Une affaire d'honneur
Note moyenne
3,7
1816 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

231 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
96 critiques
3
70 critiques
2
23 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2024
La mise en scène discrète et ciselē nous plonge dans une époque où les querelles et les affaires d'egos se reglaient fréquemment à coup d'épée ou de pistolets. La violence des hommes est partout, la guerre est dans l'esprit du héros Clément Larasse , Vincent Perez reconsistitue avec panache cette époque de violence ou la justice devenait vengeance, et les hommes pouvaient répondre à des pulsions de mort. Ces pratiques ont été acceptés pendant des siècles, cela donne une idée de ce qu'on peut parfois faire pour l'honneur...scènes de combats très physiques, tout en étant lisibles. Roschdy Zem fait une très belle composition, très intériorisé et ses partenaires sont tout aussi consistants. Dommage que le film ne tente pas d'échapper à son sujet sur la fin et de s'interroger sur son époque , car le film aurait pu être meilleur encore, mais en l'état, il est déjà très bon
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2024
Il y a un double intérêt à voir ce film : d'abord découvrir l'histoire (très romancée) de Marie-Rose Astier de Valsayre, féministe de la fin du XIXe s. qui a rejoint le combat progressiste d'Hubertine Auclert pour que les femmes obtiennent le droit de vote et l'autorisation de porter un pantalon, ce qui n'a rien d'anecdotique ; ensuite pour les scènes d'escrime magnifiquement mises en scène par Vincent Perez. Le résultat est haletant et efficace. Quel regret que Martin Bourboulon ne lui ait pas demandé conseil pour le tournage des Trois mousquetaires.
Très bon divertissement.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2024
Porté par une interprétation remarquable et une photographie magnifique, Une affaire d'honneur montre la folie des duels au XIXe siècle avec des combats prenants et émouvants. Les transitions entre les duels manquent de densité pour donner une plus grande ampleur au film.
L'OMBRE DU 7ème ART
L'OMBRE DU 7ème ART

89 abonnés 434 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2024
Acteur renommé ayant joué dans d'innombrables films, Vincent Perez réalise avec cette fiction son quatrième long-métrage en 20 ans, dont il écrit le scénario et dans lequel il incarne parfaitement, avec dureté et sans état d'âme le rôle du redoutable Colonel Louis Berchère, un militaire revanchard et nostalgique de la guerre de 1870 !

Présenté par une bande annonce efficace et incitative, ce film est très intéressant pour ses intrigues variées, bien construites et non sans suspens, mais également par sa plongée réaliste dans la troisième république des années 1887. Une France avec ses transformations tant politiques que sociétales, l'angoisse toujours présente de la défaite de la dernière guerre, et une société confrontée à des bouleversements comme la montée du féminisme dans un pays excessivement machiste et misogyne, la menace du retour à la monarchie, mais aussi la liberté de la presse consacrée par la fameuse loi du 29 juillet 1881 !

Dans ce contexte en ébullition, la pratique du duel, bien qu'interdite par l'Etat Républicain, reste à cette époque un moyen pour tous de laver son honneur, pour des raisons plus ou moins sérieuses ! Méticuleusement reconstitués selon les règles de l'époque avec procès verbal d'avant duel, témoins et directeur, ainsi que le choix des armes (escrime, pistolets, sabre à cheval, tout y est), les différents duels du film sont un fil rouge habile qui sert les intrigues, dynamisent le scénario, et ne font pas de cette réalisation un Cap et d'Epées, heureusement !

Evidemment ces situations conflictuelles, souvent entre militaires et journalistes, fait prospérer les salles d'armes, sorte de salles de gym pour s'entraîner à manier les fleurets, sabres et autre épées. Le film fait ainsi la part belle à celle dirigée par Eugène Tavernier, brillamment interprété par un Guillaume Gallienne au fait de son art, avec son très charismatique maître d'armes Clément Lacaze, meurtri par les horreurs de la guerre, joué par un remarquable Roshdi Zem, à la fois dur, énigmatique, mais aussi sensible et émouvant, une vraie prouesse d'acteur !

