Deux banlieusard marginaux découvrent fortuitement un objet bizarre sur un chantier. Le début d'une étrange virée en Île de France, entre personnages décalés et attente dans les transports... Je ne sais pas trop quelles étaient les intentions de Martin Jauvat. Faire un "Under the Silver Lake" à la française ? Toujours est-il que "Grand Paris" a le mérite d'être rafraichissant, avec de jeunes comédiens, une image saturée qui évoque les années 90, et un portrait décalé de l'Île de France (ce n'est plus la banlieue à ce niveau !). Par contre, je n'adhère pas trop l'humour stoner. Et je n'habite pas en Île de France, beaucoup de références (ne serait-ce que géographiques) m'ont complètement échappé. Je suis donc probablement passé à côté d'une partie du film. Néanmoins, quelques plaisanteries font sourire. Et il faut saluer l'ambition, le film ayant été visiblement fait avec des moyens très réduits. Comme en témoignent les jeux d'acteurs inégaux, ou le final portnawak.
Leslie et Renard, deux jeunes de banlieue, partent en mission de l’autre côté de Paris pour livrer un sac de drogue. Mais leur chemin les mène sur le chantier de la future ligne de métro du Grand Paris, où ils découvrent un objet mystérieux. Convaincus d’avoir trouvé une pépite, leur aventure prend une tournure inattendue.
Ce film ultra tendance, aux codes résolument modernes, garantit des rires et une immersion totale dans une soirée vibrante et illuminée. On en redemande tant l’énergie est contagieuse. À voir absolument !
Je n'ai pas envie de démolir le 1er moyen métrage de ce sympathique jeune réalisateur de 27 ans mais force est de constater qu'il est encore trop jeune et peut-être pas assez cultivé pour réussir son film. Le néant de la vie de la jeunesse de banlieue, entre weed et kebab, y est bien décrit, mais la poésie urbaine qu'il veut exprimer est trop naïve. Les dialogues "frère on est là wesh ma gueule Posey gros" sont pénibles. Une bonne idée de réal, le panoramique violent.
"Grand Paris", comédie fantastique française réalisée par Martin Jauvat, sortie en 2022. Un premier long-métrage prometteur de par et avec Martin Jauvat. Avec aussi Mahamadou Sangaré et également les acteurs un peu plus connus, Sébastien Chassagne et William Lebghil. Un premier film avec un petit budget alloué pour, à l'origine, réaliser un court-métrage (qui existe avec un montage différent sous le titre Grand Paris Express). Un très bon premier film, bien réalisé et surtout très proche de cet univers de banlieue que le réalisateur connait bien et dont il choisi les lieux que lui-même fréquente. Un traitement de la banlieue sans caricature, une déambulation avec des jeunes qui zonent en compagnie de bon acteurs et de personnages bienveillants. Une ambiance douce, de beaux plans, on se laisse aller avec eux dans les trains de banlieue, les rencontres hasardeuses, c'est profondément "mignon". Un petit film en durée et en budget, qui n'est pas qu'une comédie fantastique, c'est une super bonne surprise. Comme quoi les moyens faramineux ne font rien à l'affaire, quand le talent est là, ça se voit tout de suite.
Une déception total.. en voyant les critiques et la note du film sans compter sa réputation je m’attendais à une merveille mais là c’est catastrophique.. le film n’a pas vraiment d’histoire, rien de va au bout des choses, l’histoire est complètement lente, les acteurs mous. On se force presque à le finir et à ne pas s’endormir devant. Au final on ne saura jamais d’où provient ce qu’ils ont trouvés ce qui est censés être l’histoire de base au final cela s’éparpille et on ne sait pas pourquoi c’était la, d’où ça vient etc. la fin ultra bizarre qui n’a ni queue ni tête, on ne sait pas si ils sont « défoncés » ou si l’histoire part encore plus en live.. les bons films sont souvent mal notés et ceux qui ne le sont pas plutôt bien noté, je comprends plus rien.. personnellement je déconseille ou alors si vous voulez vous endormir sans problème là oui.
"Grand Paris" est un film sur des jeunes de banlieue bien décalé car très loin de ce qui est dépeint d'habitude dans ce type de métrage. Non, ici on aurait plutôt un buddy movie avec deux grands adolescents qui vont vivre leur délire à fond et surtout, rencontrer des personnages secondaires bien barrés également. Si ce n'est pas le long-métrage de l'année, il faut avouer qu'il se laisse regarder sans déplaisir et que sa fin est complétement loufoque mais très originale pour un film en provenance de notre hexagone chéri. A voir donc pour le côté insolite de l’œuvre !
Un bain de fraîcheur en Ile de France! Un feu d'artifices de belles saillies pour ces deux amis zigotos glandeurs! Cela commence par un RDV avec un mec en chaussures bleues. En attendant on a droit à un peu de tourisme dans le 78 (appelé Le monde de Narnia). Ils trouvent un artéfact au fond de la rivière, alias le talisman antique d'une nécropole mérovingienne ou sumérienne ou précolombienne, datant de l'époque avant le lycée : alors ils rencontrent un nouveau pote qui vient de voir un papillon bleu mais qui suit des cours à Sciences-Po. Ce pote connait un pote reconnu comme égyptologue comme Indiana Jones. Que faites-vous dans la vie? Oh pas grand'chose et toi? A peu près pareil! Si vous aimez le gentil déjanté, vous serez servis... (je me suis mis au fitness et à la clarinette) Et comme disait NIETZSCHE : "Je deviens ce que je suis". J'en ris encore! Et quel final galactique!
