Heroico
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FaRem

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3,5
Publiée le 22 août 2025
Luis s'inscrit à l'école militaire pour assurer son avenir et celui de ses proches, car il bénéficie d'une assurance maladie dont il a besoin pour sa mère malade. Il se sacrifie en quelque sorte, mais il n'a pas vraiment le choix. Il s'attire très vite les faveurs du supérieur Sierra, mais ce n'est pas forcément une bonne chose dans ce milieu où il est parfois bon de se fondre dans la masse... Luis intègre donc un système qui va immédiatement l'abandonner aux mains de bourreaux qui se cachent derrière leur supériorité hiérarchique pour faire ce qu'ils veulent. Brimades, intimidations, violence physique et psychologique, tout est mis sur le compte d'un endurcissement illusoire et d'une méthode de destruction qu'ils ont eux-mêmes subie. Comment sortir indemne et surtout sain d'esprit de ce milieu toxique gangréné par une violence qui est utilisée et consommée même pendant leur temps libre ? Un constat terrible de la part de David Zonana qui propose un film choc et oppressant qui ne choisit jamais la facilité puisque la violence est plus souvent suggérée que montrée. Les conséquences plus que les actes avec de bonnes idées visuelles pour les mettre en avant et troubler davantage le public. Bref, un bon film.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 867 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2025
Voici le second film de David Zonana après un premier essai très remarqué par la critique mais sorti confidentiellement à l’été 2020, crise sanitaire oblige, intitulé « Mano de Obra ». Le cinéaste est un compatriote et un collaborateur récurrent de l’un des plus grands cinéastes mexicains en activité et probablement le plus excitant à l’heure actuelle si on accroche à son style clivant. On lui doit pas mal de pépites telles que le magistral « Despues de Lucia », l’excellent « Sundown », la claque « New Order » (inédit en France) ou, plus récemment, le plus apaisé et émouvant « Memory » son premier film en langue anglaise avec Jessica Chastain. Il s’agit de Michel Franco. Et c’est souvent Zonana qui produit ses films alors Franco lui rend la pareille en produisant les siens. Sauf que si le style du poulain/collègue ressemble (voire copie) celui du maître/collègue, il ne lui arrive pas à la cheville. Comme si Zonana reprenait l’art de Franco mais avec un résultat low-cost, sans âme et sans brio. Franco façonne son art toujours à la frontière entre la maestria et l’esbrouffe et s’il se positionne quasiment toujours dans la première catégorie, son copycat -si on peut l’appeler ainsi - va plutôt se loger dans la seconde malheureusement avec ce « Heroico » qui ennuie plutôt qu’il n’envoûte ou marque les esprits.

Dans un style encore plus sec, il nous immerge au sein de l’armée mexicaine avec ce long-métrage qui aurait fait trembler le gouvernement mexicain comme le scande l’affiche de manière racoleuse. Forcément, vu la peinture sombre, malsaine et décadente qu’il en fait, c’est évident que l’armée n’a pas dû apprécier. D’ailleurs on se demande souvent s’il ne force pas le trait avec ces séquences montrant des gradés effectuant les pires humiliations et bêtises sur les jeunes recrues. On sait que les films dans l’armée ou au sein de prisons, quand les hommes se retrouvent entre eux dans un cadre dévoué à l’ordre et punitif, c’est un peu la panacée que de montrer des rapports de force, de domination et de soumission. Mais ici, c’est presque poussif voire idiot et gratuitement malaisant. On sent que Zonana veut choquer pour choquer contrairement aux films de Franco qui sont écrits avec finesse, que ce soit au niveau des personnages aux enjeux. Ici, pas vraiment d’intrigue, des personnages semblables à des ombres désincarnées et une succession de séquences chocs de cet acabit qui n’atteignent pas leur but. On a même du mal à voir un quelconque propos ou un début de morale. Quant aux séquences oniriques, elles n’apportent rien à « Heroico » et le rende encore plus vain. On retiendra une mise en scène travaillée mais là, encore, elle n’a rien non plus de sensationnel tout juste perçoit-on la déshumanisation dans ce type de microcosme où de jeunes hommes vont pour gagner un peu d’argent et une couverture sociale. Alors on s’ennuie quelque peu devant cet ersatz latino de « Full Metal Jacket » ou « Dog Pound » sauce minimaliste, crue et sans âme.

