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Insp. Harry Callahan
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1,0
Publiée le 2 juillet 2024
Un film où se passe rien. Une histoire qui se résume en quelques mots s'étire sur 1h32.
Il y a un côté métaphorique de mélange des couleurs au début et à la fin dont la signification m'échappe et que j'ai trouvé limite prétentieux. La tension, tout au long du film se cantonne à la musique.
Plongée oppressante mais pas assez prenante, dans le quotidien d’une bourgeoise qui découvre, en venant en aide à un clandestin, la réalité de la dictature chilienne sous Pinochet, servie pas une mise en scène vintage séduisante et portée par l’interprétation excellente d’Aline Küppenheim.
Ca n’a pas fonctionné pour moi, la faute a une mise en scène que j’ai trouvé beaucoup trop austère, et a un rythme plutôt lent. Du coup trop d’ennui pour vraiment apprecier…
L’histoire chilienne est si forte et si dramatique en histoires d’une cruauté inouïe, qu’elle nourrit le cinéma de ce pays depuis plus de 50 ans. Récemment, Nanni Moretti dans son excellent documentaire «Santiago, Italia », témoignait de l’activité de l’ambassade italienne à Santiago dans les mois qui ont suivi le coup d’état de Pinochet en 1973, avec des images d’archives incroyables. Riches sont les témoignages au cinéma de ces tristes pages de l’histoire. Le titre « Chili 1976 » ne souffre d’aucune ambiguïté pour situer l’intrigue, 3 ans après la disparition d’Allende. Nous spectateurs savons à quoi nous attendre. Et pourtant, ce 1er film de la réalisatrice, qu’elle semble avoir nourrit de son histoire personnelle familiale est une vraie surprise, tant l’angle de vue adopté est original pour aborder une période très sombre de l'histoire de son pays. Le personnage principal est une élégante femme au foyer, bourgeoise quinquagénaire, préoccupée par le fait de repeindre avec la bonne couleur sa résidence secondaire au bord de l’océan. Son mari médecin, enfants et petits-enfants la rejoignent en villégiature. Tout en cherchant la colorimétrie parfaite, détail futile qui fait son quotidien, elle feint de ne pas voir les arrestations arbitraires et sauvages sous ses yeux. Une chaussure de femme abandonnée sous la porte de sa rutilante 404, tel le vestige d’une vie, disparition soudaine d’une personne qu’on venait d’entendre crier jusque dans l’intérieur de la boutique. C’est par ces choix ténus de détails narratifs à l’image, que la réalisatrice parvient à nous transporter dans la grande histoire chilienne. Des papiers retrouvés sur une plage, des phares qui s’allument dans le brouillard, mais s’éteignent aussi vite, message ourdit et menaçant d’une surveillance omniprésente. Carmen se trouve contrainte d’aider un jeune homme grièvement blessé et caché par le curé de la paroisse. Elle lui prodigue des soins tout en tentant de rester à distance. Petit à petit, elle s’implique auprès du jeune homme, tel un adultère, une seconde vie cachée à sa famille. Le film devient alors de plus en plus oppressant, en parallèle de la peur qui s'installe et augmente chez Carmen. Certains se sont arrangés de la dictature et ont continué leur vie aisée comme si de rien n’était. C’est ce parti pris rarement abordé au cinéma, qui donne toute sa singularité à « Chili 1976 ». Le quotidien d’une femme au foyer, qui se trouve rattrapée et bousculée intimement par la grande histoire des siens. L’actrice Aline Küppenheim, est exceptionnelle dans son rôle de maitresse femme, à la fois chaleureuse en famille et tendue intérieurement.
Une bourgeoise supervise des travaux dans sa résidence secondaire. En toile de fond un pays d'après coup d'état où l'on peut disparaitre, où il vaut mieux ne pas voir. Une bourgeoise qui n'a pas forcément d'affinités pour les sympathisants traqués de l'Union Populaire se trouve amené par sa profession a agir.
Portrait d'une femme forte et engagée sous la dictature de Pinochet en 1976. Il faut quelques instants pour rentrer dans ce film mais une fois la machine enclenchée, celui-ci tient en haleine le spectateur jusqu'à l'issue finale. Aline Küppenheim est formidable dans le rôle de Carmen qui va prendre des risques inconsidérés pour venir en aide à un jeune rebelle blessé et transmettre des informations au péril de sa vie. Le climat de suspicion est omniprésent, étouffant même, grâce au travail de la cinéaste Manuela Martelli. Cette dernière retranscrit à merveille l'ambiance sombre de l'époque au Chili. Un film glaçant mêlant suspense et espionnage.
Habituellement pas fan des films historiques, la portée universelle et le côté art et essai m'ont agréablement surpris ! Le jeu des acteurs est très bon, comme la musique qui évolue et témoigne autant que les images sur une époque 3 ans après Pinochet : joyeux anniversaire !
