Sick Of Myself
Note moyenne
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88 critiques spectateurs

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CloakBack
CloakBack

14 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2026
Sick of Myself suit un couple obsédé par l’image, la reconnaissance et la place que chacun occupe dans le regard des autres. J’ai trouvé cette comédie noire intéressante, singulière et mordante, même si son dispositif finit parfois par tourner un peu en rond.

Cette comédie noire norvégienne, grinçante et volontairement inconfortable, est réalisée par Kristoffer Borgli. Le film s’inscrit dans une satire du narcissisme contemporain, de l’image sociale et du besoin maladif d’être vu, admiré ou plaint. Il faut l’appréhender comme une farce acide sur le couple, l’art, la victimisation et la souffrance transformée en levier de reconnaissance.

Le film s’intéresse à la manière dont le besoin d’attention peut finir par remplacer toute relation sincère. Les personnages semblent moins chercher à être aimés qu’à être remarqués et placés au centre, comme si leur existence dépendait du regard des autres. Le couple devient alors une compétition permanente pour l’attention.

Le récit aborde aussi la souffrance comme outil de visibilité. La douleur, la fragilité ou la différence peuvent devenir une manière d’exister socialement, d’obtenir de la compassion ou d’être récupérées par les médias, l’art et les marques. Le film critique ainsi une forme d’empathie commerciale, où la vulnérabilité devient presque un récit à vendre.

J’ai trouvé Sick of Myself vraiment intéressant dans ce qu’il propose. Ce n’est pas le genre de film que l’on voit tous les jours, et son audace de ton lui donne une vraie singularité. J’ai apprécié sa satire mordante du narcissisme contemporain, sa critique du paraître et sa manière de montrer comment la souffrance peut devenir une forme de capital social. Le tout fonctionne grâce à un humour noir très assumé et à une vraie mise en scène du malaise, qui rend l’ensemble gênant, cruel et assez fascinant.

Toutefois, cette radicalité a aussi ses limites. Par moments, j’ai trouvé que le film en faisait trop, jusqu’à devenir presque caricatural dans sa manière d’appuyer son propos. Comme son dispositif devient vite clair, certaines scènes donnent aussi l’impression de prolonger une idée déjà comprise. Cela entraîne un rythme parfois flottant, notamment sur la fin, même si l’ensemble reste suffisamment acide pour maintenir l’intérêt.

Au final, Sick of Myself est une comédie noire dérangeante, audacieuse et très actuelle dans ce qu’elle raconte de notre rapport à l’image et à l’attention. Un film parfois trop appuyé, mais dont l’humour noir, le malaise et la singularité en font une proposition qui sort clairement de l’ordinaire.
shuffleup
shuffleup

9 abonnés 370 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2026
Ayant beaucoup aimé "the drama" j'ai entrepris de regarder le premier film de Kristoffer Borgli. Déjà le goût des montages originaux et du vomi.
Mais regarder la vacuité du narcissisme, une femme se détruire pour la célébrité s'avère pénible.
Cadreum
Cadreum

84 abonnés 844 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
À Oslo, Signe glisse peu à peu vers la périphérie du récit. Dans un monde où l’existence semble n’avoir de valeur qu’à travers le regard des autres, cette mise à l’écart devient insupportable. Alors elle adopte une stratégie radicale : avaler un médicament clandestin qui détruit progressivement sa peau.

La mise en scène glacial, laisse surgir le grotesque sans prévenir. Pas de stylisation horrifique, pas de musique dramatique pour souligner l’horreur : seulement un corps qui se dégrade tandis que le monde continue de tourner comme si de rien n’était. Et c’est là que se révèle le paradoxe : plus Signe se désagrège, plus les regards convergent vers elle. Les médias s’en emparent, les artistes commentent, la souffrance devient matière première, presque un contenu comme un autre.

La rivalité entre les deux amants expose alors une même logique. Lui bâtit son succès sur des gestes provocateurs : voler des objets du quotidien pour les ériger en œuvres. Les critiques d’art s’en emparent, les entourent de discours savants, leur prêtent une profondeur qu’ils n’ont peut-être pas. Le spectateur comprend que la reconnaissance artistique repose moins sur la qualité intrinsèque d’une œuvre que sur sa capacité à s’inscrire dans un réseau de discours et de visibilité. Elle, de son côté, transforme sa propre mutilation en performance. Là réside l'ambiguïté. Signe est à la fois pathétique et lucide, victime et stratège. Borgli l’observe comme un symptôme de son époque. Les séquences oniriques renforcent encore cette complexité, brouillant la frontière entre fantasme et réalité.