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Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2025
Somptueux Heroico
Heroico est un film bouleversant de David Zonana, réalisateur mexicain de trente-quatre ans. De ceux qu’on n’oublie pas, à l’instar de Midnight Express. Le corps sec, les yeux en amande, le regard toujours triste, Santiago Sandoval Carbajal interprète magnifiquement Luis, jeune recrue aux racines indigènes à qui sa hiérarchie a promis le salut par le fer. Sa paye de militaire permet de soigner la Mama gravement diabétique. Dans un effort de tous les instants, Luis se donne donc le courage de supporter l’insupportable. Le jeu trouble de son supérieur hiérarchique fera-t-il basculer le film ? David Zonana a eu l’audace de faire parler la grande muette. Au Mexique, une telle ambition a séduit. Cinq-cent-mille Mexicains se sont précipités dans les salles. Carton plein.
#heroico #davidzonana #santiagosandovalcarbajal
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Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2024
Je ne connaissais pas du tout le réalisateur de ce film mexicain (David Zonana), mais je crois que c'est quelqu'un à suivre.

Avec cette histoire de formation de jeunes militaires, on prend une sacrée claque. Ils subissent un entraînement rigoureux, mais surtout spoiler: des brimades de plus en plus dégueulasses
de la part d'une bande de sous-officiers, les plus odieux de la caserne.

Trois amis se sont engagés en même temps. Pour eux, l'armée est synonyme d'avenir stable (sur le plan professionnel) et d'espoir, en rejoignant une organisation qui lutte contre le Mal (la délinquance et les narco-trafiquants). Le trio est inégal : l'un est plutôt réfléchi, passe-muraille, hyper prudent. Le second a un fort caractère. C'est le plus costaud (au plan physique), mais le plus rebelle. Le troisième, Luis, semble plus fragile sur le plan physique, mais aussi très déterminé sur le plan moral : il a besoin de ce qui est pour lui un boulot.

Une relation ambiguë s'instaure entre l'un des gradés et cette recrue. Le réalisateur nous maintient volontairement dans un entre-deux, créant un certain suspens, jusqu'à la séquence finale, très forte.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2024
La version mexicaine de Full Metal Jacket mais version psychologique beaucoup plus dur. Dans une école d'officier militaire du Mexique. Nous sommes avec une jeune recrue. Qui va être sans le vouloir dans un couleur de l'enfer avec ses supérieurs. Énorme pression psychologique. Des supérieurs sadique. Lui qui pensait sortir de la misère avec un bon emploi. Sa morale sera remis vite en question au fil de l'histoire du film. Il y des scènes qui marque.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2024
Luis est un jeune Nahua qui décide de rejoindre les rangs de l’armée pour donner une couverture médicale à sa mère et pour s’assurer un meilleur avenir. Formé à l’école des cadres, il y fait l’expérience amère d’un bizutage sadique.

"Heroico" nous vient du Mexique où il a fait scandale. C’est en effet une charge en règle contre l’armée mexicaine et la formation de ses cadets. Le sadisme mielleux du sergent-chef Sierra, qui prend sous sa protection le jeune Luis pour mieux le dominer, n’a rien à envier aux plus célèbres instructeurs du cinéma hollywoodien, de "M.A.S.H." à "Full Metal Jacket". Plus près de nous, dans l’espace et dans le temps, la mort d’un sous-lieutenant pendant un « bahutage » à Saint-Cyr avait fait scandale et avait inspiré "Pour la France".

