Le Dossier Maldoror
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Casey F
Casey F

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2025
il est long a commencer, aprés on voit toutES la compeixité de service de police belge en l'occurence des année 90.
spoiler: certains second role dynamiser le rythme du film,
Yazidmanou
Yazidmanou

13 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2025
Bon, j'ai aimé suivre cette enquête tortueuse mais ensuite, disons 30 minutes avant la fin, j'ai décroché. Trop long pour moi. D'où au final, ma réaction très mitigée. Déception sur la fin.
Charleen Csd
Charleen Csd

30 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2025
Un film qui pourrait donner l’impression de mettre un peu de temps à démarrer, avec des détails qui peuvent ne pas paraître si importants comparé à l’enquête (ex : omniprésence de la famille italienne, sans que cela ne donne plus de l’élément à l’histoire principale). Pour autant, bon jeu d’acteur, une histoire qu’il est important de mettre en avant, avec un personnage principal qui ne veut rien lâcher (il en reste, heureusement!). On en ressort en se disant qu’on a vu un bon film, même si certaines scènes donnent le cœur lourd.
Trigger warning : violence, pédophilie, viol.
Marie B
Marie B

8 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2025
excellent film avec pour la plupart des comédiens inconnus ce qui plus réels les faits [Bajon] que j'espère revoir.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
Inspiré de l'affaire Dutroux, " le dossier Maldoror" est aussi ( et finalement surtout) le portrait d'un homme entré dans la gendarmerie dans un geste existentiel : quitter un entourage familial délinquant pour se placer du côté du Bien et de la Justice.

Le nom de l'opération choisie par un supérieur dont le visage illustre son âme à double face, "Maldoror " ( tiré du recueil poétique du XIX ème siècle de Lautréamont), personnage mauvais, nihiliste, préfigure l'affrontement auquel sera confronté le personnage principal.

Encore plus intense et risqué que de s'affranchir de tropismes familiaux délétères, ce gendarme, tout en étant affaibli car pris au piège de ses conflits intérieurs, sera confronté aux tréfonds de la bassesse humaine et sociale.

On a l'impression d'être en présence d'un film qui mêle cinéma social des frères Dardenne et cinéma de dénonciation des rouages nauséabonds d'institutions prétendument vertueuses à la " Serpico" de Sydney Pollack.

Apparemment le cinéaste belge auteur de ce titre, n'a jusqu'à lors cumulé que des échecs au box office. Il y a fort à parier que ce ne sera pas le cas avec " le dossier Maldoror" ; en tout cas ( à mes yeux) c'est une vraie réussite.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2025
Deux jeunes filles ont disparu en Belgique en 1995. La police, déchirée par des rivalités intestines, ne parvient pas à les retrouver. L’affaire hante Paul Chartier (Anthony Bajon), un jeune gendarme obsessionnel. Son supérieur (Laurent Lucas) le charge de surveiller Marcel Dedieu (Sergi Lopez), un criminel récidiviste en liberté conditionnelle. Très vite, Chartier est convaincu que Dedieu séquestre les jeunes filles.

L’affaire Dutroux avait traumatisé la Belgique dans les années 90. Bizarrement, le cinéma ne s’en est pas saisi, sinon à ma connaissance dans un film belge de 1998, Pure Fiction, passé inaperçu. Cinéaste confirmé ("Inexorable", "Adoration", "Message from the King", "Calvaire", "Vinyan"), Fabrice Du Welz s’est colleté avec ce drame qui hante l’imaginaire collectif des deux côtés du Quiévrain depuis bientôt trente ans.

Il s’en est donné les moyens dans un film qui dure plus de deux heures trente et qui convoque le ban et l’arrière-ban : Anthony Bajon qui décidément s’impose comme l’un des espoirs masculins les plus prometteurs de la décennie, Alba Gaïa Bellugi, à laquelle on souhaite de s’affranchir de l’encombrante célébrité de sa sœur, Alexis Manenti, décidément cantonné dans les rôles de flics, Laurent Lucas, l’oeil borgne caché sous un bandeau et le visage mangé par une monstrueuse cicatrice, mais aussi Béatrice Dalle en mère alcoolo et repentante, Mélanie Doutey en procureure dépassée, Jackie Berroyer en pervers pépère ou encore Lubna Azabal impériale dans le rôle d’une cheffe de gang.

