Le Dossier Maldoror
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Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Anthony Bajon dans son rôle le plus sidérant (vu la belle palette de jeu de l'acteur, il est à chaque fois difficile d'imaginer qu'il puisse faire mieux, et il nous surprend encore au film suivant). Le Dossier Maldoror est un best-of de ce que Fabrice du Welz sait faire (pour nous, son meilleur film, de loin le plus abouti), nous plongeant dans l'affaire Dolman (toute ressemblance avec l'affaire Dutroux serait totalement...pas fortuite), soit la terrible descente aux Enfers d'un simple flic de petite bourgade belge qui découvre des secrets écœurants et immoraux dans une affaire de trafic de petites filles... Le thriller est vraiment glaçant, suffocant, et il n'est pas rare d'avoir le ventre noué face à des preuves accablantes ( spoiler: la vidéo des trois petites filles blondes dans la voiture
... On en a encore des frissons), des secrets de polichinelle entre gens de la Haute qui se couvrent entre eux (accoudoirs du siège arrachés dans 3,2,1...), des manquements de la police qui n'a aucune envie de boucler l'affaire (à part ce pauvre flic menacé de toutes parts), tout, dans Maldoror, est viscéral, et fait d'autant plus mal qu'on ne doute absolument jamais de la réalité de ce qu'on nous raconte (on a juste changé les noms, pour éviter le scandale d’État, mais on n'est pas dupe sur ce que Du Welz est en train de nous relater). On parle aussi de "best-of" puisque le réalisateur s'est amusé à mettre des caméos des vedettes de ses anciens films, ainsi on aura le plaisir de retrouver Jackie Berroyer (Calvaire) dans les quelques apparitions du fameux Dolman, ou encore l'insertion (très succincte, donc d'autant plus drôle) de Benoît Poelvoorde (Inexorable) dans le cadre-photo de la Juge. Madoror sent le thriller psychologique tendu, poisseux, qui nous affole un peu plus à chaque découverte de nouvel indice macabre, comme Le Silence des Agneaux savait le faire autrefois. Le film se vit pleinement aux côtés d'un Anthony Bajon transcendé, qui nous fait croire à son personnage en un clin-d'œil, dont on comprend tous les traumas (il ne veut pas que sa spoiler: future gamine
vive dans un monde où court un psychopathe qui risque de l'embarquer), et qui nous fait serrer les dents pour la réussite de son enquête (et l'on ressort de cette séance médusé : comme le siège du cinéma siège est bien vissé au sol, on se contente de pester vulgairement sur l'injustice de ce monde). La mise en scène est excellente, les ressorts de l'enquête "faussement fausse" font froid dans le dos, et quand le générique dactylographié se lance à la fin, on repousse violemment les portes de la salle de cinéma, dépité de l'immoralité de cette société. Madoror est une bonne gifle, d'une main sale, pour nous déniaiser.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2025
Ouille... ce film m'a barbé comme rarement. Pourtant j'aime les films policiers et les faits divers mais là je n'ai pas accroché... j'ai trouvé le rythme effroyable et mou, j'ai trouvé qu'il ne se passait pas grand chose, j'ai trouvé les scènes inintéressantes et à rallonge et malgré un thème fort et sombre, ça n'a pas pris pour moi ! En plus, pour être honnête, l'acteur principal m'a un peu tout gâché aussi... je n'aime pas Anthony Bajon, je le trouve inexpressif, mou et pas crédible quoiqu'il fasse et ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ! Un raté !
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2025
Epoustouflant, saisissant, glaçant : les qualificatifs ne manquent pas pour définir ce film, au "doux" parfum de documentaire sur une époque pas si lointaine.
Le travail d'archive est évident, avec une volonté de se rapprocher des faits historiques, qui rend ce fait divers encore plus terrifiant.
Anthony Bajon explose l'écran, et nous, simples spectateurs, ressortons de la salle obscure, quelques peu bousculés sur nos certitudes sur l'humanité.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 février 2025
Dans ce film de 2h30 efficacement mis en scène et porté par d’excellents comédiens, le Belge Fabrice du Welz s’inspire de la terrible affaire Dutroux, qui a traumatisé son pays dans les années 90, en la réinterprétant méchamment à sa sauce – et c’est d’ailleurs son principal problème. À travers son personnage principal de gendarme qui comprend tout avant tout le monde, qui se bat contre l’incompétence, la passivité et la complicité de la terre entière, c’est le cinéaste lui-même qui se rêve et s’identifie en chevalier blanc. Par ailleurs, en épousant la thèse du réseau pédophile couvert à haut niveau, Le dossier Maldoror flirte avec le complotisme. En bref, ce film souvent intéressant sur la forme aurait gagné à se distinguer de l’affaire Dutroux, ou alors à traiter son sujet de manière plus neutre et plus fidèle aux faits communément admis.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2025
"Le dossier Maldoror" de Fabrice Du Welz est un chef-d'œuvre de thriller policier, inspiré librement par l'infâme "affaire Dutroux" qui a profondément marqué la société belge. Ce film captivant excelle grâce à une mise en scène absolument incroyable, réussissant à maintenir une tension palpable qui s'intensifie au fur et à mesure que le personnage principal bascule dans la folie.

