Joyland
Note moyenne
4,0
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105 critiques spectateurs

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Eric D.
Eric D.

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Un film d'une très grande sensibilité où les sentiments sont muselés jusqu'à l'agonie ! Un cri pour le droit d'aimer tel que l'on est, libre d'être soi.
Théa ARTAUD
Théa ARTAUD

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2023
J'ai été vraiment très déçue de ce film car entre la bande d'annonce totalement queerbait et la réalité du film pendant le visionnage c'est un monde entre les deux qui s'offrent à nous ! Les acteu•rices jouent globalement plutôt bien à part peut être spoiler: la scène où Haider pleure dans les bras de son épouse.
Je ne comprends pas qu'on fasse encore des films où la transidentité est une caution, un prétexte pour faire un film en plus totalement dramatique à la Roméo & Juliette façon trinôme où triangle amoureux ! Le potentiel romantique positif et happy end n'est pas exploité ! Pour en plus nous faire un Haider avec des penchants homosexuels passif alors que Bobbi ne réclame que d'une chose : ... d'un homme... hétéro ! On ressent aussi particulièrement de la peine pour sa femme (Haider) qui spoiler: finit à la fin du film enceinte d'un petit bébé
pour ensuite spoiler: se suicider face à la situation dramatique qu'elle vit avec son mari !
Ce film montre bien à la fois comment les hommes cis random se comportent face aux femmes trans et cis de manière générale dans la société... Je reste donc vraiment déçue de celui-ci. Dommage ! Le film aurait mérité un bien meilleur scénario bien moins larmoyant mélodramatique pour servir son sujet d'une bien meilleure manière !
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Un film d’une sensibilité extrême, avec un montage tendu, un format 4/3 pour nous faire mieux pénétrer dans le vécu de cette famille et de son enfermement, des images de qualité avec des lumières nocturnes chaudes, le rouge présent tout du long.

Il offre le tableau saisissant d’une famille pakistanaise, où l’on est à la fois très uni et très à l’étroit dans son logement. Sans surprise les hommes vivent l’injonction de devoir travailler et les femmes d’avoir des enfants (mâles de préférence) et de gérer le domicile. Ces femmes sont fortes intérieurement, tandis que les hommes sont surtout forts de l’autorité incontestée de leur statut. Mais grâce au caractère très personnel de l’inspiration du réalisateur, les personnages sont tous dotés d’une belle humanité, aucun n’est tout blanc ou tout noir. Ce réalisme donne une force incroyable au propos.

Le véritable sujet du film est universel, celui de la liberté d’être soi-même : liberté ici contrainte par le patriarcat, mais en d’autres lieux contrainte par les injonctions sociales ! Violer cette liberté est une violence mortifère nous dit Saim SADIQ. Notons que la transsexualité – qui n’est pas un sujet tabou au Pakistan nous dit le réalisateur – n’est pas au centre du film, elle est une des entrées de cette liberté d’être soi-même, et traitée ici avec pudeur.

Quelle découverte pour un premier long métrage, et pour le premier long métrage pakistanais jamais présenté à Cannes !
Stéphane L.
Stéphane L.

4 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2023
Un film sur les hommes, lâches et autoritaires, irresponsables, pas vraiment des hommes quoi, et les femmes, opprimées, obligées de se soumettre à l'arbitraire du patriarcat. Et en marge de ces deux clans une femme forte, une trans, qui arrive à s'imposer dans ce monde de lâches et d'opprimées. J'en suis ressorti très en "colère", d'abord contre les personnages, surtout le personnage principale, puis contre moi-même et la société elle-même, car bien que cela se passe au pakistan, l'histoire qui y est racontée est universelle et je peux facilement retrouver des situations de lâcheté et d'injustice patriarcale analogues. C'est bien la preuve que ce film m'a touché, et qu'il faut aller le voir.
Princesse Diakumpuna
Princesse Diakumpuna

