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Aulanius
229 abonnés
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3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Honnêtement, je ne sais pas trop quoi dire car je suis très partagé. J'ai trouvé ce film à la fois touchant et prenant ... mais aussi trop éloigné de son vrai potentiel. Ce qu'on peut souligner en premier lieu, c'est que les filles jouent vraiment bien et donnent vraiment une profondeur à leurs rôles respectifs. L'histoire nous tient à coeur car ce n'est pas un sujet facile et on se sent tous concernés d'une manière ou d'une autre. La B-O aussi est intéressante tout comme la chute simple mais efficace. Mention aussi à l'affiche du film qui est magnifique. Dans un autre temps, j'ai été déçu par le fait qu'il y ait certaines incohérences et parfois des longueurs que je qualifierais même d'inutiles. Je regrette aussi le fait que ce soit un peu long à se lancer et que parfois, je ne comprenne pas tout, dans le sens où c'est bizarre. Après dans l'ensemble, ça reste un drame à découvrir même s'il n'est pas à mettre devant les yeux de tous les publics. 12/20.
L’histoire d’une sororité assumée au cœur d’un foyer sans parent. On ne sait rien du père, la mère est fréquemment absente. Les trois sœurs vivent donc en fonction, sans inquiétude particulière, sous le regard « maternel » de Laura, l’aînée. Si l’entente est plutôt bonne, l’indépendance est de mise, chacune vacant à des occupations particulières. Le jour où les services sociaux annoncent leur visite, Laura ne dit rien à ses sœurs. Elle va chercher une mère de remplacement. Un enjeu qui se fait à travers des relations inattendues , et vaguement dessinées par la mise en scène qui semble abandonner les actrices à leur personnage. Un égarement scénique de plus en plus déstabilisant dans cet ensemble paradoxalement si vivant. Mais de plus en plus hermétique AVIS BONUS Bianca Delbravo se raconte Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le sujet et les thèmes de ce film suédois, présenté à la Mostra de Venise cuvée 2023 mais reparti bredouille, donnent l’impression d’avoir été déjà traités ailleurs par le passé. Alors certes, cela a été fait de manière différente et sur d’autres tonalités le plus souvent mais également en provenance de cinématographies d’autres contrées, mais on a quand même une forte impression de déjà-vu durant tout le film. On pense notamment au cinéma du japonais Kore-Eda pour le côté plus intimiste et dramatique, à des films familiaux tels que « Maman j’ai raté l’avion » pour le côté comique ou « Sa Majesté des mouches » pour le côté initiatique ou à certains films des frères Dardenne, les belges les plus connus du septième art, avec un long-métrage comme « La Gamin au vélo » pour l’aspect plus social. Et c’est d’ailleurs à leur style et à leurs films que l’on pense le plus en voyant « Paradise is burning ». Naturaliste, filmé caméra à l’épaule, avec des acteurs débutants et un côté social fort et prononcé, ce film y est très ressemblant. Mais en moins bien. En effet, sur le sujet des enfants abandonnés et livrés à eux-mêmes on a déjà connu bien mieux et plus maîtrisé.
Pourtant, on ne peut nier que le film déploie certaines qualités mais surtout pas mal d’instants de grâce. Des moments en apesanteur qui font penser à du Sofia Coppola ou du Xavier Dolan. Ces moments, on les doit surtout aux scènes où l’aînée s’introduit dans des logements de riches avec sa nouvelle amie, bourgeoise en dépression. Et c’est également dans ces moments que « Paradise is burning » laisse éclore sa prodigieuse bande originale qui est l’un des atouts majeurs du long-métrage. Malheureusement, ces seules séquences ne font pas un film et le reste est moins à l’avenant. Il lui manque en effet de plus de développements probants, la seule ligne narrative claire étant la venue des services sociaux prochaine et qui pousse la sororité au pied du mur. Sinon, le script tente d’alterner maladroitement les scènes ensemble avec celles où chacune des trois sœurs s’épanouit par elle-même. Sauf que, probablement consciente que le parcours de l’ainée est le plus intéressant, la cinéaste Mika Gustafson n’offre aux deux autres que des miettes de scénario. Et des miettes vides et peu intéressantes. Heureusement, l’abattage des comédiennes débutantes est indéniable mais « Paradise is burning » ne marquera pas les esprits, surtout si on ajoute une conclusion abrupte et des zones d’ombres aussi bien dans le comportement et la psychologie des personnages que dans leur parcours individuel (on ne saura rien des parents ou presque tout comme on ne comprend pas l’intérêt qu’à cette bourgeoise à côtoyer l’ainée des sœurs). Bref, voilà un long-métrage moyennement convaincant et finalement atone sur bien des points.
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J'ai tout simplement adoré ! Une BO géniale, des actrices incroyables. Dommage que peu de gens soit au courant de cette sortie trop discrète. Je pense y retourner avant que ce paradis ne soit plus à l'affiche, bouffé par des blockbusters.
