juste après avoir relu le livre de Zola, ce qui était une mauvaise idée. Car il faut bien avouer que la comparaison n'est guère à l'avantage du film. Malgré sa longueur, il y a de multiples ellipses, le livre est bien plus sombre, plus désespérant et plus puissant. La misère noire des mineurs lors de la grève est mal retranscrite, ils semblent toujours avoir de quoi manger et ne semblent pas souffrir du froid comme dans le livre. Certains personnages sont dénaturés, comme Zacharie et surtout Jeanlin, qui est un personnage fort du chef d'œuvre de Zola. D'autres ont carrément été supprimés, comme Bébert, Lydie, la Brûlé, ou la Pierronne, l'Abbé Ranvier, et c'est dommage, même si l'on peut comprendre que le réalisateur avait peur de trop s'éparpiller entre de multiples personnages. Il n'en reste pas moins dommage que même la fusillade et la partie finale, celle de l'attentat, du sauvetage et de l'engloutissement du Voreux, semblent pauvres dans le film, et n'ont rien du souffle épique et romanesque du livre. Il reste quelques personnages réussis, Catherine, Chaval, et dans une moindre mesure, Maheu et Bonnemort. Les décors sont très bien, on ne s'ennuie pas, donc, je dirais malgré tout que cela reste un bon film, mais à ne surtout pas faire précéder de la lecture du livre
J'avais peur avant de voir ce film, parce que les films français adaptés de romans c'est souvent catastrophique. Mais ce qui m'a poussé à le regarder, c'est le casting. Et je n'est pas été déçu. En tant que fan absolu de Renaud, je suis super content de le voir dans ce film, son rôle lui va parfaitement, c'est exactement la personne qu'il fallait pour jouer ce rôle. Depardieu à ses cotés est aussi excellent, mais surtout tous les acteurs secondaires dont on ne connait pas les noms, qui ont fait un super boulot. Juste une petit bémol c'est que le personnage de Lantier est censé être le héros de l'oeuvre, mais dans ce film il n'aligne une phrase que toutes les 5 minutes, dommage.
Adaptation du classique d’Émile Zola, Germinal est une belle description du milieu des mineurs de la fin du XIXème siècle. Comme pour Jean de Florette, cette œuvre est de haute qualité à tous les niveaux, comme le prouvent ses deux récompenses (meilleure photographie et meilleurs costumes) et ses multiples nominations (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur montage, meilleure musique, meilleurs décors, meilleur son, meilleure actrice pour Miou-Miou, meilleur acteur dans un second rôle pour Jean-Roger Milo et meilleure actrice dans un second rôle pour Judith Henry) aux Césars 1994. Outre les acteurs salués par cette cérémonie, il ne faut pas oublier les performances des autres comédiens parmi lesquels on retrouve Gérard Depardieu, Jean Carmet, Anny Duperey et bien évidemment Renaud (dont le comportement sur le tournage rappela celui de son personnage puisqu'il poussa les figurants à se révolter contre la production). Mais, comme pour Jean de Florette, ces qualités représentent également les limites du film puisque l'attention apportée à la reconstitution empêche parfois le film de dégager une réelle émotion. Ce petit défaut vient peut-être également du fait que Claude Berri a beaucoup coupé son film au montage puisque, d'après les propos de Renaud à sa sortie, Germinal faisait à l'origine 3h38. Malgré cet aspect, Germinal reste une belle reconstitution qui permet de rappeler la vie des mineurs à cette époque et de découvrir le roman d’Émile Zola.
J'ai beaucoup aimé, Claude Berri a fait un très beau boulot à la réalisation pour adapter Zola. Un joli casting aussi avec une bonne surprise : la performance de Renaud à qui le rôle d’Émile Lantier semble aller parfaitement. Au niveau des décors rien à redire vu que ça a été tourné directement dans d'anciennes mines. L'histoire passe toute seule et le tout donne un film que j'ai vraiment apprécié. Bravo.
