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Mihai Duma
3 abonnés
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4,0
Publiée le 26 février 2024
Une réflexion poétique sur le besoin de liberté, sur les frontières imposées par les rôles gendrés, sur la domination masculine et la façon dont elle suffoque des destins.
J'ai été vraiment très déçue de ce film car entre la bande d'annonce totalement queerbait et la réalité du film pendant le visionnage c'est un monde entre les deux qui s'offrent à nous ! Les acteu•rices jouent globalement plutôt bien à part peut être spoiler: la scène où Haider pleure dans les bras de son épouse. Je ne comprends pas qu'on fasse encore des films où la transidentité est une caution, un prétexte pour faire un film en plus totalement dramatique à la Roméo & Juliette façon trinôme où triangle amoureux ! Le potentiel romantique positif et happy end n'est pas exploité ! Pour en plus nous faire un Haider avec des penchants homosexuels passif alors que Bobbi ne réclame que d'une chose : ... d'un homme... hétéro ! On ressent aussi particulièrement de la peine pour sa femme (Haider) qui spoiler: finit à la fin du film enceinte d'un petit bébé pour ensuite spoiler: se suicider face à la situation dramatique qu'elle vit avec son mari ! Ce film montre bien à la fois comment les hommes cis random se comportent face aux femmes trans et cis de manière générale dans la société... Je reste donc vraiment déçue de celui-ci. Dommage ! Le film aurait mérité un bien meilleur scénario bien moins larmoyant mélodramatique pour servir son sujet d'une bien meilleure manière !
Ce film pakistanais je l attendais Je le cherchais Ce cinéma pakistanais je l ai trouvé beau drôle et finalement triste Dur le bo heur la bas Mais on continuera de chercher
Un film d'une très grande sensibilité où les sentiments sont muselés jusqu'à l'agonie ! Un cri pour le droit d'aimer tel que l'on est, libre d'être soi.
Regard sur le Pakistan d'aujourd'hui, film superbe, qui confronte les traditions patriarcales, la condition à la fois des femmes sous tutelle et des hommes qui ne correspondent pas aux schémas de la virilité. À la fois esthétique et politique, ce film nous montre une société fracturée entre désir et poids des traditions.
Incroyable dialectique entre personnages principaux et personnages secondaires Des moments très puissants, une excellente bande son et de belles images Un film critique très précis qui fait selon moi d'excellents choix
Joyland ou le pays de la joie, est en réalité dans le film un parc d’attraction. Celui-là même où l’on va traîner pour s’amuser quand on ressent de la tristesse. Heureuse d’avoir pu découvrir ce film, par le seul fait que le jeune réalisateur soit pakistanais et qu’il s’agit d’un 1er film. Les premiers films ont souvent la maladresse de toutes les émotions qu’ils veulent véhiculer mais aussi beaucoup de fraicheur. Dans le cas de Joyland, on ne retiendra que la fraîcheur, tant le film est maitrisé, Saim Sadiq a déjà été récompensé pour un court métrage. Il est talentueux, il sait diriger ses acteurs et raconter une histoire avec de belles images. Les acteurs et actrices sont très beaux, mais aussi très bons. La jeune femme qui interprète le personnage de Biba, imprime littéralement la pellicule de sa présence très forte. Elle accapare notre regard dès qu’elle apparaît à l’écran. Le sujet sans être semble-t-il autobiographique est imprégné du parcours de vie du réalisateur, tel un film initiatique imaginé. On va suivre l’évolution d’un jeune homme doux, très beau et pas très viril, dans son couple, sa famille et le monde extérieur où il va trouver un travail. Nous connaissons si peu le Pakistan. Comment vivent les gens depuis la partition des Indes ? Aussi passer 2 heures en compagnie d’Haider et de sa famille, nous fait voyager loin de nos codes habituels et schémas de vie dans un univers très patriarcal. Le film alterne des scènes intimistes et d'autres intenses comme celles des répétitions de danses de cabaret. Il y est aussi beaucoup question de sexe et des difficultés que les protagonistes ont à le vivre. Les contraintes nous apparaissent aussi fortes finalement pour les hommes que pour les femmes. Ces dernières osent davantage prendre la parole en réaction à l’enfermement dans lequel toutes ces conventions les briment tous ou les empêchent de vivre. Le film a remporté le prix du Jury de la sélection « Un certain regard » à Cannes, et on le comprend tant il nous emporte loin des clichés sur le Pakistan qui sont les nôtres en Occident.
