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Marco
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5,0
Publiée le 5 janvier 2023
Excellent film. Plusieurs thèmes sont abordés avec réalisme, intelligence, finesse et sensibilité. Dans la société pakistanaise d'aujourd'hui une histoire d'amour exceptionnelle nous est montrée. Le titre du film ne représente pas la réalité de ce drame concernant la liberté des femmes, le patriarcat, le genre. Mais il représente la force des principaux personnages à se réaliser malgré les obstacles. À voir. Peut-être le meilleur film de l'année dernière.
Film pakistanais qui dénonce le poids du patriarcat et donne un exemple de ce à quoi cela mène d'empêcher les femmes de travailler. La tromperie avec le transgenre aurait pu se faire avec une femme, l'aspect Queer n'est finalement pas central dans le film. Un beau père avec ses 2 fils, les femmes de chacun et les enfants de l'un des couples vivent tous ensemble dans une maison. Cela fonctionne sur la solidarité et l'entraide familiale. Le jour où Haider trouve un travail, sa femme doit alors arrêter le sien afin de s'occuper du beau père. Et tout bascule. Tout d'abord parce que le mariage arrangé entre les deux protagonistes avait pour condition que la femme travaille et ensuite parce que le travail de l'homme est d'être danseur dans un cabaret erotique et il se découvre une attirance pour la transgenre qu'il a pour boss. Des non dits, une absence de l'homme va alors apparaître et cela sera très mal vécu par sa femme. Intéressant.
Ne vous fiez pas au titre, le film n'est pas franchement joyeux, tant la petite bourgeoisie patriarcale de Lahore qu'il dépeint est dure à tous ceux qui sortent du moule - pas simple d'être homo dans cette société -. Toutes celles aussi, car la condition des femmes, surtout considérées pour leur capacité à mettre des garçons au monde, n'est guère réjouissante (la manière dont la vieille voisine obligée de découcher est traitée par son fils est terrible). Cette chronique d'une vie familiale où s'accumulent les frustrations m'a paru subtile et intéressante. Le film est également construit comme une tragédie grecque, qui démarre de manière plutôt légère, avec notamment des scènes de danse de cabaret qui apportent des respirations bienvenues, une drôle de relation amoureuse qui se noue, mais dont l'impossibilité apparaît rapidement, et des personnages qui prennent progressivement de l'épaisseur et de l'humanité (notamment la belle-soeur). Bref, un film original qui vaut le détour tant pour sa dimension "exotique" (je crois n'avoir jamais vu de film pakistanais jusqu'ici) que pour son scénario.
La bande annonce nous vend une relation entre un homme et une personne transgenre : ce n’est qu’une petite partie du scénario qui a son importance certes mais ce n’est pas l’essentiel .
C'est un voyage beaucoup plus profond qui nous est proposé.
Un scénario au cordeau associé à une mise en scène et une image magnifiques .
C’est le genre de film qui continue de remuer bien après l’avoir vu : superbe !
Ai vu "Joyland" premier film du réalisateur pakistanais Saim Sadiq qui a reçu le Prix du Jury Selection "Un certain regard" et la Queer Palm au dernier Festival de Cannes 2022. Les films pakistanais sont très rares et celui-ci est une pépite au niveau mise en scène, scénario et interprétation. Saim Sadiq a écrit un scénario absolument tenu, tout en nuance et qui laisse aux personnages le temps de se poser et d'évoluer. Très loin du mélo et du film Bollywood, "Joyland" est un film de société qui nous raconte la vie de Haider et de sa femme qui vivent sous le même toit que le patriarche et le reste de la famille. Haider sans emploi depuis longtemps, c'est sa femme qui travaille, est engagé comme danseur (ce qu'il n'est pas vraiment) dans un cabaret où règne Madame Biba. Cet emploi inattendu et ubuesque va changer la vie de cet homme qui enfant jouait le rôle de Juliette dans "Roméo et Juliette". Aucune scène n'est gratuite et renvoie immanquablement à une autre qui lui répond où la complète. C'est magnifiquement construit. Saim Sadiq est aussi un metteur en scène avisé, qui sait construire un cadre, manie le non-dit et l'ellipse à la perfection. La lumière est sublime. Le réalisateur sait filmer la chair sous toutes ses formes qui est le thème principal de ce film. Beaucoup de pudeur et la caméra reste toujours à la bonne distance des corps. Sans jamais appuyer évidemment ce long métrage nous parle aussi du poids du patriarcat, de la société, du quand dira-t-on, des apparences à sauvegarder avant tout. Le film prend une direction tout à fait inattendue où les rôles secondaires deviennent capitaux, dans sa deuxième partie. La direction d'acteurs est superlative et quel bonheur que de découvrir la subtilité de jeu, de regards, de maladresse corporelle de Ali Junejo (Haider) qui envoute les spectateurs. Un vraie découverte inattendue et ce sont les critiques unanimes du Masque et la Plume qui m'ont fait aller voir ce film aujourd'hui. La nouvelle année cinématographique commence très bien.
Regard sur le Pakistan d'aujourd'hui, film superbe, qui confronte les traditions patriarcales, la condition à la fois des femmes sous tutelle et des hommes qui ne correspondent pas aux schémas de la virilité. À la fois esthétique et politique, ce film nous montre une société fracturée entre désir et poids des traditions.