Le monde se divise en deux catégories : ceux qui triment, et ceux qui dirigent. Ca dure depuis longtemps, pour ne pas dire depuis toujours, et Emile Zola l’a parfaitement compris. Le pire est que ça continue aujourd’hui, d’ailleurs j’ai retenu une bien amère constatation qui est dite dans le film : "Un monde nouveau va naître, mais les inégalités ne disparaîtront pas pour autant : il y aura toujours des gens plus intelligents que d’autres et qui s’engraisseront sur le dos des faibles". Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte que ce n’est pas faux. Sauf qu’à l’époque où se situe "Germinal", il n’y avait pas tout le confort que nous avons aujourd’hui : pas de salle de bains, pas même d’eau courante, pas d’électricité, nous revoyons les lessiveuses, et j’en passe car la liste serait trop longue. "Germinal" nous permet de mesurer à quel point le fossé qui sépare les classes sociales est grand. D’un côté nous avons une société vivant dans le luxe et l’abondance voire l’opulence, de l’autre une société exploitée où la misère règne, véritable (je cite) "bagne de la faim et de la misère", amenant des arrangements par le biais entre autres du sexe jusqu'à la pédophilie. Ce contraste entre les deux mondes est bien mis en images à plusieurs reprises, notamment lors du passage sans transition entre le moment où on voit les mineurs coincés dans leurs galeries et le moment où un carrosse amène les nantis concédant enfin à apporter un peu d’humanité à cette femme qui paye un lourd tribut. Cette femme est Miou-Miou, interprétant une mère de sept enfants et qui fait ce qu’elle peut pour joindre les deux bouts. Mais l’actrice trouve trop vite ses limites, ayant un jeu par moments trop théâtral. Pire, elle ne sait même pas pleurer la perte des siens ; on sent que c’est forcé, et fait même penser au cri d’une poule lorsqu’elle perd son mari. Son mari est Gérard Depardieu, égal à lui-même, parfait dans ce personnage tranquille qui se laisse entraîner dans ce qu’on pourrait considérer comme le début du syndicalisme. Cette notion est amenée par Renaud, et ce rôle lui va bien car on sait à quel point cet artiste est engagé dans certaines de ses chansons. Renaud a indéniablement des qualités en art dramatique, mais il parait un peu trop timoré malgré son regard bleu acier. Ma mention spéciale va à Jean-Roger Milo, absolument superbe dans la peau de Chaval, ce personnage cabossé au comportement limite asocial, tiraillé par l’amour, la raison et le besoin de vivre. Nous avons droit à un casting prestigieux, en phase avec un roman tout aussi prestigieux. L’adaptation n’était pas chose aisée, mais il faut reconnaître qu’on ne peut être qu’excédé par le gouffre qui sépare le monde des travailleurs de celui du patronat. C’est en partie grâce aux décors, rendant compte à merveille de la difficulté quant aux conditions de travail, avec cette promiscuité, cette obscurité que seules les lampes, véritables (je cite) "soleil du mineur", parviennent tant bien que mal à combattre. Aussi je donne une autre mention spéciale aux chefs décorateurs, au même titre que les maquilleuses qui nous permettent de mesurer la pénibilité du travail au sein de la mine par le biais de cette crasse qui colle à la peau, ne laissant visible dans la pénombre que la blancheur des yeux et le rose des lèvres, trahissant l’importance de cette poussière invisible provoquée par l’extraction du charbon. Autant dire que la caméra de Claude Berri permet une bien jolie photographie. "Germinal" n’est pourtant pas sans défaut : ce film se perd parfois dans des sous-intrigues inutiles (la plus flagrante étant les frasques d’Anny Duperey), provoquant des longueurs fastidieuses. Pour que "Germinal" soit une merveille cinématographique, il manque quelque chose d’indéfinissable, peut-être de la spontanéité, et un meilleur rendu du climat de la grève, en résumé de l’intensité. Il n’empêche que "Germinal" reste un film à voir pour son caractère historique (balbutiement du régime spécial des mines avec cette création de la caisse de prévoyance/compensation, débuts du syndicalisme) et l’hommage rendu aux travailleurs dans les bassins miniers. En somme, pas exceptionnel, mais néanmoins incontournable.
Enfin, je l ai vu ce grand film français! Aucun regret, le film se regarde encore facilement même après toutes ces années. J ai même retrouvé le grand Gégé que j appréciais bien plus qu aujourd hui! Un film qui installe son ambiance froide et dure en présentant les conditions de vie déplorable de ces mineurs courageux mais exploités par des bourgeois plus inquiets a propos de leur prochaine soirée que du sort de leurs ouvriers . On échappe malheureusement pas à quelques facilités scénaristiques et quelques clichés mais ca ne m a empêché de rester dans le film et de m attacher a cette famille qu on sent à l agonie. L arrivée de Renaud va tout bousculer par ses idées révolutionnaires pour le meilleur et pour le pire parce que le mouvement qu il organise aura forcément des conséquences dramatiques pour bcp de mineurs vu leur état. Un film poignant magnifiquement interprété par tous les comédiens et particulièrement de Renaud qui m aura carrément bluffé , quelle performance! Un film qu'il est important de voir pour se rappeler d ou l on vient.
Une très belle reconstitution de l'univers du mineur du Nord à la fin du 19éme siècle. Bien interprété, bien scénarisé... on aime d'autant plus si l'on a grandit autour d'anciennes mines et de grands terrils. A voir, sans attendre pour comprendre la lutte salariale et l'évolution des conditions de travail.
