Tótem
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Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2024
Tótem, réalisé par Lila Avilés, nous plonge dans la vie de Sol, une jeune fille de sept ans, et dans l'intimité de sa famille mexicaine. Le film, porté par l’interprétation touchante de Naíma Sentíes, explore les thèmes de l'amour, de la mort, et des rituels familiaux à travers les yeux d’une enfant. Sol et sa famille se préparent pour ce qui semble être une fête d’anniversaire pour son père, Tona, mais le spectateur comprend vite que c'est plutôt un adieu, car Tona est gravement malade. Dès les premiers instants, la prière de Sol, « Je veux que papa ne meure pas », donne le ton sombre du film.

La force de Tótem réside dans sa capacité à capturer l’énergie de cette famille unie face à la douleur, tout en célébrant l’amour et la vie. Bien que la maladie de Tona soit omniprésente, le film dépeint aussi la chaleur et la beauté des liens familiaux. Avilés fait le choix d’un cadrage en 4:3, créant une sensation d’intimité étouffante, où chaque geste et chaque émotion sont amplifiés. La caméra, tantôt neutre, tantôt subjective, oscille entre les perspectives de Sol et des adultes, immergeant le spectateur dans les préparatifs de la fête.

Le titre Tótem symbolise cette idée de communauté et de lien familial. Le père malade devient le centre d'un rituel, où chaque membre de la famille participe, créant une sorte de cérémonie d’adieu aussi poignante que pleine de vie.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2023
La fête familiale, l'anniversaire d'un homme jeune très malade, qui tient une place centrale dans Tótem, n'est pas prétexte à des règlements de comptes ni à aucune révélation d'aucune sorte. Simplement à une célébration de la vie, en marge d'une mort annoncée, dans une veine très mexicaine où le cycle de l'existence, et sa finitude, n'est pas perçue de la même manière qu'en nos contrées. De plus, l'agitation festive et le tendre chaos qui s'installe sont vus et surtout ressentis par une fillette de 7 ans, qui ne comprend pas tout mais capte bien des choses. Lila Avilés, la réalisatrice, très remarquée pour son premier long-métrage, La camarista, livre un film d'apparence modeste mais universel, jusqu'à faire des animaux, chat, perroquet et insectes, des personnages importants, au même titre que la maison qui possède son propre caractère et ses influences, plus ou moins maléfiques. Il n'y a pas de progression dramatique à proprement parler dans le film pas plus que de conflits,ouverts mais une certaine atmosphère, joyeuse et triste à la fois, rehaussée par une photo lumineuse et une mise en scène très proche de ses personnages, humains ou non, et peu importe, au fond, si on a parfois du mal à distinguer qui est qui, parmi eux. Tótem est un requiem mais serein et animé.
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2024
Un anniversaire d'adieu... "Tótem" est un film personnel pour Lila Avilés puisque sa propre fille a vécu ce que traverse la petite Sol. La réalisatrice construit tout un univers autour d'elle en introduisant une multitude de personnages. Elle nous invite donc dans ce foyer où cette famille s'est réunie pour Tona, mais j'ai eu la désagréable impression de n'être pas à ma place avec eux. Pourtant, le film est très sobre, ne fait pas dans le voyeurisme et ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières alors qu'il avait largement de quoi, mais je n'ai pas été bouleversé par ce que j'ai vu. Il y a de jolis moments, toujours avec Sol qui touche par son innocence, sa curiosité, mais aussi sa capacité à sentir les choses, car les enfants ne sont pas bêtes. Un instant de vie authentique avec des moments naturels entre les différents membres de la famille, mais encore une fois, cela ne m'a pas marqué.
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2023
Ce deuxième long métrage de cette réalisatrice mexicaine rempli d’émotion est agréable à visionner. L’histoire de cette famille mexicaine très éprouvée est très bien scénarisée. On est touché par son état d’esprit dans la préparation et le déroulement de cette fête d’anniversaire de ce jeune père de famille atteint par une très grave maladie où sa proche famille et en particulier son épouse et surtout sa fille SOL manifestent leur amour et leur grand soutien.

Bernard CORIC
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2025
Sol a sept ans. Sa mère la conduit chez son père et chez ses tantes. La maisonnée vibre des préparatifs de la fête qui sera donnée ce soir-là.

Tótem est un film mexicain tourné à hauteur d’enfant. Le procédé n’est pas nouveau. Il produit des résultats contrastés. Début 2022, j’avais énormément aimé "Un monde", l’immersion traumatisante, filmée de son point de vue, d’une fillette dans son école primaire. J’avais trouvé plus convenu "Petite Solange", qui racontait le divorce des parents d’une pré-adolescente. En 2023, dans "L’Île rouge", Robin Campillo racontait ses souvenirs d’enfance à Madagascar, au début des années 70, dans un camp militaire de coopérants français.

"Tótem" a une immense qualité : il réussit à la perfection à reconstituer l’ambiance fiévreuse des préparatifs d’une fête. Il le fait d’autant mieux que ces préparatifs sont vus à travers les yeux de Sol, avec leur part de mystère, d’incongruité voire d’ironie. On comprend très vite qu’autre chose se joue : le père de Sol, Tona, âgé de vingt-sept ans à peine, se meurt dans la chambre d’à côté, sous la garde d’une infirmière aimante et son anniversaire qui se prépare sera très probablement son dernier.