En d'autres mots, si l’attention est devenue une monnaie, transformer sa propre vie en spectacle n’a peut-être plus rien d’absurde. Le film montre comment cette compétition permanente pousse les individus à produire des gestes de plus en plus extrêmes pour émerger du flux médiatique.

Et puis, la satire devient un miroir : combien de nos comportements obéissent à la même logique, simplement à une échelle moins spectaculaire.
Ricco92
Ricco92

297 abonnés 2 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Les réseaux sociaux et la téléréalité montrent tous les jours que certaines personnes souffrent d’un tel besoin de reconnaissance qu’elles sont prêtes à faire des choses ahurissantes pour se retrouver au centre de l’attention. Kristoffer Borgli part de ce constat pour nous décrire le parcours insensé d’une jeune femme allant jusqu’à se rendre malade et se défigurer pour devenir célèbre. Son héroïne a beau être égocentrique et pathétique, Sick of Myself rend ce chemin complètement extrémiste à la fois effrayant et crédible. S’il se concentre beaucoup sur la psychologie de son héroïne (allant jusqu’à nous montrer progressivement une réalité qu’elle fantasme), le cinéaste n’oublie pas pour autant d’en faire un film réellement cinématographique et de fait preuve d’un beau sens du cadrage et du montage. En outre, celui-ci est bien aidé par l’interprétation éblouissante d’une Kristine Kujath Thorp et par la réussite du travail de maquillage qui la défigure progressivement. Sick of Myself est donc une très belle surprise provenant d’un cinéma norvégien trop peu distribué en France (même si l’ancien Festival du cinéma nordique de Rouen avait essayé de le mettre en lumière) et il n’est pas étonnant qu’Hollywood ait ouvert ses portes au réalisateur pour produire son film suivant : Dream Scenario.
Stéphane R
Stéphane R

34 abonnés 517 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2025
Borgli aime les films à concept, à dispositif, en bon moraliste (cf dream scenario). Et cela fonctionne plutôt bien, enettant en avant nos narcissisme maladifs. A voir
Crypto Bok
Crypto Bok

6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2025
Grosse attente pour ce film et énorme déception pour ce film qui semble aller nulle part ou qui semble ne pas vouloir aller trop loin.
Le film laisse peu de place à l’interprétation et à l’imagination, tout est trop bien expliqué en particulier les rapports concurrentiels dans le couple.
Il y avait un matériel de départ intéressant mais le résultat est décevant.
La sphère cinématographique
La sphère cinématographique

15 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2025
Signe vit dans l’ombre de son petit ami Thomas, à qui tout réussit. En manque d’attention, elle décide de faire croire à son entourage qu’elle est atteinte d’une maladie rare. Mais le mensonge fonctionne un peu trop bien, et elle est vite prise à son propre piège.
Le personnage principal féminin de Sick of Myself est plus perturbé que le film est perturbant.
Même si le film est intéressant, on tourne vite en rond.
Si au début je compatissais pour Signe qui a une forme de narcissisme, elle m'a vite perdu. 
Mis à part cela, c'est un bon scénario avec de bonnes idées, mais trop basé sur Signe et c'est assez ennuyant par moment malgré tout. 
Ce film n'est pas classé dans les films d'horreur, pourtant certaines images sont assez choquantes et pourraient le faire entrer dans cette catégorie.  
Après certaines de mes critiques sur le film, j'ai quand même plus ou moins aimé  Sick of Myself qui n'est pas parfait, mais se laisse regarder. 
I'm A Rocket Man

397 abonnés 3 906 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2024
Excellent film que ce 'Sick of myself' !! Au début, on se dit qu'on a affaire à un énième film de bobo mais en fait quand l'intrigue se met en place, on ne peut plus en rater une miette ! Le cinéma & le chiqué que fait la fille pour se rendre intéressante est super drole mais quand les choses se retournent contre elle, c'est encore meilleur car là ca devient carrément gênant et moi, j'ai pris mon pied comme rarement devant un film tant ça m'a tour à tour embarrassé et amusé ! Une très belle réussite norvégienne !
Jean-Charles ECHARD
Jean-Charles ECHARD

2 abonnés 278 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2024
Un scénario qui change des poncifs habituels : comment se mettre sur le devant de la scène en se détruisant. Bref une vision plutôt noire de notre époque mais sans jamais tomber dans la facilité ni dans le glauque
Et l'interprétation est très juste
Une pépite nordique à découvrir
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

88 abonnés 2 118 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2024
Un très beau drame norvégien sur les maladies mentales et imaginaires aggravées à cause de la drogue et de la dépendance .
Morgane E.
Morgane E.

