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LeFilCine
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4,0
Publiée le 9 novembre 2023
Ce nouveau long-métrage du duo Toledano-Nakache passe beaucoup plus inaperçu dans l’actualité cinématographique du moment. Il ne faut pourtant pas faire la fine bouche et constater, qu’une nouvelle fois, l’exceptionnel savoir-faire de ces réalisateurs ne se dément pas. La séquence introductive du film est là pour le rappeler. Ce petit moment Black Friday filmé en slow motion est un vrai délice visuel. Le scénario concocté autour de la thématique écologique est particulièrement malin. Les militants sont présentés avec tendresse, mais également sans complaisance. L’équilibre était difficile à trouver pour ne pas tomber dans la caricature, mais le long-métrage y parvient habilement. Avec un casting d’enfer, Jonathan Cohen et Pio Marmaï pour l’aspect pure comédie, Noémie Merlant pour l’aspect revendicatif, et Mathieu Amalric pour le pur second degré, on passe un moment délicieux avec ces interprètes de talent. Une petite intrigue financière accessoire vient ponctuer le scénario. Elle apporte quelques notes d’humour supplémentaires, mais le film aurait aussi pu s’en passer sans que cela change grand-chose à la finalité globale du récit. Mais c’est surtout un des tous premiers films à présenter cette génération de jeunes sensibles aux questions écologiques. Et, en cela, Toledano et Nakache font preuve d’une prise de risque et d’une audace qu’il faut saluer. Et d’autant plus qu’ils ne galvaudent pas leur style lumineux, leur humour, et qu’ils nous proposent donc un nouveau long-métrage très réussi.
Encore une comédie réussie pour le duo phare de la comédie à la française. Et pourtant il n’était pas simple de faire rire sur le thème du surendettement. D’ailleurs les premières scènes (le Black Friday) ne prêtent pas à rire. On se demande si on rentre dans un film social. Et puis la mécanique du rire arrive quand les 2 héros découvrent une association de militants écolos. Et là on comprend pourquoi Libe et Télérama n’ont pas aimé le film, car l’irruption de nos deux trublions dans ce groupe est l’occasion de scènes décalées et drôles. Le film égratigne ces jeunes activistes, qui répètent des éléments de langage tout préparés et dont les actions d’incivilité paraissent dérisoires. Cependant la satire n’est jamais méchante, on est proche de Klapisch. La fin du film est une trouvaille mais elle donne l’impression que l’héroïne sort d’un long tunnel de militantisme pour revenir dans la vie réelle, celle de l’amour et des belles choses. On peut le voir comme une critique du fanatisme écologique, mais c’est plutôt simplement une comédie dans l’air du temps. Tous les acteurs sont très bons, avec une mention spéciale pour Jonathan Cohen, hilarant et qu’on a envie de revoir vite. Pio Marmai et Noémie Merlant sont également excellents. Au final, malgré quelques longueurs, le film est comme les acteurs : attachant à voir.
Un premier conseil : n'arrivez pas en retard et restez jusqu'au bout car les génériques de début et de fin sont des petits bijoux, simples pourtant mais sacrément efficaces. Après avoir vu la bande annonce, j'avoue être allé à cette avant première un peu comme les deux comédiens principaux dans ce milieu associatif rebelle, c'est-à-dire à reculons. La signature des deux réalisateurs a emporté mon choix car je craignais une comédie facile et un peu lourde. Je me trompais dans les grandes largeurs ! Du grand Toledano/Nakache qui fait se rencontrer deux mondes que tout oppose. Si les deux héros se plongent d'eux mêmes dans des situations improbables qui ponctuent le film de scènes comiques, le fond du scénario sonne juste et les militants écolos et désobéissants sont plus vrais que nature. On retrouve la patte ciselée des deux réalisateurs, les "frères qui ne portent pas le même nom" comme disait JP Bacry. Rien de superflu dans les scènes et les dialogues qui s'enchaînent à merveille. Chacun repartira avec son opinion quant-aux actions menées : le film ne donne pas de réponse, juste les clefs de la réflexion. A voir sans réserve.
Toledano et Nakache sont des malins. Ils savent trouver les thématiques du moment et en faire des comédies populaires. Tout le monde en prend pour son grade dans cette histoire. Personne n'est tout à fait celui où celle qu'il prétend être. Et chacun essaie de se dépêtrer d'un quotidien dans lequel il est coincé. Ce qui est une source bien connue de moments comiques Le reste est une question d'habileté. Et la mise en scène, le casting et le scénario emportent le morceau. Mention spécial à Mathieu Amalric dans un second rôle savoureux de conseiller en surendettement faussement repenti. Une bonne comédie.
Vu il y a quelques mois en avant première et ce fut un moment... difficile. Les jeunes décroissants sont traités avec condescendance ; les deux endettés sont plus vrais loosers combinards que victimes d'une société injuste. Autant pour la critique sociétale ! Qui plus est, là où pourrait se nicher un peu d'émotion ou d'empathie pour ces deux loosers, Jonathan Cohen cabotine (bref, est dans la seule nuance de jeu que je lui ai jamais vue) et cannibalise la scène. Il ne doit pas être facile à diriger et là, il ne semble pas l'être du tout. Pourtant le générique de début est bon, ça partait bien. Dommage que Toledano et Nakache aient tout mis dans 20s d'images d'archives. Pour le reste, rien à garder.