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2023
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti autant "différente" après être sorti du cinéma. Très beau film...
Christopher Brunn
Christopher Brunn

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2023
Incroyable dialectique entre personnages principaux et personnages secondaires
Des moments très puissants, une excellente bande son et de belles images
Un film critique très précis qui fait selon moi d'excellents choix
indi64
indi64

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2023
a force de Saim Sadiq est de parvenir à sonder les zones frontières, entre le féminin et le masculin, le jour et la nuit, la liberté et la contrainte, le dit et le tu, avec nuance et délicatesse. Le suivre est une expérience troublante et hypnotisante.
Eno
Eno

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2023
Incroyable surprise pour ce film qui nous amène là où on ne s'y attend pas. Les images sont très belles.
Ariane5
Ariane5

9 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2023
Scénario sans queue ni tête : les scènes s'enchainement, lentement, très lentement, sans aucune logique et surtout sans aucun intérêt.
Encore un film primé sur son origine et non sur son contenu.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2023
Le tragique alliée a une satire jamais mièvre de la société patriarcale Pakistan aire et de partout d'ailleurs .
pimaude
pimaude

8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2023
Un très beau film avec de l'amour dedans, traitant de thèmes comme le mariage, le genre, la place des femmes, ou l'homosexualité mais toujours au travers d'un scénario parfait sans aucune longueur et finalement assez loin des clichés. Un grand film.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2023
Difficile de dire ce qui est le plus remarquable dans ce premier film de Saim Sadiq, qui a reçu le prix du Jury, section Un certain regard, au dernier festival de Cannes.

Le script est d'abord d'une grande qualité. Embrassant un nombre important de personnages sans en négliger aucun, l'histoire nous mène par le bout du nez, sans que l'on puisse jamais deviner quelle sera sa prochaine évolution. Dans ce registre, il n'y a que Leila et ses frères qui puisse cette année rivaliser avec Joyland.

Pour un premier film, la mise en scène est bluffante d'efficacité. Travail sur le son, cadrages osés, couleurs vives et lumières directes, lents mouvements de caméra, changements de ton assumés, gros plans, plan-séquence virtuose : le réalisateur pakistanais impose un style qui lui est propre, toujours au service de ce qui est raconté. Du grand art.

L'interprétation est enfin incroyablement convaincante. Du personnage principal (Ali Juheno) à la trans (Alina Khan) en passant par tous les personnages secondaires, la distribution brille par son homogénéité et son originalité : chaque personnage brille par une personnalité bien dessinée, à l'image de la femme de Haider.

Si on ajoute à toutes ses qualités intrinsèques l'intérêt du tableau que dessine Joyland de la société pakistanaise dans son ensemble, on tient vraiment là un des tous meilleurs films de l'année 2022.

