Leila et ses frères
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Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2023
Un film que j'ai trouvé un peu long, l'émotion suscitée se trouvant dans les plans statiques.
Une famille qui a le chic pour se mettre dans la panade. Une famille dont le père ment et s’invente une vie.
Il n’y en a qu’une qui voit loin : Leïla. La seule qui réfléchit par elle-même.
Des pièces d’or pour monter sur une estrade et avoir de la reconnaissance de la part d'une famille qui les déteste : le père m'a exaspéré.
La fille est accusée alors que le père est fautif, un père qui fait le malheur de sa famille.
Pourtant, j'ai aimé les moments de joie, heureusement il y en a.
Mais un film que j'ai trouvé un peu désespérant.
Gaeeeel
Gaeeeel

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2022
Le film est soucieux dans son réalisme et l’histoire parvient à émouvoir sans sombrer dans des facilités de réalisation. L’image est belle, la performance d’acteur l’est tout autant, aussi bien pour les protagonistes que pour les personnages secondaires.
Il est néanmoins regrettable que le suspens soit souvent gâché par des actions très prévisibles
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2022
Des dialogues à rallonges, je me suis demandé si c'était un film tellement il y en a, j'ai dû passer la moitié du film à lire et il dure 2h45...
J'ai jamais compris pourquoi le monde c'était plié au états Unis et ce film confirme une nouvelle fois l'erreur commune commise.
Deux trois scènes particulièrement émouvantes, celles sur le toit de la maison et évidemment la finale ou j'ai failli chialé.
Un film dramatique spectaculaire.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2023
Dire que « Leila et ses frères » est reparti bredouille du festival de Cannes, où on lui a préféré des films chichiteux et taillés pour l’export, laisse plus que perplexe ; il aurait fait une Palme d’Or idéale, et aurait célébré la très grande cinématographie iranienne, 25 ans après Kiarostami.

Car il en faut peu pour avoir la certitude d’être face à un grand film. Ici une poignée de plans évocateurs offrent en l’espace de quelques minutes un univers social immédiat, brossé d’une main de portraitiste, entre l’homme et la société. Entre le grain de sable et le rouage. Le film commence par un montage parallèle, vif et calme à la fois : un vieux patriarche fume, les yeux dans le vague, des ouvriers se font expulser d’une usine, et une jeune femme pleure en se faisant masser. Cette fragmentation de la famille, qui va se détailler par la suite à travers l’apparition d’autres personnages liés par le sang, ouvre déjà la voie : comment peut-on réunir cette cellule familiale en un plan ? Le film n’y parviendra pas, d’ailleurs ; au moment d’une photographie de famille, enfin réunie dans le cadre, manque Leila, qui prend la photo : c’est la sœur invisible et pourtant présente dans chaque interstice, dans chaque action, dans chaque pensée. Elle est l’héroïne sans place et sans image pour la fixer, elle est la résistante intuitive, le cœur qui bat et le sang qui coule. Ironiquement, même lorsqu’enfin l’espace le suggère, Leila est derrière ; elle prend acte, à travers son regard, de cette inscription sociale. C’est elle seule qui peut ramener la famille en un noyau ; seulement au prix de son extraction.

C’est une des merveilleuses idées de ce film d’un jeune réalisateur (son second seulement) qui a tout compris à ce que veut dire l’écriture des personnages et leur mise en scène. Sans ne jamais rien appuyer par des effets, la scénographie comme le scénario viennent évoquer, parfois sans peur de dire ou de montrer, le drame qui se joue. Quelle idée extraordinaire de montrer Leila dans quasiment tous les plans de ce film de 2h40, saturé d’espaces bouchés, entravés, obstrués, pour donner à dire combien sa place ne figure pas dans une société à certains égards archaïques ; patriarcale d’une façon définitive, économiquement fragile (la logique du film suit aussi les accords américains sur le nucléaire), bardée de paradoxes sociaux, religieux et institutionnels qui musèlent la rébellion et la soif de beaux lendemains.

Saeed Roustaee (c’est le nom du réalisateur) signe un film très politique mais d’une manière qui n’est pas ouvertement critique. Ou plutôt, le film est critique mais ne s’attaque pas à « tout ce qui ne va pas ». Ce qui intéresse Roustaee, c’est une chose précise : l’argent. Roustaee n’a pas de compte à rendre, il fait les comptes d’un système qui n’a pas qu’à voir, loin de là, avec l’Iran. Rarement une œuvre de cinéma a posée avec une telle acuité la logique économique en force centrifuge de récit, autour de laquelle gravitent les portraits d’une famille miséreuse, noyée dans la honte. Entendons-nous bien, le vrai fond de ce cinéma, et c’est ce qui le prévaut de tout cynisme, c’est justement la valeur accordée aux personnages, et notamment à Leila. Contrairement aux idées reçues, l’humanité d’un cinéaste peut aussi passer par son refus de consensualité ; oui, il prend en charge les raisons - mêmes secrètes ou enfouies - de tous ses personnages, mais cela n’empêche pas les deux parents d’être de pathétiques salauds qui ne rêvent que de pacotille, des ingrâts qui ne méritent pas leur fille.

