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leobis
71 abonnés
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4,5
Publiée le 5 janvier 2023
C'est l'histoire d'un homme (Félice) qui retourne dans sa ville natale (Naples) après avoir passé 40 ans à l'étranger, et retrouve sa vieille mère en même temps que ses souvenirs d'enfance et particulièrement celui d'un ami qui est devenu le chef d'une bande de malfrats. Ne voyant le présent qu'à travers la nostalgie de ses souvenirs, il est incapable de voir le danger qu'il court à vouloir à tout prix revoir son ami d'enfance et ce malgré l'aide bienveillante du prêtre local qui lui, est bien conscient de la situation sociale de Naples et veut améliorer le présent des jeunes de sa paroisse. Plusieurs scènes sont bouleversantes de sensibilité, notamment celle dans laquelle il donne un bain à sa mère. Il ressort de ce film que le temps passé est aussi nécessaire que le présent pour compléter son identité, mais qu'il ne faut pas le teinter de romantisme, car le passé est effectivement du passé, on ne peut revenir en arrière et faire revivre des sentiments.
Il y a beaucoup de choses dans le film, l'ambiance napolitaine et la mafia, l'amour maternel et la nostalgie de l'enfance, la religion, les regrets....interprétation formidable, film d'une grande sensibilité.
Très lent, trop lent, ce joli film , dont le personnage principal est Naples, commence au bout de 30 mn, et va crescendo jusqu'au dénouement attendu. Très belle ode à la vieille ville de. Naples , vue sous tous les angles...
Petit à petit, le mot « nostalgie » a perdu sa signification d’origine pour définir de façon plus générale une forme de mélancolie, de tristesse liée à des choses passées. En fait, étymologiquement, le mot « nostalgie » provient du grec ancien nóstos, le retour, et álgos, la douleur. Sa signification d’origine, c’est donc ce qu’on appelle aujourd’hui le mal du pays. Et c’est exactement ce que ressent Felice Lasco lorsqu’il se retrouve de nouveau à Naples, une ville qu’il avait quittée 40 ans auparavant, âgé alors de 15 ans, sans jamais y retourner depuis. Originaire du quartier de Rione Sanità, l’un des quartiers les plus dégradés de Naples, un quartier où la Camorra est bien installée, Felice Lasco est un napolitain de naissance qui, après avoir vécu au Liban, puis en Afrique du Sud, puis au Caire, a ressenti le besoin de revoir sa mère, une femme aujourd’hui très âgée, qui n’y voit plus très bien et qui n’a plus toute sa tête. Felice est marié, il est chef d’entreprise et il s’est converti à l’Islam. Avec ces 40 années loin de Naples, il a non seulement perdu l’accent de la ville mais aussi ses codes. Sa mère mise à part, Felice ressent aussi le besoin de revoir Oreste Spasiano, son ami d’enfance, celui avec qui il avait monté le coup qui a mal tourné et qui l’a amené à fuir Naples et sa région. Un problème toutefois : Oreste est devenu le chef de la Mafia locale, il arme les enfants du quartier, un prêtre, Don Luigi, se bat contre lui à ce sujet et rencontrer Oreste peut s’avérer très dangereux. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-nostalgia/
Un homme rentre à Naples, qu'il a quitté il y a 40 ans pour une mère présente et vieillissante et pour retrouver un ami d'enfance, devenu un petit baron de la pègre, dont on ne prononce pas le surnom sans risques. Le charme de ce film italien provient du temps qu'il donne à ses personnages, et donc à ses spectateurs, pour permettre une rencontre intime avec une vie, avec une ville, et une vieille histoire qui déborde du coeur de Felice (joué par Pierfrancesco Favino, déjà très bon dans "Le Traitre" de Bellochio). Comme dans cet autre film, il faut saluer aussi la rencontre intime avec ce que peut le cinéma, offrir du temps, de l'espace, et les comparaisons inévitables avec les séries italiennes à Naples n'ont pas de raison d'être. Ce film, oui, pour les cinéphiles.
Bon film de Mario Martone sélectionné au festival de cannes 2022. L'acteur Pierfrancesco Favino est à son habitude excellent un des meilleurs acteurs italiens de ces dernières années on l'avait vu aussi dans Il Traditore de Bellochio où il était merveilleux en 2019 en mafieux repenti. Ici il joue un rôle de repenti aussi mais avec un sentiment de nostalgie d'où le titre qui suit tout le film..sur sa jeunesse à Naples et le temps qui court avec son retour 40 après un triste événement.. La cinématographie de Naples est réaliste et colorée... Le film peint l'atmosphère du passé et du présent...certaines choses ne changent pas..on voit quand même venir la fin et c'est dommage...mais le le film se laisse voir...bien quelque longueurs par moment..personnellement j'ai bien aimé..un bon film à voir l'hiver..par moment il m'a fait penser au film "le corps de mon ennemi" avec Jean Paul Belmondo..nostalgie encore et toujours.
Revoir Naples et sourire, ou bien mourir, la réponse figure à la fin de Nostalgia, un nouveau film que Mario Martone consacre à sa ville natale, après notamment Qui rido io, l'une des nombreuses œuvres du réalisateur italien inédites dans les salles françaises. Nostalgia est empreint d'une grande mélancolie intime, celle d'un homme qui a réussi sa vie au loin et qui revient sur les traces de son enfance et adolescence, précisément dans le quartier de la Sanità, dont les ruelles labyrinthiques sont à l'image de son esprit d'homme mûr qui n'a rien oublié. Ce n'est pas un film de plus sur la Camorra ni sur la religion, même si les deux aspects sont très présents, de manière sobre et anti-spectaculaire, au milieu de la splendeur et de la misère napolitaines. Certains ne goûteront peut-être pas un certain classicisme dans la mise en scène de Martone, ni un dénouement très certainement prévisible, et c'est dommage, car cette tragédie moderne, cette version nouvelle de Caïn et Abel possède une sorte de douceur dans sa noirceur, une manière épurée de parler d'une ville gangrenée par la violence et du déterminisme social avec l'amertume qui en découle. Le film n'a pas été trop bien accueilli à Cannes mais ce n'est pas un critère à prendre compte dans l'orgie d'images qui y est déversée. Nostalgia est à voir hors de tout esprit de compétition, pour en savourer pleinement la belle austérité et pour admirer, une fois de plus, la finesse de jeu du grand Pierfrancesco Favino.
Un très chouette film. L'ambiance napolitaine y fait beaucoup, on prend plaisir à accompagner le personnage dans son histoire. L'intrigue parvient à surprendre jusqu'à la fin et la BO est excellente.