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2024
Excellent film sur l'"époque". Prétendant suivre l'évolution dramatique d'une narcissique, le film dépeint en fait le narcissisme d'une époque. C'est très bien vu. Les situations sonnent (malheureusement) très juste. C'est sensé être satirique mais notre époque est si malade que c'est assez réaliste, même si on préférerait que ça ne le soit pas...
Qui est le plus fou, le plus malade, le plus malsain: cette narcissique ou tous ces gens de son entourage qui se servent d'elle ou, au mieux et dans de rares cas, sont conscients de sa maladie mais décident de la juger, la laisser couler et éventuellement l'enfoncer ? Bref, notre époque ne serait elle pas narcissique ? Question abordée avec style et justesse par ce film, suffisamment humble pour, en plus, ne pas nous ennuyer...
Mister_Ed
Mister_Ed

10 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2024
Film honorable, sujet narcissisme 2.0 déjà traité dans pas mal de films, mais le traitement est original. Film pas trop long 1h37, amplement suffisant pour faire le tour du sujet. Divertissant à regarder.
Hotinhere

809 abonnés 5 545 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2024
Une fable narcissique grinçante mais trop malaisante et tournant rapidement en rond en dépit d’un début emballant.
Marc L.
Marc L.

73 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2024
Intuitivement, si je n’avais pas pris la peine de me renseigner, j’aurais pu croire qu’il s’agissait d’un film de l’Autrichien Ulrich Seidl, le plus misanthrope des cinéastes.. Reste que Kristoffer Borgli n’aime visiblement pas beaucoup les gens non plus. Signe vit dans l’ombre de son compagnon Thomas, artiste narcissique et bouffi d’égo qui vole des meubles pour en faire des œuvres d’art. Frustrée, elle tente tant bien que mal d’attirer l’attention sur elle mais sans succès…jusqu’au jour où elle découvre un médicament russe dont la consommation abusive cause d’horribles lésions cutanées. Elle décide donc consciemment de le surdoser et, faute de pouvoir obtenir la compassion de Thomas, de mettre son visage défiguré en scène sur les réseaux sociaux. ‘Sick of myself’ est le genre de film qu’on regarde fixement, un peu incrédule et totalement mal à l’aise, parce qu’il s’agit de son unique objectif : tendre un miroir à peine déformant au spectateur, en tant que représentant de la société dans lequel il vit, et lui répéter à quel point il est moche. Tyrannie des réseaux sociaux, obsession de la popularité, solitude égocentrique, superficialité de l’art et médiocrité du crédo esthétique bourgeois, inversion des valeurs érigée au rang de démarche, mercantilisation cynique du handicap,...tout le monde en prend pour son grade. Les personnages sont immondes, presque sans exception, et je ne parle pas uniquement de tares physiques. ‘Sick of myself’ est un film sombre, déprimant, avec cette absence de mesure dans la négativité qui est propre aux Scandinaves. On ne peut même pas le rembarrer en prétextant qu’il s’agit d’une caricature grossière car on sait confusément que si Kristoffer Borgli force le trait, ce n’est pas de beaucoup. Vous aimez gratter vos croûtes, ressasser et ressasser encore l’idée selon laquelle le monde est horrible et sans espoir ? Faites une petite pause, vous l’avez bien mérité : pendant une heure trente, ‘Sick of myself’ va les gratter à votre place.
chloé V.
chloé V.

148 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2024
Aussi déstabilisant qu'enthousiasmant, difficile de se faire un avis à chaud. Drôle, cynique et sarcastique, le film dépeint une société d'artistes (raté) englués dans le narcissisme et l'égotrip. Il manque une réelle dimension pour s'attacher pleinement aux perso et ne pas rester froid alors que certaines scènes sont du génie (la séance photo au musée par exemple)
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