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Julie Sarah
2 abonnés
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5,0
Publiée le 16 août 2023
L'acteur joue très bien. Sa conversion religieuse est bien traitée. Le côté nostalgique et sale de sa ville natale est bien montré. Fin surprenante mais logique. Un excellent drame.
Un beau film bien joué et bien filmé....ne jamais rencontrer la mafia, même pour la bonne cause....dans le cadre typique des ruelles de Naples....le curé mérite un prix...
"Nostalgia," réalisé par Mario Martone et sorti en 2022, est une œuvre cinématographique qui navigue dans les méandres de la mémoire, de l'identité et des liens inextricables avec le passé. Adapté du roman éponyme d'Ermanno Rea, le film met en lumière le retour de Felice Lasco à Naples après quarante ans d'absence, marquant un pèlerinage introspectif dans les profondeurs de son âme et de son histoire familiale.
Le choix de Pierfrancesco Favino pour incarner le rôle de Felice apporte une profondeur émotionnelle indéniable au personnage, dont la quête de rédemption et de vérité se heurte aux réalités d'un passé sombre et d'un présent complexe. La performance de Favino, alliant subtilité et intensité, crée un portrait nuancé d'un homme en proie aux fantômes de son passé.
Le film excelle dans sa capacité à capturer l'essence du quartier Sanità de Naples, un personnage à part entière, avec ses ruelles étroites et ses bâtiments chargés d'histoire. La direction artistique et la photographie magnifient cette toile de fond, créant une atmosphère à la fois intime et universelle, où chaque pierre et chaque visage racontent une histoire.
Toutefois, "Nostalgia" peine par moments à maintenir un équilibre entre le drame personnel et les enjeux plus larges qu'il tente de couvrir. Les interactions entre Felice et les figures clés de son passé, notamment avec le redoutable Oreste Spasiano, oscillent entre tension palpable et résolutions parfois prévisibles, diluant l'impact de certains moments clés.
De plus, bien que le film ambitionne de tisser une réflexion sur la nature de la rédemption et les liens indéfectibles avec le lieu d'origine, certaines de ses aspirations philosophiques semblent sous-développées, laissant le spectateur sur sa faim quant à la portée réelle de son message.
En dépit de ces lacunes, "Nostalgia" se distingue par son exploration authentique de thèmes universels à travers le prisme d'une histoire profondément ancrée dans la culture napolitaine. Sa bande sonore, qui mêle mélodies traditionnelles et compositions contemporaines, enrichit l'expérience en soulignant le contraste entre le passé et le présent, entre la nostalgie et l'espoir.
En somme, "Nostalgia" est une œuvre cinématographique qui, malgré certaines irrégularités dans son exécution, parvient à captiver par sa richesse thématique et la force de ses performances. C'est un film qui résonne longtemps après que les lumières de la salle se rallument, invitant à une réflexion sur la nature de nos racines et la quête d'un sens au sein de notre propre histoire.
Véritable film d’ambiance j’ai trouvé. On plonge au cœur de Naples, une Naples idéalisée bien-sûr (on nous épargne le bruit des autos et motos qui doit être infernal, et la ville parait vide alors qu’elle est densément peuplée). La mise en scène est soignée, les plans, l’éclairage, tout est parfait. Pierfrancesco Favino est charismatique, il a une présence à l’écran comme on dit, mais son personnage n’évolue pas le bon sens, on part d’un homme et on finit avec un ado pas très futé. J’ai trouvé la performance du curé splendide (Francesco Di Leva), presque meilleure que celle de Pierfrancesco Favino. Il est très crédible dans son rôle de prêtre napolitain, on est loin du prêtre neuneu, il est dynamique et donne du rythme au film. Le scénario n’est pas très intéressant, mais ce n’est pas l’important dans ce film, d’ailleurs la fin est un pis-aller.
Une belle histoire qui aurait donné plus de force au film en 1h30. L'ambiance du quartier de Naples est perceptible. L'arrivée au nœud du scénario est trop long pour arriver à un dénouement trop rapide.
