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cortomanu
85 abonnés
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2,5
Publiée le 11 avril 2023
Au départ l'idée est intéressante : évoquer le coup d'état chilien comme une menace permanente mais sans évoquer directement la violence, la brutalité, etc. Si le travail sur l'image, le son, les couleurs... est intéressant, cela ne suffit pas à empêcher le film d'être trop lent et plat, de manquer de ressort et d'être trop froid pour maintenir l'attention du spectateur pendant tout le film. Sans plus.
Desservi par un titre finalement trop grand pour ce film intimiste qui tente de rendre compte de la periode de la dictature chilienne, a travers un pretexte scenaristique trop peu developpe ( la femme d'un medecin aide un activiste blesse a la demande d'un homme d'eglise).
La mise en scene et les decors sont a la hauteur malgre leur simplicite. Le gros defaut de " chili..." est la fin. Mal amenee, elle donne le sentiment de voir un sujet interessant traite par une realisatrice qui revet un costume qui lui est trop ample.
Malgre ces reserves, " chili..." se suit sans ennui, mais ne convainc pas vraiment pour etre indispensable. Dommage.
Un très beau portrait de femme prise au piege de l'Histoire. Une très belle mise en scène ( la scène d'ouverture est magnifique ,glaçante , cinglante tout en étant esthétique et maline.) . La réalisatrice fait constamment preuve de délicatesse et d'intelligence au service de son sujet. Les acteurs sont extremely attachants. Un grand film de cinéma politique sans esbroufe . A voir
Chili 1976 montre à l’écran un pays marqué par la violence. Carmen va aider un jeune hébergé secrètement par le prêtre. Elle n’hésitera alors pas à se mettre en danger pour lui venir en aide. Aline Kuppenheim est extraordinaire. Très jolies séquences, photographie somptueuse.
Malgré une bonne bande son et une crédible Küppenheim le film ne convainc pas. Les longueurs sont présentes avec un montage brouillon. Un grand nombre de scènes sont inutiles et sans intérêts. Les quelques moments faisant référence au coup d'état n'apportent rien de spécial. Une oeuvre très vide.
Dès l’excellente première scène, on voit (ou plutôt on comprend) coexister deux mondes : celui, hors champ, de la dictature et de la répression féroce qu’elle exerce, et celui du « quotidien », où l’on essaie de vivre « normalement », comme si de rien n’était. Très symboliquement le commerçant baisse le rideau du magasin pour ne pas voir ou être concerné. La grande force du film est là : faire percevoir une atmosphère oppressante et la peur du danger, sans qu’il ne soit jamais incarné, ni par des actes de violence, ni par des militaires ou des proches du pouvoir. Tout est dans le doute et la suspicion. On pourrait faire grief à la jeune réalisatrice Chilienne une utilisation abusive de la bande son pour créer ce climat anxiogène, mais cette bande sonore est aussi l’expression des tensions et tourments intérieurs du personnage central, Carmen. Un film très maitrisé, au rythme juste et au ton grave, qui constitue un bon témoignage sur une époque et qui pose intelligemment la question de l’accommodement ou de la résistance.
Un premier long-métrage minimaliste, tendu, efficace, qui procède par petites touches pour dresser le portrait d’une femme et capter l’ambiance délétère d’une époque, le milieu des années 1970, au Chili, sous régime dictatorial. Le portrait est celui d’une bourgeoise, femme au foyer ayant élevé ses enfants, qui passe désormais son temps entre aménagement d’intérieur et bonnes œuvres catholiques, entre insomnies et médicaments. Pas très à l’aise dans sa vie mais passive, entre frustrations et névroses. Un petit service demandé par un prêtre et tout bascule en elle : éveil d’une conscience politique, désir d’action dans un climat social lourd et oppressant, où les disparitions et les assassinats sont légion. À défaut d’être très nourrie, l’intrigue est intelligemment développée, soutenue par le jeu subtil de l’actrice principale (Aline Küppenheim), par la réalisation, maîtrisée, et par un travail notable sur le son et la musique, dans un registre inquiétant.
Chili 1976 Film fort original. S’intitule documentaire mais se déroule comme un thriller angoissant aidé en ça par la magnifique bande -son de Mariá Portugal, aux cuivres très efficaces. Cela vaut la peine de regarder le générique de fin pour apprécier cette musique somptueuse. Belles photos de l’océan Pacifique. Original également que le rôle principal soit tenu par une grand-mère fort jolie au demeurant. La critique de la dictature se perçoit à travers le climat de terreur et de méfiance qui imprègne le film. Pas de discours moralisateur à l’américaine. Tout est implicite et fort efficace. À nous d’imaginer le dénouement. Un beau film très prenant. J’apprends que c’est le premier film de Manuela Martelli. Chapeau!
Le premier film de la réalisatrice Manuela Martelli dresse un portrait subtil de femme dans la tourmente, révélant au passage l’actrice chilienne Aline Küppenheim, tout à fait convaincante dans le rôle de cette femme embarquée presque malgré elle dans les horreurs de la guerre civile.
Un premier long-métrage, très beau, bénéficiant d’une mise en scène et d’une photographie très soignée, dont la belle lumière contraste assez avec l’aspect sombre du propos. A la fois thriller et film politique, Chili 1976 est aussi et surtout un film d’atmosphère dans lequel la réalisatrice a voulu raconter les années de plomb du Chili à travers ce beau et touchant portrait – inspiré en partie par sa grand-mère et le mystère de son suicide – , celui d’une femme qui va accepter de se mettre en danger et se confronter à la réalité politique de son pays.
Film qui exprime bien la tension et le climat de violences qui regnait sous la dictature de Pinochet. Aline Kuppenheim incarne à merveille cette bourgoisie qui se voilait la face mais elle découvre par le hasard la réalité tragique que vivent les opposants au regime.
Pour un premier film , c'est une prouesse qui démontre le talent immense de cette jeune cinéaste...De bout en en bout ce film est une réussite. Comme son héroïne (l'actrice est super) on est pris par la peur et l'angoisse qui l'envahissent et qui malgré tout va prendre des risques. Tout ce qui se passe hors champ est aussi très important ,ainsi que tout le travail du son. A voir!
ce film évoque calmement la terrible oppression du régime de pinochet.ici on voit la paranoïa qui en découle et si la violence n est pas montrée explicitement,elle est omniprésente. l interprétation sobre et habitée est bluffant.
Les années oppressantes du monstre Pinochet (merci, Kissinger…); Le climat si particulier de Viña Del Mar, ce site qui se voudrait balnéaire, mais qui, en réalité, subit le voisinage d'un océan menaçant ; l'actrice qui incarne parfaitement la bourgeoisie chilienne, suppôt inconditionnel de Pinochet (qui a sauvé leur patrimoine), mais qui connaît parfaitement le goût du sang et de la torture. La fin laisse un peu sur sa...faim. Mais quelle réalisation virtuose ! Petite question : pourquoi « Chili" et non pas "Chile"?