139 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
28 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
6 critiques
3
12 critiques
2
5 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fiers R.
206 abonnés
899 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 7 janvier 2026
La note d’intention et les prémisses de ce pur film d’auteur américain mais bercé sur bien des aspects à la culture mexicaine (son réalisateur, ses personnages, ce sur quoi il nous enjoint à réfléchir, ...) peuvent faire peur. Aussi bien sur le fond que sur la forme. Jugez plutôt : on a une œuvre de près de deux heures et trente minutes, un format carré la plupart du temps, beaucoup de plans-séquence, une quasi unité de lieu et de temps, des dialogues dans de nombreuses langues et, pour finir, un long-métrage qui fait le choix du noir et blanc. De prime abord, cela peut paraître beaucoup et on a le droit de se dire qu’on est dans ce qui s’appelle le film indépendant pur jus pour festivaliers. C’est un peu vrai. Malgré tout et surtout, cela n’empêche pas « The Grill » d’être réussi malgré ses contours peu engageants pour qui ne goûte pas à ce type de cinéma.
Dès les premières séquences, le film parvient à nous envoûter par sa texture sublime. Le cinéaste fait le choix de ne pas nous donner d’indications claires sur l’époque où se joue l’intrigue. En revanche, on sait qu’on est à New York, à Times Square plus précisément. Grâce à un personnage qui débarque fraîchement mais qui va – étrangement – être mis de côté ensuite, on plonge littéralement dans les coulisses d’un immense restaurant visiblement peu qualitatif et touristique du centre névralgique de la Grosse Pomme. Les élucubrations d’un itinérant sur Times Square puis la descente dans les couloirs sombres et les arrière-salles du restaurant nous mettent directement dans une ambiance hors du temps, en apesanteur, tout à fait délicieuse. L’écrin est magnifique et si on accroche, la visite vaut le coup d’œil.
On ne va pas se mentir. Tout cela est un total exercice de style. Mais un exercice de style assumé et qui en laissera certains sur le côté comme il en charmera d’autres. Dont on fait partie. Le noir et blanc est sublime et finalement adapté. On pourrait craindre que la nourriture et les plats ne soient pas mis en valeur à cause de cela mais ils sont finalement peu filmés, « The Grill » se concentrant davantage sur le personnel et le monde qui fait vivre ce restaurant plutôt que sur la cuisine en elle-même. La caméra d’Alonso Ruizpalacios virevolte dans cette gigantesque cuisine mais aussi en salle et dans les recoins administratifs avec brio. On ressent le sentiment d’urgence des cuisines, la frénésie qui y a cours et la mise en scène est un régal perpétuel pour nos yeux. C’est bien simple, on ne voit pas presque pas le temps passer et c’est un enchantement visuel durant plus de deux heures. Le rythme est là et on ressent à travers l’écran, la détresse de certains employés comme l’urgence lors des heures de service. Les deux intrigues fondues dans le film (un avortement et un vol) apportent un peu de densité à une intrigue simplifiée à l’extrême mais apparaissent un peu dérisoires au bout du compte.
Les films en cuisine ont le vent en poupe, tout comme les émissions dédiées. Et on a eu des perles récentes comme le suspense magistral « The Menu » ou la claque « The Chef », filmée en un seul plan-séquence comme si ce type de mise en scène était fait pour ce domaine. Si « The Grill » n’atteint pas les sommets de ces classiques, il ajoute une nouvelle pierre réussie à l’édifice des films culinaires ou qui prennent comme contexte le monde la cuisine. Ici, de nombreuses envolées poétiques nous galvanisent comme, par exemple, cette pause dans la rue arrière du restaurant où le personnel, singeant une tour de Babel des ruelles, échange dans différentes langues à propos de leurs rêves et leurs espoirs. Et « The Grill » c’est aussi et surtout cela : une œuvre qui parle d’une certaine Amérique, celle riche de ses immigrants remplis d’idéaux et qui font que le pays tourne. En cette période trouble, voilà un film qui fait encore plus de sens dans ce qu’il raconte en creux grâce à l’identité de ses personnages bigarrés dans ce microcosme cosmopolite.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Un film sombre (au propre et au figuré) sur les coulisses dun dinner new-yorkais Et le spectateur est littéralement sur le grill dans l’attente vaine qu’il se passe quelque chose (à la quarantième minute, pour votre plus grand bonheur, vous avez droit à un concours de gros mots dans toutes les langues de la Workforce New-Yorkaise.
