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Henner
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2,5
Publiée le 22 janvier 2025
Une enquête sur la disparition d'enfants et les embrouilles des différents corps de police. Une intrigue intéressante mais malheureusement terriblement confuse. On ne sait plus trier les méchants, on peine à comprendre, on s'enlise dans les détours de l'enquête. Le jeune et bon gendarme est excellent mais pourquoi diable autant s'attarder sur son mariage ( bien fait mais interminable) et que vient faire Béatrice Dalle, la mère, là-dedans ? Il y a aussi une juge d'instruction qui apparemment instruit mal ou refuse d'instruire, des officiers véreux, des protections "venues de haut" mais tout cela terriblement emberlificoté. Le brave gendarme fait ce qu'il peut contre l'avis de ses supérieurs. Il fréquente des lieux inquiétants, manque de se faire dévorer par des porcs, récupère des preuves qu'il pose chez sa mère, se laisse emporter par la rage ... quel tourbillon ! Au secours on a perdu le fil ! Il aurait fallu considérablement alléger et éclairer le spectateur plutôt que de le laisser dans le coltard. Bien réalisé quand même et pas ennuyeux mais craignez quand même les maux de tête.
Pas mal mais le film aurait gagné à être plus concis. Beaucoup de passages sont brouillons et traînent en longueur. Beaucoup de personnages sont trop caricaturaux. Bref, ça manque de maîtrise.
Tellement LONG ! Y a quasi une heure de trop sur les 2h30 !!! Beaucoup de scènes inutiles et longues qui altèrent totalement le rythme et qui n’apportent rien à l’intrigue. Une bande son discutable tout comme quels effets de réalisation qu’on ne comprend pas bien. Confus car beaucoup de personnages pas assez creusés à la difference d’autres peu intéressants. Dommage car le sujet aurait pu en faire un grand film. Très grosse déception.
Le malaise est une constante des films de Fabrice du Welz et il atteint une sorte d'acmé dans Le dossier Maldoror (qu'en aurait pensé Lautréamont ?) qui évoque de manière très peu confortablespoiler: une affaire qui a traumatisé la Belgique : l'affaire Dutroux, pour ne pas la nommer. Le film n'est pas centré sur la personnalité du monstre mais sur celui d'un policier (fictif) qui représente une sorte de conscience de même que le fantasme d'un homme qui avait tout compris avant tout le monde.et devient justicier solitaire. L’ambiguïté du métrage vient du mélange du faux et de l'avéré, dans un maelström de scènes, certaines à la limite du crapoteux, qui montrent la virtuosité du cinéaste mais aussi un certain goût pour une forme de perversité dont on est en droit de se demander quelles sont les véritables visées. L'une d'entre elles, évidente, est de faire état de la concurrence entre les trois corps policiers qui ont participé, peu ou prou, à l'enquête, tout en la ralentissant. Au-delà de l'affaire elle-même et de ses mises en cause jusqu'à des individus haut placés, le film s'intéresse particulièrement au caractère obsessionnel qu'il peut revêtir, dans le cas d'un flic intègre mais capable de passer outre les limites de sa fonction. Dans ce rôle; Anthony Bajon est époustouflant, phagocytant le film et laissant des miettes à des acteurs sous-employés et parfois moyennement crédibles dans leurs personnages, à l'instar de Sergi Lopez, Laurent Lucas ou Béatrice Dalle. Reste au final une œuvre puissante, trouble et équivoque, au sein d'une histoire bien glauque.
Cella aurait pu être un très bon film mais vraiment trop long. Des scènes interminables au début qui n'apportent rien au film, le mariage, l'omniprésence de la famille italinne. Le film est très librement inspiré de l'affaire Dutroux spoiler: mais la fin se perd dans les meandres du complot de réseau pédophile chez des personnes protégèes par la police, on n'y comprend pas grand chose
Découvert en avant première avec l'équipe du film et le réalisateur belge Fabrice du Welz, cet intense et effrayant polar inspiré en grande partie de l'effroyable affaire Dutroux offre un véritable rôle de composition à Antony Bajon (vu dans l'Amour Ouf), époustouflant dans le rôle du jeune gendarme intègre et obsédé par la disparition de deux fillettes en 1995. Commence alors une longue chasse à l'homme engluée par les dysfonctionnements policiers et judiciaires de l'époque en Belgique. Sergi Lopez est quant à lui particulièrement terrifiant et ne démérite pas dans l'un des nombreux seconds rôles de cet effrayant thriller qui vous laissera profondément secoué, longtemps après sa projection et vous confrontera à nouveau à la laideur de cette triste affaire. Je ne peux que recommander d'aller vite le découvrir au cinéma !
