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Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau
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Psalmodis
2 critiques
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2,5
Publiée le 22 mars 2025
On a tout à fait le droit d'être subjugué par ce film, qui artistiquement et techniquement se place très au dessus du lot de la moyenne des lonts métrages dessin animé fussent t'ils numériques ou live action, de ces dernières année. Les enfants de moins de 10 ans seront assurément ravis par la gentillesse et la naïveté de ce conte (fable ?). Mais pour un quidam lambda dont je fais parti, on aura aussi le droit de bailler poliment passé l'effet de surprise des 15 premières minutes. Dans le genre aventure animalière, voir ou revoir fois Antartica (version japonaise de 1983). Là on a une vraie histoire, là on ressent de l'émotion pour les animaux, là on est subjugué par la magnificence des paysages, bien réels ceci.
C’est mignon et très poétique. Cette fable onirique, sans présence physique humaine, est légère et bienveillante. Que se passe-t-il sans nous ? Quelles y seraient les interactions ? Ce film d’animation à bas budget (ça se voit par moments) y répond.
Avant de regarder ce film, j'avais cru lire que c'était un film apaisant... Pourtant, c'est tout le contraire ! J'ai été tendue tout du long, serait-ce parce que j'ai énormément d'empathie pour les animaux ? Probablement. Flow est un film incroyable, captivant, mignon, rigolo, angoissant, mais aussi avec son lot de tristesse. L'animation est vraiment bien réalisée, les paysages sont magnifiques. Les animaux sont vraiment bien faits, avec leurs bruits et gestes qui les rendent à la fois vivants et adorables. Bref, foncez.
Un "road trip" aquatique à la lisière du fantastique. Dans un monde dystopique, la qualité de l'animation, de la mise en scène, de la musique fait tomber toutes les réticences. Je me suis laissé embarquer, rêver et même sourire aux paraboles discrètes qui mettent le doigt sur nos dysfonctionnements ... Parfois, quand même, à la limite du "betassouille" !! D'où le 4 sur 5 .
Le conte restitue une progression de Flow allant de l'instinct de survie à une subtile mutation de la conscience obligée par un environnement aquatique aussi imprévisible, angoissant que majestueux, provoquant spoiler: des rencontres et des pertes, des amitiés inhabituelles lors des péripéties à bord de l'arche de Noé moderne. Ce courant d'eau dirige le sens de l'histoire de Flow et de son équipage improvisé ( là
encore, c'est l'événement qui regroupe des êtres ayant peu d'affinité directe plutôt que par choix de ces derniers, à l'instar de nos collègues de travail) ainsi que de son évolution intérieure rythmé par les tensions et les moments plus légers, si fragiles. Un flux d'eau aussi irréversible que la temporalité cyclique sur et durant lequel les animaux anti Disney ( c'est très appréciable !) vont devoir s'adapter, générant entre eux spoiler: une solidarité peu commune et délicieusement utopique.
Les moments les plus marquants, bouleversants: le rejet du grand oiseau blanc par ses congénères, la découverte de Flow au sujet de la mort lors de l'envol de son ami à plumes blanches et la connaissance de cette mort à travers les échanges de regards entre Flow et la baleine si dévouée.....
Au final, ce conte nous amène à réfléchir sur la façon dont nous embrassons le courant de la vie, notre manière d'aborder nos leçons de vie à travers l'expérience de la rencontre et du vide vertigineux ressenti violemment, de la peur quasi palpable face à des situations abruptes, nous renvoyant à ce constat: l'illusion du contrôle du destin spoiler: est un gouvernail qui se brise très vite ;)
Un aspect qui m'a un peu gênée: le graphisme légèrement pixellisé surtout au niveau des personnages. Toutefois, cela constitue un désagrément accessoire rattrapé par la beauté du mouvement et des paysages, et tout en gardant à l'esprit un élément : le peu de moyens alloués à la réalisation de ce dessin animé éminemment, miraculeusement réussi!
