1433 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
133 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
74 critiques
3
23 critiques
2
7 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Zaïna MECHOUEK
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 28 août 2022
Un grand film, intelligent, émouvant, plein de sentiments, de vérité, grandiose. 2h45 de souffle retenu par la découverte d'une histoire familiale peu banale ou se mêle amour et quête de réussite. Un chef d'œuvre !
Heureusement qu’il faut mettre au moins une demie étoile … Le film est affreusement long et rébarbatif. Aucune cohérence, creux au possible. Je recommande à celles et ceux dont le temps est précieux de ne pas gaspiller 2h40 de leur vie derrière ce film.
Scénario au cordeau soutenu par une mise en scène puissante et une très belle distribution le tout mis en image par une réalisation toujours pertinente, rythmée et intimiste. Une belle histoire de fratrie et de famille.
Dans un genre totalement différent de "La loi de téhéran", le réalisateur continue pouratnt à déboulonner le système iranien. On est plongé très vite dans un drame familial avec père radin et orgueilleux, prêt à ruiner ses enfants pour exister auprès de ceux qui le méprisent depuis toujours. On peut penser au pays, tenu par les religieux, qui n'aide pas le peuple à s'en sortir mais lu enfonce plutôt la tête sous l'eau en l'éduquant "par des croyances plutôt que par la réflexion" (c'est Leila qui dit ça à un moment crucial du film.) Effectivement, sous couvert de tradition, de valeurs dépassées et bonnes à jeter, cette famille depuis des décennies est entraînée vers le bas par un père incpable d'amour, qui sacrifie la vie de ses enfants à la tradition. Petit temps mou au 2/3 de la première heure, mais le film reprend du poil de la bête dès la longue séquence du mariage et ne nous lâche plus jusqu'à sa dernière image. D'autant que son propos réel (ce n'est pas juste une chronique familiale)nous apparaît de plus en plus clair et percutant. Une claque.
J'avais vraiment aimé la Loi de Téhéran et j'attendais beaucoup de ce nouveau film. Quelle déception! Ces 2h30 m'ont paru 4h. Grande qualité des images pour le début mais le réalisateur se fait plaisir et le spectateur attend que l'intrigue commence. C'est long! Les acteurs sont tous excellents et Leila est bien jolie mais quelle histoire de branquignoles. Je me suis vraiment ennuyée malgré quelques passages assez humoristiques à la fin.
Après la loi de Téhéran, Saeid Roustaei confirme l'étendue de son talent avec Leila et ses frères. Film magnifique, différent de la loi de Téhéran, mais qui peut faire penser au film coréen Parasite par moment. Les acteurs sont excellents, avec mention spéciale pour Taraneh Alidousti qui crève l'écran!
Du grand cinéma ! Une famille, un pays en crise, des illusions et surtout des désillusions, et le tout nous donne une histoire plus qu'émouvante et forte. Les acteurs sont tendus, sous pression, presque torturés dans un Iran loin d'être enchanteur. Des clans d'une autre ère qui perpetuent des traditions dans le contexte d'une modernité recherchée et à la fois bannie. Tout est contradiction pour des êtres qui se cherchent à tous les âges en quête de reconnaissance ou de réussite. La femme est campée par la fille ambitieuse et dévouée. Image à l'opposée de sa mère, presque inexistante et soumise. Le père et les frères illustrent tous les profils masculins sans que la caricature l'emporte même si les signes physiques sont là pour exhacerber le propos. Tous les rôles sont exemplaires de justesse. A voir absolument !
Moins criard et fatiguant que "La loi de Téhéran" un peu trop porté aux nues ( le sujet était bon mais franchement entendre ce flic hurler du début à la fin c'était épuisant) Là c'est plus intimiste, familial. Bon scénario mais trop long on aurait pu réduire de 30 minutes et ça aurait été plus fluide et plus digeste que ces 2h50. Très intéressant sur la vie en Iran, les coutumes, les petits arrangements ...
Tout est dans l'émotion,des parents aux enfants . Des moments successifs de revirement de situation bien ajustés qui portent l'ambiance du film sans voir le temps passer. A découvrir sans hésitation.