A vu « The Grill » du réalisateur mexicain Alonso Ruizpalacios d’après la pièce de théâtre d’Arnold Wesker créée en 1957. Une mise en scène époustouflante, un noir et blanc sublime un casting impressionnant. Tout le film se déroule dans les cuisines d’un restaurant de New-York, Manhattan, 49ème rue. Le personnel est à l’image de la population de la ville soit un melting-pot alliant réfugiés de tous les continents. Aucun des employés n’a de papier et tout le monde communique dans un dialecte universel mélangeant toutes les langues. Un soir, il manque 800 dollars dans la caisse et le patron du restaurant soupçonne absolument tout son personnel. Ce sentiment de défiance va créer la panique dans les cuisines et dans la salle de restaurant. L’organisation en cuisine tourne au chaos, à l’anarchie. Chaque scène est poussée à son paroxysme théâtral et souvent outrancier. On soupçonne que ce qui devait fonctionner sur une scène de théâtre a beaucoup plus de mal à s’imposer sur l'écran. Trop de hurlements, trop de redondances, trop de personnages à peine esquissés, trop de longueur à la limite du supportable. Ce qui devait faire sourire les spectateurs du spectacle vivant, horripile le spectateur de cinéma. Aucun des personnages n’est sympathique et très vite on se désintéresse de ce brouhaha trop orchestré et démonstratif. L’on comprend très bien ce que l’auteur a voulu mettre en évidence et le discours est tout à fait louable et perceptible. Mais l’on se fiche assez vite, de la « love story » des uns , de l’intégration des autres et de « l’enquête » en général… Le spectateur reste en admiration devant cet objet original de 2h20 d’une grande maitrise mais trop conscient de sa beauté plastique.
Dans les arrières-cuisines d'un restaurant. Beaucoup de personnes de divers horizons se côtoient pendant le travail.
Faire le film en noir et blanc était une bonne idée. Ça donne un aspect dramatique.
Ça m'a fait penser à la série "The Best" dans l'ambiance d'une brigade de cuisine.
2h20 c'était un petit long mais le jeu des acteurs à fait passer le temps.
Des thèmes d'actualité sont abordés avec des réalités dans le milieu de la cuisine. Les histoires des personnages qui s'entretient croise pendant du film.
Raúl Briones il a fait une très bonne interprétation de son rôle. Il était très convaincant.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + the grill" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
C’est un vacarme. Une cuisine enragée, où l’acier cogne, les voix crient, les corps s’usent. The Grill (La Cocina) d’Alonso Ruizpalacios, c’est l’Amérique vue depuis la trappe à détritus d’un fast-food de Manhattan.
Ici, tout suinte la tension : les murs, les gestes, les regards. Et le film veut qu’on suffoque avec eux, caméra collée aux pores, bande-son percussive, rythme cardio. C’est parfois brillant, parfois pompier. Un plan-séquence, c’est bien, mais quand il devient gimmick, on décroche. Il y a dans cette mise en scène quelque chose de frénétique, presque hystérique, comme si le film avait peur qu’on s’ennuie.
Mais ce n’est pas l’ennui qui guette, c’est la distance. Ruizpalacios sait créer la forme — il l’aime trop, peut-être. Ce chaos visuel finit par écraser ce qu’il prétend montrer : la condition des travailleurs invisibles, l’exploitation qui use et jette. On entrevoit des destins, mais rien ne s’ancre vraiment. On sort frustré, à moitié rassasié. Comme après un burger tiède.
Rooney Mara, elle, joue le rôle du témoin, la spectatrice perdue dans le tumulte, et si son personnage semble flotter à côté de l’intrigue, c’est peut-être voulu. Son regard dit plus que ses répliques. Face à elle, Raúl Briones incarne la colère contenue, le type à bout de nerfs, qui pourrait exploser ou s’effondrer à tout instant. Dommage que le film ne lui laisse pas plus d’espace pour qu’il respire.
Il y a des fulgurances, oui. Des idées. Un vrai propos. Mais noyé dans le bruit. Le film veut dénoncer, secouer, faire transpirer. Il y parvient parfois. Et puis ça retombe, comme une pâte trop travaillée. On aurait voulu une tragédie poignante, on a un ballet désarticulé.
Alors, 3/5. Parce que l’effort est là, parce que ça bouscule. Mais parce qu’on ne peut pas juste crier pour se faire entendre. Parfois, il faut aussi écouter.
