Sûrement un exploit aux yeux des experts en film d animation ! L histoire est touchante et d actualité: s y côtoie les risques écologiques … et l acceptation des réfugiés climatiques même s ils sont plutôt rejetés a priori ! On se laisse prendre par les images et cette communication non verbale
Pourquoi je met moyen ? parce que le scénario est quasi vide. Pas de début, pas vraiment de fin. des critiques excessivement superfétatoire. Les paysages, les décors, super rendu, très bien. Par contre les animaux sont très mal fait, on n'est pas loin d'un mauvais jeu Atari des années 80. Si les expressions, le comportement est bien rendu, par contre, ces personnes n'ont jamais été au contact d'un chat. Un chat a beaucoup plus de nuance, et une grande palette dans les réactions et les nuances de réaction. Idem pour le pov miaulement de base... lamentable. Le chat a tout un registre de miaulement, bien plus sophistiqué que cela. Surtout un chat, qui a été au contact des humains qui a un registre encore plus developpé qu'un chat sauvage. On pourrait parler aussi du choix des animaux qui accompagnent le chat. Pourquoi un tel rongeur, aussi peu courant, et c'est idem pour le serpentaire, un oiseau peu fréquent. On a une sorte de baleine pré-historique, pourquoi une telle différence avec ce que l'on connait bien comme animal ?? Selon moi, un oiseau de type perruche/perroquet, ou corbeau. Un cochon dinde ou un hérisson ? On passe sur l'incohérence, des animaux qui savent manier l'aviron d'une barque, pour la diriger. A un moment, cela se transforme un fantaisie ? on ne comprend pas vraiment la disparition de l'oiseau. C'est long 1h30 de film. Le film d'animation de l'année ?? euh, je n'ose imaginer, ce que les autres sont, pour qu'il obtienne le titre et ces récompenses.
Techniquement, c’est novateur et très bien réalisé. J’apprécie que des films d’animation plus originaux apparaissent car ça permet aussi de diversifier la culture cinématographique des plus jeunes. Maintenant le reste est immensément vide. Il n’y a pas d’histoire, peu de rebondissement, peu d’enjeux. Et les 1h20 se sont transformée en calvaire pour moi tant ça en était interminable. Techniquement oui, dans le reste un immense non. Certainement l’un des films les plus surcotes de l’année dernière (surtout face à des pépites d’animation sorties la même année). Passez votre chemin ou faites une bonne sieste devant.
Un bon film d'animation qui tient bien sa promesse, reste seulement qu'à un moment les miaulements répétés de notre héros à 4 pattes deviennent un peu lancinants, sans compter qque invraisemblable au niveau du comportement des animaux. Bref c'est de la bonne fiction animée, qui je pense aurait été encore meilleure avec un peu moins d'humanisation animale, car un animal n'a pas la raison d'un humain. C'est beau, oui! mais pas totalement authentique....
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3,0
Publiée le 6 avril 2025
Comme un air de fin du monde lorsqu'une montée d'eau emporte tout sur son passage, le peu qu'il semble rester du moins, et oblige les animaux à chercher refuge où ils le peuvent. Un petit chat apeuré embarque dans un voyage qui va mettre en évidence la beauté et la cruauté de la nature. Une nature très bien faite pour faciliter un récit toujours fluide qui avance naturellement. Il y a toujours une "aide" pour débloquer une situation qui ne le reste jamais très longtemps. Un voyage à travers les adversités sur une version miniature de l'arche de Noé avec donc un chat intelligent, un labrador joueur, un rongeur dormeur, un lémurien voleur ou collectionneur et un messager sagittaire protecteur. C'est très joliment réalisé, mais la beauté des images ne fait pas toujours le poids face à un récit qui perd peu à peu de sa fraîcheur. Au bout d'un moment, leur survie est trop organisée. Il ne leur manque alors que la parole pour que ça ressemble à tous les autres films d'animation. Bref, c'est mignon et pas mal, mais je m'attendais à quelque chose de plus riche en émotions.