« Leila et ses frères » est véritablement un film complexe, je crois qu’il faut le revoir assez vite après sa découverte. Il y a quelque chose de vraiment génial dans cette espèce de petite fresque, drôle et bouleversante, il y a quelque chose des Karamazov dans la force allusive des sentiments et des abstractions qui conduisent les hommes (surtout eux) à se perdre dans les précipices de leurs honneurs et de leurs fiertés, de leurs idées fixes. Vraiment, cette Leila est une véritable héroïne romanesque, c’est-à-dire attachante et opaque à la fois, passionnante car elle englobe tous les points de vue autour - et c’est la force du film, que de s’en remettre à son regard. Elle n’est pas un personnage-type qui permet de faire le miroir, elle est reine de la fiction qui se tisse. Elle est celle qui pleure (la seule), qui crie, qui dit sa vérité - qui est celle d’une échelle sociale entière. Elle résiste et se bat en endossant le mauvais rôle, mais elle sort tout le monde d’une tourbe vertigineuse, au prix du père. Elle joue le jeu de la comédie sociale, mais sans masque.

Plus le film avance, plus on dirait que le conduit d’un long réseau se bouche, jusqu’à dégurgiter le trop-plein (génialissime plan sur le frère qui, en voyant les taux de change se décupler comme un astre fou sur l’écran des banques, se met à vomir); les espaces se serrent toujours plus, le ciel est bas, le son se gonfle. Il y a beaucoup d’intérieur, quasiment pas de jours, quelques nuits (quasiment rosselliniennes) tout au plus. Tout le monde parle, de plus en plus, car chacun a trop de mots restés longtemps au fond des gorges. Leila, c’est cette héroïne merveilleuse qui vient donner à la parole sa libération violente, qui est autant celle des maux d’une classe sociale que ceux d’une famille universelle.

Le début du film nous le montrait ; les forces circulaires des machines s’enrayent par le mouvement social. Ce mouvement, c’est aussi Leila, qu’alors on voyait pleurer dans sa libération à elle (la résilience par le massage), lâchant le poids du corps dans quelques gouttelettes littéralement absorbées par la caméra. Les scènes d’usine et de liesse, elles, font penser à du Abel Gance en Iran. C’est dire la grandeur de ce film, dont les 2h30 suivantes, ô bonheur ! n’ont rien démenti du caractère hautement allusif et incroyablement puissant des premières minutes.

Quelle joie de voir se confirmer l’arrivée d’un nouveau très grand auteur pour le cinéma, empruntant déjà pour son second film des voies de traverse inattendues. Cela ne peut être que le signe d’une invention de soi, d’une pensée à l’œuvre, et d’un regard tout simplement. Brillant directeur d’acteurs, Saeed Roustaee leur doit tous beaucoup aussi, et notamment à Taraneh Allidousti, qui donne vie et puissance à Leila. Son dernier regard aux pieds du père, alors que dansent autour les fillettes innocentes d’un goûter d’anniversaire, est une image inoubliable, qui appartient déjà à un panthéon qui vaut bien au-delà de l’Iran. On comprend en elle la peine et la joie, le poids de générations entières, petite fille gâchée devenue trop grande (« On l’a payé au prix de notre jeunesse », dit-elle plus tôt), être humain rêvant banalement d’un monde meilleur… icône travestie en femme anonyme. Tout le squelette du film reposait sur la recherche d’un parrain qui succéderait au défunt ; l’air de rien, ce n’est pas le portrait d’une femme sacrificielle que fait Roustaee à travers le combat de Leila, mais bel et bien celui d’une admirable matriarche qui ouvre un monde devant elle.
Christophe D
Christophe D

35 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2022
très beau film sur la fratrie et les relations familiales. c'est dur mais c'est un mélange d'amours fraternelles et d'égoïsmes qui se rencontrent. Le film est long mais finalement c'est passe vite.
Gilles9250
Gilles9250

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2022
Cela fait plaisir de voir des films étrangers qui ressemblent à des film français.
Une tranche de vie qui pourrait être un exemple à suivre pour une vie en famille française.
Mais faut-il des malheurs ou de l'argent pour rapprocher les gens? Le film semble donner une troisième voie...à vous de trouver
Michel T
Michel T

38 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2022
Vu Leila et ses frères (2022) :

Attention chef d'oeuvre !