Au milieu de ces querelles d'hommes, notamment amoureuses, et conduisant souvent à des drames violents, l'originalité du film est de savoir habilement intégrer le phénomène montant du féminisme, sous l'intervention brillante de la journaliste et militante endiablée Marie-Rose Astier de Valsayre, qui se bat notamment contre le port obligatoire des robes par les femmes, avec une loi qui leur interdit le port du pantalon. (Loi qui sera abrogée définitivement en ... 2013 !). Subtilement interprétée par Doria Tillier, avec poigne, panache, et délicatesse, Marie-Rose crée fort à propos la première ligue féministe d'escrime. Se querellant violemment avec Ferdinand Massat qui l'humilie sèchement (joué par un Damien Bonnard parfait dans ce rôle ingrat et assez peu courageux), le rédacteur en chef du Petit Journal et ami du colonel Berchère, Marie-Rose demande réparation en le provoquant en duel. Mais comment imaginer qu'une femme puisse affronter un homme dans un duel à cette époque ?

Faisant cause commune avec Clément Lacaze, pour des raisons qu'on découvrira dans le film, Marie-Rose apprend l'escrime avec lui pour affronter Ferdinand Massat, non sans risques pour eux deux, notamment avec le revanchard Colonel Berchère ! Leur rapprochement apporte au scénario une touche romantique, tout en retenue et où les personnages se dévoilent avec pudeur et finesse, que j'ai vraiment appréciée.

On l'aura compris, ce film est porté par un casting de haut vol, maniant avec virtuosité une large palette de sentiments humains et d'émotions, dans une mise en scène de Vincent Perez quasi irréprochable. On pourra sûrement regretter le trop grand nombre de duels qui viennent gonfler la durée du film et amoindrir certaines scènes d'entraînement ou de relations entre les personnages. Cependant, la reconstitution avec soin de l'époque des années 1880 en font une fiction intéressante, animée et où l'on ne s'ennuie jamais; que demander d'autre au cinéma pour un excellent et très instructif drame historique ?
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 décembre 2023
Ce film racontant les duels qui ont marqué l’histoire de la France d’avant guerre est assez lent et plat, en dehors des trois moments de tension générés par des duels. Sans intérêt.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2024
L'étonnement est total quand on se rend compte qu'on a, en fait, vu un film de cape et d'épée et de sabre et de pistolet.
Ok pour le travail de chorégraphie des combats, Ok pour la dénonciation de l'absurdité de cette pratique... mais c'est, en définitive inintéressant et avec un scénario qui peut tenir sur un confetti.
L'amourette platonique entre notre ex miss nationale TILLIER et le ténébreux maître d'armes ZEM est d'une platitude risible.
L'évocation du "Petit Journal" est historiquement intéressante.
Sympa sans plus!
Gérard Roux Perso
Gérard Roux Perso

