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dan47
70 abonnés
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2,0
Publiée le 26 mars 2023
le sujet est très intéressant. quel climat anxiogène où tous se méfient les uns des autres. dommage que le film est lent trop lent. on risque de piquer du nez.
Un premier film chilien puissant et surprenant avec une comédienne exceptionnelle!! Une plongée en 1976 dans le Chili de Pinochet, 3 ans après le coup d’état... un portrait de femme subtil et intense!
Encore un beau film du cinéma du monde cette semaine. Chili 1976 débute sur une scène qui déterminera l'ensemble de son récit. Chili, 1976. Trois ans après le coup d’état de Pinochet, Carmen doit superviser la rénovation de la maison familiale en bord de mer. Elle choisit une peinture vintage et rose quand soudainement lui parvient de la rue l'écho d'une arrestation arbirtraire. C'est toute la force de ce film que de montrer une société à 2 vitesses. La classe moyenne et bourgeoise s'accommodant de la dictature quand en parallèle des militants dans l'ombre essayent de combattre Augusto Pinochet. Quant à Carmen, lorsqu'un prêtre lui demande de s’occuper d’un jeune qu’il héberge en secret, elle se retrouve en terre inconnue, loin de la vie bourgeoise et tranquille à laquelle elle est habituée. Aline Kuppenheim est magistrale dans le rôle de cette femme guidée par ses principes moraux et qui défie son milieu par de petites actions au services des rebelles. Un beau film
Un film hypnotique, un thriller politique et psychologique aux accents hitchcockiens, une actrice virtuose, une bande son envoûtante, et une réalisation de maître. Premier film d'une réalisatrice d'à peine 28 ans, une prodige à suivre...
Un premier film bluffant de maitrise. Cette variation du thriller politique où la violence reste hors-champs redonne toute son actualité à la dictature fasciste de Pinochet - qui éclaire bien les troubles que traverse le Chili aujourd'hui. L'actrice Aline Kuppenheim, qui avait tourné avec la réalisatrice dans Mon Ami Machuca d'Andres Wood, est magnétique dans son jeu détaché et minimaliste.
Manuela Martelli a réalisé Chili 1976 en hommage à sa grand-mère qu’elle n’a pas connue. Le titre du film et son synopsis ne font pas mystère de la contextualisation de l’histoire mise en images. La réalisatrice, née en 1983, n’a pas non plus connu cette période historique qu’elle porte à l’écran. L’intention est certes bonne mais on peut regretter que le Chili de 1976 affleure finalement peu tout au long du métrage. L’histoire elle-même est insuffisamment caractérisée pour ne pas pouvoir prétendre à une toute autre contextualisation historique. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/travelling/2023-2/#C1976
Alors qu’elle va passer le cap des 40 ans dans quelques jours, la chilienne Manuela Martelli présente son premier long métrage en tant que réalisatrice, elle qui, dès l’âge de 20 ans, avait fait son entrée comme comédienne dans le monde du cinéma et avait réalisé 3 court-métrages dont "Marea de tierra" qui faisait partie de "Chile Factory", un film qui, en 2015, réunissait de courtes réalisations de jeunes réalisatrices et réalisateurs chilien.ne.s. "Chili 1976" a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2022. Il y a près de 50 ans, le Chili a connu des heures très sombres et le cinéma de ce pays a souvent puisé dans cette histoire pour nous offrir un certain nombre de films très forts. Le film de Manuela Martelli, son premier long métrage en tant que réalisatrice, a ceci de particulier qu’il parle de cette époque de façon feutrée tout en transmettant fidèlement aux spectateurs le sentiment d’angoisse qui gagne petit à petit son personnage principal. Carmen, ce personnage principal, est magistralement interprété par Aline Küppenheim. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-chili-1976/
C'était une époque menaçante, une période où le moindre geste ou comportement équivoque représentait un danger réel. Ce temps de l'ambigüité, celui de la dictature de Pinochet, la cinéaste Manuela Martelli l'encapsule à merveille, avec subtilité, tant du point de vue narratif qu'esthétique, dans son premier long-métrage, 1976. A travers le quotidien d'une héroïne, jeune grand-mère, qui appartient à un milieu bourgeois, le film traite d'une prise de conscience, presque "inconsciente", qui devient naturelle, eu égard au tempérament d'une femme libre de ses décisions, quitte à dissimuler ses actes à ses proches. 1976 va à l'encontre de nombreuses fictions consacrées à ces années de plomb chiliennes : le film est presque minimaliste, sans lourdeur psychologique, laissant au hors-champ le soin de composer un paysage que l'on sait tragique. L'atmosphère y est trouble, on pourrait presque dire hitchcockienne, avec un soin particulier accordé aux couleurs (une tâche de peinture sur une chaussure) et à aux conversations étouffées de personnages de second plan (les ouvriers, les hommes d'un bar). Actrice elle-même, chez Andrés Wood et Sebastian Lelio, en particulier, Manuela Martelli dirige ses acteurs avec maestria, exigeant un minimum d'effets dans leurs jeux respectifs. A commencer par sa protagoniste principale, l'excellente Aline Kuppenheim, dont l'interprétation frise la pure perfection.
Premier film exemplaire sur le fond, la grande histoire par le bout des petites, comme sur la forme, très étudiée sans faire néanmoins écran avec le récit. Incarnation remarquable.