Encore une fois, Pierfrancesco Favino s'illustre comme un des meilleurs acteurs de sa génération. Malheureusement, Naples ne faillit pas à sa réputation. Mais l'approche de cette ville sous l'angle familial et religieux apportent une réelle profondeur à ce film. Le rôle du prêtre Luigi Rega est stupéfiant. Et surprise au passage: l'apparition de Sofia Essaïdi dans son premier film italien.
Avec le retour d'un Napolitain exilé depuis des dizaines d'année, le film trouve un angle d'approche original pour illustrer l'emprise de la Camorra sur Naples, ominprésente sans être toujours visible, et le combat de certains pour donner un autre espoir aux habitants. Le parallelisme entre la solitude du dirigeant mafieux et l'amour dont est entouré le personnage pricipal est un peu redondant. Le personnage principal et le prêtre sont parfaitement joués, mais on croit un peu moins au personnage du boss. Comme dans d'autres représentations cinématographiques ou télévisuelles de Naples, la lumière choisie est terne, à l'envers de la réalité méditerrannéenne, sans doute pour enlever tout fantasme idyllique de la ville. On comprend néanmoins bien par certaines scènes, certaines allusions gastronomiques, l'aspect communautaire qui manque au personnage principale et la nostalgie qui le pousse à vouloir rester.
Dans Nostalgia, Mario Martone explore avec sobriété et profondeur le retour d’un homme dans son Naples natal après quarante ans d’absence. Felice (incarné avec une intensité retenue par Pierfrancesco Favino) revient pour voir sa mère mourante, mais se retrouve vite confronté à un passé qu’il croyait enterré.
La ville devient un personnage à part entière : étouffante, magnifique, menaçante. Martone y filme la mémoire comme une prison, et la nostalgie comme un poison. À travers une mise en scène lente, presque méditative, le film interroge la possibilité du pardon, le poids du passé, et la difficulté de renouer avec ce que l’on a fui.
Porté par une interprétation magistrale et une atmosphère lourde de non-dits, Nostalgia est un drame grave et touchant, qui évite les facilités pour proposer une réflexion amère sur le temps, la loyauté et les racines.
Parfum de mafia dans cette immersion dans les rues et les immeubles à Naples. Retour d'un homme dans sa ville natale qu'il a fuie à la fin de l'adolescence. Il y retrouve sa mère qu'il sauve de la misère...mais aussi l'hostilité d'un ancien ami qui a "mal tourné". La fin est inéluctable. De belles images d'une ville réputée pour sa délinquance et un acteur qui incarne parfaitement cette attente déçue. Au fond, quand on quitte les lieux de son enfance, c'est souvent difficile de revenir.
40 ans après avoir quitté brutalement sa ville natale, Felice décide d’y retourner pour accompagner sa mère dans son dernier voyage et exorciser un passé qui s’est interrompu trop vite. Mais on comprend que l’amour indéfectible qu’il porte à Naples (et les liens qu’il commence à y tisser) seront vains spoiler: et creuseront son tombeau.
Film avec une jolie esthétique, une fausse quiétude et une remarquable direction d’acteur ; mais un peu cousu de fil blanc, on devine un peu trop facilement vers où le réalisateur spoiler: va conduire Felice. Le dénouement final était bien trop lisible. Il manque également de la consistance aux personnages principaux (Felice, Don Luigi et Oreste) pour donner corps au film et nous émouvoir réellement…
Mais c’est un beau film que je recommande, plus spécialement à ceux qui ont un lien passionnel avec cette ville, personnage à part entière. Qu’il s’agisse d’amour ou de rejet.
Un homme, fortune faite, revient à Naples apres 40 ans d'absence. Il est persuadé qu'il pourra désormais exorciser son passé et s'y construire un avenir. Si les migrants africains peuplent désormais les rues, la ville n'a pourtant pas changé. La rancune et la loi du silence y règnent toujours en maîtres et feront tout pour le faire taire. Beau et crépusculaire.