1081 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
87 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
29 critiques
3
33 critiques
2
17 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
PopiCel
11 abonnés
7 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 4 juin 2023
Sick of myself ou la malaisance norvégienne à l'état pur. Cette satyre fine montre le besoin d'attention d'une jeune femme poussé au paroxysme. Perdue dans une crise narcissique aiguë et une relation amoureuse toxique, elle mutile son corps et devient une boursouflure géante pour sa quête nombriliste. J'ai adoré observer ces personnages odieux pendant 1h30.
Un drame réaliste qui pointe du doigt la société qui nous entoure, sur cette génération où notre image devient un packaging, ou nous sommes en permanence obsédés par l'attraction des vues, des regards. Il y'a aussi de l'humour dans ce drame, un équilibre juste et agréable, qui permet de ne pas (trop) détester les personnages. Un film qui fait réfléchir ironiquement sur sois même, et qui donnes envie de lâcher les téléphones, de lâcher prises, de se nourrir intellectuellement et de faire attention à qui nous entoure.
"Sick of Myself" en compétition l'an dernier au festival de Cannes (sélection un Certain Regard) est une comédie noire qui se distingue des autres . En effet le réalisateur norvégien Kristoffer Borgli traduit d'une manière drôle, féroce, jouissive, horrifique et parfois même bouleversante les ravages de la société de consommation, de l'hyper individualisme de notre société dans laquelle le paraitre est roi avec une formidable actrice Kristine Kujath Thorp.
Film étrange, surprenant, dérangeant, avec des images parfois dignes d'un film d'horreur, traitant de la folie destructrice de cette jeune femme prête à tout pour avoir la sensation d'exister aux yeux des autres. Description intéressante de la société d'aujourd'hui où le regard des autres occupe une place beaucoup trop prépondérante, dans laquelle égoïsme, superficialité et manipulation règnent en maîtres. A voir pour l'originalité de la mise en scène et du propos.
Un film qui va loin dans l'analyse d'une société avide de narcissisme et de prospérité (néo-)médiatique, surfant sur l'utilisation du body shaming à l'excès. Il est intéressant pour ça et son actrice principale, sinon les personnage sont absolument détestables, évidement avec ce sujet de jeunes artistes auto-intéréssés. (surement fait exprès !!)
Le film est plutôt drôle par moment mais ne l'est jamais complètement oscillant avec un côté drame sociétal qui fait lourd et qui donne l'impression de se chercher encore.
Voici un film qui lorgne directement vers "Triangle of sadness".
Signe vit dans l’ombre de son petit ami Thomas, à qui tout réussit. En manque d’attention, elle décide de faire croire à son entourage qu’elle est atteinte d’une maladie rare. Mais le mensonge fonctionne un peu trop bien, et elle est vite prise à son propre piège.
C'est assez féroce dans le mode " 15 minutes of fame " mais finalement pas si irréaliste et irréalisable que ça.
L'ensemble se tient et la distribution fait bien le job, entre le petit ami obsédé par sa carrière et Signe d'abord effacée et qui découvre qu'elle peut aimanter l'attention d'un auditoire par la simple évocation d'une allergie aux noix pendant un dîner.
Je vous laisse "déguster" la suite de l'histoire
Comme cela reste un film scandinave les méchants ne s'en tirent pas à la fin :)
Dans un milieu danois de vains artistes contemporains la recherche de la notoriété en arrive à l’effacement des personnalités. Une jeune femme défigurée accuse nos conformismes dans ce film sarcastique et dérangeant, satire froide du monde des médias, de la mode, de « l’art », qui en arrive à être conventionnelle quand aucun personnage n’apparaît sous un jour sympathique.