Le résultat n’est qu’à moitié convaincant. N’est pas David Fincher qui veut. "Le Dossier Maldoror" louche du côté de "Zodiac" mais ne lui arrive pas à la cheville. Le suspens est tué dans l’oeuf dès lors qu’on comprend sans doute possible la culpabilité de Dedieu. Reste l’entêtement obsessionnel de Chartier, ce jeune gendarme aux lourds antécédents familiaux, fiévreusement interprété par Anthony Bajon qui porte le film tout seul sur ses épaules. Il y a dans cet acteur au physique massif quelque chose de Gabin ou de Ventura en plus jeune, en moins sage, en plus éruptif.
Olivier
Olivier

39 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2025
Vu en avant-première à l'UGC ciné Cité de Lille en présence du réalisateur Fabrice Du Welz.
Belgique 1995. la disparition inquiétante de deux jeunes filles bouleverse la population et déclenche une frénésie médiatique sans précédent. Paul Chartier,jeune gendarme idéaliste, rejoint l'opération secrète "Maldoror" dédiée à la surveillance d'un suspect récidiviste. Confronté aux dysfonctionnement du système policier ,il se lance seul dans une chasse à l'homme qui le fera sombrer dans l'obsession.
Une claque cinématographique !! Un film coup de poing qui nous met KO et dont on à du mal à se remettre longtemps après le visionnage.
Le climat sombre et pluvieux d'une Belgique face à ses démons,des plans mal cadrés et flous qui s'ajoutent à cette enquête inspirée de l'affaire Dutroux nous fait froid dans le dos .
Anthony Bajon nous livre une prestation magistrale dans le rôle du gendarme Paul Chartier (René Michaux dans la vraie affaire Dutroux) dont l'enquête virera à l'obsession au point de sacrifier sa vie personnelle.
Alexis Manenti est également exceptionnel dans un rôle du gendarme Luis Catano (Aimé Bille dans la vraie affaire Dutroux).
Ce film nous montre aussi la déficience profonde des systèmes judiciaires et policiers belges (perquisitions bâclées, mauvaise exploitation des données qui auraient pû sauver le vie des victimes.
Certains trouveront le film un peu trop long car détaillé avec une précision chirurgicale...
Fabrice Du Welz sait aussi jongler avec instant de bonheur (certains spectateurs peuvent également trouver la scène du mariage un peu longue et sans réel intérêt à l'histoire) avant de rentrer au cœur des ténèbres les plus sombres et malsaines.
Un film dans la lignée de Seven, Zodiac et La Proie.
Une mention spéciale pour les seconds rôles de Laurent Lucas mais surtout Sergi Lopez et Jackie Berroyer terrifiants à souhait.
Certaines scènes de sexe film sont à la limite du soutenable donc réservé à un public averti !!!!
À souligner également la bande son qui n'est pas sans rappeler le grand Ennio Morricone .
Un grand film d'utilité publique dont vous ne sortirez pas indemne !!!
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2025
Librement inspiré de l'affaire Dutroux, "Maldoror" s'intéresse à un jeune policier désabusé qui décide de mener sa propre enquête après la disparition de deux petites filles. Tous les habitants sont inquiets, mais rien ne semble avancer. C'est ce qui pousse Paul Chartier à mettre les bouchées doubles et à prendre des risques pour faire bouger les choses. Entre les conflits entre services, l'influence des médias et la pression du public, on plonge dans une histoire sordide qui est racontée de manière ouverte. Ce n'est pas une enquête pour savoir qui est le coupable, mais plutôt comment il va être coincé. Un objectif qui obsède notre héros qui met tout de côté, y compris sa famille. Fabrice du Welz se focalise peut-être trop sur sa vie personnelle, mais c'est aussi pour accentuer son obsession. Ça montre son dévouement et ça critique le laxisme et la corruption des autorités et des haut placés. Si l'histoire est captivante, elle ne se regarde jamais comme un thriller haletant sous tension. C'est un peu ce qui m'a manqué, par contre j'ai beaucoup apprécié le montage qui est cohérent avec toutes les émotions ressenties par Paul. Cela permet une vraie immersion à la fois dans sa tête et dans l'affaire. En somme, un bon film glauque et dérangeant qui est porté par un très bon Anthony Bajon.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2025
Avec « Calvaire » son premier film réalisé en 2004, Fabrice du Welz avait montré d’emblée le caractère radical et sans concession de son cinéma, entamant une trilogie dite « ardennaise » qu’il poursuivra neuf ans plus tard avec « Allelulia » achevée en 2018 avec « Adoration ». Au total, il aura réussi à mener à bien neuf longs métrages qui n’auront jamais rencontré un large public sans doute peu enclin à être autant bousculé. spoiler: Concentrant majoritairement son propos sur les déshérités de son pays la Belgique dont il expose sans fard et quelquefois de manière un peu glauque le dénuement et l’abêtissement généré par l’abandon des politiques de tous bords qu’ils soient locaux ou nationaux