Après le génialssime La loi de Téhéran, Saeed Roustaee (un nom à retenir) confirme qu'il est l'un des plus talentueux cinéastes du moment comme pourrait l'être un Park Chan-wook ou un Bong Joon-ho. Une maîtrise totale a tous les égards, mais surtout un véritable directeur d'acteur avec mention spéciale aux scènes époustouflantes de foule qu'on avait déjà vu dans La loi de Téhéran et qu'on revoit ici (La grève à l'usine, le mariage...).

Saeed Roustae nous livre une véritable fresque familiale, film sur la pauvreté, tragique et brulsesque comme le dit à juste titre Roustaee avec une ode au courage et a la sagesse des femmes, de manière générale, et en particulier, au sein de la société iranienne maschiste, entièrement bouffée par les traditions, tout ça filmé avec une véritable finesse.

Même si la plupart des acteurs sont extraordinaires, Taraneh Alidoosti qui domine le film est juste époustouflante (ce n'est pas pour rien que le titre est Leila et ses frères).

Une claque et sans conteste l'un n des meilleurs films de l'année, le meilleur pour le moment, et dire qu'il n'a pas décroché la Palme d'or à Cannes.
Carole P.
Carole P.

5 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2022
Saeed Roustaee est clairement l'un des très grands réalisateurs actuels. La loi de Téhéran démontrait déjà un formidable sens de la mise en scène et de la direction d'acteurs. Avec Leïla et ses frères, il embrasse avec ampleur le destin d'une famille, tout en abordant les enjeux sociaux, culturels et économiques qui traversent l'Iran d'aujourd'hui. Fort de références cinématographiques, il atteint à l'universalité, tout en affirmant un style singulier. Ses cadrages, son usage des travelings, le montage, la profondeur psychologique des personnages, tout concourt à la réussite de ce film. J'attends avec impatience les prochains.
iof
iof

7 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2022
Leila sœur de 4 frères, décide de sortir sa famille de la quasi pauvreté contre laquelle elle se démène. C'est sans compter sur son père, figure d'autorité qui domine sa famille, comme une allégorie du pouvoir iranien sur son peuple. Un film prenant qui nous embarque dans son histoire et qui ne nous lâche pas. Je recommande très vivement.
eric67
eric67

7 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2022
une fresque familiale sous la forme d'un conte persan cruel. et qui, au passage, nous donne beaucoup d'informations sur la société iranienne.
schnoupette
schnoupette

4 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2022
Réalisateur tellement talentueux! Immersion dans un univers culturel et humain cruel envers les femmes dans lequel se démène le personnage féminin d'une façon remarquable et puissante
Nicole W
Nicole W

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2022
film émouvant qui nous plonge dans la société iranienne avec ses coutumes et les mêmes problèmes que nous avons tous dans n'importe quel pays.
famille qui se déchire mais qui s'aime aussi intensément.
à voir++
PascJC
PascJC

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2025
Beaucoup de tout, de monde, de bruit, d'évènements, de personnages mais peu de sujet traité en profondeur.
OzDeniro
OzDeniro

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2022
J'ai pas encore assez de recul, mais probablement le meilleur film de l'année pour moi

Le cinéma iranien qui continue de produire des films d'une justesse incroyable dans ses relations humaines, et dans sa vision cynique de la société iranienne

99% des films francais sur ses 20 dernieres années n'arrivent pas à la cheville de ce genre de films

Le personnage de leila est la clé de voute de cette fratrie, dans sa capacité à exposer les non dits, faire une introspection sur toute cette famille malade, cette société malade
Une séance de psychanalyse familiale de 2h40

Dans une société ultra patriarcale, c'est une femme qui a le plus de couille, jusqu'a mettre en danger la réputation de toute sa famille par amour pour ses frères

FIlm qui aborde différents sujets, comme la complexité du concept d'honneur dans les pays musulmans, la solidarité face à la misère, mais aussi des sujets plus universels comme l'amour familial sous différentes formes. Et cette fratrie qui passent le plus clair de son temps à s'engueuler mais avec des liens tres forts

J'ai beaucoup aimé la scène du mariage, avec les frères qui dansent, les regards entre les différentes familles
Et le père qui vit le plus beau jour de sa vie. Ce père à la fois pitoyable, attachant parfois, mais aussi effrayant... Effrayant par son désir d'être reconnu par des gens qui le méprisent, d'avoir son quart d'heure de gloire au détriment de ses propres enfants :(
Marie-Christine Julien
Marie-Christine Julien

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2023
Leila est la femme forte de cette famille. Le père est prêt à les ruiner pour faire le plus beau cadeau au mariage de son neveu juste pour les honneurs. Licenciement massif des ouvriers de l'usine où travaille un des frères. Combines, honte de la pauvreté...
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