1821 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
208 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
55 critiques
3
47 critiques
2
41 critiques
1
21 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Juan 75
79 abonnés
502 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 octobre 2022
Le film est directement inspiré de "au hasard Balthazar" de Bresson. Le Skolimowski est d'une grande beauté visuelle. Les plans sont magnifique, de véritables œuvres d'art. La bande son est magnifique. Plus que le Bresson, mais de moindre intensité dramatique car il colle moins au personnage de l'âne. Le film perd de sa puissance Kante la caméra se détache dE Eo. Le message est toutefois d'une grande pertinence aujourd'hui et la violence et la cruauté de l'espèce humaine est bien décrite et dénoncée à travers l'œil et le regard qui semble désespéré et impuissant de Eo. La scène finale est particulièrement poignante, elle m'a fait penser à la scène finale de Monsieur Klein de Losey.
Quelle déception !! Je me suis fait avoir par les critiques. Ce film est ennuyeux et pénible. Couleurs criardes, musique assourdissante, on finit par ne plus s'intéresser à l'âne. Et à la fin, on voit apparaître Isabelle Huppert dans une scène inutile et bizarre, on se demande ce que ça vient faire là. Quelques personnes sont sorties de la salle, elles ont bien fait !
Je ne comprends absolument pas le concept, on veut nous vendre de la liberté en essayant de s'immerger dans la vie et les émotions d'un âne. Il ne se passe absolument rien, du moins de ce que l'on pourrait imaginer de la vie de cet animal, c'est ennuyeux à mourir. Alors certes le directeur photo a intercalé ici et là de pseudos séquences "jolies", qui aura certainement permis au jury du dernier festival de Cannes d'obtenir justement le prix du jury. Et la presse est dithyrambique sur ce film! Chacun se fera son idée sur "la chose". Vous serez prévenu
Une humanité absurde, cruelle, dysfonctionnelle vue à travers les yeux d'un âne ballotté par de multiples errances, mélancolique et rêveur : il fallait oser et... c'est à un réalisateur de 84 printemps que l'on doit ce petit bijou d'audace, d'inventivité et de perfection formelles. Tous les plans sont d'une exceptionnelle maîtrise et le travail sur les couleurs est littéralement sublime. La bande son est aussi originale dans son éclectisme que magistralement envoûtante tant elle est en adéquation avec ce que le réalisateur veut nous faire ressentir. J'ai rarement vu au cinéma une déclaration d'amour pour le monde animal, la nature d'une telle intensité et été autant bouleversé émotionnellement. En compétition au dernier festival de Cannes, "EO" (modeste Prix du Jury) surclasse, à mes yeux et de très loin, le bien prétentieux et surcoté "Triangle of Sadness".
Asinus asinum fricat Rien de plus erroné que cette aphorisme: l'âne est intelligent et affectueux, exactement à l'opposé du cheval (d'où la mule, alliant force et intelligence). Mais ici, le personnage central, c'est le directeur Photo, très bien secondé par une très belle inventivité musicale. Et tant pis si l'histoire n'a ni queue ni tête…
Bonne idée de départ (je ne peux pas comparer avec "Au hasard Balthazard" de Bresson que je n'ai jamais vu, je n'ai subi que son pénible "Perceval le Gallois" !), donc bonne idée de départ qui aurait pu donner une fable allégorique intéressante. Mais voilà, le scénario (s'il y en a un) est beaucoup trop décousu, sans aucune continuité, ni transition compréhensible (ce qui pour une fable n'est pas très judicieux !). La musique (si on peut appeler ça comme ça, mis à part l'excellent concerto pour piano n°4 de LvB) est assourdissante, bruitages casse-oreilles quasi omniprésents. Que vient faire la saynète avec la pourtant sublime Isabelle Huppert là-dedans ? Etc. Si certains passages soulignent à merveille l'errance de ce petit âne au milieu d'un monde de brutes (et pas que les humains), le propos devient vite lourdement misanthrope à vomir. Cela ne donne pas une très bonne image des Polonais en particulier ! Seul point positif, l'esthétisme visuel. Bravo les techniciens, les deux cœurs sont pour eux, et pour les petits ânes qui ont tenu le rôle d'EO.
Film lourd et caricatural qui reprend la structure d'au hasard Balthazar réalisé par Bresson il y a près de 60 ans -, sans rien y ajouter, bien au contraire. Tout y est mécanique et outrancier, aucun point de vue , ni de l'âne ni de l'homme ...
Je ne comprends pas l’engouement pour ce film. Je n’ai rien aimé. La bande son devient vite insupportable. Il y a abondance de très gros plans illisibles et mal éclairés. On voit très bien que le film fait appel à plusieurs ânes qui ne se ressemblent pas : pelage abondant contre pelage pauvre. Une scène de violence inattendue sera susceptible de choquer fortement les plus jeunes. Isabelle Huppert vient nous faire un numéro de folledingue sans rapport avec le reste. Du n’importe quoi ! La seule émotion ressentie est le malaise et ce n’est pas ce que je cherche au cinéma.