"Sick of myself", dont on peut penser qu’il lorgne sur le cinéma de Ruben Östlund, est un film qui, malgré une fin moralisante sur l’importance de la vie, arrive à mettre mal à l’aise les spectateurs, peut-être parce que on ne peut pas s’empêcher de se demander dans quelle mesure, parfois, certains de nos comportements s’apparentent, sans (espérons le !) en avoir le côté excessif, à ceux de Signe et de Thomas. Kristine Kujath Thorp, l’interprète de Signe, est celle-là même qui interprétait le rôle de Rakel dans l’excellent "Ninjababy", alors que Eirik Sæther, l’interprète de Thomas, est un véritable artiste plasticien qui trouve ici son premier grand rôle au cinéma. Dans le petit rôle d’un médecin que consulte Signe, on reconnait Anders Danielsen Lie, star du cinéma norvégien depuis "Oslo, 31 août" et particulièrement bien à sa place dans son rôle puisqu’il est autant médecin de profession qu’acteur de cinéma.
10 604 abonnés
11 686 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 18 avril 2023
« Si être narcissique fait réussir, pourquoi tu bosses dans un café, alors ? Parce que je ne suis pas narcissique ! » En répondant cela, Signe ne ment pas forcément, car son problème va au-delà d'un simple trait de personnalité. Son problème est plus pathologique. Totalement imbue de sa petite personne, Signe est une jeune femme histrionique qui veut être au centre de l'attention et des discussions. Encore une fois, ça va au-delà du simple fait de vouloir être célèbre, car elle pourrait simplement se foutre à poil ou faire de la télé-réalité comme beaucoup font... Pour arriver à son but, elle va s'infliger quelque chose d'inimaginable et mentir à qui veut l'entendre. C'est peut-être la première descente aux enfers que je vois au cinéma qui ravit littéralement la victime. Alors qu'elle se décompose à vue d'œil, la jeune femme est heureuse, car elle obtient enfin ce qu'elle voulait. Une histoire pathétique sur un couple pathétique avec les deux qui se surpassent pour être le pire de cette relation toxique. Kristoffer Borgli propose une comédie pince-sans-rire à l'humour noir qui est à la fois drôle et triste. Ça manque peut-être de mordant par moment avec un concept qui semble s'essouffler vers la fin, mais "Sick of Myself" est un bon film qui est tristement amusant.
Un film très épuré et propre sur l’aspect technique comme à l’habitude des films nordiques de ces dernières années. Un message très important et subtile sur notre société porté par l’ironie et un humour fin. Très bon film.
Les deux personnages principaux de Sick of Myself, Signe et Thomas, forment un couple atrocement antipathique, elle surtout, d'ailleurs, des Narcisses modernes qui sont prêts à tout pour attirer le regard des autres, quel que soit le type de "performance" qu'ils décident de réaliser. Dans cette satire du culte de la personnalité, au style proche d'un Ruben Östlund, le norvégien Kristoffer Borgli pousse le curseur à son extrême, humiliant au passage ses deux protagonistes, humour noir ou pas. Autant dire qu'à l'instar de Sans filtre, Sick of Myself sera considéré par certains comme lourd et exhibitionniste, voire écœurant. Le défi de rendre Signe humaine est cependant relevé haut la main dans le sens où, malgré un comportement monstrueux, elle ressemble à une extension malsaine de chacun d'entre nous, par son obsession, certes maladive, à vouloir exister et à capter l'attention (voir les réseaux sociaux qui en sont une preuve absolue). Le film s'en prend à peu près à tout ce qui bouge : le couple, la famille, l'art, la publicité, les médias, etc, dans une société où la laideur peut devenir une forme perverse et condescendante de beauté à vendre,en suscitant un émoi suspect et voyeur. Virtuose sur le plan de la mise en scène, Sick of Myself joue également avec une certaine dextérité sur la réalité et les fantasmes. Au centre de l'attention, la comédienne Kristine Kujath Thorp, déjà excellente dans Ninjababy, livre une prestation XXL. Mais il ne faudrait quand même pas qu'elle devienne une spécialiste des rôles hors normes, de par leur aspect excentrique et excessif.