Film très bien fait mais très dur psychologiquement, des enfants dont les parents ne s'occupent pas cela existe malheureusement et c'est une catastrophe pour les enfants dans leur construction
Je suis suédophile (relativement) et scandinavisant, j'ai aimé Bergman (7ème sceau, Fraises des bois,...), Dreyer, un film islandais (Lamb avec Noomi Rapace), Millénium avec Noomi Rapace,... autant dire que j'étais un public déjà à moitié acquis à ce film... Mais ce film est une catastrophe, moche, grossier, sale, agressif, les gens ne font pas du tout "Suédois"... une espèce de Cour des miracles... Passez votre chemin !
Paradise is burning : Aidé de l’acteur Alexander Öhrstrand à l’écriture, la cinéaste peint sans misérabilisme le coming of age de trois sœurs laissées à l’abandon .
Un très bon film, vision un peu désespérante de la société suédoise, et sans doute assez iconoclaste pour les Suédois, avec de vrais moments de liberté et de bonheur, qu'on a l'impression de partager!
Très bon et intéressant premier Long-Métrage de la la Suédoise Mika Gustafson qui réalise là un film bourré d'énergie visuelle sur des enfants filmés à hauteur d'enfants sans fausse démagogie et sans pathos interprété par des comédiennes incroyable de justesse ! :) Le film est en prime accompagné d'une excellente bande musicale ! :)
La réputation de ce film me semble complètement surfaite. De l'émotion? Oui, mais surtout du malaise,à voir tous ces personnages paumés se débattre dans un quotidien glauque et dénué de sens. Un film qui surfe sans doute sur une tendance actuelle... Certaines images sont belles, l'interprète principale a un joli minois et la bande originale du film est parfaitement recyclable pour une soirée festive. Mais le manque de dialogues entre les personnages est consternant. Pas d'introspection, pas d'explications, des échanges réduits au strict minimum et des "liens" qui se tissent beaucoup par la bagarre, la fumette, l'alcool et la transgression. Je n'ai pas vu le portrait attachant de 3 jeunes filles, mais plutôt 3 jeunes filles complètement paumées dans une existence faite de galères et de plaisirs immédiats sans repères. Je suis surprise aussi par les commentaires qui vantent "le soutien" apporté par les voisins et autres adultes - personnages tous aussi bancals les uns que les autres et qui, justement, assistent à ce naufrage sans véritablement apporter une aide à ces enfants sans mère - quelque part entre indifférence (au mieux), fausses promesses et naufrage personnel. Cet univers ne m'a pas séduite et je n'y vois pas non plus une ode à la liberté et à la jeunesse, tant celle-ci semble lourde à porter pour l'aînée de la famille, qui semble de plus accablée à mesure que le film avance et que la visite de l'assistante sociale semble devenir inéluctable. On attendrait finalement presque celle-ci avec impatience, en souhaitant que la galère prenne fin et que ces enfants reçoivent enfin l'attention nécessaire...spoiler: Mais de ce dénouement, on ne verra rien puisque l'intrigue se termine sur le coup de sonnette fatidique. Puis une dernière scène de chahut et d'étreinte en plein air entre les 3 soeurs - un flashback, donc ? - suivie d'un générique qui cède la place au silence.
Je ne sais pas trop quel était le "message", si toutefois il y en avait un.
J'espérais, d'après les critiques, trouver dans ce film une certaine "profondeur" et de belles émotions, mais au final je regrette de n'avoir pas opté plutôt pour un film dont on sort en se sentant bien.
"Paradise is Burning" en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise (sélection Orizzonti) est un drame social suédois moyen dans l'ensemble. En effet la réalisatrice Mika Gustafson livre aux spectateurs une chronique sur l'adolescence délicate mais imparfaite, j'ai trouvé que l'histoire avait du mal à décoller et que la réalisatrice propose un scénario trop superficiel n'allant pas au bout de sa réflexion, cependant soulignons tout de même la jolie prestation de la jeune comédienne Bianca Delbravo révélation de ce film ainsi que quelques idées intéressantes sur l'insouciance de ses trois jeunes sœurs dans un monde sans adulte.
Très touchée par ce film magnifiquement interprété par les 3 jeunes actrices, les 3 soeurs du scenario . Livrées à elles-mêmes, elles menent ensemble ou en parallèle une existence chaotique, melange de tendresse et de violence toujours prête à se manifester ...Les personnages secondaires sont formidables aussi, la caméra donne à voir sans forcément chercher à expliquer le vécu de chacun et les liens qui existent entre les personnages. Le tout est globalement triste et dramatique, mais porté par l' énergie de la jeunesse, sa débrouillardise pour assurer sa survie, et par l'attachement mutuel de ces trois gamines menacées par les services sociaux ! Bref, j'ai beaucoup aimé...
Alors qu’elles sont livrées à elle même une sororité se débrouille entre école, petite rapine et fêtes entre filles. Mais alors que les services sociaux rôdent et malgré sa bienveillance l’aînée est une sœur mais pas une mère. Premier film par moment solaire, la plupart du temps terre à terre sur des enfants obligés de grandir vite. Une réalisatrice suédoise néanmoins à suivre.