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Amphrysia
12 critiques
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1,5
Publiée le 16 juillet 2024
Je n’ai pas cru un seul instant à cette histoire caricaturale. Les personnages errent comme des zombies désincarnés. Isabelle Huppert semble d’effacer progressivement, elle est ailleurs. La script a dû s’endormir aussi, c’est Noël mais il y a des feuilles, une lumière d’été. Ok c’est le sud et le réchauffement climatique mais quand même !
Peu d’intrigue dans ce film qui est finalement une courte nouvelle d’une relation particulière entre protagonistes singuliers. À l’attente laisse place à un peu d’ennui devant cette histoire qui n’avance pas. Le grotesque n’arrange pas grand chose et on peine à se raccrocher aux célébrités qui n’ont rien de leur habituel superbe.
Vu en avant première, selon moi ce qui se fait de pire dans le cinéma français. L’orgueil de penser que l’on raconte une histoire social touchante en surlignant constamment le propos par des effets de mise en scène lourd dingue ( les plans filmé à travers les fenêtres ….) , des jumps cut au milieu des conversations à tout va pour créer un effet dramatique, des voix off ternes voulant appuyer le « Drame » de la situation, une direction d’acteur catastrophique. Le scénario est plat, ne va pas au bout des pistes qu’il développe ( le fantôme du mari qui reviens le soir qu’apporte t’il ???? ) , et l’enjeu est bien trop faible pour que l’on ai ne serait-ce qu’un peu de compassion envers une Isabelle Hupert à fleur de peau ou ce bad block artiste instable. Seul le rythme du film sauve un peu l’ensemble. Quel tristesse …
Sensation bizarre à la sortie du film. Ça aurait pu être super mais ça a été assez terne et moyen. Isabelle Huppert en fait trop et est omniprésente et pas très crédible dans son rôle Le couple n’est pas réellement attachant ni particulièrement intéressant Et le scénario ne semble pas très crédible
Cette ouverture inédite sur grand écran est pourtant symptomatique de l'écueil du film, à savoir qu'il repose sur un scénario très manichéen alternant entre blanc et noir, entre l'anar gauchiste black block violent et une fonctionnaire de police en fin de carrière et veuve ce qui ouvre la porte à deux problèmes : 1- les deux discours sont trop marqués et oublient que le monde est plus dans des teintes de gris, 2- le personnage de Lucie/Huppert n'est pas policière mais technicienne de police scientifique, nuance ! Les deux discours sont sur le fond réalistes et crédibles mais sont trop démonstratifs pour ne pas dire caricaturaux, notamment la faute à des dialogues hyper écrits et donc peu naturels, voir pompeux ou solennels qui ne permet pas d'y croire ou, plutôt, de subir des messages moralisateurs et donneurs de leçon que ce soit d'un côte comme de l'autre. On reste perplexe sur les quelques passages oniriques ou propos spirituels qui sont presques hors sujets si ce n'était pour "atténuer" le position policière de Lucie. On sent surtout qu'en vérité les auteurs ne connaissent pas leur sujet, à croire que la partie de Yann/Biscayart a été écrite pas un journaliste de Libération, et que celle de Lucie/Huppert par un syndicaliste de Alliance Police. Site : Selenie.fr
Dans un style très romanesque, alliant narration fluide et élégante mise en scène, Téchiné scrute les fractures et les maux qui déchirent notre société. Lucie (Isabelle Huppert) policière en fin de carrière, éprouvée par le récent suicide son compagnon, vit seule dans son pavillon. Dès leur emménagement, elle se prend d’amitié pour ses nouveaux voisins (Hafsia Herzi et Nahuel Perez Biscayart), bien que lui soit activiste anti-flics assigné à résidence, maintes fois condamné. Cette histoire d’empathie réciproque qui aborde tant le problème de la violence policière, que la difficulté du métier n’est finalement qu’un prétexte pour illustrer le propos dont la portée est bien plus générale…. Avec les gens d’à côté, Téchiné met en scène une histoire banale du quotidien pour évoquer une relation pleine de contradictions pourtant construite sur une simple envie d’entraide, de recherche d’affection, de possible vivre ensemble, de réconciliation des contraires au-delà de tous clivages idéologiques.
Film plat qui raconte la vie d'une femme flic dépressive à la suite du décès de son mari et qui reporte son affection sur ses voisins. Pas d'émotion et pas de suspens .Bof, bof bof
Il nous est proposé une tentative de conciliation entre deux univers diamétralement opposés : la police et les contestataires. HUPPERT improbable et comme d’hab impénétrable et allumée, se lie d’amitié avec ce couple de voisins et leur gamine. Alors qu’elle découvre des activités réelles anti-flic de BISCAYERT, elle insiste et va même devenir complice. Nous devenons spectateurs d’une invraisemblable situation qui laissera certainement perplexe la majorité d’entre nous. C’est lent et déroutant !
Le sujet, quoique banal, n'est pas inintéressant et la manière de filmer de Téchiné, toujours reconnaissable, n'est pas dépourvue de qualités. Mais d'où vient que la mayonnaise ne prend pas ? On comprend que Lucie ait besoin d'affection et s'attache à cette famille ? Mais alors pourquoi ne croit-on à aucun moment à cette amitié passionnée, à cette affection quasi maternelle qu'elle dit éprouver envers ce couple et la petite fille ? On reste dans une distance froide, une atmosphère d'indifférence. Est-ce l'incapacité d'I. Huppert à faire passer un quelconque sentiment ? Est-ce le fait que les deux jeunes acteurs non plus n'ont pas l'air d'y croire un seul instant ? Est-ce la rapidité avec laquelle cette amitié paraît naître et se trouve traitée? Je ne sais, mais on ne croit pas du tout à la réalité de cette relation. On bâille assez souvent, mais heureusement, cela ne dure qu'une heure vingt-cinq.
Isabelle Huppert, au sommet de son art, ne rattrape pas la nullité des prises de vue (camera à bout de bras, aucun respect des règles d’enchaînements des plans, etc.) et l’invraisemblance de cette « amitié » avec ce personnage de black-block.
"Les Gens d’à côté" suit deux familles vivant côte à côte, confrontées à des conflits et des préjugés qui mettent en lumière les défis contemporains de la coexistence et de l'intégration. Isabelle Huppert et Hafsia Herzi sont remarquables, leur interprétation subtile et nuancée permet de ressentir pleinement les dilemmes et les émotions de leurs rôles. Téchiné parvient à capturer avec finesse et sensibilité les enjeux contemporains, traitant des thèmes tels que la diversité, la tolérance et la solidarité. Le film se distingue par sa capacité à susciter la réflexion tout en offrant un portrait authentique et émouvant des relations humaines.
Une bon cru d'André Techine qui réalise et co-scenarise ce drame, un peu polar on peux dire aussi , avec un sujet intéressant d'une policière qui vit seule depuis le décès de son mari , qui se lié d'amitié avec son jeune voisinage dont le père a des problèmes avec la justice pour des manifestations faisant partie des Black Bocks qui cassent mais pas que. Elle s'entend aussi bien avec la mère voisine dont elle s'attache de sympathie et d'entraide, le métier de policière sera révélé plus tard. Je suis souvent un peu perplexe sur certains longs métrages du cinéaste André Techine mais là, j'ai trouvé qu'il maîtrisé bien son sujet avec une bonne accroche. J'ai bien aimé les plans matinaux de footing de l'héroïne avec les fonds d'écrans jaunes comme souvent chez le metteur en scène. Isabelle Huppert est remarquable tout comme ses partenaires Nahuel Perez Biscayart et Hafsia Herzi. Je le conseille..