Avec "Le Dossier Maldoror", préparez-vous à un thriller glaçant de 2h35 autour de l'histoire de l'un des plus gros criminels de l'histoire de la Belgique. Direction les années 90, avec Anthony Bajon dans le rôle d'un gendarme obsédé par une affaire d'enlèvements d'enfants et de suspicion de réseau pédocriminels. Confronté aux dysfonctionnements du système policier, il se lance seul dans une chasse à l’homme qui le met en danger et fragilise considérablement sa vie de famille. Pour information, la première partie semble fidèle aux événements, tandis que la seconde partie est fictionnelle. Un film brutal et viscéral qui vous prend aux trips et les serrent à chacune des révélations.
Suite à la disparition de deux fillettes en Belgique, le gendarme Paul Chartier se met en tête que le coupable est juste sous le nez des enquêteurs. Sur fond de défiance entre les différentes administrations policières du pays, le manque d'entraide entre individus ne permet pas l'attestation du coupable et très vite de nouvelles victimes sont à décompter inspiré de l'affaire Dutroux. En salle le 15 janvier.
spoiler: "Le dossier maldoror" est un très mauvais film policier. C'est vraiment dommage car l'affaire Dutroux donne toutes les inspirations nécessaires pour créer un objet cinématographique pertinent. L'histoire est à la fois interminable et mal rythmée. Beaucoup trop étirée, l'intrigue se concentre pendant de longues séquences (le mariage par exemple) sur des éléments de la vie du personnage principal qui n'apportent rien. L'image est terne, l'audio est extrêmement désagréable avec des bruits stridents à plusieurs occasions. Les éléments narratifs sont confus et il est difficile de suivre les nombreux personnages abordés.
Des hauts (Calvaire, Alléluia, Inexorable) et des bas (Vinyan, Adoration) pour moi dans la filmographie éclectique du belge Fabrice du Welz. Il change une nouvelle fois de genre et de thématique. Il s’inspire cette fois (librement) de l’affaire Dutroux qui a choqué la Belgique dans les années 90. Le tout est solidement écrit et mis en scène. On ne s’ennuie pas malgré les 2h35. Quelques petites longueurs cependant. La scène du mariage est bien trop longue et ne sert pas à grand chose. Et la fin n’en finit pas d’en finir. Malgré tout cela, le sentiment d’ensemble est plutôt positif. Le casting est cinq étoiles. Anthony Bajon trouve là sans doute son meilleur rôle. Il est formidable en gendarme qui ne veut rien lâcher quitte à tout perdre. Il est parfaitement secondé par une belle brochette de seconds rôles : Alexis Manenti, Sergi Lopez, Laurent Lucas, Alba Gaia Bellugi, Lubna Azabal, Jackie Berroyer entre autres. Tous ou presque déjà passés chez le réalisateur. Le tout mis bout à bout nous donne un polar sombre et glauque, aux nombreuses scènes difficiles, qui ne laisse pas indifférent. On y pense encore longtemps après l’avoir vu. Un très bon Fabrice du Welz donc…
Très fortement inspiré de l'affaire Dutroux, « Le Dossier Maldoror » se révèle être une enquête policière assez prenante malgré quelques lenteurs. Anthony Bajon convainc fortement en jeune policier dont l'affaire va devenir obsessionnelle. Certaines scènes sont assez violentes, c'est sombre mais toujours haletant. Le film aurait pu être raccourci, notamment concernant des scènes de vie privée un peu trop longues à mon goût. Un thriller dur mais efficace.
