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samourai19091952
1 abonné
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4,0
Publiée le 18 janvier 2025
Film éprouvant, long mais intéressant de bout en bout. Très bien interprété, non seulement par Anthony Bajon mais également par le grand Sergi Lopez que l'on voit trop peu sur les écrans francophones. Laurent Lucas est égal à lui-mêm, tout dans la retenu, et Béatrice Dalle est à l'aise dans ce type de rôle, sans excès. Bref, malgré les 2h35, j'ai beaucoup aimé.
Un film qui passe très vite avec beaucoup de rebondissements et une réalisation très américaine! Anthony Bajon est super. Un très bon film d’enquête à voir sur grand écran pour s’immerger dans les images et le son.
Quel dommage ! Un scénario basé sur le tueur en série belge pedophile qui devait amener un film terrifiant. Et non la faute à des longueurs, une bande son catastrophique, des caricatures de personnage, … j’attendais un silence des agneaux encore plus dur mais je reste sur ma faim / fin.
Fabrice Du Welz s’approprie l’affaire Marc Dutroux et construit brillamment le point de vue de Paul Chartier (Anthony Bajon), personnage fictif, le gendarme qui n’a pas sauvé les enfants. Dans la Belgique des années 1990, les différents corps de police et gendarmerie sont concurrents. Les individualités s’expriment aussi fortement, et participent de l’inefficacité systémique. Dans ce contexte, on s’attache à Paul Chartier sur plusieurs années, poursuivant lui-même une quête personnelle dans cette ancienne ville industrielle. Evoluant dans plusieurs mondes sans vraiment appartenir à l’un d’eux, il y côtoie des personnages secondaires nombreux et complexes pour certains. Anthony Bajon (Paul), Alba Gaïa Bellugi (Jeanne), Alexis Manenti (Luis), Lopez et Lucas sont convaincants, cependant, les camarades Dalle, Berroyer et Doutey le sont moins. Beaucoup de comédiens de troisièmes rôles sont non-professionnels, la petite touche d’authenticité. Le réalisateur, habité par cette affaire depuis l’enfance, tente de décrire le mal qui s’exerce aussi bien dans la cave d’un pédophile que dans des bureaux de police ou d’administrations. La figure maternelle omniprésente s’oppose à cela, porteuse du cheminement vers le bien et les solutions (Il manquera toutefois quelques mères importantes… ). Le Dossier Maldoror, selon le réalisateur, relate 80% de faits et 20% de fiction, et peu importe car ce n’est pas un documentaire. Le film assume la thèse du réseau pédophile étendu, et c’est ce qui en fait un plutôt bon film. Il ne met pas non plus les deux pieds dans le conspirationnisme et les zones d’ombre deviennent un espace de créativité. Les 2h32 permettent d’étaler une forme hybride et de développer les situations : Les moments de comédie, puis la transformation en Jason Bourne, seul contre tous, fonctionnent bien. Seul dans plusieurs mondes : les jours heureux de la communauté Italienne, bulle préservée, contrastent avec l’extérieur trouble et immorale, évoquant Voyage au bout de l’enfer. Le Dossier Maldoror laisse toutefois une très petite place à l’horreur des victimes de l’Affaire Dutroux. Placer un personnage fictif sur lequel repose les thématiques de l’histoire, dans un contexte d’histoire « vraie », est un procédé créatif que j’apprécie. J’ai toutefois trouver la mise-en-scène parfois brouillonne, certaines longues séquences intenses m’étaient difficiles à saisir ou manquaient de crédibilité. J’aurais aimé que le switch fictif apparaisse plus rapidement dans la narration, pour en voir plus.
film très dur mais bien mené, alternant les moments doux, joyeux et les moments plus durs, la scène du mariage est très belle comme la musique italienne et ces moments aident à faire passer l'horreur de l'enquête. Bravo à Anthony Bajon, c'est vrai qu'il a une bouille mais grâce à sa détermination et son côté cow boy on y croit. Un grand rôle
un film qui, raconte une histoire sue malheureusement existe chaque jour,et comment l'instinct d'une personne peut tout changer, mais que la hiérarchie s'en fou et a peur pour leur carrière, tout ca bien rythme et avec une musique entraînente
"Le dossier Maldoror" est un film bien réalisé, mais il souffre de sa longueur. La direction artistique est soignée et recherchée, offrant un thriller captivant, bien que dépourvu de grands moments d'action. Avec une durée de 2h35, le film peut sembler un peu long. Le thème abordé est très intéressant et bien raconté. L'horreur de l'histoire est bien retranscrite avec des scènes assez dégoûtantes. Je mets une bonne note parce que le réalisateur et l'équipe se sont vraiment embêtés à créer une œuvre originale. Cependant, ce n'est pas mon type de film et je me suis un peu ennuyé.
C'est un vrai film noir. Peut-être même trop noir... L'image est volontairement sale. Les décors participent aussi de ce malaise constant. Malgré tout, la durée est déraisonnable. Pas de suspense puisque on sait dès le début qui est coupable. Ce qui intéresse le cinéaste, c'est la ténacité d'un jeune gendarme pour arrêter les coupables alors que sa hiérarchie semble atone et sans ambition. Puis ce sera la lente descente aux enfers... cet aspect est réussi, mais la multiplicité des personnages nuit considérablement à la tensions voulue... N'est pas Fincher qui veut...
Là où le film pourrait se montrer constructif sur son postulat de base, je trouve qu'il se noie finalement dans des histoires de voyous peu attrayantes. Dommage.
Bon polar, inspiré de l'histoire de Marc Dutroux. On y trouve une réalisation impactante de la part de De Welz, un casting juste avec Anthony Bajon, Alexis Manenti Alba Bellugi et Sergi Lopez en tête. C'est noir, c'est glauque. L'enquête tourne à l'obssession et cela fascine !
Âmes sensibles, s’abstenir. Ou pas si vous êtes férus de true crime et autres cold case. Histoire basée sur des faits ( hélas) réels survenus dans les années 90 en Belgique.
On ressort de ce film un peu lessivé émotionnellement et moralement, mais malgré la durée du film , on ne s’ennuie pas un seul instant. Anthony Bajon est une nouvelle fois, incroyable dans ce rôle de jeune brigadier .
Un thriller âpre et dérangeant dont les qualités font également les défauts. Son réalisme brut quasi documentaire tend vers le sensationnalisme glauque et la complexité de son scénario le rend dense et pas toujours simple à suivre. L’idée de faire de ce polar une fresque naturaliste des terres déshéritées de la Belgique n’est pas inintéressante mais elle a tendance à distraire et à saturer l’attention du spectateur, à l’instar de la scène du mariage, hommage appuyé à Voyage au bout de l’enfer. L’expérience de ce film s’avère alors un brin pénible. La référence du genre de ces dernières années reste la grandiose Nuit du 12 dont la précision et la sobriété de son scénario le rend pour l’instant indétronable.
Un pur bijou. Le film impressionne par sa dureté, par l'agacement qu'il suscite, ce sentiment d'injustice. Les acteurs sont parfaits surtout Chartier. La vision poisseuse confine à la perfection. On en reparlera plus tard comme d'un chef d'œuvre qui plaque au sol tout le reste de la production cinématographique actuelle.
Scénario et durée du film quasi identiques au Prisoners de Villeneuve, mais là où le film du canadien était tendu jusqu'à l'os, celui de Fabrice Du Welz pêche par plusieurs aspects : des scènes inutiles, un côté trop choral et emphatique, à l'image du jeu d'acteur du personnage principal. Le scénario , bien qu'un peu alambiqué est plutôt crédile.