Derniers Avis : C'est le monde à l'envers ! - Page 3
C'est le monde à l'envers !
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Dik ap Prale
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4,0
Publiée le 3 septembre 2025
Une justesse qui émeut. Comme pour son précédent film Champagne (2022), Nicolas Vanier pointe avec une évidence déconcertante et dans tous ses aspects, les relations contingentes d'un monde à la dérive. Tous ceci reste bien évidement perspicace et drôle. Une dérive acceptable, jamais irrecevable et qui met du baume au cœur en ses temps désespérément ternes pour beaucoup. Le casting est épatant et même Michaël Youn nous inspire, convaincant, il semble même se diriger lui même. Une petite pépite étincelante.
Un délire post apocalyptique qui bascule en délire écolo, c'est le dernier projet de Nicolas Vanier dont on retrouve le penchant politique. Le résultat part correctement et tombe rapidement dans le trop plein de facilités et de bons sentiments. Dommage.
Une comédie française sortie en 2024 qui part d’un concept assez classique : l’inversion des rôles dans la vie quotidienne. Le film imagine un univers où les rapports sociaux, familiaux et professionnels sont complètement renversés, un terrain qui pouvait donner lieu à une satire brillante et décalée. Malheureusement, le traitement reste trop scolaire, avec des gags qui tombent souvent à plat et un humour qui s’essouffle assez vite.
La mise en scène manque de rythme, et malgré quelques bonnes idées de situations, l’ensemble donne l’impression d’un sketch étiré sur toute la durée d’un long-métrage. On sent que le réalisateur cherchait à provoquer une réflexion sur les normes sociales et les comportements, mais la légèreté excessive et l’écriture parfois maladroite empêchent le film de marquer vraiment.
Quelques acteurs tirent leur épingle du jeu et parviennent à donner un peu de souffle à certains passages, mais globalement, l’œuvre ne tient pas ses promesses et laisse une impression de potentiel gâché.
En 2024, Nicolas Vanier retrouve son terrain de jeu privilégié, à savoir la fable écologique. Dans un monde en plein chaos, où toutes les ressources deviennent rares, une famille hi-tech parisienne se réfugie dans une ferme à la campagne. La cohabitation forcée entre ces citadins et les exploitants donnent lieu à de vives escarmouches. En oscillant entre la comédie d’anticipation et le drame social, le ton devient hésitant. Les scènes de survie restent ainsi plus percutantes que les passages humanistes maintes fois rabâchés. Ainsi, au côté d’Éric Elmosnino c’est bien Michaël Youn qui surprend par sa composition plus en nuance que d’habitude. Bref, un divertissement sur l’effondrement du monde offrant une petite piqure de rappel sur la nécessité d’avoir des comportements responsables.
Nicolas Vannier, habitué des récits liés à la nature et à la cause écologique, s’essaie ici à un film d’anticipation sur le réchauffement climatique et les mutations nécessaires du monde agricole. L’intention est louable, le propos pertinent, et l’approche se veut subtile : plutôt que d’asséner des messages, le réalisateur installe progressivement un climat de réflexion.
Malheureusement, si la mise en place est intéressante, le récit souffre d’un rythme trop lent et d’une intrigue qui peine à captiver sur la durée. L’histoire manque de tension et finit par perdre une partie de son impact.
Côté interprétation, la bonne surprise vient de Michaël Youn, qui signe une performance sobre et convaincante, bien plus solide que dans ses précédents rôles comiques. Face à lui, Éric Elmosnino incarne avec justesse l’agriculteur râleur et désabusé, un rôle qu’il maîtrise parfaitement.
Au final, C’est le monde à l’envers reste une œuvre sincère, portée par de bonnes intentions et des comédiens impliqués, mais qui manque de substance et d’énergie pour vraiment marquer les esprits
Un bon film léger qui fait réfléchir, et qui aborde le thème de l'effondrement social. Certain critique le jeu d'acteur comme si le cinéma ne devait tourner qu'autour de grandes stars internationales, et ne concernait que des films avec des budgets colossaux... Le cinéma sert aussi à montrer certains thèmes sous exploités, et l'essentiel étant que l'on passe un bon moment devant.