Modeste production franco-belgo-lettone (!), "Flow" aurait pu sortir de manière anecdotique. C'est sans compter son accueil critique dithyrambique et multiples récompenses qui ont fait parler de lui. Lui permettant d'atteindre pratiquement les 700 000 spectateurs en France, pas mal pour un film d'animation indépendant. Et il faut dire qu'il le méritait, ce petit chat ! Nous sommes dans une contrée et un époque non-définie. Simplement le monde apparait peuplé uniquement d'animaux, il ne reste que des traces de la civilisation humaine. Un jour, les eaux montent inexorablement. Paniqué, un chat va devoir survivre, avec quelques compagnons d'infortune. Au départ, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film. En raison des étranges couleurs pastel des animaux, qui paraissent sans texture. Ou de l'univers qui ressemble beaucoup à une cinématique de jeu vidéo. Pour cause, les animations ont été réalisées par des équipes françaises et belge sur Blender. Mais rapidement, Gints Zilbalodis montre son talent... et le résultat d'une production étalée sur plus de 5 ans ! Le réalisateur letton a choisit de ne pas faire de story board, mais plutôt de générer un univers numérique où il pouvait déplacer sa caméra virtuelle comme bon lui semble. En conséquence, le film se compose de plans séquences très immersifs, voire hypnotiques, où la caméra déambule, explore l'univers, accompagne ses personnages. Et l'on oublie vite l'aspect numérique devant la beauté des images et des designs. Dont la séquence de la ville engloutie, sans doute la plus belle du film. Question animation et narration, Gints Zilbalodis s'est mis de sacrées barrières. Pas de dialogue, et pas d'anthropomorphisme. Il a cherché a reproduire des mouvements d'animaux les plus naturels possibles... et ça marche. Les émotions et les intentions passent très bien, grâce à de subtils regards ou expressions animales. La jolie musique et la caméra dynamique aidant évidemment à construire le récit. Le scénario propose enfin de vrais messages. Cette montée des eaux peut faire écho à une thématique écologiste, ou religieuse (Arche de Noé). Dans tous les cas, "Flow" salue l'entraide et la nécessité d'aller au-delà des "races animales", soit des ethnies & cultures. Si ce n'est pas sans poser de problème, on sera toujours plus fort ensemble pour gérer une crise, et nos différences nous enrichiront.
Dessin animé de Gints Zilbalodis, jeune réalisateur letton qui revendique de n’utiliser aucun dialogue pour raconter ses histoires, « Flow » a été une surprise autant critique que commerciale, récoltant simultanément l’Oscar et le César du meilleur dessin animé en 2025 et rapportant près de 15 fois son budget. Alors que l’humanité semble avoir disparu un jeune chat noir se réfugie dans ce qui pourrait être la demeure de son maître possiblement sculpteur vouant un culte à la race féline à l’effigie de laquelle il a dressé une nuée de statues dans sa propriété dont une immense. Ce qui peut ressembler à une situation postapocalyptique s’accompagne désormais d’une montée des eaux généralisée que le petit chat mesure à la vue des différentes statues de ses congénères disparaissant sous ses yeux effrayés. Il comprend très vite qu’il va devoir s’affranchir de sa peur de l’eau pour survivre. Par chance un bateau passant à proximité va lui servir de refuge comme à différentes autres espèces venues des cinq continents qui vont apprendre à s’entraider par-delà leurs différences anthropologiques, barrières normalement infranchissables. Chacun va abandonner un peu de ses instincts primaires pour tenter de rester en vie. Ici pas de palabres, juste la survie. Première condition au sein de la nature que l’homme a depuis longtemps oubliée, finissant à force de technologie par se croire au-dessus de celle-ci et inverser l’ordre des choses. Cette vérité première oubliée explique peut-être que l’homme soit absent de cette odyssée d'une arche de Noé improvisée ballotée par les flots et se déplaçant à travers les vestiges des constructions humaines dont Zilbalodis a semble-t-il voulu que ne subsistent que celles des temps très anciens encore debout. Certains voudront sans doute voir dans « Flow » une mise en garde invitant les hommes à enfin s’unir pour sauver leur place sur Terre. Possible mais pas si sûr, la beauté des images, la douceur du graphisme, la musique atmosphérique ainsi que le spoiler: retour pour un court instant des grands animaux marins des temps immémoriaux inviteraient possiblement à penser que le jeune réalisateur prenant acte que rien ne pourrait plus se faire avec la présence du bipède doté d’intelligence qui en seulement deux cents ans aura tout compromis, une deuxième chance sera donnée aux autres espèces vivantes. La soudaine baisse des eaux avec la disparition brutale des grands animaux et le retour sur la terre ferme de la petite bande du chat pourrait en effet indiquer qu’un nouveau cycle recommence comme le laissait penser par la même voie du déluge le philosophe stoïcien Sénèque dans son court récit sur « les derniers jours de l’humanité » au début de notre ère. .
