Il n'y a pas de spoilers (soit indo dans BA soit dossier de presse mais apparemment si spoiler: On constate vite que les hommes sont les plus forts, mais parce qu'il y a aussi des siècles de patriarcat, car à y regarder de plus près les hommes de la maison restent composés d'un vieil handicapé, d'une caricature de virilité et d'un lâche soumis au desiderata de la maisonnée. Mais elles ne sont pas dupes. Evidemment, on est au Pakistan terre d'Islam, le spectateur occidental ne va rien voir d'érotique dans les spectacles qui sentent surtout bon l'amateurisme. Niveau artistique rien de bien folichon, on se moquerait presque s'il n'y avait les drames sous-jacents. Biba est une femme trans qui doit se battre bien plus qu'en Occident on s'en doute mais le film reste pourtant très soft sur ces combats, comme si il n'était pas question d'aller trop loin, comme une sorte d'indulgence envers la société pakistanaise où est-ce encore des clichés occidentaux ?! Le film reste sans passion pourtant, aucune étincelle sincère entre Haider/Junejo et Biba/Khan dont la relation n'est jamais très probante ce qui reste très problématique vu le sujet. Par contre magnifique Rasti Farooq en épouse et bon retour du vétéran Salmaan Peerzada en patriarche frustré. Site : Selenie.fr
Premier film pakistanais que je vois de ma vie. Super. On croit avec la bande-annonce que le sujet sont les femmes trans, mais progressivement le film dévie sur un autre sujet, un drame qui arrive à la fin.
Radiographie audacieuse du Pakistan d'ajd, à travers le portrait sensible et émouvant d’une famille écrasée par le poids du patriarcat et des traditions affectant aussi bien les hommes que les femmes. 3,25
Prix du jury Un Certain Regard et @queerpalm au dernier Festival de Cannes, ce film pakistanais aborde avec une grande sensibilité la question de l'identité sexuelle, mais pas seulement. Le film traite également de la difficulté, que l'on soit femme ou jeune homme réservé, à exister dans une société patriarcale où le poids des traditions vient empêcher toute tentative d'émancipation. Des acteurs formidables, une cinématographie impeccable (mention spéciale aux très beaux cadres). Le rôle de la femme du personnage principal est bouleversant. Énorme coup de coeur de ce début d'année.
Comme le réalisateur Saim Sadiq l'a lui même expliqué, le film, son sujet sur la trans identité, fait écho à sa propre histoire à bien des égards. Même les personnages sont parfois inspirés de sa famille. Porté par des comédiens remarquables, ce film troublant dans un pays où la société musulmane est très conservatrice est dans la mouvance actuelle des sujets souvent abordés, la question de son identité sexuelle et sa revendication. Mais Lahore au Pakistan pourrait surprendre. Pourtant, même ostracisés, les trans sont nombreux et visibles dans ce pays. Récompensé par le prix du Jury au festival de Cannes en 2022 dans la catégorie "un certain regard", "Joyland" surprend, même si parfois son ton un peu linéaire plombe la narration et son évolution dramaturgique.
Un film pakistanais dont l’interet est de montrer la société pakistanaise patriarcale de l’intérieur. Malheureusement même si ce n’est pas nul, c’est beaucoup trop lent et c’est assez vite l’ennui qui l’emporte. Difficile pour moi de comprendre les critiques hyper élogieuses…
Sam Sadiq filme, à l’écart de toute démonstration, une relation amoureuse masculine qui vient heurter violemment les traditions patriarcales conservatrices d’un Pakistan musulman. Avec un thème très proche du marocain « Le bleu du caftan », les deux mènent un même combat plein d’humanité et d’intelligence autour des libertés sexuelles, sentimentales et individuelles au cœur de pays régis par des lois et logiques islamiques. Autre point commun, l’amour irradie ces deux films et surtout il met trois personnages au cœur du film, différents et très attachants. Biba et Haider, ici, auront plus de mal à s’aimer ; et il ne s’agit pas d’homosexualité. La plus belle scène du film est celle dans laquelle Biba affirme haut et fort ne pas être homosexuel ; et le trouble de Haider qui ne comprend pas ce qui se passe est un moment unique de cinéma ; loin du grandiloquent « Lawrence Anyways ». La cellule familiale patriarcale tient ici une place prépondérante dont Haider est une donnée négligeable sauf s’il est capable de donner le fils tant attendu par toute la famille. Sa femme, personnage touchant, aimante mais fragile, est pour moi autant le centre du film que Haider et Biba. Elle porte tellement elle aussi sur ses épaules qu’elle est la victime désignée de ce système castrateur. Un beau film dont la première demi-heure peut faire penser à du Bollywood ; après avoir failli sortir du film, en deux trois scènes, il m’a happé… tout comme le public cannois en 2022. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
La mise en scène est très belle et travaillée, les personnages fins et intelligents et le récit passionnant. Dommage que la fin laisse de côté l'un des protagonistes.