J'ai beaucoup aimé ce film qui m'a fait découvrir le Pakistan, et la vie difficile de ces personnages très attachants. beaucoup de nuances dans la psychologie des personnages, une belle musique. le film est lent mais cela est voulu je pense. Le réalisateur et les acteurs ( trices) sont très courageux ( ses) d'avoir tourné au Pakistan ce film qui est une ode à la liberté bravo!
les destins contrariés des membres d'une famille pakistanaise dominée par le patriarche et les conventions étouffantes d'une société bloquée. le scénario est bien plus qu'une histoire transgenre et dénonce l'archaisme de l'islam pakistanais. femmes et hommes sont broyés par le poids des traditions incomprises et mortifères. un film bouleversant et puissant incarné par des comédiens engagés.
Très bon scénario, délicatement filmé. Très très riche sur la vie de famille, sur les relations humaines et leur contradiction avec en fond une critique féroce de la société pakistanaise. C'est un vrai film de cinéma dense. Tous les personnages évoluent. Les situations ne sont pas figées. Les 2h intenses passent délicieusement et le film nous imprègne durablement. C'est vrai qu'il y a un personnage trans, mais c'est un personnage traité à l'égal des autres - ni plus ni moins -, dans sa complexité. Enfin, c'est une œuvre intelligente et sensible ... c'est du vrai bon cinéma!
Dommage que le scénario n'est pu servir qu'une mise en scène totalement inexistante et vide, l'ennui est omniprésent et les lenteurs permanentes. L'intérêt qui aurait pu s'exhaler s'est complètement évaporé. Décevant.
Je suis sorti du ciné après avoir vu ce film . J’ai vu les commentaire . Et cela me donne envie de laissé quelques mots . Frappé par son réalisme et les NON DITS! Dont, moi , Pakistanais qui a vecu à Lahore . Il pouvait peut-être faire mieux en matière du réalisme ou scénario . Mais je suis déjà frappé par sa véracité de la réalisation. Cette histoire d’un famille de la classe moyenne dans la 2eme plus grande ville du Pakistan.. Dans une société inégalitaire , très complexe , religieuse . C’est la première fois que je vois les sentiments , la joie et détresse de toute une société même les ( coupure d’électricité un problème immense au Pakistan depuis des années ) . Être gay ? Être trans , être musulman , être père , et tout dans société qui juge toujours l’autre . Même la langue ourdou et Penjabi ( avec accent de Lahore) sont une toute petite facette de la société pakistanaise ( de la ville ) . Aujourd’hui majoritairement composées des femmes . Et pas des fils ! Comme ils venulent tous des films . Pour un blanc qui a toujours vécu en Europe et qu’il ne comprends pas tout à fait la langue ni les non dits . Moi en tant que Pakistanais et gay. J’ai pu ressentir la détresse de chaque personnage , coincé dans son rôle de père mère femme et maire et hors la lois ( être gay ) . Ce n’est pas une grande production. Mais , C’est la premier fois qu’on traite aussi bien ce sujet de la société au Pakistan . Le fim a été interdit mais finalement autorisé , après la coupure et la censure . Mais enfin un petit film avec des grande émotion dans toute sa justesse . Il aurait pu faire mieux . Mais c’est déjà très très bien !
Un bijoux étincelant plein de noirceur sur le Pakistan. Acteurs et actrices parfaits, inspirés par le réalisateur Saim Sadiq dont la mise en scène douce, violente, amère et colorée tisse un récit sensuel et intelligent de chacun des personnages
il y a d'abord la forme qui est magnifique, image carrée, belle lumière, beaux plans, c'est vraiment un film plastiquement superbe, et puis le fond qui avec la plus grande finesse nous décrit ou suggère les conséquences d un fonctionnement societal déchiré entre traditionalisme patriarcat et aspirations profondes. Un très beau film.
"Joyland" récompensé au festival de Cannes cette année (Queer Palm et section un Certain Regard) est un drame pakistanais qui finit par bouleverser. En effet le réalisateur Saim Sadiq a dû prendre beaucoup de risques pour faire ce film qui parle d'homosexualité et de transsexualité dans un pays aussi conservateur et religieux que le Pakistan avec des comédiens (Rasti Farooq et Alina Khan) très juste dans leur rôle dans un récit dense qui aborde de nombreux thèmes (désirs réprimés, sexualité, religion, société patriciale au Pakistan…) dans un film brillant et tragique.
C/2e film est à voir sans hésitation. D'abord et avant tout pour le sujet si délicat à traîter que celui des "trans" partout, particulièrment au Pakistan. le film raconte la rencontre entre un homme marrié qui ne trouve pas sa place dans une famille patriarcale et le monde du cabaret mené par un "trans" haut en couleur qu'il va découvrir en acceptant de venir danser. Limiter ce film à cette rencontre est réducteur, c'est aussi les relations entre les membres de cette famille menée par un patriarche omniprésent, qui laisse peu de place à chacun, principalement les femmes. Saim SADIQ, dont c'est le premier film, capte notre attention du début à la fin en suivant chacun des personnages avec une réelle clarté malgré la complexité que cela implique. Bravo au scénariste, bravo au réalisateur, bravo aux acteurs qui de par leurs métiers apportent une part d'humanité dont nous avons tous besoin. A quand le prochain fim de M. Sadiq? j'attends avec impatience, alors en attendant n'hésitez pas à aller voir Joyland