1595 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
158 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
67 critiques
3
53 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Charlotte28
203 abonnés
2 834 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 septembre 2023
Le retour d'un homme en son pays natal auquel il va malgré les années se reconnecter offre de tracer deux destins d'amis dont le rapport à leur destin, à leur drame commun, à la nostalgie n'a pu qu'évoluer différemment et qui se confrontent avec intensité jusqu'à la scène finale, toute de regrets muets. Nous invitant dans les ruelles misérables de Naples jusqu'à ces tas d'ordures à la symbolique forte, le récit se pare d'une critique sociale pamphlétaire pourtant liée à une ode optimiste, du moment que l'on accepte de briser son naturaliste sort, ainsi que d'une analyse psychologique fine, dénuée de manichéisme ou de didactisme. Soumis à une épée de Damoclès qui alourdit l'atmosphère le héros semble l'ignorer par déni ou bonheur d'être revenu à soi-même, de s'appartenir pleinement (pour reprendre la magnifique citation liminaire), aveuglement auquel Pierfrancesco Favino confère tendresse, espoir, charisme. Mais la nostalgie ramène à ses racines quitte à y étouffer...
Nostalgia montre comment un homme à la recherche de son passé se crée un nouvel avenir. Bien que parfois un peu poussive cette introspection n’en reste pas moins prenante, touchante et juste et esthétiquement très réussie.
Nostalgia traîne sa mélancolie comme le visage de ce déraciné qui par obligation retrouve sa ville natale, se rappelle ses joies de jeunesse, et à son départ soudain et nécessaire. Alors Felice déambule dans les rues sales de Naples, retrouve sa mère et l'enterre. Il va s'offrir un instant suspendu, le prolonger, jusqu'à envisager un retour impossible. Pourquoi 40 ans après, cet homme qui a tout (un boulot solide, une femme magnifique, une vie au Caire) s'arrête-t-il dans les rues vivantes mais aussi sales et mal famées de Naples ? Car il a le vertige devant un manque abyssal, il est incomplet et c'est toute la beauté de Nostalgia qui étreint, étrille et emporte le spectateur.
malgré la présence magnétique de l acteur principal, nostalgia nous laisse un peu sur sa faim tant cette histoire de rancœur et de trahison paraît un peu artificielle.
Une histoire à la fois touchante, poétique et nostalgique dans les méandres d'une ville et d'un parcours de vie qui se répondent. Nostalgia parvient à nous transporter dans sa douceur et sa mélancholie. Mention spéciale à la prestation de Pierfrancesco Favino, tout simplement magistrale.
Un homme revient à Naples, la ville où il a grandi mais où rien n'est plus pareil. La première partie de ce très beau film italien se focalise sur les retrouvailles entre cet homme et sa mère et débouche sur des scènes magnifiques, pleines de tendresse. La suite est plus rugueuse, mais l'on suit avec attention et dans un climat assez hypnotisant, à travers ses déambulations et ses rencontres, l'obstination et le déni de ce personnage, remarquablement joué par @pierfrancescofavino , qui n'aurait pas volé le prix d'interprétation masculine à Cannes en mai dernier.
un autre œil sur la mafia napolitaine, visite guidée de Naples. Un homme reviens après 40 ans dans sa ville natale pour décider d'y rester. Mais la violence, provenant de son enfance tumultueuse, menace ce projet.
"Nostalgia" est une bonne histoire, pas un récit de mafia, mais celui d'un Napolitain qui revient dans sa ville après plus de quarante ans, et qui se confronte à son passé. Le film se regarde facilement, grâce notamment à l'excellente interprétation de Pierfrancesco Favino, souvent considéré comme le meilleur acteur italien de sa génération. Ce qui m'a moins plus, c'est un certain manque de rythme. Au final, même si on ne décroche pas, on reste un peu sur sa faim, avec une réalisation qui n'est pas évidente à noter. 7/10
Un film habité, hanté sans doute, sur le destin, les destins. Portés par des acteurs sincères et authentiques, servi par un décor fascinant, cette histoire, faussement simple, touche, remue et persiste.
Ouille ouille ouille ce film est une véritable plaie... je l'ai regardé en compagnie d'amis italiens hier soir mais comment dire.. bah on a tous détesté ça, même eux alors qu'une d'entre eux vient de Naples c'est pour dire... mais faut dire aussi qu'il ne se passe rien du tout... à part voir le bonhomme s'occuper de sa vieille mère et marcher et claquer du talon dans la rue, c'est le calme plat... une horreur !