, Du Welz ne se réfugie jamais dans la facilité. S’ensuit une certaine marginalité qui de fait réduit les budgets qui lui sont attribués. Malgré tout depuis ses débuts une petite bande d’acteurs récurrents ou occasionnellement célèbres l’accompagne dans ses projets. Ainsi Laurent Lucas, Béatrice Dalle, Mélanie Doutey, Alba Gaïa Bellugi, Jacky Berroyer, Sergi Lopez, David Murgia ou encore Benoit Poelvoorde répondent régulièrement présent, sans doute séduits par le caractère entier de Du Welz et par les rôles forts qu’il leur propose. Pour « Le dossier Maldoror », il insère son intrigue spoiler: dans l’affaire Dutroux qu’il revisite assez profondément pour montrer comment les dysfonctionnements des services de police et de gendarmerie en concurrence ajoutés à une corruption routinière ont fini par ralentir le démantèlement d’un réseau pédophile impliquant notables et forces de l’ordre. Paul Chartier, un jeune gendarme (Anthony Bajon) fraichement débarqué dans une brigade de gendarmerie va se trouver impliqué dans une opération secrète nommée « Maldoror » destinée à faire enfin aboutir une enquête qui piétine. Le jeune homme au passé agité qui vient de se marier (Alba Gaïa Bellugi) est propulsé en première ligne par un commandant (Laurent Lucas comme toujours parfait) dont les visées ne sont pas très lisibles. Fils d’une prostituée (Béatrice Dalle), Paul va se jeter corps et âme dans une enquête qui va l’emmener jusqu’aux pires tréfonds de l’âme humaine
. Paul devenu obsessionnel et interprété par un Anthony Bajon déjà repéré dans « La communion » de Cédric Kahn (Ours d’argent du meilleur acteur en 2018 à Berlin) bluffant de maturité dont la ténacité butée souvent violente et parfois incontrôlée fait immanquablement penser à l’inoubliable inspecteur Doyle dit « Popeye » de « French Connection » de William Friedkin ou de manière moins directe au flic gravement perturbé du non moins inoubliable « The Offence » de Sidney Lumet dans lequel officie un Sean Connery bien loin de l’agent 007. Deux prestigieuses références revendiquées par Fabrice du Welz et rendues crédibles par la présence de ce jeune acteur qu’il ne faut surtout pas perdre de vue. On notera encore la présence particulièrement efficace de Sergi Lopez jamais en reste dans la démesure et celle d’une Alba Gaïa Bellugi rafraichissante et lumineuse. Un excellent film policier qui nous rappelle que le cinéma belge il y a encore une décennie était une source régulière de pépites notamment dans le domaine de l’absurde. Un peu logique au pays de René Magritte me direz-vous ?
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
Un film qui utilise le thème inépuisable du flic dont l obsession à découvrir la vérité va mener à sa perte. Inspiré de l affaire Marc Dutroux, il veut montrer comment la bureaucratie, la défense du pré carré de chaque institution, l omerta et l inaction ont put engendrer ce scandale qui a ébranlé la Belgique. À côté de cela le dossier Maldoror est un film prenant, violent avec un regard très pessimiste sur l âme humaine. Un film qui finit pas plus s intéresser à ses personnages qu à l histoire dont il s inspire. Un sujet tellement riche qu il n évite pas des raccourcis.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2025
Un film fort, difficilement qualifiable, Thriller ? Polar ? Drame social ? En tout cas, c’est un film passionnant du début à la fin, avec rebondissements multiples…..Attention il y a deux ou trois passages « glauques » ; voire éprouvants…..C’est l’histoire d’une enquête parfois, l’histoire d’un jeune flic, interprété par Anthony Bajon, avec de beaux seconds rôles ( Sergi Lopez, Laurent Lucas, clin d‘oeil peut être à «  Harry, un ami qui vous veut du bien???) , c’est une histoire tirée de faits réels, de crimes d’enfants qui ont marqué la Belgique ( on fera forcément le lien avec l’affaire DUTROU)...La « technique » du film n’est pas en reste ( cadrages, photo réussis, musique d’atmosphère, etc.…) Magnifiquement mise en scène et passionnant, je conseille vivement , un des meilleurs film des derniers Mois….Bravo tout simplement ;;..
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Le film n'est pas exempt de longueurs mais c'est un thriller qui prend aux tripes, d'un réalisme hors du commun et dont la résonance avec l'affaire Dutroux ne fait que renforcer l'impression de plonger dans les racines du mal. L'interprétation est impeccable.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2025
Film un peu atypique dans la réalisation et la bande son. Pas forcement nécessaire mais pourquoi pas. Sinon l'histoire inspirée de faits reels pas drôle. Enlèvements, viols , meurtres , corruption , incompetence , tous les protagonistes ont des traits de caractère pas reluisant.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2026
Âpre polar tiré de faits réels, ce Dossier Maldoror de Fabrice du Welz nous plonge aux confins du glauque avec cette histoire de pédophilie à grande échelle impliquant bien plus que le simple quidam déviant. On notera pas mal de longueurs mais la reconstitution de cette sale affaire est méticuleuse et non moins passionnante, portée en outre par un casting très concerné. C’est dur et l’on a parfois l’impression de ne pas tout saisir mais les dernières minutes du métrage sont sans appel et le goût amer laissé dans l’inconscient du spectateur ne va certainement pas le quitter de si tôt … Un petit tour de force de la part de Du Welz pour un film utile et qui se doit d’être vu, certaines vérités doivent sortir un jour ou l’autre …
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2025
S'inspirant de la tristement célèbre affaire Dutroux et se déroulant dans la Belgique du milieu des années 90, le nouveau film du cinéaste Fabrice Du Welz (Calvaire, Message from the King, Inexorable) rejoint la veine d'œuvres policières récentes telles que «L'Affaire SK1» ou encore «La Nuit du 12».