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3,0
Publiée le 3 juin 2026
"Grand Paris" est un petit road movie qui suit Leslie et Renard dans leurs aventures après qu'ils ont découvert un objet sur un chantier qu'ils prennent pour un artefact qui pourrait valoir beaucoup d'argent. Il s'agit d'une adaptation du moyen-métrage "Grand Paris Express" sorti en 2021. Ayant visionné ce film à l'aveugle, j'avais peur de tomber sur une sorte des "Déguns" à la parisienne, mais ce n'est heureusement pas le cas. Il s'agit d'une comédie minimaliste et gentillette avec ces deux amis qui se créent eux-mêmes leurs propres aventures en allant au bout de leurs délires, en étant poussés et accompagnés par des personnages secondaires bien dans leur monde également. Comme une chasse au trésor sur fond de grand complot et d'espoir d'un gros butin. Des enfants en gros, loin de l'image des jeunes de banlieue qui est habituellement montrée. Si le début est timide, je me suis pris au jeu de cette quête pleine de naïveté avec des personnages attachants et décalés. Ce n'est pas un grand film, mais c'était bien sympa et en plus c'est très court.
Un OVNI cinématographique qui n'est pas sans rappeler Harold & Kumar, Repo Man, Napoleon Dynamite, et les meilleurs moments des films de John Waters, c'est fait avec 3 bouts de ficelle, un enthousiasme débordant et beaucoup d'imagination et de créativité. C'est très original, les acteurs ont beaucoup de talent, le montage est bien fichu, la musique colle bien, c'est un travail exceptionnellement bon. Bravo. J'ai adoré et j'attends le prochain film de Jauvat avec impatience.
Grand Paris est une petite pépite. Un beau joyau de cinéma par son histoire à la fois originale, burlesque et touchante. Ce Road movie en transports en commun parisien est une critique croustillante des inégalités sociale et spatiale
Leslie (Mahamadou Sangaré) et Renard (Martin Jauvat) ont grandi à l'ombre de la tour TDF de Romainville dans le 9-3. Le premier est missionné par un dealer de banlieue pour aller récupérer à Saint-Rémy-lès-Chevreuse un colis de beuh. Pour vingt euros, il convainc son ami de l'y accompagner. Sur place, ils font chou blanc mais découvrent, sur le chantier du Grand Paris Express un curieux artefact. Persuadés d'avori déniché une relique égyptienne voire un message extra-terrestre, les deux compères cherchent à en éclairer l'origine.
"Grand Paris" est un film qui hésite entre deux formats : il dure une heure douze à peine mais a été acheté par Arte sous la forme d'un court métrage de trente minutes intitulé "Grand Paris Express". On peut se demander si le format court ne lui aurait pas mieux convenu ; car le long, malgré sa brièveté, tourne un peu en rond, comme ses deux héros dans leur déambulation zigzagante dans la grande couronne francilienne.
Tourné avec trois francs six sous par un jeune réalisateur recalé à la Femis, "Grand Paris" a été très mal diffusé. A sa sortie le 29 mars, une seule salle parisienne le programmait au fin fond du dix-neuvième arrondissement. Pourtant, le film a bénéficié d'un accueil critique enthousiaste. Télérama, Le Monde, Libération, Les Inrockuptibles ont chanté ses louanges avec un lyrisme suspect comme si ces titres cherchaient à se racheter de l'intellctualisme germanopratin qui leur est parfois reproché. On partagerait volontiers cette euphorie pour ce petit film sympathique aux deux héros amènes (Martin Jauvat est particulièrement irrésistible avec ses claquettes, son survêt rose et ses cheveux peroxydés), qui rompt avec les codes en usage des "films de banlieue".
Mais le propos de "Grand Paris" reste trop ténu pour susciter l'enthousiasme. Et l'apparition à son mitan de William Lebligh en livreur souriant de burgers et autres substances illicites ne suffit pas à en relancer l'intérêt. Quant à l'épilogue du film, qui part dans un grand n'importe-quoi, on pourra selon son humeur le trouver complètement déjanté ou totalement raté.
Des personnages sympas. Naïfs mais pas betes( parfois peut etre) et jamais méchants. les étapes du périple s'enchaînent bien. Bon forcément en une heure dix on conclut rapidement quitte à laisser sur sa faim.
Un film original un peu dans l esprit de Rozier et de Guillaume Brac. Des personages attachants et des situations insolites. Malheureusement le film n est pas totalement réussi et patine un peu même si le film ne dure que 1h11.
Un peu drôle sur les bords, et le peu de moyen débloqué pour ce film montre qu'on peut justement faire dans les (très) grandes lignes. Le loufoque en fait sa force, mais s'en est presque trop. L'histoire est perchée et si les idées sont pas mauvaises, elles ont été développés avec la première idée qui est venue aux scénaristes. Les acteurs jouent bien par contre. Un film qui a son propre monde, il faut y adhérer.
J'ai rit de chacune des expressions que nos 'djeuns" aiment tant dire. C'est léger , c'est drôle , et on se prend tres vite d'affection des 2 personnages qui reflètent sans pathetisme ni violence et avec beaucoup d'humour la réalité de la jeunesse désœuvrée et paumée de nos quartiers ,qui sait qu'elle n'a aucun avenir.