Il y a de belles choses dans ce film : la relation mère/fils des débuts, tout empreinte de dignité ; le traitement sensible du retour aux sources, de la nostalgie, et plus largement d’une fibre émotionnelle plus forte que la raison ; le personnage du prêtre – parrain à sa façon – en territoire mafieux ; la performance de Pierfrancesco Favino (déjà vu dans Le Traître, de Marco Bellocchio). Il y a aussi des passages assez naïfs ou peu subtils ; un personnage inexistant (l’épouse du personnage principal) ; un dénouement abrupt. Si, dans son ensemble, le scénario est honnête, on aurait pu l’espérer un peu plus aiguisé, avec un peu plus de relief.
Mario Martone est un cinéaste assez connu en Italie mais peu de ses œuvres sont parvenues à se frayer un chemin parmi les salles obscures françaises. « Nostalgia » rectifie le tir en plus d’avoir été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 2022. Il n’est pas aussi célèbre que certains cinéastes transalpins de ce que l’on pourrait nommer la Nouvelle Vague italienne avec des artistes comme Mateo Garrone ou Paolo Sorrentino. On pense d’ailleurs un peu à ce dernier à la vision de ce film. Lui qui nous avait offert les très beaux « Youth » et « This must be the place » nous avait surtout gratifié du chef-d’œuvre atmosphérique « La Grande Bellezza », multi récompensé à raison notamment d’un Oscar du meilleur film étranger. Et justement, ce film brocardait le superficiel de notre monde et de notre humanité à travers les déambulations d’un homme dans une Rome magnifiée, c’est ce que l’on retrouve un peu avec « Nostalgia » mais en version napolitaine. Martone est en né à Naples et il livre une déclaration d’amour à sa ville de naissance à travers ce long-métrage. Filmée de manière réaliste, pas plus béatifiée que salie, elle est l’âme d’une œuvre dont le but est de nous faire ressentir la mélancolie du passé. Et quoi de mieux que de prendre comme personnage principal et guide cinématographique de cette balade un personnage l’ayant quittée quarante ans plus tôt et qui la redécouvre avec nous. On est donc en plein dans une œuvre de ressenti. Le genre de film pas si courant dont notre avis dépendra en partie de notre humeur du jour et du contexte de visionnage. À nous de décider si l’on va se laisser porter (et envoûter) par ses déambulations napolitaines ou si cela va nous passer au-dessus voire nous ennuyer.
C’est pourquoi, on peut dire qu’on trouve le résultat mitigé. Si on n’est pas happé durant deux heures durant par cette histoire d’un retour qui fait appel à nos sens et au contemplatif, on ne peut nier ses qualités formelles et une sorte de parfum de nostalgie qui s’empare de nous, bien qu’on ne connaisse pas forcément cette illustre ville rongée par la mafia. Les images sont belles et « Nostalgia » prend son temps. Le film suit les errances de Felice, le personnage principal, joué par l’un des acteurs italiens les plus réputés du moment : Pierfrancesco Favino, vu notamment dans le chef-d’œuvre « Suburra » ou encore le récent et très réussi thriller « Dernière nuit à Milan ». Son charisme est indéniable et même s’il joue ici un personnage plutôt passif, il porte le film sur ses épaules. Dans la seconde partie, moins portée sur l’émotion que la première qui voit les retrouvailles avec une mère âgée occasionnant de très beaux moments, on découvre des secrets et le film semble s’ouvrir sur un aspect polar qu’on aurait cru être le sujet du film. Mais tout cela n’est que contexte et prétexte à parler du poids du passé et d’une ville qui ne veut plus de ceux qui l’ont quitté. On peut donc voir « Nostalgia » comme une déambulation contemplative et méditative dotée d’un certain charme qui prends le pouls d’une ville connue de tous et prompt à développer tous les fantasmes. Jusqu’à une conclusion tragique mais au final relativement prévisible. Pour amateurs et selon l’humeur, voici un long-métrage sensible et contemplatif sans être ennuyant dont le degré d’immersion dépendra de notre sensibilité du jour.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
La force du film de Martone, très bien servi par le charismatique et toujours excellent Pierfrancesco Favino, réside dans son abordage du déracinement, de l'exil. Un sujet traité avec subtilité, justesse et intelligence. Bien entendu, la nostalgie, la culpabilité, le remords et le film de mafia emballeront le tout dans du papier de film noir, orné du pittoresque du quartier de la Sanita. Là, le film devient quelque peu répétitif, un peu maladroit, pas toujours convaincant... Mais il s'agit toutefois d'une bonne proposition qui vaut le détour!