3 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2023
Une histoire originale d'un autre temps, un temps d'après-guerre avec ses traumatismes à gérer, un temps où certaines personnes pensent avoir un permis de tuer dû à leur rang social. Un temps où pointe le féminisme dans un monde où le masculinisme règne comme jamais. Au final un cadre idéal pour développer un scénario original, sans confusion ni invraisemblance et servi par des acteurs justes qui se donnent à fond
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2023
Une époque bien décrite avec des acteurs épatants. De belles scènes de combat à l'épée... cependant , quelques longueurs inutiles et qui ralentissent la vigueur de l'intrigue...
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2023
Je suis resté jusqu'à la fin par admiration pour roshdy zem et guillaume gallienne. C'est long, ennuyeux, poussif. Cela est d'après ce que j'ai compris à la fin basé sur des faits réels et cela m'a paru complètement inventé... des génies quoi.
Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2023
Magnifique illustration du temps des duels où l’on s’embrochait à qui mieux mieux.La réalisation est très vive et on vibre à chaque assaut.
Un grand soin a été apporté dans la reconstitution de ce moment particulier qui suit la défaite de 70 et précède 1900 et la belle époque . Perez fait un beau colonel salaud, vieille culotte de peau, mais le cocotier est remporté par Roschdy Zem en ténébreux maître d’armes. Galienne oui, Doria Tellier importe une touche féminine inattendue qui sert l’intrigue. Tout ça fait du grand cinéma, pas une scène en trop ni un coup de sabre à changer.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 décembre 2023
Le maître d’armes Clément Lacaze (Roschdy Zem) et le colonel Louis Berchère (Vincent Perez) sont d’anciens héros de guerre que tout oppose. Le premier, repu de violence, refuse les honneurs et exerce son art dans la salle d’armes dirigée par son vieil ami Eugène Tavernier (Guillaume Gallienne) ; le second au contraire se pavane en uniforme et défie en duel tous ceux qui ont l’impudence de lui tenir tête. C’est le cas notamment d’Adrien, le propre neveu de Lacaze, un jeune étudiant en médecine, épris de la fille de Berchère.

La trêve des confiseurs est riche en sucreries et pauvres en bons films. Entre "Milady" et plusieurs disney-niaiseries américaines interchangeables, "Une affaire d’honneur", son casting alléchant et son sujet original étaient a priori le spectacle le plus intéressant de la semaine.

Je suis allé le voir dans une salle bondée, ce qui, passé le désagrément de devoir partager mon accoudoir, devrait me rassurer sur l’avenir du cinéma français. Mais, las, ma déception fut à la hauteur de mon attente.

"Une affaire d’honneur" se conclut sans surprise par le duel des deux héros. Pour nous faire patienter en attendant ce dénouement attendu, quatre autres duels sont organisés toutes les vingt minutes. Y participent outre le neveu précité – dont on aura déjà deviné le funeste destin – une féministe endurcie qui combat pour le vote des femmes… et leur droit de porter le pantalon (Dora Tillier) et un directeur de journal misogyne (Damien Bonnard) dont, comme de bien entendu, la goujaterie sera punie par la féministe précitée.

S’il faut reconnaître à cette "Affaire d’honneur" qu’on ne s’y ennuie pas, que ses décors et ses costumes sont soignés, ce sont là ses seules qualités. Sa mise en scène n’a aucun relief. Ce film, platement chronologique, dépourvu du moindre humour, se prend terriblement au sérieux. Il sent la naphtaline et aurait pu être tourné à l’identique dans les années 80.

Ses acteurs sont engoncés dans leur caricature : Roschdy Zem, toujours excellent à condition d’être dirigé, n’a tout au long du film qu’une seule moue, celle du héros marmoréen à la violence contenue ; Dora Tillier échoue à rendre crédible un personnage anachronique, censée défendre en 1887 une cause qui n’était pas encore d’actualité ; on a connu Damien Bonnard plus convaincant dans des rôles plus denses ; quant à Vincent Perez, il confirme, si besoin en était, que son seul talent résidait dans sa beauté qui, à près de soixante ans, se fane lentement.

PS : Sur le pantalon, "Une affaire d’honneur" réussit en trois phrases à commettre trois erreurs. 1. Ce n’est pas une loi mais une ordonnance de 1800 qui en interdit le port aux femmes. 2. Une loi ne stipule pas ; elle dispose 3. La « loi » de 1800 n’a pas été abrogée en 2013 ; mais, à cette date, la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Benkacem, en réponse à la question écrite d’un sénateur, a constaté que, du fait de son incompatibilité avec le principe constitutionnel d’égalité et avec les engagements européens de la France, elle n’était plus appliquée ni applicable.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2024
La cape et l’épée dépoussiérées.