Le problème de "Tótem" est que, une fois ce cadre posé, plus rien ne s’y passe. Le film fait du surplace, se contentant d’ajouter des scènes quasi-identiques, rajoutant plusieurs couches de personnages plus ou moins originaux (un grand-père psychanalyste qui s’exprime grâce à un laryngophone, une tante qui se refait sa teinture, une autre qui se muscle le fessier avec des électrostimulateurs…) jusqu’à la fête nocturne, sa cohorte d’amis aussi fidèles qu’émus, et l’épilogue qu’on savait par avance inéluctable.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2024
Totem s'est démarqué à la Berlinale 2023. Il faut reconnaître que le début est plutôt timoré. La connexion avec la petite Sol met un peu de temps à venir. Le rythme est très calme avec par moment une ambiance pouvant être pesante. La situation que vit cette fillette n'est pas évidente. Les échanges des adultes donnent un certain nombre d'indices sur la situation familiale. Plus on s'approche de la fin, plus l'émotion sera au rendez-vous. Cela fait penser que le film aurait pu être plus impactant si nous avions eu uniquement le point de vue de Sol.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 865 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2024
Voilà le film que le Mexique a envoyé cette année pour représenter le pays aux Oscars. Il n’a pas eu la chance d’être sélectionne et de concourir dans le quintet final pour la statuette du meilleur film étranger (contrairement aux excellents « La Zone d’intérêt » pour le Royaume-Uni ou « La salle des profs » pour l’Allemagne, mais comme « Anatomie d’une chute » qui se retrouvera, lui, dans d’autres catégories). En effet, « Totem » est certes moins mémorable et radical mais n’en demeure pas moins une belle proposition de cinéma. Sur une unité de temps (une fin de journée) et de lieu (une petite maison de banlieue), la cinéaste Lila Avilès tisse une belle histoire tiraillée aussi bien entre la lumière et l’obscurité que la vie et la mort. À travers les yeux d’une enfant, on va assister à la journée d’un microcosme familial chamboulé par la maladie mais qui célèbre le bouillonnement de la vie.

Sol est une petite fille qui va voir son père atteint d’une maladie grave. Ce dernier est en convalescence chez son grand-père dans la maison familiale où vivent ses tantes qui préparent l’anniversaire, forcément particulier, du malade. Rien ne nous est clairement expliqué dans les rapports qui unissent les membres de cette famille, il y a beaucoup de zones d’ombres laissées à l’appréciation du spectateur, mais on devine un divorce, un décès récent et surtout que cette fête d’anniversaire pourrait être la dernière pour le jeune papa malade. Durant une heure et demie on va assister à une multitude de petites séquences anodines de la vie de tous les jours qui font le quotidien de cette famille mexicaine marquée par la mort et la maladie. Et Avilès suggère plus qu’elle ne montre. Elle évite ainsi de sombrer dans un pathos excessif, préférant célébrer les derniers tumultes de la vie. La cinéaste nous expose les liens forts de cette famille par petites touches. Filmer la banalité de la vie pourrait sembler inintéressant (c’est parfois le cas d’ailleurs ici) mais elle le fait avec beaucoup de talent. Et, plus original, avec une dose d’exotisme propre à la culture mexicaine où le règne animal tient une place prépondérante et où le mysticisme a son mot à dire.

Si certaines séquences apparaissent anodines et manquent d’intérêt, elles font partie d’un tout cohérent, à la fois naturaliste et profond. La caméra est toujours au plus près des réactions et des émotions de ses personnages. « Totem » prend presque parfois la forme d’un documentaire sur le plan visuel faisant penser au récent et tout aussi mignon « Amà Gloria » qui croquait aussi la vie en toute simplicité avec les yeux de l’enfance. On ressent parfaitement la détresse et la tristesse des personnages se mêlant à la beauté et la sincérité des rapports humains qu’ils entretiennent. La distribution dans son ensemble est impeccable et nous immerge totalement dans cette atmosphère de liesse imbibée de désespoir. Certes, il n’y a pas vraiment d’histoire en tant que telle, mais cette accumulation de petites choses accouche d’une œuvre aussi tendre que tragique. Il manque un petit quelque chose pour que l’émotion nous gagne totalement et on a parfois la sensation d’un long-métrage incomplet mais « Totem » se distingue de l’anecdotique par son charme discret, son réalisme brut et sa sincérité. Les regards, les larmes et les mots des protagonistes du film nous hantent et nous heurtent dans ce film qui se voit comme un mausolée joyeux hanté par des fantômes convoquant la mort.

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Cinéphile
Cinéphile

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2024
J'ai rarement vu un film sonder avec autant de justesse la maladie dans la cellule familiale.
Un petit bijou d'une poésie et d'une émotion inouïes.
Courrez y !
PataudCiné
PataudCiné

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2024
Ça c'est fort, pas moyen de coter un film s'il est sorti en Belgique et pas en France. Allez voir ce film
Véronique MASSE
Véronique MASSE

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2024
La fin est réussie , beaucoup d'émotions mais on s'ennuie le reste du temps , le film est trop long. La gamine joue très bien.
Les meilleurs films de tous les temps