Joyland
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
Ce drame pakistanais brosse le joli portrait d’une jeune génération devant faire face au traditionalisme du pays sans pour autant tomber dans le cliché d’une culture pakistanaise qui serait à rebond de l’évolution des mœurs. Pour cela, la finesse de l’écriture offrant des personnages complexes permettant au réalisateur d’évoquer avec nuance la place de l’homosexualité et des transgenres au sein du pays.
PascJC
PascJC

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2025
Un film certainement très beau qui m'a peu emportée. L'histoire se déroule mais les émotions sont peu au rdv...
Olivier Laad
Olivier Laad

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2025
Excellent ! Les histoires qui s'imbriquent, la complexité des personnages, la justesse magnifique de l'interprétation des acteurs. Les sujets traités et la société pakistanaie, sans jugement ni aprioris. Une très belle leçon de cinéma pour un moment d'exception.
Je ne connaissais pas le cinéma pakistanais et j'ai eu un plaisir énorme à voir ce film.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2025
Premier long-métrage du cinéaste Saim Sadiq, Joyland nous embarque au cœur d’un Pakistan étonnant, et plus précisément dans l’histoire de Haider, un homme homosexuel qui a contracté un mariage de façade à la demande de sa famille. Lorsqu’il va s’éprendre d’une danseuse transgenre, son monde et celui de son entourage va s’en trouver ébranlé. Au-delà de la question de l’homosexualité, le film prend la forme d’une charge contre les normes sociales et le poids de traditions qui contribuent à créer des dysfonctionnements et des frustrations en tous genres, au final surtout au détriment des femmes.
CINEPHILO
CINEPHILO

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2025
Avec Joyland, le cinéaste pakistanais Saim Sadiq signe un premier long-métrage bouleversant, à la fois doux et brutal, sur la transgression, l’identité et le poids des traditions. Rarement un film venu du sous-continent n’a autant bousculé les lignes intimes et sociales tout en gardant une grâce cinématographique saisissante.

L’histoire suit Haider, benjamin effacé d’une famille patriarcale de Lahore. Il vit avec son épouse Mumtaz, sa fratrie et un père autoritaire. Un jour, il obtient un emploi inattendu dans un cabaret, en tant que danseur de fond pour Biba, une femme transgenre. De cette rencontre naît un lien ambigu, profondément humain, qui devient le révélateur des carcans silencieux que chacun endure.

Joyland n’est pas un simple film sur la transidentité, c’est un miroir tendu à une société qui assigne des rôles, contraint les désirs et muselle les voix. Chaque personnage y incarne une forme de révolte douce : Mumtaz, femme brillante réduite à l’ombre domestique ; Haider, tiraillé entre attente virile et appel du sensible ; Biba, incarnation flamboyante de la marginalité assumée.

La mise en scène de Sadiq est d’une pudeur remarquable. Peu de musique, beaucoup de silences, des cadres fixes qui laissent la tension sourdre. C’est par la lumière, les regards, les gestes retenus que le drame se tisse. La photographie pastel contraste avec la gravité du propos, un esthétisme qui sublime sans jamais estomper la douleur.

Ce film a d’ailleurs fait scandale au Pakistan, interdit dans plusieurs régions. Et pourtant, Joyland parle de nous tous : de notre quête d’authenticité face aux normes, du prix à payer pour vivre debout, et de ces petites trahisons du quotidien qui brisent les êtres.

La portée universelle de Joyland dépasse largement les frontières du Pakistan. Bien qu’ancré dans une culture spécifique, le film parle de questions humaines et sociales qui résonnent partout dans le monde. Voici les dimensions universelles majeures :

Le film Joyland met en lumière plusieurs aspects culturels et sociaux profonds du Pakistan, que le réalisateur Saim Sadiq critique de façon subtile mais puissante. Suite de la chronique sur Patreon Hindilotus
Jaffe Joffer
Jaffe Joffer

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2025
C'est beau, c'est beau, c'est beau !!!!! Les sentiments, les émotions, tout est parfaitement transmis au spectateur. Du très bon cinéma.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2025
Un film sans tabou, iconoclaste, enjoué, poignant qui décrit une société pakistanaise qu’on peine à imaginer, d’interdits et de liberté mélangés et en permanent conflit.
Mounir Ben Moussa
Mounir Ben Moussa

107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2024
Love story enflammée entre un homme qui n’assume pas vraiment sa masculinité et une danseuse transgenre au Pakistan, un des pays les plus conservateurs au monde . Film bouleversant sensuel tout en nuances, sur les désirs interdits, les faux semblants, les chemins escarpés d’une masculinité en souffrance , la quête de liberté. Drame noir tragique rendu coloré et vivant par la caméra de Saim Sadiq
Sylvie L.
Sylvie L.