"Heroico" entend traiter plusieurs sujets de front. Le bizutage dans les armées n’est que le premier. La minorisation des populations amérindiennes au Mexique en est un autre. Les logiques de domination qui peuvent s’exercer sans limite dans des organisations hiérarchisées, le culte de la virilité combiné à une homosexualité toujours latente en sont encore d’autres. Le cinéma latino-américain s’est décidément fait une spécialité de filmer des mineurs défavorisés, marginalisés et emprisonnés, qu’il s’agisse des petits délinquants des rues de Bogota ("Un Varón") ou des victimes chiliennes de pédocriminels ("Blanquita").

Interdit aux moins de douze ans avec avertissement, "Heroico" est un film éprouvant. Dans l’ambiance oppressante des dortoirs, il enchaîne les scènes de torture, physique ou psychique, plus cauchemardesques les unes que les autres, au point qu’on finit par douter de la frontière entre le rêve et la réalité. Quelques rares permissions hors de l’école servent d’interlude qui nous montrent Luis dans son environnement familial.

"Heroico" a le défaut de devenir vite répétitif. Une fois introduit dans l’école des cadets et à ses bizutages sadiques, on a compris de quoi il en retourne. Les trois ou quatre plus proches camarades de Luis incarneront tour à tour les différentes façons de le subir et d’y réagir. La fin du film est ouverte et frustrante, comme si le réalisateur n’avait pas réussi à choisir entre les différentes options qui s’offraient à lui.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2024
Un jeune soldat arrive à l'école d'officier, dès les premières minutes on constate deux choses. La première est qu'on s'interroge sur la véracité de l'admission où comment un jeune de 18 ans peut entrer en école d'officier sans bagage au lieu d'être plus logiquement soldat du rang ?! La seconde est que la visite médicale est étrange, une première humilitiation ou est-ce une véritable méthode médicale ?! Le début du film est assez classique mais on remarque très vite les humiliations, les instructeurs qui savourent leur statut de "petits chefs", les codes plus ou moins officiels en vigueur au sein de l'institution... etc... Souvent dans les films il s'agit d'un abus de pouvoir d'un homme ou deux alors que le film suppose et suggère que cet apprentissage agressif serait en fait systémique. Le pamphlet est évident sur une institution gangrénée par des méthodes institutionnalisées qui semblent reposer sur une multitude de bizutages. On a bien du mal à y croire car pourquoi et comment y voir une utilité ou un bénéfice sur la formation et le mental des futurs officiers ?! Etrange... Mais finalement le plus intéressant reste la mise en scène, une mise en scène sèche et austère tout en mêlant les songes et cauchemars du personnages, qui matérialisent ses peurs et ses doutes sous le regard silencieux et mystique d'une sculpture de dieu aztèque.
Site : Selenie.fr
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2024
Pour subvenir aux besoins médicaux de sa mère un jeune garçon intègre un collège militaire dans un ancien site aztèque. Lui et les nouveaux arrivants sont surnommés les « poulains » et soumis au bizutage viriliste et cruel des anciens élèves. L’héroïsme ce n’est pas celui des valeurs transmises ni celui des instructeurs qui reproduisent bêtement ce qu’ils ont subi quelques années auparavant. Mais plutôt celui d’un fils prêt à accepter toutes les humiliations dans le seul but de soigner sa mère.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2024
Redoutable film aussi dense et violent que Midnight Express ou Apocalypse Now.
Le dressage impitoyable des élèves de l'école de l'armée de terre mexicaine peut renvoyer à quasiment tout ce qui se pratique à l'armée mais à un degré supérieur ici et en synergie avec la barbarie et la corruption de la société de ce pays.
Juxtaposition de scènes courtes et fortes aux couleurs froides et ponctuées chacune d'une musique expressive.
Franck J P
Franck J P