Premier film pakistanais que je vois de ma vie. Super. On croit avec la bande-annonce que le sujet sont les femmes trans, mais progressivement le film dévie sur un autre sujet, un drame qui arrive à la fin.
Excellent film. Plusieurs thèmes sont abordés avec réalisme, intelligence, finesse et sensibilité. Dans la société pakistanaise d'aujourd'hui une histoire d'amour exceptionnelle nous est montrée. Le titre du film ne représente pas la réalité de ce drame concernant la liberté des femmes, le patriarcat, le genre. Mais il représente la force des principaux personnages à se réaliser malgré les obstacles. À voir. Peut-être le meilleur film de l'année dernière.
Joyland est un film intéressant. La société patriarcale de cette prétendue république est décrite avec minutie. L'ambiance glauque et pesante est rendue par une photo sombre et la lenteur des scènes où les regards remplacent souvent la parole. Le jeu des acteurs principaux est excellent, avec mention aux trois personnages féminins, Alina Khan jous avec finesse le rôle difficile de la trans, Rasti Farooq est convaincante en femme trompée dont la souffrance est permanente et la belle Sarwat Gilani est parfaite. Le père interprète avec conviction le rôle du patriarche droit dans ses bottes y compris quand le drame éclate. L'interprétation d'Ali Junejo me semble un peu en dessous de l'ensemble et les seconds rôles parfois outrés. Je n'ai par ailleurs que moyennement apprécié la mise en scène de ce film un peu trop long, comme le veut la mode, brouillonne et abusant des gros plans, mais il faut avouer qu'elle exprime bien la tristesse générale du film, dont on ne ressort pas indemne tant l'épouvantable machisme ambiant est pesant. Ce qui est le plus réussi à mon sens, et c'est la surprise de ce film, c'est le traitement de la question transgenre, en deux scènes et au total cinq minutes, alors que de nombreux films ou documentaires se noient dans un discours incompréhensible. Ici, il suffit d'un dialogue de quelques répliques et d'une scène fort bien conçue pour que tout soit bien expliqué, avec pudeur mais transparence, avec plus d'images que de paroles. Pour cela, je mets 3 étoiles.
Joli film sur des vies empêchées par le poids des convenances et du patriarcat. Les personnages ont une certaine profondeur et le film évite toute caricature.
Je sors bouleversée de ce film dense et magnifique qui va bien au-delà de la question de la transidentité et aborde bien des thèmes. Les personnages sont intenses, tentant de survivre sous le poids de la tradition, qui engendre bien des frustrations dans la famille d’Haider. La photographie est sublime. Que dire d’autre ? A voir absolument.
Très très bon film polyphonique et fluide qui remet en cause dans un portrait lucide et clair les rapports humains dans une famille traditionnelle et patriarcale à Lahore au Pakistan. Pour un premier film, c'est une réussite totale tant on se fait happer par les destins croisés des personnages et celui en particulier de Halder, jeune homme fragile, marié, qui découvre une attirance équivoque pour une danseuse transgenre saisissante de beauté et de finesse qui l'a engagée comme danseur. Le film raconte plus que cela.
Excellent ! Les histoires qui s'imbriquent, la complexité des personnages, la justesse magnifique de l'interprétation des acteurs. Les sujets traités et la société pakistanaie, sans jugement ni aprioris. Une très belle leçon de cinéma pour un moment d'exception. Je ne connaissais pas le cinéma pakistanais et j'ai eu un plaisir énorme à voir ce film.