Le Dossier Maldoror
Note moyenne
3,6
1738 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

207 critiques spectateurs

5
26 critiques
4
75 critiques
3
65 critiques
2
29 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Mdupas29
Mdupas29

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2025
Correct … un polar pas si sombre que je l’espérais… le réalisateur met en avant l’inertie et l’incompétence des polices belges , qui ne se coordonnaient pas à l’époque , et l’implication corrompue de justice elle même qui protège des coupables que l’on présume hauts placés . On est également happés et emportés dans la traque obsessionnelle de ce gendarme qui , seul, tente de lutter contre le mécanisme impitoyable d’un réseau pedophile …. L’ensemble manque de fil directeur au niveau de l’enquête , pas toujours facile d’en suivre le déroulé … voilà, je ne me suis pas ennuyée certes mais ce n’est pas le meilleur polar qu’il m’est été donné de voir …. D’où cette note moyenne.
Joanna Rico
Joanna Rico

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Intéressant d'aborder la dimension politique de l'affaire, fin cathartique par rapport à la réalité, Anthony Bajon est magistral.
Brigitte Laurent
Brigitte Laurent

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Bon film qui nous replonge dans les difficultés politiques de la Belgique des années 90. On pense aussi à l’affaire non élucidée des tueurs du Brabant Wallon
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Anthony Bajon dans son rôle le plus sidérant (vu la belle palette de jeu de l'acteur, il est à chaque fois difficile d'imaginer qu'il puisse faire mieux, et il nous surprend encore au film suivant). Le Dossier Maldoror est un best-of de ce que Fabrice du Welz sait faire (pour nous, son meilleur film, de loin le plus abouti), nous plongeant dans l'affaire Dolman (toute ressemblance avec l'affaire Dutroux serait totalement...pas fortuite), soit la terrible descente aux Enfers d'un simple flic de petite bourgade belge qui découvre des secrets écœurants et immoraux dans une affaire de trafic de petites filles... Le thriller est vraiment glaçant, suffocant, et il n'est pas rare d'avoir le ventre noué face à des preuves accablantes ( spoiler: la vidéo des trois petites filles blondes dans la voiture
... On en a encore des frissons), des secrets de polichinelle entre gens de la Haute qui se couvrent entre eux (accoudoirs du siège arrachés dans 3,2,1...), des manquements de la police qui n'a aucune envie de boucler l'affaire (à part ce pauvre flic menacé de toutes parts), tout, dans Maldoror, est viscéral, et fait d'autant plus mal qu'on ne doute absolument jamais de la réalité de ce qu'on nous raconte (on a juste changé les noms, pour éviter le scandale d’État, mais on n'est pas dupe sur ce que Du Welz est en train de nous relater). On parle aussi de "best-of" puisque le réalisateur s'est amusé à mettre des caméos des vedettes de ses anciens films, ainsi on aura le plaisir de retrouver Jackie Berroyer (Calvaire) dans les quelques apparitions du fameux Dolman, ou encore l'insertion (très succincte, donc d'autant plus drôle) de Benoît Poelvoorde (Inexorable) dans le cadre-photo de la Juge. Madoror sent le thriller psychologique tendu, poisseux, qui nous affole un peu plus à chaque découverte de nouvel indice macabre, comme Le Silence des Agneaux savait le faire autrefois. Le film se vit pleinement aux côtés d'un Anthony Bajon transcendé, qui nous fait croire à son personnage en un clin-d'œil, dont on comprend tous les traumas (il ne veut pas que sa spoiler: future gamine
vive dans un monde où court un psychopathe qui risque de l'embarquer), et qui nous fait serrer les dents pour la réussite de son enquête (et l'on ressort de cette séance médusé : comme le siège du cinéma siège est bien vissé au sol, on se contente de pester vulgairement sur l'injustice de ce monde). La mise en scène est excellente, les ressorts de l'enquête "faussement fausse" font froid dans le dos, et quand le générique dactylographié se lance à la fin, on repousse violemment les portes de la salle de cinéma, dépité de l'immoralité de cette société. Madoror est une bonne gifle, d'une main sale, pour nous déniaiser.
Jean-marc B.
Jean-marc B.