Amateur de cinéma d'auteur et autres intellectuel condescendants, passez votre chemin ;)
C’est lent, c’est ennuyeux. Très caricatural avec notamment cette scène de fraternisation autour d une bouteille de gnole ou d’une bonne clope (merci le message ringard). L’idée est sympa mais le film est tellement chxxxt. Même la bande son, ou la la les violons/violoncels alternent avec le Pipo rigolo. J’en tire une seule conclusion : lorsque l’on a rien à raconter, on ne fait pas de film.
Une comédie à la sauce "Nicolas Vanier", pétrie de bons sentiments, avec un casting d'un très bon niveau. La fin est connue dès les premières minutes, mais si vous passez outre les nombreuses caricatures, le moment sera doux et agréable.
Une agréable comédie avec un Michael Youn, bien dans son personnage et Eric Elmosnino qui ne déçoivent pas, et une sympathique distribution. Pas de grande révélation, mais un bon moment, nature, visible en famille, et ce n’est pas la moindre des qualités.
Film dystopique anxiogène pas vraiment réaliste sur le scénario. Pas drôle. Difficile à regarder surtout si on attend d’une comédie qu’elle nous sorte de l’angoisse et non qu’elle nous y plonge.
Drôle et sans prétention ! Tellement proche de la réalité ! Un film catastrophe à la française : qualité des acteurs, humour, fond de vérité, analyse et regard juste sur notre société J'ai adoré !
Au vu de l'affiche et du nom de Michaël Youn, je m'attendais à une grosse comédie potache avec le trader obligé de devenir paysan pour survivre à une crise mondiale. En fait, "C'est le monde à l'envers" s'avère dès le départ assez sérieux. Le monde s'effondre. Finis l'eau, l'électricité, le carburant, la sécurité, la nourriture... Trader infect, Stanislas s'enfuie avec sa famille à vélo et rejoint une ferme qu'il a acheté in extremis. Il va devoir cohabiter avec des occupants bougons. L'idée n'est pas mauvaise : évoquer une chute du système, et comment survivre en revenant aux bases. Le problème c'est que toute est mené avec gros sabots et caricatures. Notre protagoniste patron financier superficiel et arrogant, son fils bobo-écolo, sa femme transparente. Les fermiers à mauvais caractère anti-parisiens. Les phrases assénées sur le réchauffement climatique, les magouilles des multinationales alimentaires ou des banques, les bénéfices des énergies renouvelables... (il faudra m'expliquer ce qu'ils arrivent à alimenter avec leur éolienne riquiqui !). On a compris dès le départ, pas la peine de nous répéter ad nauseam. Je précise que j'ai rien ici contre le message du film, mais contre la manière dont il nous est envoyé à la figure. La trame est globalement attendue. Avec mêmes de grosses facilités pour faire avancer le récit (la raison pour laquelle nos héros peuvent rester dans la ferme, poussive). La surprise vient plutôt du ton. Pas du tout comique, je pensais même que ça allait devenir sombre avec les pillards régulièrement mentionnés. Qui n'apparaîtront en fait qu'une scène (d'ailleurs assez mal filmée). Nicolas Vanier semble plus intéressés par un regard tendre, humain, et de l'optimisme malgré tout. Et nonobstant les réserves que je peux avoir sur la mise en scène ou le scénario, les acteurs font le job, contribuant à donner le l'humanisme à ce projet.
Hésitant entre le scénario apocalyptique (revu sauce bons sentiments) et la gentille comédie familiale, un film navrant tellement il est cousu de fil blanc, message écolo tellement appuyé et répétitif qu'il devient grotesque, personnages caricaturaux, situations convenues et pas du tout crédibles, vieux fond réac et grosses louches de politiquement correct... Le vilain méchant trader capitaliste converti à la vraie vie néo-rurale, qui a compris le sens de la vie et qui s'est converti à la solidarité auprès des pauvres paysans oppressés, qui savent plus faire pousser le blé avec les affreuses semences Monsanto qui sont pas reproductibles... mais ouf, papi a gardé les bonnes vieilles semences d'autrefois dans un coin, ah ah, on savait bien que ça pourrait servir un jour... que c'est beau, le passé nostalgique revient, tout le monde coopère, tout le monde devient beau et gentil, les villages à l'ancienne et sans voiture sont jolis et colorés, les bébés sont mignons dans leur corbeille en osier, les coccinelles bien rouges reviennent sur les fleurs bien blanches, en gros plan... Que c'est long, ce film...