Vincent Perez revient à la réalisation et concrétise une envie qui le tenaillait depuis longtemps, faire un film sur le duel. Paris 1887. À cette époque, seul le duel fait foi pour défendre son honneur. Clément Lacaze, charismatique maître d’armes se retrouve happé dans une spirale de violence destructrice. Il rencontre Marie-Rose Astié, féministe en avance sur son époque, et décide de lui enseigner l’art complexe du duel. Ils vont faire face aux provocations et s'allier pour défendre leur honneur respectif. Un rêve qui s’est concrétisé avec ces remarquables 100 minutes à la tension palpable et une interprétation au diapason.
Le duel, sa technique, ses armes, ses règles, sa noblesse et son protocole… tout est expliqué, disséqué et superbement mis en scène. Il faut savoir qu’entre 1880 et 1889, les duels étaient très « à la mode » et que de nombreux ouvrages qui fourmillent de détails sont parus sur le sujet à cette époque. C’est bien sûr là que Vincent Pérez a trouvé la matière et l’inspiration pour un scénario original et un sujet qui ne l’est pas moins. Ce n’est pas pour rien non plus, que l’action est située précisément en 1887, car c’est le moment des débuts de l’éclairage électrique, l’arrivée du gramophone, la motorisation des véhicules et la construction du premier étage de la tour Eiffel et de la première timide percée du féminisme… une époque charnière. Depuis 1881 et la promulgation de la loi sur la liberté de la presse, les plumitifs de tous bords, multiplient les provocations, suscitant une hausse sans précédent des demandes de réparation. Il en résulta que les grands journaux nationaux comme Le Figaro, Le Gil Blas ou Le Petit Journal et beaucoup d’autres, se dotèrent de salles d’escrime pour former leurs journalistes aux techniques du duel… C’est là que la réalité rejoint la fiction avec les personnages du journaliste Ferdinand Massat et de la féministe Marie-Rose Astié de Valsayre. On ajoute à tout ça le soin particulier aux costumes, aux décors, aux accessoires, aux éclairages et surtout à la chorégraphie des très nombreux combats, on obtient un excellent film, sublimé par la musique des frères Galpérine, pour commencer 2024.

A l’affiche, c’est du nanan. Roschdy Zem, taiseux, enfermé dans son passé douloureux de militaire réussit, une fois de plus, une composition impressionnante. Doria Tillier, totalement à contre-emploi surprend et en bien. Guillaume Gallienne, Damien Bonnard et Vincent Pérez lui-même, sont parfaits. Beaucoup de rythme grâce à un montage virtuose, du lyrisme digne d’une épopée, un film superbe, classique et rigoureux dans sa facture, qui nous plonge dans un monde en pleine mutation. Tragique et passionnant à tous points de vue, un beau moment qui renoue avec la tradition du film de cape et d’épée. Le Ridley Scott des Duellistes n’est pas loin.
Jm szn
Jm szn

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2023
magnifique...enfin un film récent plus que regardable...merci Vincent perez pour la mise en scène...
les scènes de duel sont d'une tension incroyable...
même la note féministe est de bon goût...
comparé aux trois mousquetaires, c est un petit chef d'œuvre...
roshdy Zem est aussi fantastique de droiture...
Bri
Bri

1 abonné 1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2023
Long, ennuyeux, poussif ... ce film très convenu manque de profondeur et d'intérêt. Je me suis ennuyée
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2023
Quelle agréable surprise !
Un film en costume , 1887, inspiré d'une histoire vraie , aborde le sujet de l'honneur et des duels....pas vraiment d'actualité ....
Et pourtant c'est passionnant , bien rythmé, un brun romanesque .
Et des acteurs bien convaincants....Doria Tillier en tête , probablement heureuse de ce rôle de femme féministe qui se bat entre autre pour que les femmes puissent porter le pantalon , qui sera interdit jusqu'en 2013 ....
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse