1817 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
208 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
55 critiques
3
47 critiques
2
41 critiques
1
21 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
floramon
119 abonnés
1 522 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 29 octobre 2025
Le film est un peu lent et il se passe pas grand chose. on est attendri car l'âne est mignon mais ce qui en reste ... pas grand chose . cela reste sympa à regarder.
Oui, oui, « Au hasard Balthazar » a inspiré et ému Jerzy Skolimowski. Tant mieux pour lui. J’ai assez déblatéré sur Robert Bresson l’automne dernier après avoir vu cinq films pour la plupart douloureux. Robert Bresson avait chargé son âne de toute l’inhumanité de l’homme avec une dimension religieuse ; la vision de Jerzy Skolimowski ne culpabilise pas autant l’homme car non seulement ils ne sont pas tous mauvais à part des supporters grossièrement dégénérés mais par rapport à Bresson il pousse la maltraitance animale au-delà de son personnage central : EO. En effet, à travers EO, le réalisateur parle de tous les animaux. Par contre comme Balthazar, EO se dirige vers une fin inéluctable. Et peu importe la version, l’inéluctable demeure déchirante. J’ai beau ne pas apprécier le film de Bresson, je ne peux rester indifférent au sort ultime de son Balthazar.
Désolé de tempérer l’enthousiasme général, le film est piqué de séquences à mon goût tout à fait inutiles et par voie de conséquences aurait mérité dix minutes de moins. Il aurait fallu nous épargner spoiler: le chauffeur égorgé, mais je dois avouer qu’il fallait bien trouver un stratagème pour permettre à EO de poursuivre son odyssée ; mais là c’est radical. Entendu, le réalisateur veut nous dire combien l’homme est un loup pour l’homme. Comparer l’homme à un loup, c’est insulter le loup. Je devrais écrire que la cruauté de l’homme pour son semblable est malheureusement sans limite. Et il aurait aussi fallu nous épargner la présence inutile d’Isabelle Huppert. Franchement à quoi sert-elle ? Attention, j’apprécie l’actrice mais son apparition m’interroge encore. Le réalisateur s’est appliqué à nous donner le point de vue de l’animal ; avec lui, on découvre sa protégée Kassandra et d’autres personnages qui ont un lien direct avec lui spoiler: comme cette femme qui lui propose une carotte dans la ferme thérapie, laquelle permet à des enfants en situation de handicap de côtoyer des ânes ; comme cet employé qui sélectionne des chiens viverrin (?) pour les abattre et récupérer leur fourrure etc.
Mais Isabelle Huppert ?! EO n’a aucun lien avec elle ! spoiler: Son personnage tient à savoir pourquoi son fils est revenu. Ce dernier ne nous dira rien. Tant mieux parce que je m’en moque éperdument.
Conclusion : séquence tout à fait INUTILE ! A moins que sa présente illustre une subtilité qui m’a échappé. A cela s’ajoute une paire de ski qui… skie !
Cela dit, Skolimowski se fait plaisir avec quelques effets visuels et sonores étonnants ; un récit sensoriel dans la mesure où sa caméra colle au plus près de la respiration de l’âne. De plus, il prête des rêves à EO puisque Kasandra occupe son esprit et semble être la motivation de son odysée pour la retrouver. Touchant. La vision de Skolimowski tranche avec celle de Bresson qui était nettement plus austère et dénuée de tout critère esthétique.
Dommage, j’ai été capté durant une bonne heure puis petit à petit le rythme manquait de souffle car « EO » ne tient pas dans la durée, selon moi.
Un film, voire une expérience cinématographique qui relève le défi d’observer l’humain à travers le regard d’un âne ! Des images étonnantes une bande sonore métallique, bruyante qui cogne, qui hurle ! Un poème visuel et audio qui n’épargne aucun travers l’homo-sapiens, la violence, l'envie, le rejet et surtout la bêtise de « l’homo supportis footiens » ! Et puis apparait, on ne sait pourquoi, Isabelle Huppert et le film perd de son souffle ! La fin n’est pas à la hauteur des promesses de la première heure … dommage
J'aurais aimé mettre une bonne note car le film est émouvant mais on s'ennuie beaucoup trop. Bonne idée mais beaucoup trop long ou mal rythmé, mal ficelé... Au delà de l'ennui le film peut également affecter sérieusement votre enthouisiasme car c'est quand même très sombre (réaliste)
« EO" » est un beau film poignant, mais aussi sombre et déstabilisant. Ne vous attendez pas à un film familial comme "Babe, le cochon devenu berger", "L'Incroyable Voyage" ou "Lassie". Le film suit EO, un âne aux yeux mélancoliques, qui rencontre sur son chemin des individus bienveillants et d’autres beaucoup moins. EO découvre la joie et la peine sans jamais perdre son innocence. "EO" est un regard sombre sur le monde, qui pour l’âne gris, est un lieu mystérieux vu à travers ses yeux.
