1817 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
208 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
55 critiques
3
47 critiques
2
41 critiques
1
21 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ciné-13
172 abonnés
1 421 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 2 mars 2023
Expérience très particulière antispéciste. La caméra en gros plan sur la gueule de l'âne et surtout sur ses yeux lui confère une personnalité étonnante. Il nous est donné de le voir s'émouvoir ou de prendre conscience de sa condition, de la liberté de ses congénères, de l'horreur des abattoirs, de la folie des hommes... Le procédé anthropomorphique est très réussi!
Film magnifique mais difficile si l’on est sensible à la cause animale bien que les scènes violentes soient suggérées. J’en suis ressortie bouleversée voir choquée. Les images sont magnifiques,la réalisation ausdi. La simplicité , la pureté de l’âme animale contre la violence , la stupidité et le manque de conscience de la plupart des humains. L’inexorabilité du destin de cet âne est dure à supporter.
Alors, oui, le pitch et l'affiche peuvent prêter à sourire, on peut se dire "c'est quoi ce film chelou encore" mais, je vous l'assure, "EO" est très clairement l'une des plus belles claque cinématographique prise cette année. Un film où l'acteur principal est un âne, bien meilleur comédien que beaucoup d'acteurs humains soit dit en passant, que l'on suit à travers ses pérégrinations où il rencontrera toutes sortes de gens, bons ou mauvais et fera l'expérience de la joie, de la peur, de la peine. Dans "EO", on passe par tous les genres, du drame psychologique au thriller angoissant en passant par l'horreur, le tout avec des plans de cinéma sublimes. C'est, à la fois émouvant, touchant, flippant mais c'est surtout un film bouleversant. Allez voir "EO".
Le cinéaste polonais J Skolimowski ( 84 ans) qui appartient à la même génération que celle de Polanski, auteur d'une filmographie intéressante et de qualité, est revenu sur la scène du festival de Cannes ( 2022 ) où il obtint le prix du jury avec son dernier film : "Eo".
Visiblement inspiré par Bresson et son " au hasard Balthazar " , par le sujet abordé, c'est à mes yeux une sacrée déception.
A travers l'histoire d'un âne qui change fréquemment de propriétaires, c'est un regard désenchanté sur la condition humaine et sur l'homme tout court.
Si la photographie et les cadrages sont particulièrement réussis, le scénario et les dialogues sont beaucoup trop vides pour susciter mon adhésion à ce film que j'aurais voulu aimer, mais en vain.
Si Bresson avait réussi les suites de portraits qu'il proposait dans " au hasard...", Skolimowski est beaucoup trop elliptique pour accrocher plus de 30 minutes le regard du spectateur sur un film qui finit par tourner en rond et malheureusement à lasser.
Film incroyable dont le personnage principal est un âne ! C'est unique, singulier, parfois émouvant, visuellement splendide et narrativement osé. Un film atypique comme seul le cinéma peut (encore) en faire. Dommage cependant que la fin du film se perde dans une séquence de 10 min avec Isabelle Huppert qui n'apporte rien et semble totalement hors-sujet.
Un chef d’œuvre de poésie visuelle, des images d'une force rare dans le cinéma actuel, au service d'un projet sensible. Selon moi le meilleur film de l'année.
Destruction de la nature,exploitation des animaux et engagement pour Les animaux,stupidite et fanatisme,,tendresse et haine,,faiblesse morale,tout est vu avec du stoicisme serein,qualite attribuee a l animal,
De l’ordre de l’expérimental. Souvent documentaire animalier, souvent exaspérant par son style graphique outrancier et par cette musique véritablement insupportable par moment. Il pêche donc par excès de tout et manque singulièrement de simplicité, qui aurait sied davantage à l’animal paisible qu’est l’âne.
Film extraordinaire, fable, conte, rêverie, poème, pamphlet, qui est avant tout, avant que nous voulions lui mettre une étiquette, un film magnifique, beau, sensuel, émouvant et incroyablement novateur bien qu’il soit réalisé par un vieux briscard de 84 ans et qu’il rappelle un autre chef-d’œuvre, Au hasard Balthazar, de Robert Bresson (1966), mais sans le plagier une seule minute. Cette balade philosophique au sein d’une nature éblouissante et d’une humanité affligeante – à l’exception de deux personnages ! – nous emporte et nous serre le cœur. Étant moi-même bourricot, je n’ai pas toujours compris le sens des allégories mais je suis encore perturbé par la noirceur suintant de tant de beauté. EO quant à lui s’évade sans arrêt, s’entête à vivre libre et à rêver en rouge son monde animal. Une œuvre superbe de beauté et emplie de sens, accompagnée par une musique magnifique, chargée d’une profonde émotion.
En décentrant le point de vue de l'humain à l'animal et en filmant à hauteur d'âne, Skolimowski invente un nouveau langage cinématographique mâtiné de psychédélisme à la beauté stupéfiante. Au fil de ses pérégrinations, l'âne Eo contemple le vivant qui l'entoure, et observe les hommes - certains bons, d'autres pas - et leurs rituels étranges et souvent destructeurs. Pour Skolimowski, pas de doute, les animaux ont une âme, des sentiments, peut-être même un libre-arbitre, et posent un regard plein de jugement sur notre façon de les exploiter - les références récurrentes à la religion n'étant certainement pas innocentes. Le plaidoyer est aussi édifiant qu'inventif ; Eo ménage ainsi certaines des plus belles scènes et idées de réalisation vues au cinéma ces dernières années.
c'est un road- movie de la vie d'un âne vu par l'âne et le sujet est original. On nous gratifie ainsi de belles images parfois. mais on s'ennuie aussi....Le dialogue est réduit à sa plus simple expression et cet âne qu'on prend en sympathie ne parvient pas toujours à nous émouvoir au point de retenir notre attention bout à bout.
L'histoire et la vision d'un âne. Âne de cirque amené a traverser notre monde, on plutôt le monde de nos animaux. L'absence de renouvellement dans la forme du récit rend le film assez vite ennuyeux.
la question que pose ce film est simple. A quoi joue la commission de classification. Elle ne sait pas distinguer la censure de la protection des mineurs. Le film est admirable mais aurait mérité a minima un "moins de 12". Autour de moi des parents venus voir une belle histoire d'âne ont fui avec leurs enfants en pleurs après deux séquences difficilement soutenables. La liberté d'expression a besoin d'un cadre pour que l'art s'y exprime avec ses codes
Très déçu par Eo, film duquel j'attendais un vrai voyage dans la peau d'un âne. Au final on ne fait que suivre de multiples débuts d'intrigues humaines, la présence de l'âne ne changeant rien à notre statut de spectateur.