Allez-y, vous passerez du sourire aux larmes, et de la curiosité à l'émerveillement.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2023
Joyland, premier long-métrage du pakistanais Saim Sadiq, a obtenu le prix du Jury dans la catégorie Un Certain Regard au dernier festival de Cannes. Il devrait par ailleurs représenter le Pakistan aux Oscars. Le film repose sur un schéma mélodramatique type : l’aspiration à une émancipation individuelle d’une poignée de personnages se heurte aux pressions familiales et aux normes de la société patriarcale pakistanaise. À Lahore, Haider vit avec sa femme, son père et la famille de son frère. Sans travail et sans enfant, il ne se conforme pas aux canons de la virilité et suscite la déception de ses proches qui l’incitent à trouver du travail…et de devenir père . Il va en trouver comme danseur dans la troupe d’une belle chanteuse transgenre…dont il tombe immédiatement amoureux …
Dans une société pakistanaise verrouillée, le désir se dissimule : l’émancipation ne prend pas la forme d’une affirmation à la vue de tous, mais passe plutôt par l’invention de lieux à soi où rendre possible l’expression de ses désirs. À ce titre, le cabaret se présente comme un lieu autre, en rupture avec le reste du monde. Il s’oppose à l’espace domestique, et plus particulièrement à la cour intérieure du foyer familial où Haider demeure sous les ordres du patriarche, garant du bon ordre moral .
Les personnages secondaires sont généralement cantonnés à des fonctions bien déterminées (le frère et le père comme incarnations d’une norme) et explicitent lourdement les tiraillements vécus par les protagonistes. Seul le personnage de Mumtaz, la femme de Haider, échappe au programme attendu : en refusant d’en faire un obstacle à l’émancipation d’Haider, le cinéaste parvient à saisir en quoi l’injonction à la virilité et l’enfermement des femmes constituent les deux faces d’une même pièce. Hommes et femmes ont besoin l’un de l’autre pour subvertir ce système : Haider permet à Mumtaz de continuer à travailler, tandis que Mumtaz couvre Haider aux yeux de sa famille et des voisins.
Les prises de vues peuvent être absolument superbes avec des couleurs, des clair-obscur sublimes… des vêtements aux couleurs chatoyantes…mais le film ne m’a pas convaincu . Et je suis resté un spectateur peu impliqué agacé par le personnage de Haider et son coté d’éternel chien battu.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2023
Haider étouffe. Sa femme, Mumtaz, aussi. Ils se sont mariés pour obéir aux injonctions patriarcales de leurs familles. Mais Haider a de plus en plus de mal à refouler son homosexualité et Mumtaz n’accepte pas de renoncer à travailler pour se replier sur son foyer.
Le père d’Haider qui dirige d’une main de fer sa maisonnée exige de son fils qu’il trouve un travail et de sa fille qu’elle lui donne enfin un petit-fils. Pour se plier au diktat paternel, Haider rejoint la troupe de danseurs de Biba, une transexuelle. Leur relation deviendra de plus en plus tendre alors que Mumtaz découvre avec appréhension qu’elle est enceinte.

"Joyland" est un film qui a fait sensation à Cannes où il a reçu le prix du jury dans la section "Un certain regard" et la "Queer Palm", une distinction créée en 2010 qui a notamment consacré Carol, 120 bpm, Girl ou Portrait de la jeune fille en feu. C’était le premier film pakistanais jamais diffusé sur la Croisette.
"Joyland" a été tourné au Pakistan par un réalisateur et des acteurs de ce pays, notamment Alina Khan, une actrice transgenre née en 1998, en butte à la transphobie depuis qu’elle se revendique femme. Ovationné à Cannes en mai, Joyland a bien failli ne pas sortir en salles au Pakistan. Mais le hashtag #ReleaseJoyland a fait ployer les autorités qui en ont finalement autorisé la sortie. "Joyland" représentera le Pakistan à la prochaine édition des Oscars et figure sur la shortlist des quinze films retenus le 21 décembre dernier (avec "Saint Omer" pour la France, "Corsage" pour l’Autriche ou "Close" pour la Belgique).

Mais "Joyland" ne se résume pas aux débats politiques qu’il a suscités. C’est aussi un film intelligent et sensible.
Il aurait pu se focaliser sur l’histoire d’amour qui lentement se tisse entre Haider et Biba. L’affiche ne retient qu’elle et la plupart des critiques font de même. Pourtant, au risque de lester la barque et d’allonger le film de trente minutes (il dure 2h06), Saim Sadiq entend maintenir la part égale entre les dilemmes de Haider et ceux de Mumtaz. Ce parti est scénaristiquement périlleux. Mais il fait sens. Car il montre deux facettes du patriarcat : celui qui étouffe les hommes assignés à une irréprochable virilité et celle qui emprisonne les femmes condamnées à veiller au bon ordre du foyer et à l’éducation des enfants.
beida
beida

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2023
Un film foutraque qui cerne mal son sujet, présente une esthétique incertaine, et peine à susciter l'intérêt.
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