Premier long-métrage de Manuela Martelli, jeune actrice découverte dans les films d'Andrés Wood, "1976" aborde la dictature chilienne par le petit bout de la lorgnette. En aidant un opposant au régime, Carmen, bourgeoise interprétée par Aline Küppenheim, toujours parfaite, bascule dans un monde qui lui est inconnu et auquel sa famille, par tradition et par confort, est hostile. Menée comme un polar, cette première réalisation est habilement dirigée dans sa première partie, posant le décor sans lourdeurs, s'attachant à chaque personnage en prenant le temps nécessaire. Hélas, la deuxième partie est plus confuse, abusant des ellipses jusqu'au dénouement raconté par une servante. Il s'agit donc plutôt d'une déception même si la cinéaste mérite indéniablement que l'on guette son prochain film.
Film d'une grande finesse psychologique joué à la perfection avec un scenario minimaliste qui réussit à vous tenir en haleine grâce à l'excellent jeu des acteurs et le talent trés réel de cett cinéaste aboutie
Beau film tout en délicatesse, en recherche formelle -travail sur la lumière, les couleurs, la musique- et en intelligence. La protagoniste fait beaucoup penser au Pereira de ce magnifique roman d'Antonio Tabucchi sur "l'engagement malgré soi", "Sostiene Pereira" (Pereira prétend -Folio). La dictature et ses sbires sont là, tapis dans l'ombre, qui guettent le moindre faux pas du moindre innocent ou... qui se tiennent tout prêt à fabriquer de faux coupables. L'actrice du rôle principal est remarquable tout comme les seconds rôles.
Récit prenant, mise en scène subtile, actrice sublime. On entre avec aisance dans la peau de la protagoniste dont on ne sait si sa peur relève de la paranoïa ou est tellement fondée. La réalisatrice signe un film admirable sur les risques pris dans un régime totalitaire, en misant sur la suggestion plus que la démonstration..
Ce film nous met dans l'atmosphère de la dictature de Pinochet. Si la vie a un semblant de normalité, tout fait deviant, inhabituel ou parole inappropriée peut vous faire basculer du mauvais côté. Ainsi se cotoient ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien dont on devine l'existence par touches inattendues : l'arrestation brutale de personnes en pleine rue, une fusillade au loin, un corps dénudé échoué sur une plage....Le décor ainsi planté, on suit une bourgeoise dans residence de vacances où elle recoit ses petits-enfants . Là, elle décide d'aider le curé local à soigner un dissident à l'insu de son mari, dignitaire du régime et on comprend rapidement que ça ne va pas bien se terminer..... C'est cette tension un peu hitcockienne qui sous-tend le film et on guette le moment où tout va basculer....
Sobre mais puissant ce film plonge le spectateur dans l'atmosphère étouffante de la dictature de Pinochet. La tension croît au fil de l'histoire. Comme l’héroïne (et la plupart des autres personnages) on se sent épié, oppressé par la surveillance invisible mais omniprésente des services de la police chilienne de l'époque. En qui peut-on avoir confiance ? Quand le piège se refermera-t-il ? Ce film est une magnifique reconstitution de ces années de terreur. L'histoire repose de bout en bout sur une femme fragile, entrainée malgré elle dans la Grande Histoire. Le rôle est remarquablement interprétée par l'actrice principale. A voir sans faute si on aime le cinéma authentique sans esbroufe.
C'est une oeuvre à vocation historique : la réalisatrice s'est appuyée sur le vécu d'une de ses grands-mères pour retracer la vie dans les premières années de la dictature de Pinochet. Le pays est sous surveillance, des personnes disparaissent ou sont blessées.
L'originalité du point de vue est de nous présenter cela à travers la vie d'une famille aisée, a priori à l'abri de la répression, d'autant que le grand-père, médecin, et l'un de ses fils sont des supporteurs du dictateur. Tel n'est pas le cas de l'épouse Carmen (formidable Aline Küppenheim), plutôt apolitique (et bonne chrétienne) au départ, mais qui va petit à petit s'engager du "mauvais" côté. Cela donne un côté film à suspens assez prenant.
C'est aussi un superbe portrait de femme, celui d'une ancienne étudiante brillante, pas née à la bonne époque, qui a dû renoncer à ses ambitions pour une vie rangée, certes confortable, mais sans enthousiasme. Les circonstances liées à la mise en place de la dictature lui donnent l'occasion de sentir un souffle vital monter en elle. C'est très beau.
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2,0
Publiée le 12 avril 2023
En pleine dictature sous Augusto Pinochet avec notamment l'instauration de la loi martiale quelques années plus tôt, Manuela Martelli dresse le portrait d'une femme dont le quotidien va être bouleversé lorsqu'elle accepte de cacher un jeune homme blessé. La réalisatrice joue la carte de la subtilité en suggérant plutôt qu'en montrant la situation du pays comme en témoigne la scène d'ouverture. Carmen va donc se retrouver à ses dépens au sein de la résistance sans savoir dans quoi elle s'engage vraiment. Si le contexte est intéressant, le regard posé sur cette histoire est trop distant. On aurait pu avoir quelque chose d'anxiogène et de tendu, mais ce n’est jamais le cas, ou alors très rarement. Au final, un film un peu vide qui ne raconte rien de spécial.