Le scénario est magistralement construit, exploitant pleinement la dimension tragique de l'histoire tout en jetant une lumière crue sur les dysfonctionnements institutionnels qui ont permis ce drame. Chaque scène est imbibée d'une intensité qui tient le spectateur en haleine, invitant à une réflexion sur les mécanismes sociaux et judiciaires défaillants.

Dans son dernier tiers, Du Welz choisit de s'affranchir de la réalité pour plonger dans la pure fiction, transformant le film en un exutoire cathartique aux traumas du passé. Cette audacieuse transition narrative non seulement élargit le champ des possibles du récit, mais offre également une nouvelle forme de rédemption ou de justice symbolique aux événements tragiques.

En somme, "Le dossier Maldoror" est une œuvre saisissante qui parvient à être à la fois un témoignage poignant de faits réels et une exploration fictive libératrice. Fabrice Du Welz livre ici un film remarquable, à la fois viscéral et émouvant, qui restera gravé dans les mémoires.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2025
C n’est si sombre que le film - malgré ses efforts et sa qualité de tension-, n’éclaire rien de l’affaire dont il s’inspire, et que ses personnages secondaires., plutôt abscons, finissent d’obscurcir.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2025
Glaçant tout au long de ce parcours de l'horreur, filmé avec beaucoup de talent mais les écarts pris avec le réel peuvent être dérangeants.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2025
L’affaire est glauque, à l’image du personnage monstrueux interprété magistralement par LOPEZ (alias DUTROUX). BAJON vit avec ses tripes l’injustice, l’obsession, la trahison par ses pairs, avec un personnage tenace mais immature et un peu autiste. La musique joue un grand rôle à des moments clés : soit angoissante et noire, soit faussement solaire avec sifflotements ambigus.
En revanche le bémol reviendra à l’évocation permanente de ce dysfonctionnement fratricide entre les 3 polices (gendarmerie, police nationale et police locale) à cause duquel des morts auraient pu être évitées. LUCAS s’investit dans un rôle caricatural de responsable corrompu obsédé par sa carrière.
La réalisation est aride, ne nous épargnant aucun détail morbide spoiler: (cf. les cochons dépeceurs)
Hyperréaliste!
Nath0301
Nath0301

68 abonnés 202 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2025
Un vrai tour de force de cinéma, on ne sait plus si on regarde une fiction, une reconstitution ou un documentaire. C'est glaçant, ça vous prend aux tripes et ça vous remue.
Anthony Bajon confirme tout le bien que je pense de lui depuis "chiens de la casse" : Il est un des acteurs les plus prometteurs du cinéma francophone.
Jonathan J.
Jonathan J.

58 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mars 2025
Mal joué beaucoup de longueurs et de scènes inutiles. La faute à un scénario qui ne sait pas s’il doit aller vers un drame familial ou un thriller.

Un montage qui rend les scènes d’action illisibles.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2025
Fabrice Du Welz, réalisateur reconnu pour sa capacité à sonder les zones les plus sombres de l’âme humaine, revient avec Le Dossier Maldoror. Ce thriller dramatique s’inscrit dans la lignée des films psychologiques et réalistes, puisant son inspiration dans les événements tragiques qui ont marqué la Belgique des années 1990. En prenant pour toile de fond l’opération « Maldoror », une enquête fictive sur un criminel récidiviste, le cinéaste construit une œuvre à la fois sobre et oppressante, où le malaise se transforme en réflexion sociétale.

Du Welz déploie ici une mise en scène précise et dépouillée, évitant toute gratuité spectaculaire. Le travail de la photographie, confié à Manuel Dacosse, enveloppe le film d’une lumière froide et terne, traduisant le poids moral de l’intrigue. Les espaces urbains sont filmés avec une attention chirurgicale, leur austérité renforçant l’impression de vide et de désespoir qui habite les personnages.
Le montage du film, loin de se plier aux conventions des thrillers classiques, adopte un rythme fragmenté qui reflète l’état psychologique du protagoniste. Les ellipses renforcent le sentiment d’urgence et d’incompréhension, confrontant le spectateur à un récit volontairement lacunaire.
Anthony Bajon incarne Paul Chartier, un gendarme idéaliste qui bascule progressivement dans l’obsession. Sa performance, toute en subtilité, illustre à merveille les conflits intérieurs d’un homme tiraillé entre son devoir et sa conscience. Sergi López, dans le rôle du suspect Marcel Dedieu, livre une interprétation glaçante, oscillant entre banalité trompeuse et menace latente.
À travers Le Dossier Maldoror, Du Welz dresse un portrait accablant des institutions judiciaires et policières, dénonçant leur incapacité à prévenir les tragédies qu’elles sont censées combattre. Cette critique, bien qu’implicite, trouve un écho particulier dans le contexte historique de l’affaire Dutroux, dont le film s’inspire sans jamais sombrer dans le voyeurisme.
L’un des thèmes centraux du film réside dans l’exploration du poids de la culpabilité. Paul Chartier incarne l’archétype du héros tragique, dont la quête de justice se heurte à ses propres failles. Cette trajectoire rappelle les grandes figures du cinéma moral, telles que celles des œuvres de Fritz Lang ou David Fincher, auxquelles Le Dossier Maldoror rend hommage.

