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Narnet
34 abonnés
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3,5
Publiée le 16 janvier 2024
Bon film de duels. Ça n'a pas été sans me rappeler un film vu cette année spoiler: (la scène finale de John Wick 4) . C'est bien filmé. Une pointe de féminisme, mais pas trop. À voir, assurément
Ce film est une vraie surprise, ce qui en fait une belle réussite. Au delà du divertissement pur et simple, j’ai trouvé le film très enrichissant. Le réalisateur a su me convaincre en alternant - dans la narration - des moments intenses et rapides avec des scènes plus calmes et intimes, à l’image d’un duel entre deux personnes. On prend plaisir à suivre l’ensemble des acteurs. Sauf peut être Doria Tillier. Rien contre l’actrice ou son personnage, évidemment. Mais j’ai eu l’impression qu’elle jouait parfois un peu faux.
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Un film riche de récits croisés aux enjeux divers, de combats tous différents, jamais répétitifs, superbement filmés à distance pour les rendre compréhensibles (contrairement au récent Trois mousquetaires décevant sur ce point). Voilà une fresque minutieuse d'une époque marquée par une société de classe, le patriarcat, les traumatismes de guerres fréquentes, où saillent une vision quelque peu surannée de l'honneur, pour le moins chatouilleux, et la fatuité d'individus prêts à mourir pour d'oiseux mobiles. Les interprètes servent excellemment leur personnage, et une belle lumière les décors et costumes, ce qui ajoute à cette belle réussite.
Vincent Perez, pour sa quatrième réalisation, nous propose Une Affaire d’Honneur, un film qui, malgré ses efforts pour capturer l’essence du XIXe siècle, ne parvient pas à transcender son matériau de base. Le cadre historique, bien qu’approprié, semble parfois manquer de cette vitalité qui aurait pu en faire une œuvre véritablement immersive. Les personnages, malgré un potentiel dramatique indéniable, sont exploités de manière trop conventionnelle, le scénario ne cherchant pas suffisamment à explorer les nuances émotionnelles qu’il aurait pu offrir.
Les duels, bien que spectaculaires, sont loin de suffire pour dynamiser un récit qui demeure sage, presque trop. L’aspect prétendument féministe du film, porté par une Dora Tillier pleine d’énergie, s’évanouit dans un rôle qui, en fin de compte, manque de consistance et de présence. L’escrime, censée incarner la force et la virilité des personnages, ne parvient pas à pallier l’absence d’une véritable tension dramatique.
Côté mise en scène, Perez semble s’être contenté d’une approche plus fonctionnelle que créative, laissant l’ensemble de l’œuvre paraître fade. Les dialogues, bien qu’intelligents, sonnent plus comme des répliques littéraires que comme des échanges naturels entre personnages. Roschdy Zem, impeccable comme à son habitude, se trouve cependant limité par un rôle avant tout physique, sans véritable profondeur à exploiter.
Alors que le contexte historique entre les deux guerres (1870 et 1914) aurait pu offrir une richesse narrative, le film ne parvient malheureusement pas à en tirer pleinement parti.
Une Affaire d’Honneur reste une œuvre respectable dans sa forme, mais qui manque cruellement de cette passion et de cette intensité qui en auraient fait un superbe film.
Un très bon film,avec de très bons acteurs. Un film qui m'a beaucoup plus qui nous fait connaître une femme qui a lutté pour le droit des femmes . Bravo
Pas inintéressant mais assez long et si on ne se passionne pas pour les duels on s'ennuie un peu tant l'issue est seule intéressante et assez prévisible à chaque fois.Seul le personnage féminin donne de l'énergie à son rôle. Les personnages masculins ne donnent vie qu'a leur mysoginie ou a leur traumatismes.
Excellent film, guidé de main de maître... Tout est juste : les dialogues, les costumes, le scénario. Tout est soigné et délicat. La très vieille question de l'honneur revient avec ce film en nous demandant : aujourd'hui, où serait elle ? comment est elle traitée ? Un grand bravo. J'ai beaucoup aimé.
Autant le dire de suite, la première partie est captivante par contre, la suite est ennuyeuse , abracadabrante. Dommage. Dommage !!! L’interprétation du maître d’arme par roschdy Zem est époustouflante . Belle scènes d’épée superbement filmées
Alors qu'on assiste à un retour du film de cape et d'épée sur le grand écran, cette histoire-ci mérite le détour parce qu'elle entremêle hommage cinéphilique, reconstitution historique et préoccupations contemporaines.
J'ai beaucoup aimé les reconstitutions de duel, que ce soit à l'épée, au sabre ou au pistolet. Que ce soit la tension dramatique, le suspens, le respect pointilleux des rituels ou l'aspect psychologique des affrontements, tout est réussi. Vincent Perez s'appuie sur une distribution prestigieuse : lui-même (dans le rôle du méchant), Roschy Zem (qui nous gratifie d'une nouvelle performance), Guillaume Gallienne et Dora Tillier, piquante à souhait en militante féministe.