Un film vide comme une coquille de noix après la visite d'un écureuil ! Le duo NAKACHE-TOLEDANO a été bien peu inspiré avec ce film brouillon et mal filmé traduisant un pauvre scénario qui à part ridiculiser les pauvre écolos (ce qui n'est pas bien difficile ....) ne fait pas apparaitre grand chose d'émouvant! Jonathan Cohen confirme qu'il est bien la plus grosse escroquerie du comique français (toujours le même perso navrant ....) et Pio Marmai ,ayant le vent en poupe en ce moment,nous est servi à toutes les sauces du cinéma français! Un film sans but qui enfonce encore un peu plus le comique à la française .
Toledano Nakache nous avaient habitué à mieux. Dans une année difficile, nous suivons un groupe de militants écologistes qui mènent des actions afin de sensibiliser le monde face aux dégâts provoqués par le changement climatique. La partie sur leurs actions sont plutôt correctes hormis les surnoms grotesques dont ils s’attribuent. Mais le bat blessé lorsque l’on découvre les personnages principaux du film : Albert et Bruno, respectivement incarnés par Pio Marmai et Jonathan Cohen. Ces derniers enchaînent les galères d’argent et profitent des rendez vous militant pour manger et voler de l’argent, ou pour draguer. Leurs rôles décrédibilisent complètement le propos du film. On ne sait alors plus vraiment quel est le propos de ce long métrage. Autre incohérence de taille : la présence policière, très passive face aux actions… bien loin de la réalité. À l’image du reste.
C'est une belle comédie avec un épilogue très réussi. Les écologistes vont grincer des dents car ils sont présentés de manière ostensiblement caricaturaux, imbéciles, sans cervelle, et par surcroît bobos. MARMAÏ touchant, facétieux et amoureux. COHEN branquignol blaireau et attachant. MERLANT militante déchaînée sympa. AMALRIC génialissime addict au jeu et donneur de leçons. La BO est habile avec les DOORS "This is the end" spoiler: avec l'accident de "CACTUS" , Jimi HENDRIX dans l'appartement vide "à l'essentiel - à l'épure", et "La valse" de Jacques BREL en préambule (ruée au ralenti sur le Black Friday), et dans les rues de Paris en épilogue. On gardera en mémoire quelques punch lines bien troussées : "A poil le futur!", "La richesse n'a pas de prix", "Se débarrasser du superflu pour se concentrer sur l'essentiel".
Ben oui, les ecolos wokes et consorts vont peut être pas trop rire mais c'est un bon cru de N & T, avec des acteurs qui se sont bien amusés, et moi aussi Merci !!
Le duo Toledano/Nakache m'a tellement donné de bonnes choses que je suis peut-être devenu trop exigeant. Néanmoins, ce film qui se veut un pamphlet envers la gestion de la protection de l'environnement et le "quotidien" de la lutte d'un groupe de lutte, est finalement une juxtaposition d'actions coup de poing avec deux losers qui profitent du système associatif. Mais en définitvie, on n'avance pas, les losers restent des losers plutôt égoistes, et la défense environnementale est plutôt présentée comme issue d'un groupe bizarre et iconoclaste qui déssert le propos de fond. On rgole quelques fois mais avec des gags qui auraient pu se retrouver dans n'importe quel film. J'ajoute que la bande son est franchement mal choisie, criarde et n'apporte rien au film. Une vraie grosse déception pour le duo de réalisateurs. On verra bien le prochain film, mais ici c'est pour moi un gros raté.
Une scène d'ouverture culte avec les déclarations des divers présidents, une belle brochette de comédiens justes dans leurs personnages, des situations parfois amusantes et parfois agaçantes, une satire des bobos écolos dont la vie doit être bien triste dans leur entre-soi de gens qui pensent détenir la seule vérité et qui ne sont pas les plus à plaindre. Il suffit de voir dans la réalité la Joconde éclaboussée de soupe au Louvre pour se rendre compte que le propos écologique donne un mauvais message. Un film bien ficelé et plutôt plaisant.
Le problème avec ces 2 réalisateurs c'est qu'ils nous ont habitués à de la qualité, on attend le nouveau Tolédano Nakache comme le prochain millésime d'un grand vin. On devient exigeant les concernant. Et ce film est d'un ennuie sans nom. Un bon départ, mais après une vingtaine de minutes, je m'ennuyais ferme. D'abord, j'ai eu du mal à croire à ces personnages, rapidement je voyais l'acteur jouer sa scène plus que le personnage qu'il incarnait. C'est long, long sans aucune mise en scène particulière, une histoire quasi inexistante, on suit ces gens sans leur porter le moindre interêt. On sent un manque d'inspiration de la part des réalisateurs. Pour moi, le pire de leur filmographie
Encore un feel good movie pour le duo Toledano/Nakache qui ce coup-ci s’attaque à l’écologie, en dénonçant la surconsommation et les activistes un peu trop extrêmes. Si le film nous alerte quant à l’avenir de nos enfants, il nous montre surtout qu’avant de sauver la planète, il faut essayer de se sauver soi-même à travers l’histoire de deux types surendettés ayant du mal à joindre les deux bouts. Et si le métrage fonctionne, c’est surtout grâce à son duo d’acteurs formidables (les très drôles mais aussi émouvants Pio Marmaï et Jonathan Cohen), mais aussi au second rôle savoureux de Mathieu Amalric car côté scénario, celui-ci semble un peu bâclé dans certaines intrigues secondaires assez vaines. Une comédie française dans l’air du temps qui fait du bien même si elle n’est pas transcendante !