Avec Le Dossier Maldoror, Fabrice Du Welz signe une œuvre profonde, où le thriller se fait l’écho d’une réflexion sociale et éthique. Ce film, à la fois sobre et bouleversant, s’adresse autant aux amateurs de récits introspectifs qu’aux cinéphiles en quête d’une expérience cinématographique exigeante.
Paulin S.
Paulin S.

10 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2025
Un coup de force, un coup aux tripes, un coup de poing... On manque de superlatif pour exprimer l'horreur viscéral et bouleversante que nous fait ressentir Le dossier Maldoror. Ça prends littéralement aux tripes, et ça nous scotch à notre siège de cinéma. C'est un grand FILM, sur un sujet dur mais important. L'homme dans ses plus grands vices, c'est ce que nous dépeint Maldoror... Chapeau Mr Du Welz !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2025
On suit donc un jeune gendarme/Bajon qui va de façon peu compréhensible s'investir et se focaliser aveuglément sur une enquête sur laquelle normalement il ne devrait avoir aucune prise ni pouvoir. C'est là le premier bémol, comment un simple gendarme, débutant de surcroît, peut-il avoir autant de latitudes ?! Et ce malgré des bavures ?! Invraisemblable. La présentation du jeune gendarme reste poussive et laborieuse avec une partie beaucoup trop longue et superflue, sans compter sur le caractère du gendarme qui reste un problème constant, d'abord dans le récit et pour ses collègues, puis pour la cohérence de l'intrigue... SPOILERS visitez site pour en savoir plus !... Néanmoins, l'atmosphère est pesante, anxiogène et malaisante tandis que les tons ternes et les enquêtes sont assez écoeurantes pour nous nouer le ventre avec quelques séquences sanglantes marquantes en prime. La guerre des polices forme la ligne directrice qui scandalise d'autant plus dans une affaire aux multiples facettes qui ajoute un peu de paranoïa criminelle. Résultat, Fabrice du Welz signe un thriller sombre et poisseux à souhait dommage que le scénario n'ait pas été plus ténu et moins étiré inutilement.
Site : Selenie.fr
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
Projet ambitieux que ce Maldoror pour Fabrice du Welz (Calvaire, Inexorable), désireux de faire son Zodiac à partir de la sordide affaire Dutroux en 1996.
Mais malgré un carton introductif recontextualisant la division des polices belge, le film se veut avant tout étude de personnage héritée du cinéma hardboiled 70's plutôt que chronique ample censée encapsuler tous les enjeux socio-politiques de cette affaire.

Pourtant, Du Welz souhaite régulièrement tâter ce terrain-ci, de manière un peu décevante ou classique (le regard sur les politiques ou les forces de l'ordre est aussi primaire que celui centré sur les proxénètes de l'intrigue). Cependant, Maldoror se révèle vraiment dense sur ses 2h30, avant tout centré sur le personnage fictif de Paul Chartier (Anthony Bajon porte réellement tout le film) qui de gendarme épris de justice sombrera peu à peu face aux ingérences du gouvernement. Une descente aux enfers bien orchestrée, dopée par une mise en scène souvent âpre émulant la granulosité texturée des 90's, jusqu'à un ultime mouvement plus viscéral, où les balles et le sang renvoient aux premiers films du réalisateur.

Variant efficacement les tons, Maldoror est certes imparfait (Alba Gaia Bellugi semble sous-exploitée dans sa deuxième partie alors que le film introduit admirablement le microcosme familial de Chartier ; Sergi López xampe un personnage antagoniste incarné un peu trop sur le tard..) mais il y a du cinéma dans ce film qui ne laisse pas insensible, jusqu'à son dernier plan lourd de sens.

Un nouveau bon film donc !
levieuxnick
levieuxnick

8 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2025
Quelle déception ! 2h30 de perdues ! Trop long avec scènes interminables inutiles, confus malgré sa longueur, une musique tonitruante qui parodie Ennio Moriconne et qui surjoue les scènes avec lourdeur, gros plans insistants comme Sergio Leone les faisait il y a 40 ans ! Mise en scène tape à l'œil, scénario confus et réactions des protagonistes pas toujours cohérentes.... Bref, je me suis ennuyé, ainsi que mon épouse qui pourtant adoré les thrillers !
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