On ne saura jamais si une présence supérieure gouverne à nos destinées. Toutefois si créateur il y a, on peut se demander s’il jugera sage de créer à nouveau une autre espèce qui s’extraira du cycle si parfait de la nature ? Sur le fond toutes les interprétations sont possibles Gints Zilbalodis n’ayant fourni que très peu de clefs de lecture ? Sur la forme « Flow » peut procurer un moment d’émotion intense ou au contraire de l’ennui. Mais ce voyage sans parole fascinant et émouvant nous rappelle que la Nature était là avant l’homme et sera là après lui. Sublime.
Voici un film d'animation qui ne ressemble à aucun autre.
Le "héros" du film est un chat qui ne parle pas, et n'a pas de nom. Ce rejet de l'anthropomorphisme, usuel dans le monde de l'animation, est déjà en soi un profond gage d'originalité.
La parti-pris naturaliste de la narration est ainsi captivant : nous vivons la soudaine montée des eaux exactement dans les mêmes conditions que notre héros-chat. Ses rencontres, ses découvertes et ses aventures deviennent les nôtres. C'est toute la magie du scénario de partir de situations très réalistes pour que les développements ultérieurs nous paraissent naturels.
La direction artistique du film est incroyablement inventive, dans un style qui pourra rappeler celui de certains jeux vidéos à ceux qui les pratiquent. Si cette esthétique ne vous dérange pas, alors vous allez vous régaler : les paysages et les architectures sont splendides, alors que la caractérisation des animaux qui accompagnent notre chat dans son périple est délicieusement précise (mention spéciale au lémurien kleptomane).
Les gestes naturels des animaux sont parfaitement rendus par l'animation. Leur comportement par contre relèvent en grand partie de l'humain et c'est tout l'intérêt du film : donner à voir une leçon morale de cette fable par ailleurs somptueusement illustrée.
Ce film d'animation bénéficie d'une vraie mise en scène et ses techniques de rendus de matière (le traitement de l'eau !) sont les plus beaux que j'ai jamais vu au cinéma.
A ne pas rater, quelque soit votre âge. Flow est une odyssée captivante, qui place son réalisateur Gints Zilbalodis parmi les très grands de l'animation.
Un film d’animation immersif, original et visuellement sublime qui suit l’odyssée d’un petit chat tentant de survivre dans un monde aquatique post-apocalyptique. Oscar du meilleur film d’animation.
Un joli film d'animation, une idée de la fin du monde où l'entraide et l'adaptation sont les maîtres mots. Courageux et original (un film d'animation sans dialogues, c'est presque du jamais vu), le film souffre tout de même de quelques limites techniques. L'animation n'est pas des plus fluides.
"Rares sont les films d’animation à fouler la Croisette. Cette année, nombre d’entre eux se partagent la lumière sur plusieurs sélections. Flow éblouit la sélection d’Un Certain Regard avec une épopée qui convoque un groupe d’animaux sur une arche de Noé. Une fresque sensorielle et minimaliste qui encense les valeurs de l’amitié, au détour d’un voyage éblouissant et hypnotisant."
"Dans la continuité de son long-métrage précédent, Away, où un personnage évoluait en solitaire sur une île, Gints Zilbalodis s’est peu à peu entouré de compagnons de route précieux afin de mettre en chantier cette œuvre qui en développe la symbolique. Douze membres de l’équipe sont venus nous présenter Flow : les aventures d’un petit chat noir, qui a pour seul refuge une maison déserte et sa solitude. Il a fallu une soudaine montée des eaux, dont les raisons sont tues, pour que ce jeune félin peu sociable fasse appel à son instinct de survie. Sans la moindre trace d’humain dans la forêt où démarre l’aventure, à l’exception de bijoux et autres babioles artisanales, les animaux sont livrés à eux-mêmes face à une menace qui rappelle les derniers instants de la cité mythique de l’Atlantide ou le grand Déluge."
"Les animateurs libèrent toute leur créativité avec de gigantesques structures et notamment lorsque les personnages se jettent à l’eau. On y découvre tout un tas de poissons colorés, dont une majestueuse baleine. Si l’océan incarne une catastrophe naturelle inarrêtable, il ne faut pas oublier qu’il abrite également la vie. Le chat en découvre ses merveilles et parvient à toucher notre sensibilité au fur et à mesure qu’il trébuche. Ses miaulements se transforment en rugissements. Il s’affirme et gagne en apprentissage aux côtés de ceux qu’il voyait comme des principaux concurrents. Tout cela est raconté à travers l’image et le mouvement, d’un naturel bluffant et d’une magie bouleversante."
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