Présenté à la dernière Mostra de Venise, le film nous déroule le récit d'un jeune gendarme idéaliste et impulsif (incarné avec conviction par Anthony Bajon) qui rejoint l'opération secrète "Maldoror" dédiée à la surveillance d'un suspect récidiviste que l'on soupçonne d'être à l'origine de la disparition de deux jeunes filles, des disparitions qui firent les gros titres dans tout le pays et secouèrent la population.

Le réalisateur belge, par le biais d'une mise en scène stylistique lorgnant par moments du côté de l'horreur ( spoiler: la scène des cochons pour ne citer qu'elle
), nous raconte à la fois une enquête qui piétine faute de communications entre les différents services de l'ordre (gendarmerie, police judiciaire et police communale), et la bascule du jeune Paul Chartier qui va se retrouver, comme très souvent dans ce type de film, complètement obsédé par cette enquête, jusqu'à impacter directement sa vie privée.
Une bascule à laquelle j'ai eu un peu de mal à croire, peut-être de par la manière dont était articulé son arc narratif (ainsi que 2,3 scènes plutôt mal dialoguées/dirigées), malgré un personnage intéressant de par son passif qu'il ne veut pas reproduire en tant que mari et père.

Un film assez efficace dans sa reconstitution ( spoiler: malgré quelques effets trop appuyés dans sa mise en scène, notamment dans sa dernière demi-heure, où le film bascule dans l'action-revenge movie à l'américaine
), mais un peu long (plus de 2h30, à l'intérieur desquelles on aurait pu réduire un peu les scènes de vie pour se focaliser davantage sur l'aspect policier).

Une œuvre dépeignant les dysfonctionnements, humains comme étatiques, et une affaire sordide touchant jusqu'aux plus hautes fonctions du pays.

Un film policier assez frontal qui accroche plutôt bien, mais qui aurait gagné en force s'il avait réduit certains de ses traitements formels et narratifs. 6,5/10.
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