Incroyable film ! Espérons que Du Welz trouve (enfin) son public avec ce film " librement " inspiré de l'affaire Dutroux. Il affronte la thèse du prédateur isolé ( Dedieux - Sergi Lopez ). La mise en scène est brut et épuré de tout effet non nécessaire. Du Welz filme le mal mais reste dans le point de vue de Paul Chartier (Anthony Bajon). Bajon est le plus talentueux de sa génération, capable de faire le zinzin dans TEDDY après avoir mit tout le monde à ses pieds avec LA PRIÈRE ( Plus jeune lauréat du prix d'interprétation à Berlin devant un certain Di Caprio). Ensuite encore d'autres registres avec TU MÉRITES UN AMOUR, AU NOM DE LA TERRE ou plus récemment LE MONDE DE DEMAIN et CHIEN DE LA CASSE. Capable de tout jouer, mais ce coup-ci, Fabrice Du Welz le filme avec quelque chose en plus. Une rage au ventre et le besoin d'en découdre avec cette histoire qui embrase la Belgique des années 90. Le plus grand film du Belge Du Welz, indéniablement. Le film nous tient en tension de bout en bout. Bravo
Référencé drame, policier, thriller. Ce qui fait beaucoup. Et dans le détail du scénario, trois entrées : un contexte familial (celui du jeune gendarme enquêteur), des faits divers (disparitions), une théorie ou démonstration du complot. Chaque thème aurait pu justifier un scénario ! Comme ici tout cela est mélangé et emberlificoté ça justifie 155 minutes ce qui est long. Trop long car il aurait pu en être retiré, mais à condition de choisir un registre principal et de s’y tenir, à la rigueur deux (suggestion : policier et thriller). Côté mise en scène, beaucoup de lieux glauques : des friches industrielles moches au possible, un habitat qui signe la misère sociale. Et puis une météo pluvieuse au rendez-vous qui ajoute de la boue, du crachin, de la grisaille. Et comme de nombreuses scènes sont nocturnes, vous n’y voyez pas toujours grand-chose ! A la longue (et puisque c’est long), c’est lassant. Le fil conducteur est par ailleurs assez confus. Tout de suite on est dans l’ambiance d’une affaire criminelle tristement connue. Mais comme ce n’est pas le sujet, mais un autre (de fiction), ça n’aide pas à se raccrocher.
Belgique, 1995, la disparition inquiétante de deux jeunes filles bouleverse la population. Confronté aux dysfonctionnements du système policier, Paul, un jeune gendarme idéaliste se lance seul dans une chasse à l’homme qui va virer à l’obsession…
En s’inspirant librement de l'affaire "Marc Dutroux" (condamné à perpétuité pour des affaires d'assassinats, viols, séquestrations et trafics de drogue), le réalisateur belge Fabrice Du Welz (Calvaire - 2005) nous convoque au coeur d’un “film-enquête”, pour ne pas dire un “film-fleuve” (du haut de ses 2h35 qui peuvent parfois paraître longues). Ici, il est question d’un réseau de pédocriminels, de trafics de drogue, de dysfonctionnements judiciaires et de brouilles entre différents services de police (entre la police communale, la police judiciaire et la gendarmerie nationale), ainsi que de compromissions de la part de notables. Un récit dense, voire même “très” dense et qui à parfois tendance à s’égarer ou à nous perdre en cours de route, pour mieux nous retrouver par la suite.
L’intrigue se situe à Charleroi, une ville gangrénée par la misère sociale et économique. Le cadre est posé, les alentours sont lugubres et clairement, pour rien au monde on ne voudrait y mettre les pieds. Au même moment, une série de disparitions inquiétantes secoue la Belgique et Paul, un jeune gendarme se retrouve plongé dans une spirale infernale.
Fabrice Du Welz réalise ici un thriller particulièrement prenant et haletant et qui nous entraîne au coeur d’une des plus terrifiantes histoires criminelles qu’ait connu la Belgique (devenue une affaire d’État de par son ampleur). On retiendra aussi (et surtout) les excellentes interprétations de ses comédiens, au premier rang desquels on pourra citer l’impressionnant Anthony Bajon (Chien de la casse - 2023), empli d’une rage viscérale, face à lui, la radieuse Alba Gaïa Bellugi (Inexorable - 2021) et à leurs côtés, difficile de faire l’impasse sur l’impressionnant Sergi Lopez qui campe ici le terrifiant Dedieu (Dutroux), sans oublier Laurent Lucas.
Étrange Festival 2024 // Avec LE DOSSIER MALDOROR, Fabrice du Welz élève une nouvelle fois son cinéma et prouve sa maîtrise totale de la mise en scène et de la narration. A travers la trajectoire de son personnage (Bajon est stupéfiant), il s'écarte de la reconstitution pour réaliser, dans une dernière partie hallucinante, la catharsis de toute une nation. Un film somme qui reste longtemps en mémoire.