On est certainement face ici au film le plus faible du célèbre tandem tricolore composé d’Éric Toledano et d’Olivier Nakache qui s’est spécialisé dans les comédies dramatiques et sociales populaires avec d’énormes succès au box-office à la clé à chaque fois. Ils ont traité, entre autres, la question du handicap avec « Intouchables » leur plus gros succès, celle des sans-papiers avec « Samba », celle de l’autisme avec « Hors normes » ou encore la famille avec « Tellement proches! ». Toujours sympathiques mais parfois surestimés leurs œuvres suivent une ligne claire et font en général passer un bon moment de détente et de cinéma. Ils nous offrent le genre de film où on ne se pose pas de question, qui émeuvent autant qu’ils font rire, se parent d’un contexte social fort et réunissent souvent de très beaux castings. On l’avait déjà remarqué (un peu) avec leur précédent mais ici on en a la certitude : le duo applique toujours la même recette et cela finit par lasser. Surtout qu’avec « Une année difficile », la mayonnaise ne prend pas et que les ficelles sont bien trop grosses, comme si le duo était trop sûr de lui et n’avait pas fignolé comme il faut son script.
Dans ce nouvel opus, deux sujets très à la mode et contemporains sont traités : celui de la crise climatique et de l’écologie marié à celui des surendettés. Déjà, à ce niveau, ça coince tant ces deux thèmes ne se marient pas bien du tout dans le film, ou alors au forceps, au gré d’un scénario qui tire à la ligne. On pense par exemple à la séquence devant la Banque de France qui marie une action coup de poing des militants écolos avec une entrée tirée par les cheveux des deux personnages principaux dans l’institution bancaire pour effacer leurs dettes : ridicule! En plus de n’être pas soluble l’un dans l’autre, on ne peut pas dire que ces deux thèmes soient appréhendés de la meilleure des façons. On se contente du minimum syndical pour dire d’inscrire les personnages dans la narration mais tout cela sent le rafistolage grossier à plein nez. Et on nous gratifie d’une morale niaise et de lieux communs sur les deux sujets à tel point que tout cela en devient fortement facile et démagogique sans compter les clichés qui s’enfilent comme des perles. On a par exemple, l’écologiste aguerrie qui vit dans un appartement bourgeois totalement vide ou un surendetté addict au casino qui se déguise pour tenter d’y entrer. Dans ce rôle-là justement, Mathieu Amalric fait bien triste figure, surtout que son personnage est de trop et s’avère déconnecté du reste dans une sous-intrigue mal greffée. Quant au fait que le duo principal, plutôt imbuvable, s’investisse aussi vite dans la cause ou que les deux vont vivre des histoires d’amour complètement improbables et inutiles à l’histoire, mis bout à bout cela fait beaucoup. « Une année difficile » est clairement écrit à la truelle, parfois grossier et presque risible, et cela permet d’affirmer qu’on voit un peu trop les rouages et la pseudo bien-pensance arriviste des deux comparses derrière la caméra.
Ici on a pourtant réuni un beau quatuor d’acteurs mais ils n’ont pas des rôles à leurs mesure. Noémie Merlant joue un personnage sans profondeur et caricatural, Pio Marmaï est dans la redite et son personnage est déplaisant, Mathieu Amalric ne sert donc à rien et Jonathan Cohen fait ce qu’il peut pour faire (un peu) rire. D’ailleurs, on rit peu dans « Une année difficile » ou alors le rire est triste. Et on est encore moins ému. Quant à la représentation des militants écolos, mieux vaut revoir l’excellent « Une zone à défendre ». On ne peut pas dire non plus que le film est totalement raté ou ennuyant, les réalisateurs ayant le sens du rythme et nous offrent tout de même quelques séquences sympathiques ajoutées à la gouaille des acteurs contents d’être là. On pense à la séquence inaugurale du Black Friday, plutôt intense et réaliste, ou encore à celle de l’enlèvement des meubles. Mais ce ne sont que quelques embellies dans une œuvre maladroite, trop sûre d’elle et de son impact dont il manque la finesse d’écriture de la plupart de leurs films précédents. Quant au final en forme de comédie romantique et musicale fleur bleue, il est totalement raté. Et si, avec le recul, le meilleur film du duo était celui qui ne cherchait pas un sujet tendance et humaniste mais diagnostiquait les rapports humains? On pense bien sûr à l’excellent « Le Sens de la fête » avec feu Jean-Pierre Bacri. Une déception...
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