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B Jdd
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0,5
Publiée le 19 juin 2023
Insupportable ...et loupé....sur 1 vrai sujet...le narcissisme. Cela se voudrait être une comédie...j'ai souri une fois, cela fait des clins d'œil au gore avec 1 maquilleur de série z'. Pourtant les personnes qui passent leur temps à parler de leurs soucis de santé...surtout qd ils vont globalement plutôt bien sont légions; ils espèrent ainsi attirer un peu d'attention et de bienveillance...et ne font que faire fuir leurs proches et entretenir la lassitude et la morosité des soignants voire parfois malheureusement la cupidité sans complexes de quelques-uns. Il y a ceux aussi, pas si loin des derniers, qui, pour des raisons psychiatriques graves que les soignants ne perçoivent pas, simulent, inventent, voire se déclenchent une vraie maladie ou du moins arrivent à obtenir des explorations médicales lourdes et parfois des traitements lourds aux conséquences délabrantes et parfois mortelles du fait de l'intervention médicale . Cela s'appelle le " syndrome de Münchausen" ( du nom du célèbre baron!) , ou le syndrome de Münchausen par procuration quand la personne "malade psychiatrique" allègue ou provoque une maladie plus ou moins grave chez un de ses proches vulnérables ( dans l'immense majorité des cas son propre enfant)...tj pour attirer l'attention et la sollicitude ...sur leur personne de fait malade mais malsaine et dangereuse. J'espérais que cela soit le sujet du film....loupé. C'est juste une comédie ratée et insignifiante où l'on s'ennuie ferme avec une fin "queue de poisson" car mm le réalisateur finissait par s'ennuyer et avait envie d'abréger le supplice, celui de "Signe" le personnage principal, le sien et enfin celui des spectateurs. Ce film était à Cannes...honteux et cruel pour les festivaliers
C'est une comédie satirique scandinave, donc pas très démonstrative, mais quand même cinglante, voire méchante.
Les deux personnages principaux, Signe et Thomas (le couple d'artistes en devenir), sont jeunes et beaux... et en quête de célébrité. Leurs efforts pour y parvenir sont assez pathétiques... à tel point qu'ils vont finir par se trouver en rivalité.
Au début, c'est Thomas qui domine. Il est le jeune créateur qui monte, d'autant qu'il est photogénique et qu'il parle bien. Les cultureux l'adorent. Cet engouement factice est fort bien mis en scène, tout comme le dépit de Signe.
Par la suite, la jeune femme trouve enfin le moyen d'attirer l'attention... et là, cela devient presque gore. spoiler: Elle se rend malade pour augmenter sa visibilité dans les médias et, surtout, les réseaux sociaux. On perçoit le basculement de notoriété (et donc de pouvoir) entre les deux membres du couple.
Cela va loin... très loin. J'ai beaucoup aimé et je trouve que c'est un film qu'il faudrait montrer à celles et ceux de nos jeunes qui sont asservis par les réseaux sociaux.
Moins talentueux, néanmoins, que le cinéaste doublement Palmé à Cannes, Borgli propose un film met en scène un couple installé dans une forme d'hyper narcissisme devenant toxique de la part des deux personnages qui envisagent des manières diamétralement opposées pour gagner la bataille des égos.
Adepte d’un certain humour noir, tout comme Ruben Östlund, le cinéaste norvégien réalise une satire sociale montrant la lente descente aux enfers d’une fille qui voulait qu’on l’aime toujours plus quitte à y laisser sa peau.
Malgré la pertinence du sujet, et quelques bonnes idées ici est là, le film n’atteint jamais le niveau de férocité, de finesse et d’humour que l’on pouvait trouver dans Sans filtre, notamment.
Certes, beaucoup moins ambitieux que le cinéma de Östlund, Sick of Myself révèle un peu trop linéaire et, au final, assez peu surprenant dans sa manière de faire avancer son histoire. J’aurais aimé un film encore plus mordant, plus cruel, avec des personnages moins superficiels et mieux écrits. N’empêche que l’on suivra avec curiosité le prochain film de Kristoffer Borgli.
À Oslo, de nos jours, Signe vit en couple avec Thomas, un artiste avant-gardiste qui s’est fait une petite réputation dans le milieu underground avec des installations réalisées à partir de meubles et de chaises volés. La jeune femme vit mal d’être constamment dans l’ombre de son conjoint et cherche par tous les moyens à attirer l’attention sur elle au risque de verser dans la mythomanie : elle prétend avoir sauvé la vie d’une cliente du café qui l’emploie, mordue par un chien, ou s’invente une allergie alimentaire lors du dîner offert à Thomas par son agent. Après avoir découvert sur Internet les effets secondaires très nocifs d’un médicament, elle en passe commande et en prend au-delà des doses prescrites. Un eczéma monstrueux la défigure bientôt.
"Sick of Myself" avait été présenté à Cannes l’an passé dans la section Un Certain Regard. Mais Kristoffer Borgli, son réalisateur, avait été éclipsé par la seconde Palme d’or décernée à Ruben Östlund, scandinave comme lui et plus radical encore. "Sick of Myself" ressemble étrangement à "Sans filtre". Leurs premières scènes semblent calquées l’une sur l’autre qui voient un couple de jeunes amoureux dîner dans un restaurant chic. L’un comme l’autre sont des satires grinçantes de nos sociétés contemporaines et de leurs dérives narcissiques.