Soit une marque de génie soit un fourre-tout indigeste! J'ai choisit le génie. Je vois dans ce restaurant un précipité du rêve américain qui s'étiole, cette promesse travestie, avec ses absurdités, qui broie les âmes et ne laisse qu'un monde en ruine. Tout est exagéré; de la puissance esthétique aux rapports humains en passant par ce scénario avec des moments venus de nulle part. Un vrai foutoir jubilatoire
Une plongée dans les coulisses d’une brasserie chic aux côtés d’Estela, fraîchement arrivée à New York pour devenir cuisinière. Toutes les langues, les cultures et les identités se bousculent dans cette cuisine au cœur de Times Square, et donc au cœur du monde.
Une journée entière, comme le documentaire Welfare de Frederick Wiseman, Oslo 31 août de Joachim Trier ou Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, ces films où tout bascule, où tout est mis à plat. Pour le meilleur… Ou pour le pire.
Ruizpalacios dépeint avec brio l’oppression et l’accumulation, où chaque parole semble une bombe à retardement. Par moments, seules les voix subsistent, dépouillées de musique ou de bruit parasite, comme un murmure intime qui nous parvient à l’oreille. Ces instants de vide, rappelant l'immensité du grand bleu ou la pureté du grand blanc, offrent une pause essentielle pour reprendre souffle et repartir.
film vu en avant première. rythme soutenu tout le long du film qui aborde beaucoup de sujets notamment les relations humaines et politiques dans ce huit-clos en noir et blanc. jolie photographie.
Coup de coeur absolu, tant au niveau du propos que de la mise en scène... Rooney Mara est extraordinaire comme toujours et Raul Briones (que je ne connaissais pas) crève l'écran. La photo est sublime, la réalisation et le rythme parfaitement maîtrisés, bref à voir absolument !!!
Trop long, le noir et blanc pourrait servir le film mais il peut penser être réduit à un effet final … le contexte pourrait se passer du côté un peu trash même si cela sert le personnage. J’ai trouvé cela trop long
Juste, wow. C'est le deuxième meilleur film que j'ai vu. Il entre dans mon top 1 avec '' gattaca ''. Ce film, que dis-je... Ce chef d'œuvre, est impossible a regarder sans oublier de respirer. Chaques scènes, chaques plans, chaques acteurs, chaques détails, chaques performances, chaques décors... Sont, sublimes, inégalables, incomparables, idylliques. Ce film, c'est la muse du cinéma. Ce film, c'est l'œuvre d'un humain... Je ne pensais pas voir un jour un film meilleur que gattaca. Et j'ai raison. Mais il l'égale. Le choix de musique ne pouvait pas être mieux. Le casting ne pouvait pas être mieux. Ils étaient faits pour ces rôles. se sont ils préparés toute leur vie pour jouer dans ce film ? Je me le demande... Car on est plongé dans la cuisine. Chaque mouvements, chaques répliques sont placées à la perfection. Aucune bad acting dans tout le film. Les plans... Les plans s'il vous plaît. Le réalisateur a bien fait attention a chaques mouvements de caméra. Il fait comprendre plusieurs choses, rien qu'aux placements de la caméra. La supériorité, le stress, la tristesse, la confusion, la colère, la confusion. Pour être honnête, dès les 15 premières minutes du film... Je me suis dis '' j'ai bien fait d'acheter ma place''. 2:20 de film ( il me semble ) pour connaître jusqu'à la moelle les caractères, les tempéraments des cuisiniers... C'est fort. On ressent que la cuisine, c'est un moment convivial, ou ils s'amusent... Ne serait-ce les moments de tension par ci par là... Mais ça ne change rien au fait que c'est un plaisir de travailler la bas ( pour moi ). Ma réplique préférée du film, c'est sûrement celle là '' tu as une allumette dans une pièce noire et sombre où il fait froid. Dans cette pièce se trouve une cheminée une lampe à huile et une bougie, qu’allume tu en premier ?''... Ce n'est pas juste une question. Le ton utilisé, la façon dont il le dis... Wow. Ma scène préférée, c'est a partir du moment où pedro perd sa tête. Je ne spoile pas... Cette scène est, et restera pour moi la meilleure de 2025. Ce film, mérite largement un Oscar. Je sais ce que je dis. Ce film... Doit être vu de tout le monde. Et dernière chose... Le rayon vert à la fin, c'est sublime. Je ne pouvais pas imaginer une meilleure fin. Je savais que l'histoire du mec de la pause allait ressortir. Merci d'avoir lu. Et si le réalisateur un jour lis cette critique... Bravo.