Une vison du Pakistan et de sa société où l'ordre morale et familiale est encore très, trop, présent. L'homme doit subvenir aux besoins de sa famille. Parmi les hommes d'une même famille le respect et la parole appartiennent a l'ancien.
Haider homme, en charge de famille n'assume pas son role social, c'est sa femme qui travaille, gagne l'argent du couple. Pour y remédier il trouve un emploie mais pas un emploie "respectable" dans le milieu artistique dans une boite de travesties où il devient danseur.
Film décrivant la pression sociale, la fascination pour le milieu, la découverte de tendances sexuelles. Un film très variés avec de multiples lectures.
La sortie d’un film pakistanais est une chose rare dans nos contrées. S’il y en a un ou deux par an qui trouve un distributeur, on peut alors s’estimer heureux, mais il faut aussi préciser que ce n’est pas un pays qui possède une grande cinématographie contrairement à son voisin indien avec l’industrie Bollywood. « Joyland » a pu compter sur sa présentation cannoise où il a fait forte impression l’an passé dans la section Un Certain Regard, une sélection dont le jury lui a décerné son Prix. Et il faut également savoir que le film a été choisi pour représenter le Pakistan aux derniers Oscars alors même qu’il y ait toujours interdit... En cause, la présentation de mœurs incompatibles avec la Charria puisqu’on y voit un homme marié tombé amoureux d’une danseuse transgenre. Bien dommage pour eux car ce film est un petit bijou et il réussit quasiment tout ce qu’il entreprend en nous proposant une esthétique magnifique, un fond engagé en forme d’ode à la tolérance et à la différence mais sans prosélytisme ou propagande woke. Et, surtout, on a droit à une déferlante d’émotions et de séquences qui nous happent, nous envoûtent ou nous retournent le cœur à l’image d’un final bouleversant qui nous surprend avec un flashback inattendu, beau et déchirant qui remet en perspective la relation de deux personnages. On ne s’y attend donc pas mais les dernières images de « Joyland » nous mettent les larmes aux yeux alors que juste avant, le film de Saim Sadiq nous avait enjoint à la réflexion en nous montrant avec doigté et objectivité les conséquences horribles du patriarcat et de la religion dans la société pakistanaise de manière fine et juste.
« Joyland » déroule durant deux heures flamboyantes et incandescentes, la vie d’une famille pakistanaise classique et se focalise surtout sur Haider, un jeune homme qui va tomber amoureux d’une personne transgenre sans y être préparé. Cela va avoir des conséquences insoupçonnées et dramatiques sur toute sa famille. Et, comme par magie, quasiment tout ce qu’entreprend Saim Sadiq dans son premier film est réussi et maîtrisé (et oui, c’est un premier film, ce qui rend le résultat encore plus impressionnant et méritoire). Les personnages sont dépeints avec beaucoup d’empathie et de justesse et le scénario laisse le temps à chacun d’exister. Il développe aussi des sous-intrigues intimement reliées à la trame principale (cet adultère inattendu donc), et qui vont finir par sceller la tragédie en place, comme cette dépression post-partum ou la relation de la tante et du père. Avec cependant toujours en ligne de mire, une réflexion, voire une critique, des lois religieuses, des traditions et du patriarcat pour les personnes différentes et un exemple des dangers que cela représente. Les instants de désir sont montrés avec beaucoup de panache et de fougue, les frustrations aussi. Il y a quelques notes d’humour bien senties évitant à « Joyland » d’être trop sentencieux ou sombre. Quant à l’aspect visuel, outre le format carré pas forcément utile, Sadiq nous enchante les yeux avec des images et des cadrages voluptueux et quelques idées esthétiques du meilleur effet comme ces néons verts qui imprègnent les visages dans la nuit. Les passions sont tout aussi bien représentées que les contraintes sociétales et on se passionne comme jamais pour cette histoire qui prône le droit d’aimer avec charme et raison. « Joyland » est un très grand premier film porté par une distribution impeccable et qui vous laisse le cœur meurtri et l’esprit chamboulé.
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Ce film pakistanais je l attendais Je le cherchais Ce cinéma pakistanais je l ai trouvé beau drôle et finalement triste Dur le bo heur la bas Mais on continuera de chercher
Joli film sur des vies empêchées par le poids des convenances et du patriarcat. Les personnages ont une certaine profondeur et le film évite toute caricature.
Très beau film, où l'on entre par une petite porte dans le quotidien d'une famille pakistanaise. Le père des deux fils, adultes et mariés, décide de la façon dont doivent vivre chaque membre de cette communauté. Le rôle de chacun chacune est fixé, les femmes doivent rester à la maison, faire des enfants, s'occuper du foyer; les hommes doivent travailler et être virils. Les aspirations personnelles divergentes ne sont pas les bienvenues. Les personnages sont magnifiquement interprétés, les souffrances des uns et des autres subtilement et pudiquement exprimées, c'est bouleversant.