On pourra néanmoins trouver que le réalisateur en fait un peu trop dans la peinture de ce premier féminisme républicain, qui baigne dans l'esprit de jouissance... et un multiculturalisme peut-être anachronique (en 1887).
En dépit de ces quelques réserves, j'ai passé un très bon moment.
Excellent film vu en avant première! Il y a une vraie recherche dans l'esthétique et la mise en scène, les combats sont magnifiquement mis en scène et filmés et cela permet de revivre une pratique méconnue de notre histoire! Le casting est top et on ne s'ennuie pas!
Je ne m’attendais à rien en allant voir ce film et je n’ai donc été ni déçu ni agréablement surpris par son visionnage. Si le sujet n’est pas inintéressant, son traitement est un peu surprenant. Si le personnage interprété par Guillaume GALLIENNE montre une véritable profondeur, tous les autres semblent traités bien superficiellement. Je suis malheureusement incapable de juger de la qualité des multiples scènes de duels mais elles me font davantage penser au Zorro et au sergent Garcia télévisés de mon enfance qu’à la représentation d’évènements historiques. Quant à l’évocation de grands thèmes de société comme celui de la condition féminine ou celui de l’organisation sociale au 19ème siècle, elle est également bien présente mais uniquement survolée. Que tout ceci ne vous détourne cependant pas de voir ce film si l’occasion se présente afin de vous faire votre propre opinion.
Heureusement que les duels sont interdits de nos jours il y en aurait des morts mais les réseaux dit sociaux les ont remplacés pas du tout sympa mais moins dangereux j ai appris vraiment sur cette "tradition pour l honneur" très bien interprété Et déjà aussi et toujours la lutte des femmes BON FILM UN AGRÉABLE MOMENT
Remarquable ! Il y a des films dans lesquels tout sonne juste, l'émotion à la mort d'un jeune homme, le caractère taciturne et peu expansif d'un héros, le féminisme revendiqué d'un personnage, l'amitié entre deux hommes, les préjugés d'un type odieux, qui se rachète cependant à un moment du film.... Tout dans "Une affaire d'honneur" est de cet acabit, tout sonne impeccablement juste. Les scènes de duel, magistralement chorégraphiées, ne sont ni trop longues ni ennuyeuses, les dialogues sont pertinents, le contexte de l'après-guerre de 70 très bien reconstitué, avec en point d'orgue une belle brochette de militaires vaincus par les Prussiens et qui continuent à jouer les matamores de l'honneur perdu. Et quels acteurs : Roschdy Zem, Dora Tillier, Gallienne, tous sont exceptionnels d'exactitude. Et l'intrigue, n'en déplaise à certains critiques de la presse, qu'il s'agisse de celle qui tourne autour des duels ou de l'histoire amoureuse, est d'une pertinente subtilité qui fait que l'on ne s'ennuie à aucun moment.
Version courte : une plongée au coeur du XIXè siècle avec ses duels d’honneur dont les hommes de l’époque sont friands. Une retranscription détaillée historique aussi froide que la lame d’une épée dans le ventre.
Version longue : Vincent Perez acteur et réalisateur est coutumier des films de cape et d’épée : Cyrano de Bergerac, Fanfan, La Reine Margot, Le Bossu… figurent parmi ses plus grands succès dans lesquels il a su se démarquer en campant des personnages hauts en couleur. Dans cette réalisation, le passionné d’escrime féru d’Histoire retranscrit à l’écran le fruit de ses recherches sur cette période de la fin du XIXè siècle. Une société d’hommes qui fument dans les salles d’armes au souvenir de leurs actes de guerre passés, et se provoquent passionnément pour mieux s’entretuer, tout en respectant scrupuleusement les règles édictées. « En l’absence d’un Roi, chacun est gardien de son royaume qui est l’honneur! ». Cette phrase évoquée dans le film résume brillamment à elle seule toute la pensée des hommes de ce temps. Le portrait est froid et sévère, car le film de Vincent Perez plutôt que de montrer les évolutions que connaît la société à cette époque, s’attarde uniquement sur quelques protagonistes : un maître d’armes ancien officier désabusé (Roschdy Zem glacial à souhait), une jeune femme impétueuse souhaitant bouleverser les conventions (Doria Tillier aussi bravache que courageuse), et Vincent Perez lui-même en colonel impétueux et sanguinaire, reflet même de cette société vieillissante. Ainsi, toute l’action est située sur ces personnages et leurs comparses, qui emprisonnés par leurs principes et leur honneur semblent vivre totalement coupés du monde. Les scènes de duel sont particulièrement bien mises en scène avec une tension permanente. Ici pas de bravoure, pas de cascades ou de sauts de kung-fu. Juste l’impression quasi-certaine que l’autre porte la mort au bout du bras et qu’un faux-pas peut vous conduire en peu de temps de vie à trépas. Amateurs des 3 mousquetaires, passez votre chemin, la mort est ici présente dans les propos, les regards et dans les prés au petit matin. La seule étincelle de vie au milieu de cette morne existence est présente dans le coeur d’une femme, qui défend jusqu’au fer son indépendance. Pour les amateurs d’escrime et du XIXème siècle en particulier.