EO observe ce qui se passe autour de lui. Ses yeux, si beaux et expressifs, dégagent beaucoup d'émotions et de messages. Pas besoin de voix pour comprendre ce que les animaux pensent ou disent ; il suffit de regarder les yeux d’EO, pleins de sensibilité. Ses yeux représentent la douceur, la pureté, l’innocence, la candeur. On suit EO à travers diverses aventures, selon les personnes qui l’accueillent et les lieux qu'il traverse.
Je ne vois pas l’intérêt de la courte apparition de l’actrice française Isabelle Huppert, qui joue le rôle d’un personnage bizarre et démentiel. Pour moi, elle casse le fil du film. Dommage, car cette apparition est vraiment inutile et n’apporte rien à l'histoire.
Je n’ai pas compris le sens des filtres rouges des scènes, ni des robots chiens. Est-ce pour montrer combien le monde est violent à ses yeux ? Le rouge envahit l’écran ! Il me semble que le but de ce film est de sensibiliser à la souffrance animale, tout en montrant la bêtise et la cruauté humaines auxquelles EO est confronté.
Ce film est très visuel, avec peu de dialogues, et offre de belles images intenses et hypnotisantes. L’atmosphère du film me rappelle celle des "Aventures de Pinocchio" de Luigi Comencini, avec une touche de mystère et de poésie. La fin du film m’a laissé sur ma faim. Dommage !
Je suis étonné que "EO" ait remporté le prix du jury à Cannes en 2022. À noter que dans les critiques que j’ai lues, les spectateurs reprochent une bande-son insupportable. Peut-être aurait-il mieux valu baisser le volume à fond pour savourer la beauté visuelle des images et ressentir davantage d’émotions.
Le film est parfois déstabilisant à cause des scènes violentes, mais il reste visuellement frappant et touchant, malgré quelques idées incohérentes. Pas mal, ce film !
Film original, réaliste si l'on en croit les dernières découvertes (enfin pas si récentes que ça) sur la sensibilité animale... Du coup c'est Eo qui nous donne ses émotions, et non le contraire, étrange non ? C'est donc un très beau film qui parle de la souffrance animale, mais pas que, bien au-delà.
EO est un film qui pose un regard sur notre monde au travers des yeux d'un âne. On y suit donc EO (Hi Han en Polonais), un âne aux grands yeux doux et empreints de mélancolie, tout au long de ses pérégrinations. Le constat sur l'espèce humaine est amer et peu reluisant. Les hommes qui croisent le chemin de l'âne sont tantôt fous, tantôt violents (voire cruels), tantôt voleurs. Seule une jeune danseuse fait preuve d'une humanité toute désintéressée. EO observe tout cela parfois avec humour, avec tristesse souvent mais toujours avec une innocence candide et en évoluant dans une nature grandiose quoique parfois inquiétante. Grand Prix du Jury lors du #festivaldecannes2022 , ce film est un hommage à "Au hasard Balthazar" de Robert Bresson. A la différence de ce dernier qui était très sobre et monochromatique, EO est un film expérimental, aux nombreuses couleurs et aux somptueux décors ! Le risque de ce cinéma d'expérimentation est de perdre le spectateur qui ne comprend pas toujours l'intention du réalisateur mais heureusement il y a toujours de magnifiques scènes qui nous rattrapent. Un film vraiment intéressant pour qui n'a jamais vu le monde au travers les yeux d'un âne, avec cette question qui se pose : pourquoi l'utilisation des animaux, dans le cinéma et dans la littérature, se révèle autant efficace pour nous réinterroger sur notre humanité ?
