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RENEE D.
23 abonnés
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4,0
Publiée le 18 juin 2024
Un excellent film qui tient en haleine. La fin est un peu longue et on en a assez du gore et de sang. Mais beaucoup de trouvailles, un rythme endiablé, des rebondissements, une musique bien choisie ; avec la fin, on retrouve un peu de calme. Mon avis : Ne pas bouder son plaisir !
Je n’ai pas vu le 1er film de la jeune britannique de 34 ans, Rose Glass. Un seul conseil pour ces 104 minutes, un seul conseil : accrochez-vous ! Lou, gérante solitaire d'une salle de sport, tombe éperdument amoureuse de Jackie, une culturiste ambitieuse. Leur relation passionnée et explosive va les entraîner malgré elles dans une spirale de violence. Quand je pense que le dossier de presse parle de romance… Oui mais alors très musclée, dans toutes les acceptions du terme. Si l’amour est souvent perçu comme un but à atteindre, quelque chose qui vous rendra meilleur, la réalité est souvent bien plus complexe. Ce film évoque les aspects toxiques de l'amour et comment il peut susciter à la fois l'excitation et la terreur. Vous êtes prévenus. La volonté affichée du scénario était de mettre en scène une femme forte physiquement et mentalement… d’où la bodybuildeuse, mais également montrer comment sa force peut être exploitée et manipulée. On s’est visiblement concentré sur les aspects les moins glamour des 80’s. Aussi l’intrigue a pour décor une Amérique sordide symbolisée par une salle de sport miteuse et un club de tir du même tonneau. En réunissant muscles et armes à feu, on a obtenu une vision déformée et exacerbée de l’Amérique. On retrouve un peu, certes en beaucoup plus violent, les ambiances visuelles de Paris –Texas ou de Police fédérale, Los Angeles de William Friedkin, d’où le tournage au Nouveau-Mexique. Un seul regret, mais de taille, l’irruption soudaine et parfaitement ridicule d’une sorte d’hommage à Hulk, tout à fait hors de propos. A part ça, j’ai marché dans cette fable trash et hallucinée qui torpille le rêve américain façon Reagan. Il faut dire que le casting fait feu – et pas qu’une fois – de tout bois. Le couple incandescent formé par Kristen Stewart et Katy O'Brian est tout à fait convaincant. Ajoutons à l’affiche Jena Malone, Anna Baryshnikov, Dave Franco, et l’incroyable présence du vieux Ed Harris, 74 ans, dans la peau – très fripée -, d’un trafiquant d'armes, criminel et collectionneur de scarabées. Bref, du cinéma au féminin, rageur et puissant que rien n’arrête qui place Rose Glass et son univers parmi les cinéastes à suivre de près. Une love story sous stéroïdes décomplexée dont on sort pantelant en pensant à Cronenberg, Lynch ou aux Frères Coen.
Assez jouissif, "Love Lies Bleeding" explore différentes galaxies dont celle du Girl Power, sans doute la plus intéressante. En effet, le retournement de la puissance patriarcale opéré par les deux héroïnes est réalisé avec beaucoup de vitalité et un humour potache qui évite de se prendre au sérieux. spoiler: Une des séquences finales, où Jackie prend l'apparence d'une géante invincible, est particulièrement croustillante.
Le casting est également au rendez-vous, la relation entre Kristen Stewart (inattendue dans un rôle très physique) et Katy O'Brian fonctionnant remarquablement, Ed Harris campant pour sa part un pater familias drôlement inquiétant.
Je salue la performance de Kristen Stewart qui incarne le personnage dans toutes ses facettes glauques et passionnées. En quelques mots : cru, sans concessions, haletant, sanglant, dégueux, poignant, torturé, confus, bizarre et surtout violent. Le scénario est original mais c’était trop trash à mon goût.
Laid et déplaisant. Sous couvert de néoféminisme, une apologie de la légitime défense et une complaisance dans la violence pires que dans un revenge movie du Charles Bronson des années 70. Passez votre chemin.
Se voulant proche de l'univers de Tarantino, des frères Coen ou de celui de Soderberg (" piégée" notamment), ce " love lies bleeding" n'en est même pas une pâle copie.
Pourtant le point de départ proposé par le scénario semble offrir le meilleur. La directrice d'un club de fitness tombe amoureuse d'une bodybuildeuse. L'utilisation par cette dernière de produits anabolisants la fait déraper dans le crime.
Malheureusement le scénario est peu inventif et ne décolle que lors de trop rares épisodes. Il y a certes un casting à la hauteur et un certain savoir-faire dans l'utilisation de la caméra, mais le bilan global est décevant.
N' est pas Tarantino, Soderberg ou les frères Coen qui veut. On le savait et ce titre en fait la démonstration.
Superbe! Comment faire du beau avec du moche: le look des 80's, le look bodybuildé féminin, ça ne fait pas rêver. Ed Harris, grandiose, dans un énième rôle de méchant. Et pourtant ..... on est happé par cette histoire d'amour sur fond de violence extrême.
Lou est employée d’une salle de sport perdue au beau milieu des paysages arides de l’ouest américain. Un jour, la culturiste en devenir Jackie arrive en ville et fait tout de suite une impression électrique à Lou : les deux femmes se mettent rapidement ensemble. Alors que Jackie entretient des liens avec le beau-frère et le père de Lou, qu’elle déteste, le ton monte et elle perd totalement le contrôle. En salle le 12 juin.
spoiler: “Love lies bleeding” est une histoire surprenante qui part complètement en sucette, progressivement, jusqu’à atteindre un climax délirant et presque fantastique. J’ai aimé le jeu des actrices et l’ambiance particulière dans laquelle le spectateur est plongé. La première partie de l’intrigue pose les bases de manière sage, avant d’embrayer vers un univers où tous les personnages semblent capables de tuer sans trop, de remords. Dommage que la fin soit un petit peu trop happy-ending avec une intervention-surprise du fantastique pour dénouer tous les problèmes. Le j’ai aimé le ton du film résolument cynique et dark, sans pitié pour certains personnages.
Il faut le dire, il y avait tout sur le papier pour que Love Lies Bleeding soit un de mes films de l’année. Mais malheureusement je suis un peu déçu. Assez bien interprété par le duo Stewart et O Brian mais pas forcément bien soutenu par les rôles secondaire, le film ne prend jamais son envol, reste bloqué entre plusieurs envies et finit comme embourbé dans des influences trop imposantes (Tarantino, Scott, Coen…). Reste quand même un film inoubliable et dejanté!!
La photographie est réussie, et la BO aussi même si le côté film Jukebox n’aide pas à la mettre en avant. Je ne suis sûrement pas le public de ce projet neo-noir, peu inventif… j’avais entendu parler de Refn ou de Lynch, on en est très très très loin. Rose Glass, qui m’avait séduit avec Saint Maud, ne propose rien de finalement très intéressant ni d’incarné. Je suis resté à distance tout le long du film. Dommage…
Des muscles, des flingues, du sexe (lesbien), du gore, du body horror, une BO de Clint Mansell, un Ed Harris psychopathe, le nouveau film de Rose Glass, un thrilleur aux influencé par Thelma & Louise, réussit son coup. Je recommande.