Le poids des traditions est peut être le poids le plus lourd qu'on puisse porter. Étant d'origine maghrébine ce film m'as beaucoup parler quant à ce poids des traditions et des convictions plutôt que de privilégier la réflexion comme le dit si bien Leila. Le poids des traditions nous poussent parfois à foncer dans le mur plutôt que d'agir avec lucidité. Un fléau bien dépeint dans ce film. Pas loin du chef-d'œuvre les 2h40 passent super vite.
"Une fresque qui tient de Tolstoï et du Parrain", mais le cinéaste lorgne plus du côté du ciné italien du néo-réalisme et social entre De Sica et Fellini. Par cette chronique familiale on plonge aussi dans les traditions iraniennes, où les convenances, us et coutumes sont un fardeau pour beaucoup. Mais outre le contexte particulier en Iran il y a aussi le passé intra-familial qui reste un peu trop dans l'ombre ; on ne sait pas grand chose des décennies précédentes, les frustrations, les regrets ou les rancoeurs sont violentes mais sont aussi parfois mystérieuses et/ou peu compréhensibles. Ainsi la soeur semble haïr ses parents et restent très froides avec certains de ses frères à l'exception de 1-2 scènes. Les frères sont très et trop différents, aussi bien physiquement que dans leur quotidien, une fratrie qui tient plus du panel caricatural à laquelle on a du mal à croire au début du film. Il manque surtout un peu d'empathie pour ces personnages (soeur trop radicale, certains frères benêts... etc...) pour qu'on soit vraiment touché même si certains passages sont très réussis notamment vers la fin. A conseiller. Site : Selenie
Certainement un excellent film... j'avais nettement préféré La Loi de Téhéran... peinture de la société iranienne actuelle mais que c'est long et lourd... et çà crie trop !
Le cinéaste Iranien S. Roustaee après son très remarqué " la loi de Teheran " ( sans doute une des réalisations parmi les plus accomplies sorties en France en 2021), porte de nouveau, avec " Leila..." reparti bredouille de Cannes un regard sur la société persane.
Autant dire que le constat est loin d'être brillant, et les autorités iraniennes auraient récemment pris des dispositions restrictives de liberté à l'égard du réalisateur.
Sachant que les aînés de Roustaee, Rassouloff et Panahi ont été récemment incarcérés pour avoir contrevenu aux obligations judiciaires dont ils faisaient l'objet, l'avenir s'est soudain obscurci pour le jeune réalisateur.
Pour revenir au film, c'est à partir d'un investissement familial, modeste en soi, important pour les intéressés et symbolique (l'ouverture d'une boutique qui serait située dans les toilettes d'un centre commercial) que "Leila et ses freres" vont devoir affronter la figure tutélaire paternelle.
Destiné avant tout aux amateurs de cinéma d'auteur, alors que " la loi de Teheran " était plus accessible au grand public, " Leila et ses freres" par ses non dits, nécessite sans doute un investissement interprétatif plus grand de la part du spectateur.
Le dernier opus de Roustaee aborde ( c'est ce qui en fait sa richesse) plusieurs thèmes à la fois d'ordre social, sociétal et psychologique).
Il est ici question de la place de la femme dans une société où elle est considérée comme un être inférieur à l'homme, tandis que le rôle majeur des parents dans la transmission de névroses à leurs enfants est ici montré par petites touches ( le père manipulateur et la mère sont ici d'une grande toxicité pour leurs progénitures) sans que ces derniers n'en soient même conscients ( sauf sans doute Leila).
Enfin, la critique sociale du pays est clairement exposée ( cf partie consacrée à l'usine et celle qui traite de la vente des pièces de monnaie)
Si le film est d'une très grande grande qualité il peut légitimement aussi susciter quelques. ( petites) réserves.
La première heure est parfois noyée dans des dialogues continus qui entrecroisent plusieurs personnages et laissent peu de moments de respiration au spectateur lors de la première vision.
Certes, il faut comprendre Roustaee qui a tant de détails à nous transmettre, que d'écourter les échanges auraient sans doute amoindri la profondeur du propos.
Si le jury du festival de Cannes (2022) est passé à côté de ce film ( sans doute un des plus relevés de la compétition officielle et qui gagne même à être revu ), la critique internationale ne s'y est pas trompée en lui délivrant son prix.
Film en huit clos aux dialogues fatiguant et avec beaucoup de gesticulations. C’est trop dans la caricature pour convaincre et intéresser. Je m’attendais à mieux après l’excellent film « la loi de Téhéran »