7 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2024
Sii l'engagement dans l'armée dans une intention d'ascension sociale n'a rien de nouveau, ce héros la manque singulièrement de motivation et erre dans un scénario improbable et sous une réalisation mollassonne.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2024
Luis, un jeune homme de 18 ans, intègre un collège militaire dans l’espoir de s’assurer un meilleur avenir et surtout, obtenir une mutuelle pour payer les soins de sa mère malade. Sur place, il va rapidement être confronté à un système rigide et violent, dans l'optique d’en faire un soldat parfaitement soumis à sa hiérarchie…

Avec Heroico (2024), David Zonana nous plonge tête la première dans l’horreur d’un collège militaire où brimades et autres humiliations sont monnaie courante. Il en profite aussi pour mettre en lumière le racisme dont sont victimes les indigènes, ainsi que les pratiques répréhensibles de l'Heroico Colegio Militar (une célèbre institution au Mexique, entachée par plusieurs affaires de violences au sein de ses formations).

Il en résulte un film brut de décoffrage, certes prévisible, mais suffisamment puissant pour nous tenir en haleine pendant toute la durée du film. Et comme un joli pied de nez auprès de l’institution et du gouvernement, le film n’ayant pu être tourné dans le véritable collège militaire, le réalisateur a situé son intrigue au “Centre Ceremonial Otomi” à Temoaya, avec son architecture inspirée de la culture aztèque (un décor qui rappellera quelques souvenirs aux plus nostalgiques d’entre nous, puisque c’est à cet endroit qu’a été tourné plusieurs séquences d’un James Bond : Permis de tuer - 1989).

Impossible bien évidemment de ne pas repenser à Full Metal Jacket (1987) de Stanley Kubrick, avec la déshumanisation des soldats hyperréaliste. Côté interprétation, il faut saluer les excellentes interprétations de Fernando Cuautle (le sergent Sierra) et Santiago Sandoval Carbajal (Luis). Un pamphlet brillant auquel on ne reste pas insensible.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2024
Film puissant qui ne laisse pas indifférent. Bon scénario, bonne direction d'acteurs et surtout, mise en scène exceptionnelle. J'ai bien aimé l'ambigüité dans certains dialogues, rendant le scénario assez imprévisible. David Zonana est à suivre de près.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2024
Un jeune homme décide de rentrer dans l'armée mexicaine. Il faut d'abord suivre la formation. Le traitement réservé aux conscrits dépasse les limites imaginables, mais de nombreux épisodes ne sont que suggérés.

Le message sera délivré avec finesse et aurait secoué l'institution militaire dans ce pays en proie à la violence la plus débridée.

Voilà un titre remarquable, sorti dans peu de salles mais qui mérite pourtant et largement d'être vu.
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2024
Drame social mexicain.
Un jeune homme de 18 ans entre au Collège militaire mexicain, afin d'acheter des médicaments pour sa mère malade et étudier.
Les nouvelles recrues y subissent brimades, humiliations, violences verbales et physiques, parfois juste suggérées. Dominations des supérieurs avec une certaine jouissance, corruption et meurtres.

Filmé dans un superbe décor ! Une tension permanente, un film violent jusqu'au dégoût. Fin nauséeuse.

Très justement interdit aux - de 12 ans.
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2024
J ai noté moyen ce film car si l histoire est forte elle n est pas originale. Les travers et le mot est faible qui se sont déroulés au Sein de casernes militaires sont légion ( sans euphémisme) dns le monde entier.
Que ce film bouleverse les âmes innoncentes qui n ont jamais connu ou su ou devine ces aspects est compréhensible..
Le scénario ne débouche pas sur une histoire achevée.On ne sait pas ce qu est devenu ensuite le héros du film.
Une pensee pour Jacques Chirac qui a évité à des générations de supporter les buses de la vie militaire.

Nota. Séance à tournefeuille un dimanche soir= 2 Spectateurs.
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