Le personnage de Signe est particulièrement croustillant qui va jusqu’à se défigurer pour attirer enfin l’attention. Sa démarche est particulièrement aberrante, qui consiste, à rebours de la tendance contemporaine à rêver de perfection physique, à s’enlaidir pour sortir de l’anonymat abrutissant dans lequel la banale symétrie de ses traits et la blondeur de sa chevelure la maintenaient.
Le problème de "Sick of Myself" est de ne pas réussir à trouver à ce postulat de départ – une femme s’inflige une maladie de peau pour attirer l’attention sur elle – un sens, dans le double sens du terme. Une signification : quel sens donner à son geste sinon celui parodique voire pathologique d’une quête de célébrité poussant aux plus absurdes abus ? Un objectif, une finalité : et c’est là que le bât blesse, le scénario du film semblant bien mal en peine d’utiliser ce matériau pourtant très riche et de l’amener quelque part.
Je ne m'attendais pas à être aussi agréablement surpris par ce film. C'est un métrage riche, très critique de notre époque avec beaucoup de thèmes forts. Le casting est vraiment très inspiré, la réalisation également. Une belle réussite !
Lire la critique complète ici : https://doisjelevoir.com/2023/05/28/sick-of-myself-une-vision-cynique-brillante-sur-notre-societe-autocentree/
Dans "Sick Of Myself", Signe est une menteuse pathologique obsédée par l'attention, repoussant les limites avec audace et ignorant les conséquences. Son parcours chaotique est présenté de manière déjantée, captivant le spectateur jusqu'à sa chute inévitable vers la destruction. Le film est une satire incroyable de la société contemporaine, tournant en dérision les aspects sombres avec un humour noir. Les personnages peu sympathiques se retrouvent dans des situations exagérées, suscitant malaise et amusement. Le comportement autodestructeur de Signe est déchirant à observer, nous poussant à réfléchir sur nos propres faiblesses. L'indifférence totale des autres personnages souligne l'égoïsme présent dans notre société. Kristine Kujath Thorp livre une performance exceptionnelle dans le rôle principal, révélant tout son talent. Eirik Sæther est brillant dans le rôle du copain égoïste obsédé par sa carrière et jaloux de l'attention de sa copine. Ensemble, ils forment un couple toxique de narcissiques, illustrant parfaitement la nature malsaine de leur relation.
Dans une société où chacun souhaite son heure de gloire, Signe va plonger dans un cauchemar pour concurrencer son compagnon, égoïste et égocentrique. Étonnant et réussi par moment, le film laisse pourtant sur sa faim et déçoit.
Intention non aboutie, qui finit par être confuse... Dommage car le film est suffisamment dérangeant et cynique pour qu'on ait envie d'accompagner la quête du personnage de Signe... A pousser le message à son paroxysme, s'en dégage certes une certaine efficacité mais pas nécessairement un grand plaisir de toile. Enfin :).... si j'ose avancer ici-bas mon avis, wouaf !
Kristoffer Borgli va au bout de son idée. Pour parler du narcissisme de notre société, il bâtit une histoire autour d'un couple dont l'une souffre de la notoriété de l'autre. Rejetant l'explicite et la psychanalyse de comptoir, le réalisateur laisse son personnage aller au bout de son délire narcissique, comme un scientifique dépassant les limites de son expérience. Cela donne un film drôle et transgressif. On pourra reprocher une fin qui se répète mais l'originalité du scénario et le cynisme social font oublier les quelques maladresses. Jubilatoire.
Dans la veine du cinéma scandinave, et norvégien pour une fois, une satyre sociale qui vise juste voir trop, du propos à sa réalisation. On sourit et on rit jaune.
Toujours fan du style percutant des films scandinaves. Ce mélange d'humour noir et froid et de regard aiguisé sur nos sociétés. Ils ont un style exempt de romantisme qui est très exotique pour nous. C'est acerbe et cruel, désespéré et drôle , dérangeant et éloquent. Un petit film bien réussi.
Très vite on voit Signe qui réagit bizarrement, de plus en plus au fur et à mesure que Thomas est reconnu par ses pairs et/ou les médias. Ainsi, Signe est d'abord sujette à la jalousie car tout tourne autour de Thomas et de son art, ensuite on perçoit l'égoïsme de l'un et de l'autre car si on voit très vite Signe dans des tentatives ou actions diverses pour être le centre du monde Thomas ne semble pas dupe et a bien l'intention de savourer son succès. Dans ce combat intime entre leur égo respectif il y a une compétition qui devient de plus en plus pathétique. Mais on comprend mal la décision de Signe, radicalement contre-productive à divers niveau et surtout qui arrive trop brusquement et sans d'autres perspectives envisagées ?! On pense aussi un peu à "Rock'n Roll" (2017) mais sans la dimension humoristique. C'est ce qui manque beaucoup, la satire norvégienne manque totalement de second degré ou de fantaisie, tout est pris au sérieux ce qui accentue l'antipathie envers ce couple superficiel dont on a bien du mal d'ailleurs à percevoir une once d'amour réciproque. Dommage... Site : Selenie.fr