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2,5
Publiée le 14 juillet 2024
Munro, un prédicateur, accepte une mission dans une colonie britannique en Nouvelle-Zélande où il est pris entre son propre passé violent et la violence sur place entre deux tribus Māori rivales. Une histoire racontée à travers le point de vue de cet homme qui découvre le racisme et le sectarisme de son peuple, tandis que Lee Tamahori élude l'origine des tensions entre les tribus ou encore les conséquences de l'impérialisme britannique. Cependant, la vie dans la colonie est vite oubliée en raison des tensions croissantes. Une situation tendue dont Lee Tamahori profite rarement, car tout tourne autour de Munro qui est quand même ennuyeux et fade. Cela se répercute sur le rythme lent avec une histoire attentiste même s'il y a des moments d'une grande violence. "The Convert" est visuellement soigné avec une immersion réussie grâce aux coutumes et à la langue des locaux, mais l'écriture est poussive et la mise en scène ennuyeuse. Un film qui a vraiment ses moments, mais je suis resté sur ma faim.
Pour son dernier film Lee Tamahori revient aux sources, chez les maoris donc, et sur les sujets des guerres tribales comme de la colonisation les films sont rares on pense donc forcément au maître étalon du genre avec "Utu" (1983). On peut y voit un parallèle avec "Danse avec les Loups" (1990) de et avec Kevin Costner mais avec moins de souffle épique. Le plus gros défaut du film réside dans ce personnage de prêtre, certe magnifiquement incarné par Guy Pearce, mais il méritait d'être moins convenu, son passé trouble et surtout son côté rédemption est galvaudé, on aurait préféré un soldat façon John Smith et Pocahontas qui choisit son camps ou un véritable prêtre pieux et non violent qui se confronte à la violence qu'il ne peut éviter. Le récit est tourne autour de lui mais on aurait une plongée plus viscéral dans la culture maorie qui est finalement plutôt sous-exploitée ou survolée. Il manque surtout ce qui fait sa différence notable avec le film de Costner, du souffle, du panache aussi et un traitement plus fouillé des relations maories. Néanmoins, Lee Tamahori signe un bon film qui mérite le détour. Site : Selenie
Pour comprendre le HAKA Maori des débuts de matches de rugby des Blacks, le film est démonstratif ! Nous découvrons les magnifiques plages de l’île de WHATIPU au large de la Nouvelle-Zélande… Malheureusement la présentation du site est maladroitement parsemée de mini séquences superfétatoires présentant entre autres les animaux de l’île comme le ferait un documentaire. Les dialogues sont gentillets et formolisés (« La guerre est l’ennemi de la paix »). Et PEARCE a le visage impassible et peu expressif et sa repentance pleurnicharde est ridicule. Ok pour un pan de l’histoire mais cinématographiquement c’est pauvre...