Le film retranscrit bien l'ambiance du roman Germinal, certains acteurs sur-jouent (je pense notamment à Chaval) mais dans l'ensemble c'est bien, j'ai passé un agréable moment.
Cette adaptation par Claude Berri du chef d'oeuvre d'Emile Zola est d'abord une magnifique reconstitution des conditions de vie des mineurs sous le Second Empire : le travail affreusement pénible à la fosse, pour un salaire dérisoire, et la vie quotidienne dans les corons, triste et monotone. Berri montre aussi les inégalités sociales gigantesques, par le biais de séquences dans la grande demeure du patron. "Germinal" (1993) s'appuie sur un casting prestigieux et audacieux, puisque le 1er rôle est tenu par le chanteur Renaud, impeccable, qui donne la réplique à Gérard Depardieu (bonasse), Judith Henry (troublante), Miou-Miou (à son aise), Jean Carmet (touchant), Jean-Roger Milo (fascinante brute épaisse cabossée) et Laurent Terzieff (délicieusement fourbe). Cette fresque de près de 3 heures est une oeuvre nécessaire, utile pour un certain devoir de mémoire, et on observe un parallèle avec son "équivalent" américain "There will be blood" de PT Anderson. En revanche, Berri ne réussit pas un réel chef d'oeuvre, car il s'égare parfois dans des sous-intrigues inutiles (le personnage d'Anny Duperey), et parce que le climax de la grève est assez mal rendu à mon sens. Le long-métrage est aussi "victime" du roman originel, qui pêchait déjà dans ce registre, avec une fin assez frustrante. Reste une réalisation efficace et une interprétation de grand talent, pour un film hautement recommandable.
Mi figue mi raisin pour ce film. En règle générale et seulement par moment les acteurs jouent mal. Çà sonne faux et c'est dommage car ce sujet méritais d'être traité avec un peu plus de respect. Mais bon peu on faire jouer les pauvres à des millionnaires ?. La plupart du temps ce sont des riches qui prennent des leçons de comédies pour apprendre à jouer les pauvres. Mais bon le fond çà va, on ressens bien la misère de l'époque.
En adaptant le roman d'Émile Zola, Berri réalise un drame puissant à l'ambiance ainsi qu'à la reconstitution parfaite! Un très grand film, porté par de très grands acteurs.
Difficile dans le cas de Germinal de ne pas faire la parallèle avec un des livres qui m a le plus marqué. Si la reconstitution de la mine et des corons ainsi que de la bourgeoisie de cette époque est vraiment remarquable, il manque à mon goût le flamboyant esprit révolutionnaire du chef d œuvre de Zola. Le choix des acteurs est très bon Depardieu est au sommet de son art, Renaud est particulièrement bon même s il est plus vieux que le Lantier du livre, quand à Miou Miou c est de mon avis un de ses meilleur rôle jouant parfaitement entre l abattement et la colère aveuglante. Les seconds rôles sont eux aussi très bons. Germinal est donc un bon film mais qui souffre de la comparaison avec le colossal matériau de base.
Je ne connaissais pas vraiment le livre de Zola avant de voir ce film. Sauf quelques brides. Force est de constater que ce film est une bonne fresque de la France du 19e siècle. Tout comme la plupart des adaptations, il n'échappe pas à certaines libertés par rapport au livre. De plus, il n'échappe pas non plus aux films Français où les acteurs semblent surjouer à l'image d'un Depardieu, bien plus sobre dans Mesrine au contraire d'un Renaud qui joue tout en finesse. Un film à voir.
Confronté à un grand classique de la littérature chargé qui plus est d'une symbolique sociale forte, Claude Berri joue le jeu du grand spectacle, offrant ainsi l'adaptation la plus fidèle au chef d’œuvre d'Emile Zola. La distribution est prestigieuse. Très bon film.
Germinal est l'adaptation par Claude Berri du célèbre livre éponyme d'Emile Zola. Difficile de publier une critique alors que je n'ai pas lu le livre. Je ne peux donc pas juger de la fidélité du film au récit. Globalement, j'ai trouvé le film assez long et parfois un peu ennuyeux. La reconstitution des mines du nord de le France est réussie, le soin attaché aux détails et aux décors retranscrit le genre naturaliste de l'écrivain. Le casting n'était pas une mince affaire avec les nombreux personnages. Renaud qui tient là son premier grand rôle s'en sort bien mais sans les honneurs. Ce sont plutôt certains seconds rôles très bien interprétés qui m'ont agréablement surpris. Germinal est une belle reconstitution du travail des mineurs à voir une fois.