Ah André Téchiné, un réalisateur que j’apprécie autant qu'il m'ennuie et là je dois dire que nous sommes malheureusement dans la deuxième option. Après avoir perdu son compagnon, Lucie, agent de police, emménage dans une banlieue pavillonnaire. Mais son quotidien morose va être troublé par ses voisins auxquels elle s'attache mais dont elle va découvrir qu'ils sont "anti-flics". Quand il ne fait pas du cinéma LGBT, Téchiné fait dans le cinéma social (bon même si je caricature énormément sa filmographie) et c'est ici bien maladroit ! Autant dans la forme que dans le fond, on se croirait dans un téléfilm TF1 un peu insipide et surtout au discours téléphoné. Effectivement, on est une nouvelle fois dans cette paresse d'écriture propre au "film social français", c'est-à-dire pardonner à l'autre, les personnages apprennent les uns des autres malgré leurs différences et peuvent ainsi vaincre la peur de l'autre et le comprendre. Bref, rien de bien appétissant au menu surtout que tout est lent ! Alors évidemment, c'est du film d'auteur, je ne m'attendais pas à de l'action mais enfin, il y a quand même un juste milieu à avoir et ici, le rythme est bien mou. Surtout que les acteurs jouent tous très mal (après, j'ai toujours eu un problème avec Isabelle Huppert que je trouve particulièrement apathique dans chacun de ses rôles, c'est simple, sa palette de jeu se limite à tirer la gueule en permanence) mais la palme revient à Moustapha Mbengue qui fait de la récitation de texte. Alors, après peut-être que ça vient de la direction d'acteur mais pourtant, Nahuel Pérez Biscayart sort son épingle du jeu avec une prestation correcte et convaincante. Concernant la mise en scène, c'est bien pauvre, c'est en réalité aussi morose que le jeu d'acteur mais surtout aussi morose que cette banlieue décrite par le personnage principal (c'est sûr que ce côté-là, l'ambiance est réussie). Et puis c'est sans parler de la voix-off insupportable d'Huppert qui raconte ses expériences que l'on voit de toute manière à l'écran ou qui servent d’ellipses, qui fait complètement plonger le film dans la production télévisuelle bien cheap. "Les Gens d'à côté" est donc un Téchiné raté, enfin du moins pour moi.
Vu en avant première, selon moi ce qui se fait de pire dans le cinéma français. L’orgueil de penser que l’on raconte une histoire social touchante en surlignant constamment le propos par des effets de mise en scène lourd dingue ( les plans filmé à travers les fenêtres ….) , des jumps cut au milieu des conversations à tout va pour créer un effet dramatique, des voix off ternes voulant appuyer le « Drame » de la situation, une direction d’acteur catastrophique. Le scénario est plat, ne va pas au bout des pistes qu’il développe ( le fantôme du mari qui reviens le soir qu’apporte t’il ???? ) , et l’enjeu est bien trop faible pour que l’on ai ne serait-ce qu’un peu de compassion envers une Isabelle Hupert à fleur de peau ou ce bad block artiste instable. Seul le rythme du film sauve un peu l’ensemble. Quel tristesse …
André Téchiné n'avait plus tourné avec Isabelle Huppert depuis Les sœurs Brontë (1979). Le réalisateur, de l'avis de tous, a un peu perdu la main ces derniers temps, s'attaquant à des sujets actuels avec une certaine légèreté ou un manque de nerf, comme on voudra. C'est vrai en grande partie pour Les gens d'à côté, un brin caricatural dans l'opposition entre deux de ses trois personnages principaux, Téchiné prêche pour la tolérance, l'humanisme et l'amitié, autant de belles valeurs illustrées ici de manière un brin naïve et moyennement crédible quant aux situations exposées (inique, la police ?). Ajoutons aussi une voix off qui ne sert à rien et arrêtons-là les récriminations. Parce que, par ailleurs, le cinéaste fait toujours montre de concision et de fluidité narratives, nous offrant une belle harmonie entre deux actrices toujours impeccables, à savoir Isabelle Huppert et Hafsia Herzi. Nahuel Perez Biscayart, de son côté, semble moins à l'aise, une impression due au manque de relief et d'approfondissement de son personnage. Les gens d'à côté est un Téchiné qui n'explore pas complètement toutes les pistes entamées ou plutôt les mélange en cherchant d'abord à parler de la complexité des relations humaines. Ce qui, au fond, a toujours été privilégié dans son œuvre, et de plus en plus, au détriment de son aspect purement social.
Il arrive qu’on sorte d’un film en se focalisant sur le manque de crédibilité de ce qu’on nous a donné à voir et/ou sur son apparente absence de profondeur. Et puis, il peut arriver qu’en tournant et en retournant ce film dans sa tête, on prenne conscience que, si on prend soin d’agglomérer tout ce qui est suggéré par tout un tas de touches discrètes, le film est en fait très riche et que, malgré un certain nombre de défauts, il est susceptible de générer des réflexions et des conversations très sérieuses sur des sujets importants : le vivre ensemble entre voisins ; l’amitié est elle soluble dans les divergences politiques ? ; faut il rejeter l’ensemble de la police sous prétexte que certains de ses membres ont un comportement inacceptable ? ; etc. Quant à la crédibilité, on comprend vite que c’est une fable qu’on nous raconte et que le réalisateur a choisi la fable dans un but bien précis. Ce but visé par Téchiné, c’est manifestement d’apporter de l’apaisement dans une nation fracturée en montrant qu’une relation d’amitié peut s’établir entre une policière et de nouveaux voisins dont l’élément masculin est un activiste membre des black blocs, ayant déjà eu maille à partir avec la police et avec la justice. Un sujet assez casse-gueule et dans lequel, en effet, le risque est grand de ne pas apparaître très crédible. Lire la suite sur https://www.critique-film.fr/critique-les-gens-da-cote/
Film plat qui raconte la vie d'une femme flic dépressive à la suite du décès de son mari et qui reporte son affection sur ses voisins. Pas d'émotion et pas de suspens .Bof, bof bof
Comment pouvons-nous vivre tous ensemble avec nos différences dans une France unie ? C'est le sujet de ce film et il est magnifiquement interprété par des acteurs brillants. Merci M. Téchiné !!!