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2024
Se passe en Inde . Le sujet la famille la norme et la transexualité. Très bien jouer et interessant de voir comment un homme peut être écartelé entre traditions et sexualité.
Mihai Duma
Mihai Duma

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2024
Une réflexion poétique sur le besoin de liberté, sur les frontières imposées par les rôles gendrés, sur la domination masculine et la façon dont elle suffoque des destins.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2024
"Joyland" nous expose un Pakistan écrasé par le poids de la tradition et de la religion. Une société très conservatrice qui ne tolère pas la différence et les écarts. D'où l'extrême marginalité des personnages composant ce long métrage: un homosexuel refoulé, un transexuel ne trouvant pas sa place et une femme au foyer cherchant la liberté. Le cinéaste montre surtout l'hypocrisie de ce genre de société dans laquelle les apparences sont essentielles.
Un drame réussi et doté d'une solide réalisation. Beaucoup de tendresse et de bienveillance dans le traitement des personnages sans oublier la dureté et le tragique d'une telle intrigue.
Très bon.
jcgonzales
jcgonzales

13 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2023
Une très jolie découverte d'un cinéma que je ne connaissais pas et qui mérite plus que le détour. Les plans sont travaillés, la lumière est très belle, esthétiquement le film est vraiment réussi, et la trame paraît improbable dans ce pays, mais c'est bien mal connaître son histoire, dixit les explications du réalisateur.
J'ai passé un très bon moment en immersion, happé par l'intrigue et fasciné par les images, portée par une bande son très contemporaine.
C'est un film à voir, mais surtout à regarder.
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2023
Du cinéma pakistanais on ne connait pas grand chose sinon qu’il existe à Lâhore sous une forme bollywoodienne. Joyland est un drame social teinté de romance transgenre qui reçut la Queer Palm et le prix du jury Un certain regard (Cannes 2022)... et un accueil critique favorable mérité.
Le film va à l’encontre des clichés occidentaux sur la société pakistanaise (république islamique), car au départ, c’est l’homme qui reste à la maison, pour s’occuper des enfants de son frère, et sa femme qui travaille. On verra que revenir à «la norme» peut avoir de terribles conséquences. Joyland ne dénonce pas seulement le patriarcat ambiant, il donne une vraie visibilité aux femmes trans, importantes dans le pays, à travers le très beau personnage de Biba, danseuse vedette. Un film sensible et très prenant.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2023
Joyland ou le pays de la joie, est en réalité dans le film un parc d’attraction. Celui-là même où l’on va traîner pour s’amuser quand on ressent de la tristesse.
Heureuse d’avoir pu découvrir ce film, par le seul fait que le jeune réalisateur soit pakistanais et qu’il s’agit d’un 1er film. Les premiers films ont souvent la maladresse de toutes les émotions qu’ils veulent véhiculer mais aussi beaucoup de fraicheur. Dans le cas de Joyland, on ne retiendra que la fraîcheur, tant le film est maitrisé, Saim Sadiq a déjà été récompensé pour un court métrage. Il est talentueux, il sait diriger ses acteurs et raconter une histoire avec de belles images. Les acteurs et actrices sont très beaux, mais aussi très bons. La jeune femme qui interprète le personnage de Biba, imprime littéralement la pellicule de sa présence très forte. Elle accapare notre regard dès qu’elle apparaît à l’écran.
Le sujet sans être semble-t-il autobiographique est imprégné du parcours de vie du réalisateur, tel un film initiatique imaginé. On va suivre l’évolution d’un jeune homme doux, très beau et pas très viril, dans son couple, sa famille et le monde extérieur où il va trouver un travail.
Nous connaissons si peu le Pakistan. Comment vivent les gens depuis la partition des Indes ? Aussi passer 2 heures en compagnie d’Haider et de sa famille, nous fait voyager loin de nos codes habituels et schémas de vie dans un univers très patriarcal.
Le film alterne des scènes intimistes et d'autres intenses comme celles des répétitions de danses de cabaret. Il y est aussi beaucoup question de sexe et des difficultés que les protagonistes ont à le vivre.
Les contraintes nous apparaissent aussi fortes finalement pour les hommes que pour les femmes. Ces dernières osent davantage prendre la parole en réaction à l’enfermement dans lequel toutes ces conventions les briment tous ou les empêchent de vivre.
Le film a remporté le prix du Jury de la sélection « Un certain regard » à Cannes, et on le comprend tant il nous emporte loin des clichés sur le Pakistan qui sont les nôtres en Occident.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2023
Cette idylle transgenre dans un Pakistan patriarcal, archaïque et ultra-conservateur, laissait augurer le pire de la tragédie misérabiliste. Piège évité très adroitement par l'écriture de personnages si fondamentalement libres qu'ils irradient la société corsetée qui les entoure jusqu'à la fissurer... Un contraste vibrant, bien servi par une esthétique soignée, qui exerce une forme de fascination sur le spectateur, emporté par cette ode libertaire qui refuse de se laisser plomber par des frustrations sociales. Courageux donc et forcément politique, le film n'abdique toutefois jamais de sa légèreté et de sa délicatesse. L'ensemble se révèle alors troublant et attachant, exotique et intrépide, exaltant et courageux, mais, comme effrayé par la radicalité de son sujet, tempère ses ardeurs par l'humour, la sensualité, un optimisme un peu artificiel qui ne permet jamais au film d'être aussi bouleversant qu'il l'ambitionne (ou qu'on l'espérait?).
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