16 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Un excellent film sur une affaire de pedocriminalite qui rappelle celle de Dutroux. Atmosphère étouffante pour ce thriller qui entraîne un gendarme belge dans la déraison pour sa résolution. Ce film brutal happe le spectateur, le tient en haleine. Mentions spéciales à Anthony Bajon, Sergi Lopez et Alexis Manenti.
Pops
Pops

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2025
Un thriller âpre et dérangeant dont les qualités font également les défauts. Son réalisme brut quasi documentaire tend vers le sensationnalisme glauque et la complexité de son scénario le rend dense et pas toujours simple à suivre. L’idée de faire de ce polar une fresque naturaliste des terres déshéritées de la Belgique n’est pas inintéressante mais elle a tendance à distraire et à saturer l’attention du spectateur, à l’instar de la scène du mariage, hommage appuyé à Voyage au bout de l’enfer. L’expérience de ce film s’avère alors un brin pénible. La référence du genre de ces dernières années reste la grandiose Nuit du 12 dont la précision et la sobriété de son scénario le rend pour l’instant indétronable.
levieuxnick
levieuxnick

8 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2025
Quelle déception ! 2h30 de perdues ! Trop long avec scènes interminables inutiles, confus malgré sa longueur, une musique tonitruante qui parodie Ennio Moriconne et qui surjoue les scènes avec lourdeur, gros plans insistants comme Sergio Leone les faisait il y a 40 ans ! Mise en scène tape à l'œil, scénario confus et réactions des protagonistes pas toujours cohérentes.... Bref, je me suis ennuyé, ainsi que mon épouse qui pourtant adoré les thrillers !
Oceantattoo
Oceantattoo

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2025
J'ai du mal à noter ce film car je ne sais ne sais pas très bien ce que j'ai vu. Je dois dire que je ne suis pas très friand de ce concept de film mi-fiction mi-faits réels. On ne voit pas une excellente fiction policière, le scénario étant rendu compliqué par le fait qu'il est obligé de coller à des faits qui ont été réels. Et on ne voit pas un excellent film historique, parce qu'une partie du scénario est fictif et qu'on ne sait finalement plus vraiment ce qui est faux et ce qui et vrai. D'ailleurs, Maldoror sert plutôt la thèse du complot dans l'affaire Dutroux, ça, on l'a compris. Mais pour que cette thèse devienne digne d'interêt pour celui qui veut en savoir plus sur l'affaire, il faut sacrément connaitre le dossier avant de rentrer dans la salle de cinéma, car sinon, difficile de savoir quel personnage représente quel intervenant dans les faits réels (puisque tous les noms ont été changés). Et difficile de savoir, comme je le disais plus haut, qu'est-ce qui est vraiment arrivé puisque c'est truffé d'inventions fictives, dont la fin, que je ne développerai pas ici bien sur pour ne rien divulgacher ! Quant aux plus jeunes qui n'ont pas vécu l'époque Dutroux, bonne chance à eux pour comprendre quelquechose à cette affaire en voyant ce film tant tout y est camouflé.

MAIS.... pourtant, j'ai passé un bon moment dans la salle. Car ce soucis de positionnement évacué, tout le reste est excellent. Le casting entier fait davantage que le job, avec un fantastique rôle principal (J'ai juste eu un peu de difficulté avec Sarah Grosjean en journaliste sérieuse, tant j'avais du mal à oublier sa tête d'humoriste, mais bon, ce rôle est totalement mineur).

Et puis surtout, on a si rarement l'occasion de voir un film qui se passe dans le Hainaut belge des années 90, avec de jolis moments dans l'univers de la grande communauté iltalo-belge d'origine sicilienne. Un délice ! Sans compter le plaisir, pour un homme de 50 ans comme moi, de retrouver les looks et les véhicules de l'époque, dont les voitures et les costumes de feu la gendarmerie. Ahhhh la fameuse Golf GTi avec la ligne rouge sur le capot, et son grand frère le combi WV.... :-)
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2025
Inspiré d’une des affaires criminelles les plus sordides des années 90, "Le Dossier Maldoror" de Fabrice Du Welz plonge dans une enquête suffocante où obsession et ténacité s’entrelacent. Anthony Bajon y livre une performance remarquable en jeune gendarme happé par cette traque infernale. Si le film souffre de quelques longueurs, il parvient à maintenir une tension oppressante, portée par une mise en scène immersive et un réalisme glaçant.
Un polar sombre et habité.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2025
Il y a, chez Fabrice Du Welz, une fascination pour la chute, pour l’homme qui se heurte à l’absurde, au mal radical, et qui, dans sa quête de sens, finit par s’y engloutir. Le Dossier Maldoror s’inscrit dans cette lignée, mais avec une ampleur inédite : en s’attaquant, sous le voile de la fiction, à l’un des plus grands traumatismes de l’histoire belge. À travers Paul Chartier, flic rongé par l’impuissance, l’enquête devient un précipice, un tunnel où l’obsession se substitue à la raison et où la soif de justice se mue en fièvre destructrice. Inspiré des Chants de Maldoror de Lautréamont, le titre inscrit immédiatement le film dans une perspective de révolte et de damnation. Rien ne sera apaisé ici, rien ne sera réparé : seulement l’ombre d’une vérité déformée par le prisme du cauchemar.