Flow est un adorable petit greffier gris fusain qui se retrouve confronté à la soudaine montée des eaux de notre planète, et tente de survivre sur une Arche de Noé peuplée par un wombat, un maki catta et un percnoptère (il y avait les soldes au rayon "animaux aux noms bizarres"). Voici donc une épopée muette et sans humain, et c'est triste à dire pour notre espèce : mais cela fait un bien fou, de laisser la nature s'exprimer toute seule, sans anthropomorphisme ou voix-off. Flow ne sera donc pas forcément adapté aux tous-petits, devant faire preuve de silence pour profiter de l’œuvre jusqu'au bout, apprécier les somptueuses aquarelles qui forment les paysages, subliment les animaux vus depuis l’œil du chat (les plans sont assez fous), se réjouir de la musique très inspirée, et attraper au passage quelques messages cachés dans les différents animaux de l'histoire. Que l'on pense à ce tulkun (la variante de la baleine dans Avatar) qui vient en aide à nos héros plusieurs fois sans rien demander en retour, et spoiler: périt finalement quand le déluge cesse (petite larme), qui pourrait très bien représenter la Nature dans son sens mystique, cette protection bienveillante qui apparait quand il y en a besoin. Et ne serions-nous pas, quant à nous-autres humains, ces lémuriens gonflés d'orgueil qui amassent tout ce qui brille, sans même voir la flotte dans laquelle ils pataugent, dont les regards vissés sur leur personne dans le miroir (même quand celui-ci est cassé) est un exutoire pour ne pas regarder ailleurs, là où tout va mal ? Heureusement que les autres animaux sont là pour sauver le maki catta de sa propre bêtise, on sent la critique jusque dans les chapeaux ridicules dont il s'affuble, en faisant le parfait petit humain pédant et inconscient. On ne pourra reprocher à Flow qu'un certain manque de contexte, notamment sur sa montée des eaux spoiler: et la descente finale (qu'est-ce que c'était ? Comment tout s'est arrangé ? Où sont les humains ?), sur spoiler: la disparition du percnoptère (on n'a rien compris, voilà, c'est dit) et sur l'étrange postulat de départ que les animaux dans l'Arche naviguent vers des pointes rocheuses à l'horizon (pour quoi faire ? Se mettre en hauteur ? S'ils sont dans un bateau...). On ne capte pas tout des délires des auteurs, qui mixent le fantastique avec une fable écolo frontale, et dont le parti-pris visuel tranche net les avis (quelques animations d'animaux nous ont très peu flatté l’œil, tandis que les plans d'ensemble sont magnifiques). Mais Flow et ses miaulements déchirants (on a le même à la maison) nous ont attrapé au cœur, plongé dans des aquarelles bigarrées qui nous emportent dans un ailleurs attristant et poétique à la fois.
Une ode à l'entraide indispensable à la survie. Une magnifique animation, une merveilleuse mise en scène, un conte pour petits et grands qui nous dit que les animaux ont tout compris, eux !
Ce fut un moment splendide, une pause dans le temps. Je suis sortie du cinéma étrangement apaisée, après avoir vécu 1h30 dans une petite bulle douce et agréable.
Nul besoin de mots pour comprendre chacune des émotions de ces animaux qui tentent de survivre et de s'entraider dans un monde submergé par les eaux.
On suit leurs péripéties, leurs craintes et leurs appréhensions tout au long de ce court-métrage. On voit naître, avec tendresse, leur amitié et l'affection qu'ils se portent les uns aux autres.
C'est frais et poétique ; on se surprend à être totalement immergé dans ce voyage, notamment grâce à une bande-son basée uniquement sur les bruits de la nature : le chant des oiseaux, le souffle du vent et le ruissellement de l'eau...
je ne comprends pas bien ce film - une fable écologique après une apocalypse - les survivants se soutiennent, mais il n'y a que des animaux - une métaphore de l'entente nécessaire entre les humains, quelle que soit leur origine ? film un peu long
Un film avec une patounne graphique magnifique et un flow incroyable. Un potit chat trop mignon même si le mien n'a pas réagis au film, moi j'ai été ému.
"Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau" est un film d'animation réalisé par Gints Zilbalodis, sorti en 2024. Ce long-métrage sans dialogues suit les aventures d'un chat noir dans un monde post-apocalyptique, où la nature a repris ses droits après une inondation dévastatrice. Le film se distingue par des dessins de paysages et des scènes aquatiques visuellement réussis, offrant une expérience poétique et onirique qui invite à l'évasion. À travers le périple du chat et de ses compagnons, le film aborde des sujets tels que la survie, l'entraide et la résilience face aux catastrophes écologiques... Très belle découverte !
Film d'animation techniquement réussi !les animaux sont attachants notamment le petit chat Flow.Les décors et l'histoire vous emportent loin, beaucoup d'émotions ressenties! Inoubliable !