Certes, un fort beau travail sur l'image sert de support à un tableau très noir du comportement de l'homo sapiens envers ses cousins des espèces qu'il considère comme inférieures. Mais pour peu qu'on soit sensible à la cause animale, cette fiction nous renvoie à la figure jusqu'à la nausée tout le mal que l'espèce humaine est capable de faire aux animaux, de façon volontaire ou par complicité, à travers le calvaire de l'âne Eo. Et même si la mention "aucun animal n'a été blessé..." (attention, blessé ne veut pas dire maltraité ! ) est là pour nous rassurer, l'abondance d'images violentes ou simplement dérangeantes nous laisse un goût amer.
Formidable, rare, à ne pas manquer ! Un renouveau de cinéma, une expérience sensorielle, des plans époustouflants. La forme est sublime, et le fond éthique. Et puis l'âne est attachant.
Les amis se comptent sur les doigts d’une main, les films qui accompagneront notre vie ne doivent guère être plus nombreux; si nous avions à cœur de réhabiliter d’anciens proverbes. Assurément, EO est l’un d’entre eux. Fallait-il donner le premier rôle à un animal cristallisant les vicissitudes des humains…pratiquement absents du long-métrage? Arrêtons-nous sur cette idée originale! Nous entendons souvent qualifier « œuvre de maturité » la production d’un artiste à son zénith. Je serai touché d’entendre les admirateurs de Skolimowski que je ne connais pas bien, louer la « maturité » d’un équidé courant sous le crépuscule, « traversé » selon le mot de Baudelaire, « ça et là par de brillants soleils »…
Alors là... ça c'est du film bizarre mais c'est du film qui ne laisse pas indifférent... alors honnêtement je ne sais pas trop ce que j'en aurais pensé si ça avait été un autre animal qu'un âne car je ne peux pas être objectif... j'adore trop ça ! J'ai moi même un âne, le beau Caleb et j'ai fondu tout le film pour la frimousse de cet adorable Eo ! C'est pas humain de faire vivre des choses comme ça à un animal et moi j'ai tremblé pour lui pendant tout le film... alors certes il ne se passe pas grand chose et c'est filmé bizarrement (pis honnêtement la présence de l'insupportable Huppert ne donne pas grand chose) mais je sais pas pourquoi j'ai aimé ça... quand on aime les animaux on ne peut pas rester indifférent à un tel calvaire ! Merci Eo, merci les ânes tout court pour être des créatures si adorables ! Love You Caleb !
Le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski nous prouve à travers EO (comprendre hi-an, comme le braiment de l’âne) qu’à 84 ans, son envie de cinéma le stimule plus que jamais. À travers l’histoire d’un âne à qui il arrive des péripéties plus ou moins sympathiques, il brosse le portrait d’une société humaine qui, vue à hauteur d’animal, n’est pas toujours très glorieuse. EO est aussi conçu comme un joyeux terrain expérimental qui sans jamais perdre le spectateur, offre des plans de paysages magnifiques, teste des couleurs d’images baroques comme le rouge et s’essaie à des séquences magnifiques bien que venues de nulle part. Prix du Jury au Festival de Cannes 2022.
On comprend qu'"Eo" ne puisse convaincre un large public. Road-movie naviguant entre les routes de l'Europe de l'Est et l'Italie, cette météorite asinienne témoigne de la difficulté d'être un animal intègre en toutes occasions. D'une forme unique et personnelle, le film saisit des moments parfois joyeux, parfois tendres et d'autres plus violents, comme lorsque se croisent les chemins d'une jeune migrante et d'un chauffeur à la pilosité exacerbée. La mise en scène nous rappelle que Skolimowski reste un immense cinéaste, même lorsque son propos est épisodiquement brouillé.
Certes l âne joue bien:) . De belles images, une musique plutôt stressante, un message plutôt simpliste qui forcément fait l'unanimite. La réalisation un peu prétentieuse me pousse à me demander si le cinéaste ne prend pas le spectateur pour une mule.
Il est pas inintéressant ce film polonais. Déjà visuellement il est chiadé, belles lumières, beaux plans et histoire originale. On suit les péripéties et mésaventures d'un âne. Oui oui d'un âne. Le souci c'est que le metteur en scène à le fessier entre deux chaises. Il coupe parfois son récit par des scènes expérimentales qui deconcertent et casse le rythme de l'histoire. Du coup je finis le film un peu en bémol en me disant que c'est pas mal mais que ça aurait pu être beaucoup mieux.