Si Le Dossier Maldoror semble, dans sa première partie, adopter une approche fictionnelle du fait, le film dérive peu à peu vers un territoire plus trouble, entre théorie et vengeance. Paul Chartier, dans son acharnement à traquer un réseau insaisissable, se retrouve lui-même piégé par un système qui n’a jamais eu l’intention d’agir. La bureaucratie policière, paralysée par ses guerres intestines, n’est qu’un simulacre d’ordre, où les coupables sont protégés et les innocents sacrifiés. Le film capte cette inéluctabilité avec un sentiment d’étouffement constant, renforcé par une mise en scène qui épouse l’angoisse du protagoniste : des plans serrés, une caméra mouvante, un son oppressant, tout concourt à l’immersion dans une spirale sans échappatoire.

Mais là où Du Welz frappe fort, c’est dans sa manière d’osciller entre le réalisme et l’abstraction cauchemardesque. Certaines séquences, presque irregardables, condensent le cinéma de Du Welz et confrontent le spectateur à l’horreur brute.

Et pourtant, malgré cette ambition, Le Dossier Maldoror se heurte à ses propres limites. Son équilibre fragile entre la reconstitution d’une enquête et la dérive psychologique bascule parfois dans une mise en scène trop appuyée, où le lyrisme de la vengeance peine à masquer les incohérences d’une fiction qui s’autorise tout sans toujours en mesurer les conséquences. Du Welz évoque Tarantino, son Once Upon a Time in… Hollywood, ce fantasme de réécrire l’histoire pour panser les plaies. Mais ici, point de rédemption cathartique, seulement une rage confuse qui se perd dans l’excès. À trop vouloir dénoncer, le film se retrouve à hésiter : fable vengeresse ou portrait clinique d’une société gangrenée ? Le malaise est là et la réflexion peine à dépasser la sidération.

Et puis, il y a ce dernier acte, où l’uchronie prend le dessus, où la fiction réinvente l’issue d’une affaire qui, dans la réalité, ne connut que la frustration et l’horreur. Une audace ? Ou un aveu d’impuissance ? À trop vouloir conjurer le réel, Le Dossier Maldoror risque paradoxalement de le reléguer au second plan. Car en fin de compte, qu’en reste-t-il ? Une œuvre sombre, viscérale, un cri de colère filmé dans une urgence.
Nicolas H.
Nicolas H.

1 abonné 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2025
Bouleversant tiré d'une histoire vraie un film à la "zodiac" belges les acteurs sont juste la réalisation est top.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
Avec Le Dossier Maldoror, Fabrice Du Welz s’attaque à un sujet brûlant et profondément ancré dans l’histoire récente de la Belgique. Inspiré de l’affaire Dutroux, le film ne cherche pas à en faire une reconstitution macabre, mais plutôt à explorer l’impuissance d’un système judiciaire et policier en pleine faillite morale. Ce choix narratif donne lieu à une œuvre tendue, oppressante, où la lente montée en pression est aussi fascinante qu’elle peut se révéler frustrante.

L’histoire suit Paul Chartier (Anthony Bajon), un jeune gendarme qui, au début des années 90, est chargé de la surveillance d’un suspect inquiétant, Marcel Dedieu (Sergi López). L’opération, baptisée Maldoror, vise à suivre les moindres faits et gestes de cet homme autour duquel gravitent des soupçons accablants. Très vite, Paul comprend que le système dans lequel il évolue est rongé par les lourdeurs administratives, les conflits d’intérêts et les ordres contradictoires.