Le plus beau film vu à Cannes cette année. Je vais retourner le voir pour infirmer ou confirmer cette 1ère impression. Baroque ! Crépusculaire ! Hors Norme ! Fascinant ! Envoutant ! Si vous aimez les films qui partent d'un point A et qui va à un point B, vous risquez d'être déçu mais n'hésitez pas à innover et à prendre des risques. Emotion, beauté, vertige, envie d'être cet âne. Du grand Cinéma comme je l'aime.
"EO", c’est l’histoire d’un âne sur laquelle viennent se greffer quelques petites histoires « humaines », la plus importante étant celle qui voit Isabelle Huppert interpréter le rôle d’une comtesse aux prises avec des problèmes avec son fils. Si tout le monde peut s’accorder pour trouver ce film visuellement magnifique et très poétique dans son approche, le ressenti final que vous pourrez avoir ne dépend que de vos goûts personnels : si, pour vous, le cinéma, ce sont avant tout de belles images animées, nul doute que vous ressortirez enchanté.e de la vision de EO. Par contre, si pour vous, le cinéma, ce sont des images animées, belles si possible, au service d’une véritable histoire, votre jugement sera à coup sûr plus sévère. Une certitude : le jury cannois de mai dernier a aimé EO. En effet, 50 ans après sa première participation à la compétition cannoise avec Roi, Dame, Valet, Jerzy Skolimowski, aujourd’hui âgé de 84 ans, a vu de nouveau son film retenu en compétition et ce film s’est vu attribué le Prix du Jury. Voir critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-eo/
EO me semble être l'accompagnement le plus adéquat pour un mois de novembre: incroyablement déprimant,gris,sinistre.La morale du film ;à savoir plus, je vois les hommes plus j'aime les ânes n'a rien de nouveau & de follement original .Isabelle Huppert intervient inexplicablement lors d'une courte séquence ridicule où il ne manquerait plus que du jambon de Parme pour en faire une bonne pub des 90's.Puis elle disparait ! Ouf on retrouve notre âne, il nous avait presque manqué. C'est un film qui m'a semblé long nonobstant sa courte durée.Alors EO let's go ?Ben non vraiment pas.
EO, un âne gris aux yeux mélancoliques, fait diverses rencontres, des gens bien et d’autres mauvais. Il fait l’expérience de la joie et de la peine mais à aucun moment, il ne perd son innocence.
Montrer les humains (aussi bien les bons comme les moins bons côtés) à hauteur d’animaux, qui plus est, tout en filmant le quotidien de ceux qui nous scrutent et nous subissent sans rechigner, l’idée était louable, mais sans nul doute aurait-elle était plus intéressante sous la forme d’un documentaire plutôt qu’une fiction. Je pense notamment à des films tels que Gunda (2021) de Viktor Kossakovsky ou Cow (2022) d'Andrea Arnold, avec lesquels j’ai beaucoup plus accroché.
Fortement inspiré par Au hasard Balthazar (1966) de Robert Bresson, le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski (Essential Killing - 2011) nous entraîne dans une sorte de road-movie-ovniesque qui s’affranchit de toute narration classique pour mieux nous perdre. Dénoncer la cruauté animale est bien évidemment une très bonne chose, mais était-ce nécessaire de le faire sous cette forme, j’en doute. Le réalisateur y va avec ses grands sabots, sans la moindre demi-mesure, sans parler des séquences parfois hors sol (notamment la séquence avec Isabelle Huppert, dont on cherche encore l’utilité).
Alors certes, esthétiquement parlant, il y a de très bonnes choses, des cadrages qui sortent de l’ordinaire et une qualité photo soutenue, mais tout cela au final, ne parvient pas à sauver EO (2022) de son propre marasme, un joli encéphalogramme plat où l’ennui prédomine.
Le film débute dans une séquence très rougeoyante fantasmagorie dont on ne comprend pas grand chose. Puis très vite EO quitte son cirque sous couvert de maltraitance dans les cirques EO se retrouvent à porter une charrette pour d'autres. Ce qui frappe c'est comment le réalisateur capte le regard de EO, deux grands yeux noirs où passent l'innocence, la gentillesse, la béatitude, la tendresse, la mélancolie surtout ou encore la stupeur ou l'incompréhension. Mais faut l'avouer il y a aussi du vide ou plutôt sans savoir ce qui peut bien se passer dans sa tête. Certains passages sont touchants, beaucoup de manquent pas de poésie et de lyrisme, mais trop de scènes sont aussi soient trop longues soit juste inintéressantes (la plupart des scènes avec les humains). C'est une fable qui ne dure heureusement pas longtemps (1h30 pas plus ouf), un conte façon road-movie mais avec un âne comme témoin du monde. C'est sans doute un peu trop inoffensif, mais le trip reste assez originale et fascinant pour se laisser aller à cette expérience unique dont plusieurs passages d'une beauté inouïe. Site : Selenie.fr
Une oeuvre originale avec un personnage principal sortant du lot et une mise en scène et un esthétisme presque fantastique. Le son possède une certaine force. Ensuite, le message, sans réelle surprise, humaniste, animaliste et écologique est compris, avec un monde où l'humain, déjà déchiré en son sein laisse une partie de l'humanité sans surveillance. Néanmoins, la narration avec ses différentes parties indépendantes s'avère trop hachée avec des personnages trop survolés. Le rythme est mou. Peut être que le choix stylistique était le mauvais pour ce genre de film.