Ce qui frappe dans Le Dossier Maldoror, c’est la manière dont le film parvient à retranscrire une paranoïa rampante. Le spectateur, comme Paul, est enfermé dans un labyrinthe de non-dits et d’actions avortées. Les décisions absurdes s’accumulent, la tension grimpe et l’impuissance du personnage principal devient celle du public. Pourtant, ce choix de réalisme, s’il sert admirablement l’ambiance du film, entraîne aussi quelques longueurs et des répétitions qui diluent en partie l’impact émotionnel du récit.

Visuellement, Le Dossier Maldoror est une réussite. Tourné en Super 16, le grain de l’image donne un cachet brut et réaliste à l’ensemble, renforçant l’impression d’être plongé dans une époque grise et sans espoir. La photographie de Manuel Dacosse joue sur des teintes froides et des compositions resserrées, étouffantes, qui traduisent parfaitement l’obsession qui ronge Paul Chartier.

Le travail sonore est tout aussi remarquable. Peu de musique, peu d’effets inutiles : le film repose avant tout sur les bruits d’ambiance et le poids du silence. Chaque conversation est chargée d’une tension sourde, chaque échange semble cacher plus qu’il ne révèle. Ce minimalisme renforce la sensation d’un engrenage inévitable, où l’issue ne peut être que désillusion.

Anthony Bajon livre une prestation sobre mais intense. Son Paul Chartier est un homme rongé par la frustration et la colère contenue, qui passe progressivement de l’idéalisme à une forme de cynisme impuissant. Face à lui, Sergi López incarne un suspect glaçant, dont la banalité même le rend terrifiant. Il ne surjoue jamais, ne tombe pas dans la caricature du monstre, et c’est précisément ce qui rend son personnage aussi troublant.

Le reste du casting est à l’avenant, avec des seconds rôles qui apportent chacun une pièce au puzzle de cette enquête tortueuse. Alba Gaïa Bellugi, dans le rôle de Jeanne Ferrara, offre une présence discrète mais essentielle, incarnant l’un des rares repères émotionnels de Paul dans cette descente aux enfers. Laurent Lucas, dans un rôle plus ambigu, ajoute une couche supplémentaire de tension et de malaise.

Si Le Dossier Maldoror brille par son atmosphère et ses performances, il peine parfois à maintenir un équilibre parfait entre réalisme et impact dramatique. À force de vouloir coller à la réalité d’une enquête où tout semble entravé, le film adopte un rythme lent qui peut frustrer. Certains passages s’étirent, certaines scènes de surveillance semblent répétitives, et si cela sert l’intention du réalisateur, cela peut aussi donner une impression d’essoufflement.

Le dernier acte, en particulier, surprend par sa sécheresse. Plutôt que d’offrir un climax explosif, le film choisit une résolution presque clinique, où l’absurdité de la situation prend le pas sur toute catharsis. Ce choix peut dérouter, voire laisser un sentiment d’inachevé.

Fabrice Du Welz signe avec Le Dossier Maldoror un film ambitieux, où la tension est omniprésente et l’atmosphère d’une efficacité redoutable. Mais cette volonté de coller au plus près du réel se traduit aussi par un certain manque de dynamisme, qui freine parfois l’impact du récit. Porté par des performances solides et une mise en scène soignée, le film impressionne sans toutefois atteindre une intensité maximale.

Un thriller marquant, qui fascine autant qu’il peut frustrer.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2025
Chef d'œuvre dans son genre thriller et noir. Remarquablement interprété, monté, tendu et poignant.
Le cadre sordide de la ville sinistrée de Charleroi amplifie la représentation de la misère morale et de la déchéance politique.
Alexandre  J
Alexandre J

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2025
Une très belle réussite. Belle photo, montage agréable et esthétisant. On ressent bien la Belgique des années 90. Charleroi est magnifié. Bravo.
Spiculus75004
Spiculus75004

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2025
Âmes sensibles, s’abstenir. Ou pas si vous êtes férus de true crime et autres cold case.
Histoire basée sur des faits ( hélas) réels survenus dans les années 90 en Belgique.

On ressort de ce film un peu lessivé émotionnellement et moralement, mais malgré la durée du film , on ne s’ennuie pas un seul instant.
Anthony Bajon est une nouvelle fois, incroyable dans ce rôle de jeune brigadier .

Allez le voir.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse